Bonjour, bonjour chers lecteurs/lectrices ^^ J'espère que vous allez bien ? :-)

Les personnages de Saint Seiya ne m'appartiennent malheureusement pas, sinon j'aurais troqué la Saori pour un autre Dieu. Le personnage d'Abigaël sort de mon imagination, ainsi que les autres personnages qui pourraient apparaître dans ce chapitre.

Je vous souhaite une bonne lecture en espérant que ce chapitre vous plaise :-)


Des plaines et des montagnes visibles à perte de vue. Une chaleur étouffante, typique de la Grèce et qui environnait les 40° à ce jour. Au milieu de ses collines, une cabane éloignée et isolée du port et de la ville de Rodorio. Là où se trouvaient les deux jeunes femmes dans un silence religieux. Abigaël était postée dans le coin du mur à côté de la fenêtre et dos à Marine. La plus âgé guettait le moindre signe qu'ont les auraient repéré et suivies, mais aucun cosmos ne se faisait ressentir dans les parages et aucun Gardes à l'Horizon. La cadette de Milo se détendit en restant méfiantes des environs. Elle tourna la tête sur Marine qui n'avait pas bougé de devant la porte et ce, depuis qu'elles étaient rentrées il y avait une dizaine de minutes.

- Personne ne connait cet endroit, sauf Aiolia. Informa l'Aigle en s'approchant d'un pas.

- Qu'est-ce que tu veux ? Questionna Abigaël en croisant les bras, s'adossant au mur derrière elle.

- On a besoin de vous. Répéta la rousse. La vraie déesse Athéna est en route pour le Sanctuaire avec des Chevaliers de Bronze à ses côtés pour la protéger. Le grand Pope est un traître qui a tenté de l'assassiner lorsqu'elle était encore qu'une enfant, il y a 13 ans. Mais c'est pas tout, il a aussi fait exécuter Aiolos, Saint d'Or du Sagittaire qui l'en a empêché. Expliqua le maître de Pégase avec gravité et toute la sincérité dont elle pouvait faire preuve.

- Je peux rien faire pour toi. Répondit net la plus âgé, sans une once de négociation dans la voix.

Marine fronça les sourcils derrière son masque, ne comprenant pas la réaction de son aîné face à elle. Elle ignorait beaucoup de chose sur la jeune femme, seulement les on-dit comme tout Chevaliers inférieur aux Ors. Celle-ci était connue dans le Sanctuaire pour être la sœur, d'un an la cadette, du Saint d'Or du Scorpion, Milo. Marine n'avait pu que la croiser qu'à deux ou trois occasions, lorsque tout marchait encore plus ou moins droit au Sanctuaire d'Athéna.

Abigaël était exactement comme Aiolia l'avait décrite quelques années plus tôt. Mystérieuse, glaciale et méfiante. L'Or l'avait informé qu'elle pouvait se montrer intransigeante, manipulatrice, cruelle et violente envers ceux qui s'en prenaient à ses proches, ou qui se mettait en travers de son chemin. Néanmoins, il lui avait tout autant assuré avec un sourire nostalgique qu'elle était considérablement protectrice avec eux, qu'elle tenait à ses frères de cœur et à son frère de sang plus que quiconque sur cette Terre.

De ces faits sincère, Marine ne savait comment interpréter la noiraude. Pourquoi restait-elle si calme ? Au pire des cas, Marine s'était attendue à ce qu'elle l'insulte de menteuse ou de rebelle pour défier le grand pope, pour remettre en doute son autorité et sa parole. La tuer pour oser accuser le représentant d'Athéna de tentative d'assassinat et de meurtre. À moins que…

- Vous étiez au courant, Abigaël ? Interrogea Marine d'une voix qui transperçait l'incompréhension. Elle se recula d'un pas alors que la plus âgé ferma les yeux. Mais pourquoi ? Pourquoi n'avez-vous rien fait ? Pourquoi ne faites-vous rien ? Pourquoi être partie pendant toutes ses années ? S'emporta la rousse en s'approchant d'un pas, puis de deux.

- Je resterais à ma place si j'étais toi. Prévint froidement la noiraude en rouvrant ses yeux ténèbres et la regardant en coin, menaçante.

- Alors répondez-moi ! Exigea durement l'Aigle en s'arrêtant qu'à deux pas de la cadette de Milo.

- Je n'ai aucun compte à rendre à un simple Chevalier d'Argent.

- Aiolia m'a parlé de vous. Avoua soudainement Marine. Abigaël resta imperturbable mais cela ne déstabilisa aucunement l'Argent. Il m'a dit que vous feriez n'importe quoi pour ceux à qui vous tenez, quitte à finir en enfer sans aucune tergiversions. Il m'aurait menti ? Ou a-t-il une trop grande estime de vous ? Provoqua Marine qui commençait à perdre patience face à l'impassibilité de son vis-à-vis. Ou c'est vous qui manipulez les autres pour qu'il fasse n'importe quoi pour votre bon plaisir ?!

Marine regretta à moitié ses paroles lorsqu'elle se fut brutalement plaquée contre le mur, la faisant gémir de surprise et de douleur, étouffé par son masque d'Argent. La rousse se raidit alors qu'un cosmos hostile et venimeux s'embrasa contre le sien en 'sommeil'. Elle ne l'avait ressenti qu'un seul instant, mais assez longtemps pour la congeler sur place avant qu'il ne se dissimule de nouveau.

Sous son masque, l'Aigle rouvrit les yeux et fut subjugué par le changement de ceux de la cadette de Milo. Ses prunelles n'avaient plus rien d'insensible et de serein. Ils étaient devenus ardents et polaire, paradoxe angoissant. Un frisson d'anxiété la traversa sous l'intensité brûlante des yeux bleus sombres. Sa capuche s'était retiré sous le mouvement si rapide qu'elle ne l'avait vu venir et ni pu anticiper, dévoilant sa chevelure aussi noir que du charbon qui cascadait en boucle jusqu'au milieu de son dos, et entourait son visage de quelques mèches lisse.

Pour le très peu de fois où qu'elle avait aperçu le Chevalier du Scorpion de loin, elle pouvait dire que la fratrie se ressemblait beaucoup physiquement. La poigne d'Abigaël se resserra autour de son cou, coupant peu à peu sa respiration et brisant sa contemplation.

- Ne parles jamais de c'que tu sais pas. Siffla Abigaël, plissant les yeux. Jamais, je ne les manipulerais.

- Pour… Pourquoi… Alors… ? Balbutia Marine, décidé à avoir la vérité. Ils… Vous aurez… Écoutez. Continua l'Aigle avec plus de difficulté.

Abigaël relâcha la plus jeune en sentant son pouls ralentir trop vite et devenir trop lent. Marine posa un genou à terre et inspira bruyamment pour reprendre son souffle, la faisant tousser tout en se frottant le cou, où qu'elle avait l'impression de toujours sentir les doigts de la plus jeune sur sa peau. La cadette de Milo fixa l'Aigle d'un air froid et implacable, alors que l'Argent se releva difficilement avec l'aide du mur.

- Chacun a ses raisons pour les actes qu'ils ont commis. Débuta Abigaël en se retournant, faisant lever les yeux de Marine. Je ne regretterais jamais les miens, ni les décisions que j'ai prise.

- Mais…

- Fin de la discussion. Conclut Abigaël en replaçant sa capuche, cachant de nouveau son visage. J'ai plus rien à faire au Sanctuaire. Déclara-t-elle en se dirigeant à la porte sans un regard pour la rousse, elle s'arrêta soudain avec la main sur la poignet. Et si tu racontes à qui que ce soit que je suis en vie, alors tu le regretteras amèrement. Menaça la cadette Scorpion avant de sortir de la bâtisse.

Abigaël se stoppa net lorsqu'elle fit face à une vingtaine de gardes. C'était probablement sa brève augmentation de cosmos à cause de cette gamine de Marine. Elle s'était laissée emporter face à la plus jeune et son jugement. Abigaël regarda chacun des gardes et au vu de leurs positions en mode combat, elle n'avait pas si augmenté son énergie et ils n'avaient pas pu saisir que son niveau leur était bien plus supérieur, elle retint un soupir. Elle s'en occuperait rapidement et quitterait le Sanctuaire. Elle n'était pas naïve. Si de simple garde avaient pu la ressentir, ils n'étaient probablement pas les seuls. Elle ne pouvait se permettre d'en croiser un qui l'aurait détecté et aurait forcément reconnu son cosmos, aussi faible avait-il été perçu.

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De l'eau claire et pure à perte de vue. Des vagues plus ou moins importantes se dessinaient parfaitement dans cette immensité bleutée. Des dauphins en groupe bondissaient hors de ce flot magnifiquement immaculé de toute pollution, de déchet et autre chose qui faisait souffrir ces plantes et animaux y vivant. Un sourire aux lèvres et des yeux brillant d'émerveillement ne pouvaient se détacher de ce spectacle si splendide.

Il n'avait connu rien d'autre que les durs entraînements et la souffrance, la difficulté à vivre dans son lieu d'entraînement pendant ses 6 dernières années. Son Nii-chan le grondait souvent à cause de sa fascination pour chaque chose qu'il n'avait pu profiter étant enfant, mais cela lui était égal, il était ainsi et pas autrement. Il perdit son sourire en pensant à son aîné qui n'était pas avec eux… Avec lui. Cependant, il le savait et le sentait. Ikki viendrait, il venait toujours.

Soudain, un pressentiment. Le Chevalier se leva brusquement et posa sa main sur son cœur, faisant sursauter ses amis à ses côtés. Quelle était cette sensation ? Ce sentiment qui lui semblait si proche et si lointain en même temps ? La dernière fois c'était quand… Depuis quand justement ?

- Shun ? Ça va ? Demanda le blond à ses côtés, surprenant le dit Shun.

- Oui, oui, ne t'inquiète pas Hyoga. Se reprit-il avec un sourire rassurant en regardant son compagnon. Je suis juste un peu inquiet par rapport à cette histoire.

- Toi non plus, t'inquiète pas ! Intervient le Saint de Pégase en se retournant à genou sur son siège et croisa ses coudes sur le dossier, faisant face à ses amis. On stoppera ce Grand Pope et tout rentrera dans l'ordre ! Certifia Seiya avec un sourire de vainqueur et de détermination.

- Il n'y a que cela qui te tracasse, Shun ? Interrogea la réincarnation d'Athéna en voyant le regard d'Andromède se faire vide en fixant l'Océan.

- Oui, oui. Assura-il avec un sourire en la regardant. Et peut-être aussi celui qui se fait passer pour le Pope.

Un silence s'ensuivit à la raison de l'inquiétude de leur ami, chacun dans leurs pensées sauf Seiya qui s'endormit à peine bien réinstallé sur son siège. Shun se rassit et plongea de nouveau ses yeux émeraude sur l'Océan. Ils avaient encore 4 bonnes heures de vol avant d'arriver au Sanctuaire et le début de cette bataille, qui s'annonçait ardue et pénible.

De par sa nature, Shun espérait sincèrement que les Saint d'Or comprendraient et qu'ils pourraient éviter de se battre, comme Aiolia du Lion avait compris, avait accepté durement la vérité, la triste et amer réalité. Andromède n'avait plus envie de subir encore des pertes et de voir souffrir quiconque près de lui.

Sa main se posa de nouveau à l'emplacement de son cœur. Il observa un instant les présents dans l'avion, était-il le seul qui l'avait ressenti ? Comment ? Pourquoi cet impression de mal être au fond de lui ? Pourquoi n'arrivait-il pas à mettre un nom sur ce sentiment ?

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- Mission accompli, Grand-Pope. Informa avec suffisance le Chevalier d'Or du Scorpion, posté sur un genou avec la tête baissé et posé sur sa jambe plié, un bras sur ce dernier et un poing au sol.

- Aucun survivant sur l'île d'Andromède. Rajouta le Chevalier d'Or du Cancer avec un sourire. Ça n'a pas été très difficile.

- Pourtant, il y en a un qui a résisté. Ne put s'empêcher de provoquer le Chevalier du Poisson avec un rictus narquois.

- Les traîtres et menteurs ont la vie dure. Répliqua Deathmask en regardant Aphrodite avec un rictus sarcastique. C'est sûrement pour ça qu't'es pas encore mort. Rajouta mauvaisement l'assassin et plein de sous-entendu, perdant immédiatement son sourire.

- Cela suffit. Stoppa autoritairement le 'représentant' d'Athéna, voyant que Milo semblait beaucoup trop analyser la conversation qui se déroulait devant ses yeux.

Les deux Assassins se calmèrent aussitôt, valait mieux ne pas provoquer leur supérieur, surtout devant leur compagnon d'arme à leurs côtés. Ils auraient le temps d'en discuter plus tard loin des oreilles indiscrète, et une fois que les rebelles seront éliminés une bonne fois pour toute.

- Je vous prierais de rejoindre vos temples respectifs. Ordonna le Pope. La fausse Athéna m'a prévenu de son arrivé avec les autres rebelles. Rajouta-t-il en anticipant la question que s'apprêtait à poser le Scorpion. C'est hors de question qu'elle continue à prétendre qu'elle soit notre Déesse.

- Comme s'ils allaient parvenir à franchir les 12 temples. Ricana Aphrodite en se redressant. Ils sont suicidaires, des imbéciles ces Bronzes Saint.

- J'en connais d'autres, des imbéciles. Marmonna instinctivement le Cancer, qui n'échappa aucunement au Poisson qui retint un soupir.

Le Pope fronça les sourcils derrière son masque. La tension entre le Cancer et le Poisson ne lui avait pas échappé dès qu'ils avaient posés un pied dans le Palais. Ces dernières remarques le lui avaient confirmé. Deathmask avait été enchanté de cette mission loin du Sanctuaire, bien qu'elle ne mette pas en valeur ses aptitudes. Alors pourquoi à leur retour, il était si renfrogné et envoyé ces piques à l'intention d'Aphrodite. Menteur ? Traître ? Imbéciles ? C'était impossible qu'il insinue cela pour l'avoir suivi, Deathmask le faisant lui-même de son plein-gré. À moins qu'il faisait référence à…

- Peut-on faire autre chose pour vous ? Interrogea le Poisson, stoppant les interrogations intérieur de Saga.

- Vous aviez parlé de cette Chevalier d'Argent, Marine de l'Aigle à surveiller. Rappela Milo.

- Il semblerait qu'elle ait quitté le Sanctuaire. Leur révéla-t-il. J'ai chargé des Chevaliers d'Argent de s'en occuper.

- Et le Lion ? Interrogea Deathmask en faisant craquer ses poings, prêt à en découdre.

- Rien à signaler de ce côté, c'était seulement des rumeurs infondés. Informa le Pope, faisant froncer les sourcils à Aphrodite et soupirer le Cancer, il aurait dû s'en douter. Vous pouvez disposer, maintenant.

- Bien. Concédèrent les Ors, inclinant la tête en se relevant et ils quittèrent la salle.

Saga poussa un soupir et se détendit à la sortit des plus jeunes. Alors Deathmask était au courant de la vérité. Aphrodite n'avait pu cacher plus longtemps le fait qu'elle était encore en vie. À moins que le Cancer ne lui avait pas vraiment laissé le choix, ce qui ne serait en rien étonnant le connaissant. Aux dernières nouvelles du Poisson, elle était en Floride et n'était en rien décidé à revenir au Sanctuaire.

- Ce qui déjouerait tes plans dans le cas contraire. Provoqua son autre lui.

- Tsk, n'importe quoi. Personne ne peut m'arrêter et surtout pas une gamine. Ricana machiavéliquement Saga.

- Mais bien sûr. Répliqua le bon avec sarcasme, faisant plisser les yeux à son autre personnalité. Tu aurais vraiment ordonné son exécution, si elle avait décidé de leur raconter la vérité sur la mort de Shion et d'Aiolos. Et si elle revenait maintenant, tu perdrais ton ascendant sur eux surtout concernant Milo et Camus. Provoqua-t-il.

- Ferme-là ! Grinça-t-il en serrant les poings. Pourquoi la croiraient-ils alors qu'elle a fui pendant 13 ans ?! Surtout si elle savait qu'Aiolos n'était pas un traître ?! Elle s'est faite passé pour morte, ça ne saurait qu'un mensonge de plus de sa part. Ricana-t-il. Oh oui, jamais ils ne la croiront !

- Tu les sous-estime beaucoup trop mon pauvre. C'est ce qui causera ta perte !

- Je veux plus t'entendre ! Cracha le faux pope en enfermant de nouveau son autre lui au fin fond de son esprit.

S'ils croyaient vraiment qu'il laisserait quiconque se mettre en travers de sa route, ils se trompaient tous lourdement. Ni son autre lui, ni Abigaël, ni ces satanés Bronze et encore moins cette maudite réincarnation d'Athéna ne l'arrêterait. Il dominerait le monde et rien, ni personne ne pourrait le stopper. Aiolos avait peut-être empêché la mort d'Athéna, mais il n'était maintenant plus qu'un cadavre. Aiolia avait essayé de le défaire et il était maintenant sous son contrôle. Et si Milo, Camus, où qui que ce soit d'autres se mettaient sur son chemin, il les éliminerait sans hésitation, comme il l'avait fait pour… Pour lui. Ce prénom qu'il ne pouvait prononcer, ce prénom qui l'écorchait rien que d'essayer de le penser, ce prénom que portait une personne qui lui avait été cher, tout du moins, à son autre lui avant qu'il ne le trahisse.

Il sortit de ses sombres souvenirs lorsqu'il sentit des présences, bien plus faible et qui disparaissaient rapidement une à une. Subitement, il se leva promptement en plissant les yeux sous son masque. Un cosmos faible mais terriblement hostile et lui étant amèrement reconnaissable lui transperça le corps. Ainsi donc, elle était finalement revenue en Grèce…

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Deathmask, Aphrodite et Milo descendirent les marches dans un silence de plomb. Milo jetait des coups d'œil à ses compagnons d'armes qui faisaient tout pour ne pas croiser leurs regards, cela étant facile parce qu'ils s'étaient stratégiquement placés à chaque côté de lui.

Pourquoi le Cancer et le Poisson semblaient s'en vouloir ? Ou plutôt, pourquoi Deathmask en voulait à Aphrodite ? Les piques envers le Turquoise ne lui avait pas échappé. Ils se connaissaient depuis tant d'année après tout. Il y avait des sous-entendus et des non-dits, ce qui le surprenait. Deathmask n'était pas du genre subtil, et encore moins à se retenir dans ses paroles et tergiverser lorsque quelque chose, ou quelqu'un le contrariait, même devant témoin.

Sans un mot, Aphrodite abandonna ses compagnons dès l'entrée de son Temple. Le Turquoise entra dans son salon où se trouvait des bouquets de rose sur les étagères, qu'elle soit blanche, rouge ou un mélange des deux. Il retira son armure qui se rangea docilement dans sa Pandora Box sur la table basse, prêt d'une tasse de Thé à peine touché.

Il s'affala dans son canapé et posa son regard à la fenêtre. Où avait bien pu partir Abigaël ? Suite à son altercation avec le Cancer sur l'île d'Andromède, il n'avait plus aucune nouvelle de la plus jeune. Dès leur retour au Sanctuaire, Milo, Deathmask et lui-même avaient dû attendre que le Pope soit disponible pour leur rapport, ce qui avait duré deux bonnes heures d'attente. Ce dernier étant en méditation profonde. Le Poisson en avait donc profité pour se rendre de nouveau en Floride à l'aide de sa vitesse de la lumière. Sauf qu'à sa grande déception et un peu d'énervement, Abigaël avait déjà plié bagage, sans une lettre et sans un seul message.

Le Poisson soupira, il savait que cela se finirait ainsi. La cadette de Milo l'avait prévenu que si qui que ce soit savait qu'elle était encore en vie, elle disparaîtrait pour de bon. Un second soupir. Abigaël était l'une des personnes qui ne pouvait pas être retrouvé si elle ne le voulait pas, comme un très bon assassin en était capable. Devait-il tenir Saga au courant ? Il serait probablement furieux de savoir qu'il avait perdu de vue la plus jeune des leurs. Cependant, il ne pourrait rien faire de plus dans l'immédiat, à cause de l'arrivée imminente de cette Saori Kido et de ses Bronzes. Il ne pouvait pas non plus confier cette tâche à qui que ce soit, lui seul – sans compter Deathmask dorénavant – étant au courant qu'elle était toujours vivante.

Aphrodite se redressa en ressentant un cosmos hostile, il était éloigné mais trop proche des maisons Zodiacal. Et si… ? Il secoua la tête. C'était impossible. Jamais, elle ne reviendrait en Grèce, pas après son engagement d'il y a 13 années. Cependant… Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas ressenti le sien…

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- Et si, tu me disais ce qu'il se passe entre Aphro' et toi ? Questionna le Scorpion en entrant dans le Temple du Verseau.

- Je n'ai rien à dire du Poisson. Répondit le Cancer en réprimant son agacement.

- Tu vas pas me la faire à moi. Vous vous êtes encore engueulés ? Ne démorda pas Milo en le regardant avec insistance.

- Avant d'te mêler d'mes affaires, occupe-toi des tiennes. Répliqua Deathmask en plissant les yeux.

Milo fronça les sourcils, puis regarda de nouveau devant lui et se stoppa net devant le Chevalier qui leur faisait face. Saint d'Or du Verseau, Camus. Le Cancer ne prit pas la peine de s'arrêter et continua sa marche.

- Verseau. Salua-t-il sans aucune sympathie.

- Deathmask du Cancer. Reçut tout aussi 'aimablement' le nouvel arrivant.

L'Assassin quitta le temple après ses froides salutations, laissant les deux compagnons d'armes.

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Deathmask maudissait ce Chevalier froid et insensible, qu'il n'avait jamais pu supporter du plus loin qu'il se souvenait. Camus du Verseau. Les seuls qui avaient su être capable de percer cette carapace de rigidité était la Fratrie Scorpion. Le Verseau cachait trop bien son jeu. Timide et insensible ? Son cul ouais. L'écarlate ne l'était en aucun cas lorsqu'il lui sautait dessus pour une remarque mal placé. Et c'était lui le plus imperturbable des Ors ? La bonne blague. Ces êtres inférieurs ne les connaissaient en rien et ils osaient juger ? Des gamins et des ignorants tout autant qu'ils étaient. Sans aucun sentiment ? Deathmask jeta un coup d'œil par-dessus son épaule en direction de la onzième maison.

- Mais bien sûr. Pensa-t-il avec ironie.

Le gardien de la quatrième maison rentra dans le dixième Temple, dissimulant celui d'Aquarius de sa vue. Certes, le Verseau ne les montrait plus autant que lorsqu'il était gamin, mais il était persuadé qu'il y avait toujours ce fond d'impulsivité chez l'écarlate. Mais bon, lui, tout ce qui l'intéressait c'était les tueries et rien d'autres.

Enfin, rien d'autres sauf la vérité concernant un certain arachnide. Pourquoi la Poiscaille ne lui avait rien dit pendant toutes ses années ? Et pourquoi Abigaël n'était pas revenue ? Pourquoi se faire passer pour morte ? Où était-elle maintenant ? La sœur de Milo avait beau détester ce qui était arrivé à Aiolos et Shion, elle n'avait pas pour autant révéler ce qui s'était réellement produit. Milo aurait tout bonnement pété une durite et Aiolia serait mort depuis bien longtemps.

Pourquoi Saga n'avait pas ordonné son exécution ? L'avait-il ordonné et Aphrodite ne s'y était pas résolu et lui avait désobéi ? Était-il seulement au courant ? C'était fort probable, rien ne pouvait lui être caché. Toutes ses questions lui filaient la migraine, toutes ses questions si sans sens les unes que les autres, incohérentes avec les réponses qu'il pourrait se trouver.

Le Cancer ne put empêcher un grognement de frustration franchir ses lèvres, tout en entrant dans le Temple de la Vierge. Il n'était pas du genre à se poser des questions, mais c'était différent à cet instant. C'était quelque chose qui le concernait, l'un des seuls qui savaient ce qu'il s'était véritablement passé en coulisse.

Il se stoppa net à peine devant la maison du Lion. Regardant les collines qui bordaient les maisons Zodiacal, il plissa les yeux. Il pourrait reconnaître ce cosmos entre mille, bien qu'il soit faible et qu'il peut rendre proie au doute. Avec Milo et Aiolia, c'était l'un des rares avec qui elle s'entraînait le plus souvent. Ainsi donc, elle était revenue… ?

Deathmask rebroussa chemin et se dirigea vers les collines autour des Temples. Sans aucune peine, il sauta avec agilité et arriva au sommet de la plus haute. Pourquoi il s'emmerdait alors qu'il pouvait demander directement des informations à la source ? Tant pis pour la protection de sa maison. De toute manière, ils ne passeront jamais les trois premiers temples.

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Aucun ne prit la parole. Aucun n'osait vraiment briser le silence des lieux. Se contentant de s'observer intensément. Camus du Verseau n'avait pas changé physiquement, à l'exception de son visage avec encore moins d'émotion que dans le passé et qu'il avait grandi et prit en musculature, comme eux tous. Des cheveux de couleur de feu qui contrastaient avec ses yeux bleus glaciales. Cet air figé, impénétrable et insondable. Leur rencontre lui restait gravé dans sa mémoire.

Le Verseau l'observait tout autant. Il lui semblait bien loin le petit garçon bavard et souriant de l'époque. Ses cheveux blonds qu'il avait troqués pour un bleu marin profond, pour quelle raison ? Il ne saurait le dire. Ses yeux plus clairs que sa chevelure sauvage, qui le rendait plus mature qu'il ne l'avait jamais été. 6 années laissés des traces, mais n'effaçait en rien les souvenirs.


Flash-back :

Deux corps âgés respectivement de 5 et 8 ans se confrontèrent. À la puissance de leur cosmos, ils se firent repousser mutuellement à quelques mètres l'un de l'autre, sous les yeux curieux et intéressés des adultes qui assistèrent au combat dans les arènes. Les deux jeunes combattants reprirent leurs respirations, sourirent provocateurs aux lèvres et yeux brillant de défi.

Cela faisait déjà une bonne vingtaine de minutes qu'ils s'affrontaient et aucun n'avait pris vraiment le dessus sur l'autre. Malgré la chaleur avoisinant les plus de 40°, les deux jeunes combattants ne lâcheraient rien sans un vainqueur. C'était amusant d'avoir quelques contraintes finalement, c'était constructif pour leurs capacités respectifs.

- Elle est vraiment prometteuse la p'tite Abigaël. Sourit l'ancien chevalier d'Or du Taureau, Almério, alors que celle-ci se jeta sur son adversaire.

- En effet. Admit son homologue du Sagittaire avec un sourire enjoué. Malgré les contraintes qu'on leur a imposées, ils se défendent sans problème.

- Elle a encore besoin de faire des progrès. Grinça une troisième voix derrière les deux Ors, qui les firent se retourner sur Adras, Saint d'Or du Scorpion qui s'assit dans un tintement métallique du à son armure.

- Abigaël n'a que 5 ans, chacun d'eux a encore besoin de se perfectionner. Objecta le nouvel arrivant. Même un Chevalier comme Deathmask peut toujours faire des progrès.

- C'est pas en lui trouvant des excuses qu'elle va s'améliorer Saga. Répliqua derechef le Scorpion en plissant les yeux et croisant les bras.

- Et ce n'est pas en étant si sévère qu'Abigaël va commencer à t'obéir. Provoqua malicieusement l'être identique en tout point audit Saga, en arrivant à ses côtés avec un rictus narquois et suffisant.

- Je t'ai rien demandé Kanon. Siffla Adras, ce qui déclencha une légère tension autour d'eux dans les tribunes. Les deux n'ayant jamais pu se supporter.

- Pourtant, il a raison. Ricana l'ancien Saint d'Or du Cancer en regardant son arachnide de Collègue, qui plissa les yeux en le regardant en signe d'avertissement. Plus tu seras sévère et surtout, voudra la contrôler, plus elle fera tout pour te mettre hors de toi. Ajouta-t-il un brin moqueur.

- Et depuis quand tu t'improvises psychologue, toi ?! Grogna Adras, prêt à se jeter sur le Crabe qui répliqua immédiatement, comme toujours.

Les plus âgés des Chevaliers ne firent pas attention aux pairs d'yeux qui les fixaient avec amusement. Leurs aînés pouvaient se montrer vachement drôles quand il le voulait, surtout à leur insu. Ils ne se moqueraient pas ouvertement, mais ils n'en pensaient pas moins cela dit. Ils reportèrent ensuite leurs attentions sur l'entraînement Cancer/Scorpion.

Abigaël évita agilement un coup du plus âgé et réussi à le frapper à l'estomac. Deathmask se reprit rapidement, il évita un second coup de la noiraude et lui administra un coup de poing à la mâchoire. Le gardien de la quatrième maison s'abaissa au sol, posa une main à terre et tourna sur lui-même pour lui faire un ferme croche-pied, la déséquilibrant et la faisant tomber sur le dos dans un sifflement de douleur. Le Cancer se plaça immédiatement à califourchon sur Abigaël et lui bloqua sur-le-champ mains et jambes, empêchant le moindre mouvement de sa part malgré ses nombreuses tentatives.

- On dirait que j'ai gagné. Ricana Deathmask avec un sourire victorieux.

- Ouais, ça va. Grommela la plus jeune en détournant la tête, renfrognée.

Le Cancer se releva dans un rire de conquérant, suivit d'Abigaël grâce à l'aide de Deathmask. Elle soupira puis grimaça avec un grincement de dent au pic de douleur à sa mâchoire et sa nuque, qu'elle fit craquer ainsi que ses doigts. C'était au moins, sa quinzième défaite contre… Aucune victoire. Un match nul s'était déjà produit... Qu'une seule fois… Cela l'agaçait prodigieusement mais au moins, elle avait une bonne motivation pour s'entraîner encore plus. Mais pas que celle-ci, Abigaël jeta un regard à la tribune et sur une personne en particulier.

Elle ferait ravaler à Kanon son maudit sourire constamment narquois plaqué sur son visage, comme celui d'à l'instant pour la narguer. Elle allait lui démontrer qu'elle n'était pas qu'une simple gamine. Elle arriverait coûte que coûte à lui renvoyer sa Galaxian Explosion à la figure et le cadet Gémini fera beaucoup moins le malin après sa défaite. Deathmask était le demi-boss qu'elle s'était juré de battre autant de fois qu'il l'avait mise au tapis, avant d'affronter son 'ennemi' final, Kanon le cadet des Jumeaux.

Soudainement, tous les regards se dirigèrent vers l'entrée de l'Arène, reconnaissant un cosmos familièrement Glaciale. Gabriel, Saint d'Or du Verseau était de retour au Sanctuaire. Et il n'était pas seul apparemment. Le Verseau jeta un coup d'œil au présent mais ne s'arrêta pas et continua sa marche en direction des Maisons Zodiacal et probablement, le Palais du Pope Shion.

Les entraînements continuèrent encore quelques bonnes heures avant que la trop grande fatigue ne les rattrape, oubliant presque le retour de l'un des leurs. Après s'être douché et s'être restauré avec leur Maître, Abigaël partit se reposer alors que Milo fit le mur en prenant garde à bien dissimuler son cosmos. Il prit ensuite la direction du Cap Sounion. L'endroit où qu'il se rendait pour se vider la tête. Oublier la sévérité et la méchanceté dont pouvait faire preuve son Maître. Redevenant l'enfant qu'il était, sans penser à ses obligations en tant que futur Chevalier.

Milo ferma les yeux en marchant. Il sourit au léger vent très agréable qui caressait chaleureusement sa peau hâlé par les rayons du Soleil de Grèce. L'odeur de la mer lui chatouilla les narines et il se mit à trottiner puis à courir, cheveux virevoltant au rythme de cette course paisible et réparatrice. Emporté par la brise, il avait l'impression de voler et de s'évader. Il adorait le Sanctuaire, contrairement à sa cadette qui aimerait quitter ce lieu et voyager, ce qu'elle aurait probablement fait s'il n'avait pas été là, le faisant parfois culpabilisait sans pouvoir s'en empêcher.

L'élève d'Adras arriva enfin en haut de la colline du Cap Sounion. Ses yeux bleus resplendirent au reflet de la lune sur l'Océan qui entourait la Grèce. Il avait cette image que le ciel se trouvait dans l'eau, pourrait le toucher du bout des doigts. L'agréable excitation qu'il pourrait toucher les étoiles rien qu'en y plongeant. Il n'avait jamais vraiment apprécié la mer, mais il comprenait mieux la fascination qu'éprouver sa jeune sœur en l'observant. L'Océan était tout bonnement magnifique baigné dans la lueur de la lune, calme et paisible. Voilà comment il se sentait en le détaillant.

Soudain, un léger bruissement de mouvement dans son dos le fit se retourner, tout en se parant au combat. Milo tendit l'oreille mais plus aucun son ne retentit dans le silence apaisant de la nuit, sauf celui des flots dans son dos et des vagues qui s'échouait contre la falaise sur laquelle il se trouvait. Il fronça les sourcils, puis au bout de quelques secondes, de nouveau ce son qui ressemblait à celui d'une… Page qui se tourne ? Le futur Chevalier refit quelques pas en sens inverse de son tableau marin, sur ses gardes et prêt à bondir si cela était nécessaire. Un mouvement au pied d'un arbre attira son regard, il plissa les yeux et s'approcha à pas de loup du chêne avec prudence. Il leva un sourcil en apercevant une silhouette assis tranquillement avec un livre dans les mains, et qui bien étant éclairé par le croissant de lune, il ne pouvait apercevoir le visage du lecteur, étant encore trop éloigné.

Milo s'avança tout en restant discret et silencieux. Bien que le Sanctuaire n'avait été attaqué depuis des décennies, il se devait de rester prudent, surtout qu'il n'avait aucun droit de se trouvait en dehors des limites à cette heure-ci, n'étant pas encore un véritable Saint d'Athéna.

Le petit blond se reprit en entendant une nouvelle page se tourner. Il ne ressentit aucun cosmos venant de l'inconnu, ni de ressentiment ou quoi que ce soit d'autres. Il s'avança encore et lorsqu'il fut à bonne distance, il leva les sourcils de surprise. C'était un garçon qui devait être du même âge que lui. Une chevelure aussi longue que les siens, voire peut-être un peu moins et qui encadrait son visage. Milo s'approcha de nouveau. Un visage ayant encore un peu de ses rondeurs d'enfant. Un air sérieux et concentré sur sa lecture, qui lui semblait si passionnante. Il put enfin distinguer la couleur de ses cheveux qui étaient de couleur rouge feu. Il resta un petit moment à observer le garçonnet adossé à l'arbre. Étrangement, il n'avait aucune envie de déranger l'écarlate dans sa lecture. Il avait juste l'envie de rester à l'observer tant qu'il ne l'avait remarqué. Il était si… Captivant et une aura de Mystère planait autour de sa personne. Puis…

- C'est interdit d'être ici. Ne put retenir plus longtemps Milo.

Son vis-à-vis émit seulement un très, très léger mouvement de sursaut. Si le futur Scorpion n'avait pas guetté avec attention ses réactions, il ne l'aurait probablement pas perçu. L'inconnu se tourna vers lui, sourcil froncés et l'observa un moment. Un long moment… Un très long moment… Trop long moment… Ce qui commença à irriter Milo.

- Hey, tu m'as écouté ?! Grinça le blond, démontrant son sang chaud.

L'inconnu écarlate continua à le fixer en silence, puis il inclina la tête sur le côté, toujours avec les sourcils froncés. Milo serra les poings, le prenait-il pour un idiot ? Milo n'était pas quelqu'un qu'on pouvait appeler de patient. Il n'était ni Aiolos, ni Saga, et encore moins Shion. Il détestait qu'on ne lui réponde pas lorsqu'il posait une question.

- T'es sourd ou quoi ? T'peux répondre quand on t'parle, non ? Siffla-t-il, yeux dangereusement plissés.

Le garçonnet poussa un soupir en détournant ses yeux d'un bleu océan profond, qui fit serrer les dents au petit Grec. Le nouveau referma son livre. Le Scorpion s'apprêtait à s'énerver franchement lorsque ses yeux furent attirés par le titre de l'ouvrage, qu'il pouvait enfin voir et lire. Du moins, tenter d'y parvenir. Milo fronça les sourcils. Ce bouquin n'était pas un ouvrage Grec, cela voudrait dire que…

- En fait, t'as pas compris un mot de c'que j't'ai dit ? Soupira Milo, plus pour lui-même que pour son homologue. C'est quelle langue ton bouquin ? S'interrogea le petit blondinet.

Sans réfléchir, Milo s'accroupit près de l'écarlate et se pencha pour essayer de comprendre la langue inscrite sur l'œuvre. Le Grec avait calmé son agacement qui avait menacé d'exploser. C'était pas de la faute de son vis-à-vis s'il n'avait pas compris ce qu'il lui disait. Il regrettait de s'être emporté ainsi.

L'inconnu eut un sursaut de recul au mouvement brusque et cette proximité si soudaine avec le petit Blond. C'était la première fois depuis qu'il était arrivé au Sanctuaire que quelqu'un l'approchait, ce qui ne l'avait aucunement dérangé au final. Il n'avait jamais été très proche des autres, préférant rester à l'écart de tout contact humain. La solitude lui allait très bien à lui. Et au vu de ce que lui avait appris Gabriel, cela sera le principe de son entraînement au service d'Athéna. Ce qui ne le dérangeait outre mesure. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire d'autres alors qu'il avait perdu sa famille ?

Le Grec à ses côtés continuait de déchiffrer la couverture de son livre avec les sourcils froncés, puis il soupira profondément en n'y parvenant pas. Il avait eu l'air très agacé qu'il ne le comprenne pas, mais qu'est-ce qu'il y pouvait ? Il était Français, lui. Pas Grec ou Japonais. Ce qui n'était pas vraiment une chance alors que la plupart des Habitants du Sanctuaire parlaient l'un et l'autre. Il n'aimait pas être proche des autres, mais il détestait tout de même de ne pas comprendre lorsqu'on lui parlait, même si cela n'était en aucun cas intéressant.

L'écarlate stoppa ses pensées pour observer son homologue du coin de l'œil. Ses cheveux blond comme les blés reluisaient d'une magnifique lueur blanche au rayon de la lune, ses mèches claires s'agitaient doucement autour de son visage d'enfant, rythmaient par la douce brise nocturne. Ses yeux bleus ciel ne lâchaient pas la couverture, puis un nouveau soupir franchi les lèvres fines du Grec.

- Sérieux, si t'm'aides pas, j'vais pas pouvoir t'aider. Soupira le Scorpion en se grattant l'arrière de la nuque.

- Camus. S'éleva la voix de son interlocuteur en un murmure, tout en détournant son regard océan.

- Hein ? Sursauta Milo qui ne s'attendait plus à ce qu'il s'exprime, il regarda le nouvel apprenti.

- Je m'appelle Camus. Répéta l'écarlate en articulant un peu plus sur son prénom.

- J'ai juste compris, Camus. Rigola nerveusement le blond. Camus haussa un sourcil d'incompréhension en posant son regard bleu océan sur son vis-à-vis. Laisse tomber. Soupira-t-il. Moi, c'est…

- Milo-nii-chan ! Le coupa une voix assez mécontente dans sa propre présentation, faisant sursauter les deux 'compagnons de fugue'.

Le blond releva le regard en direction de cette voix qu'il connaissait si bien, pour voir sa cadette arriver près d'eux d'un pas rapide. Milo aperçut Camus se tendre du coin de l'œil à l'arrivée soudaine de sa petite sœur. Celle-ci se stoppa devant eux et fronça dangereusement les sourcils en avisant l'enfant à côté de son aîné, qui soutint son regard.

- T'es celui qui est arrivé avec Gabriel ? Questionna Abigaël sans préambule, ou plutôt agressa du point de vu des deux plus âgés.

- Il te comprend pas, Gël. Intervient Milo en se relevant. J'ai essayé mais quedal, je sais juste qu'il s'appelle Camus. Informa-t-il.

Le dit Camus ne dit rien et observa la plus jeune, qui le fixa en retour sous les yeux d'appréhension de l'aîné Scorpion. Elle ne ressemblait pas vraiment à Milo, c'était même tout le contraire. Chevelure ébène comme les ténèbres, prunelles bleues beaucoup plus foncées que ceux de Milo, tirant presque sur le noir si cela était vraiment possible. Cheveux qui cascadaient en belle boucle sombre dans son dos, qui descendaient jusqu'à ses omoplates, des mèches lisse autour de son visage qui dissimulait presque ses yeux, c'était bien la seule chose de presque semblable. Leurs chevelures leur donnaient l'air tout aussi sauvage et indomptable l'un que l'autre.

Leurs expressions dépeignaient encore plus cette opposition. L'aîné semblait plus sociable et empathique, contrairement à la cadette qui le regardait avec attention et méfiance. Ses yeux ne trahissaient aucune peur et aucun doute non plus. Ils transpiraient d'assurance et de détermination. Son corps raidit lui prouvait qu'elle était déjà prête à lui sauter à la gorge aux moindres gestes suspects de sa part. Bien qu'elle soit visiblement plus jeune qu'eux, ses yeux lui disaient clairement qu'elle le tuerait s'il osait quoi que ce soit. C'était donc cela, les Saints d'Athéna que Gabriel lui avait décrit.

Camus fut le premier à détourner le regard. Il se releva et Abigaël remarqua le livre dans sa main, puis le titre. Une œuvre qu'elle avait déjà pu bouquiner.

- Tu es Français ? Interrogea la noiraude dans la langue de Molière, la curiosité prenant directement le pas sur la méfiance, étonnant Milo et sursauter Camus.

- En effet. Je ne savais pas que l'un de vous parliez ma langue natale. Avoua l'écarlate, cachant sa surprise.

- J'ai étudié avec Gabriel, j'ai encore beaucoup à apprendre mais il m'a donné quelques livres pour m'aider à m'entraîner, dont celui-là qui est un de mes préférés. Informa la plus jeune avec un sourire nostalgique et les yeux brillants. Mais si tu pouvais éviter de le dire à mon Maître Adras, ça m'arrangerait. Soupira la plus jeune.

- Très bien. Accorda Camus avec un discret sourire en coin. Je viens d'arriver, alors je n'ai pas encore eu le temps d'apprendre le Grec ou le Japonais. Je m'excuse auprès de Milo.

- T'inquiète, il s'en remettra. Balaya Abigaël en rejetant sa main en arrière pour appuyer ses paroles. Je comprends, mais t'y peux rien de toute façon. C'est pas si compliqué, c'est chiant mais c'est pas compliqué.

Milo tapa du pied en regardant tour à tour Abigaël, puis Camus. Qu'est-ce qu'il détestait ne pas comprendre une conversation dont il était témoin. Il détestait encore plus d'être ignoré… Comme à l'instant. C'était d'ailleurs assez surprenant de voir comment Abigaël avait changé d'attitude devant l'écarlate. Cela ne lui arrivait jamais aussi rapidement. Il se souvenait parfaitement de leur rencontre avec Saga et Shion, il y avait un an de cela. Ces derniers étaient pourtant bien loin de dégager des auras menaçante et dangereuse. Enfin, quand Shion n'était pas hors de lui. Valait mieux éviter l'ancien Bélier dans ces cas-là, sauf si on n'avait pas d'instinct de survie ou que l'on était suicidaire, il en avait amèrement fait les frais, il n'y a pas si longtemps. Le seul qui n'avait plus ou moins pas vraiment subi sa méfiance avait été Aiolos, celui qui les avait ramenés au Sanctuaire après les avoir trouvé près de leur ancienne maison, qui avait été dévorée par les flammes.

- J'ai comme l'impression que vous m'avez oublié, là ! Se fit soudainement remarquer Milo en croisant les bras, une mine boudeuse au visage, faisant rouler des yeux à sa cadette avec amusement. Vous vous êtes dit quoi ? Questionna-t-il ensuite.

- Présentation. Il vient de France, il n'a pas encore appris le Grec ou le Japonais, n'étant arrivé qu'aujourd'hui.

- Depuis quand tu sais le parler toi, le Français ?

- Et depuis quand tu 'fugues' ? Retourna la cadette en reprenant une mine mécontente.

- Bon en tout cas, on devrait rentrer avant de se faire chopper. Évita le blond, Abigaël fit la traduction à Camus, qui haussa simplement les épaules.

Un point partout. Balle de match. La Fratrie Scorpion n'irait pas plus loin dans les reproches mutuelles. Chacun savait qu'ils avaient tort sur les sujets abordaient, selon les points de vues. Les chevaliers qui n'étaient pas de rang d'Or ne pouvaient se déplacer comme bon leur semblait dans le Sanctuaire, ou les alentours jusqu'à certaines heures sauf sous ordres du Grand Pope. Et sans bonnes raisons, ils pouvaient être condamnés pour insubordination et désobéissance. Heureusement pour lui, rare était les Chevaliers qui remplaçaient de simple garde à ses heure-ci, mais l'on était jamais trop prudent des changements qui pouvaient subvenir.

Adras serait furieux s'il apprenait qu'il était sorti en pleine nuit pour se rendre près du Cap Sounion, sans aucune autorisation et sans prévenir. Il serait tout aussi colère s'il apprenait qu'Abigaël avait appris le Français avec Gabriel du Verseau, et qu'il n'avait pas été mis au courant. Ça serait bien son genre d'avoir dissimulé ce détail au Saint de la Glace. Cela dit, c'était hors de question qu'Adras s'en prenne aussi à sa cadette, donc ils garderaient mutuellement leur petit jardin secret.

Suite à cette rencontre qui marquera une belle amitié, les apprentis Saint d'Or rentrèrent chacun dans leurs temples respectifs avec prudence et discrétion.

Fin Flash-back.


Milo et Camus sortirent du souvenir de leur rencontre. Voyant leur regard respectif, ils surent qu'ils étaient sur la même longueur d'onde. Ils se souvinrent que le lendemain, tout était redevenu plus ou moins comme avant. Si Abigaël n'avait pas pris en compte la distance de l'écarlate, absorbée par son envie de mettre au tapis Deathmask et un certain Cadet, dont il n'arrivait plus à penser le nom suite à sa mort... Milo, lui, avait décidé qu'il deviendrait son ami, vite suivit par sa cadette.

La barrière de la langue ayant été un parfait moyen pour le rapprochement, de son point du vu… Et en théorie. Car malgré ses efforts, il avait sous-estimé l'envie de Camus de ne pas se mêler plus aux autres et de faire honneur à la réputation des Chevaliers de Glace. Ainsi qu'Adras qui ne l'avait pas lâché pour ses entraînements pour l'obtention de l'armure du Scorpion. Mais ses efforts avaient payés et après quelques mois, il avait réussi à se faire une place auprès du froid Chevalier du Verseau, devenant inséparables. Et l'incident qui s'était produit avec sa cadette, les avait davantage rapprochés.

Puis, les événements s'était enchaîné et tout avait basculé… La traîtrise d'Aiolos, la disparition des Gémeaux ainsi que la mort de sa jeune sœur quelques mois après, les avaient éloignés de nouveau sans qu'ils ne s'en rendent vraiment compte. Qui du Verseau ou du Scorpion avaient commencé les pas à reculons ? Il ne pourrait le dire et Camus en face de lui, ne saurait le dire non plus, il en était presque certain.

- Camus. Salua le Scorpion, sortant de ses sombres pensées et souvenirs qui le rendaient toujours aussi maussade.

- Bonjour Milo. Retourna l'écarlate.

- J'aurais dû me douter que t'serais revenu à cause de ses rebelles.

- En effet.

- Toujours aussi causant. Ironisa Milo dans un soupir.

Le Scorpion reprit lentement sa marche et Camus se tendit lorsque le bleu se stoppa à ses côtés. Un léger silence se répéta, encore plus pesant. Chacun prenant conscience de la présence de l'autre depuis tant d'année passée. 6 ans qu'ils ne s'étaient côtoyés, ni avait été si proche depuis la mort d'Aiolos.

Camus savait qu'il ne devait ressentir cela pour son compère, mais la présence du Scorpion lui avait manqué. Son premier véritable ami. Son meilleur ami. Ses qualités et ses défauts. Ses grands sourires chaleureux, joviales et espiègle. Ses blagues plus que douteuses. Sa complicité avec Aiolia et Deathmask qui se faisaient souvent sévèrement punir à la suite de quelques bêtises. Ses entrées chez lui à l'improviste à n'importe quel moment. Ses emportements lorsque quelque chose ou quelqu'un le contrariait. La possessivité dont il pouvait faire preuve à son égard, sauf quand c'était elle à ses côtés.

Un sourire amer intérieur. Gabriel le savait, l'avait toujours su. Dès que cela concernait Milo, il ne pouvait entièrement refouler ses émotions. Il ne pouvait pas faire complètement semblant avec le Scorpion, qui malencontreusement pour lui, l'arachnide parvenait à lire en lui. C'est aussi pour cette raison qu'il avait eu besoin de s'éloigner de ce lieu qui était source de joies, peines et souffrance. De refouler ses sombres souvenirs et de penser à autre chose que les nombreuses disparitions qu'il avait vécues.

Il avait affectionné ses années loin du Sanctuaire et plus encore de retrouver sa chère Sibérie Orientale. Loin de la chaleur étouffante de Grèce et de cette lourde atmosphère depuis ses événements tragique. Il avait pu entraîner des élèves très prometteurs, bien que l'un deux faisaient partie des rebelles dorénavant. Il n'avait en rien regretté de l'avoir entraîné.

Le Verseau jeta un coup d'œil à son compagnon d'arme qui n'avait esquissé aucun geste, ni paroles. Il aurait dû revenir quelques jours plus tard pour encore profiter de l'apaisement que lui procuraient les glaciers. Cependant, un courrier du Grand Pope l'avait sommé de revenir en raison de l'arrivée imminente des rebelles au Sanctuaire. Hyoga de la Constellation du Cygne serait présent.

- Il ne passera jamais les premières maisons. S'éleva la voix sèche du Scorpion, comme si ce dernier avait lu dans ses pensées. Tu es prêt à le voir se faire se tuer ?

- C'est un rebelle, il n'aura que ce qu'il mérite. Rétorqua-t-il en haussant les épaules en prenant la direction de ses appartements privés.

- Tu as changé, Cam'. Lui dit Milo en se retournant, faisant stopper le Verseau.

- On a tous changé. Rétorqua l'écarlate d'une voix sans émotion. Je ne suis pas le premier à l'évidence.

- T'insinue quoi là ? ''Demanda'' froidement le Scorpion en plissant les yeux.

Camus ne répondit rien et rentra dans ses appartements. Milo serra les poings en suivant des yeux son meilleur ami. Cela était ainsi avec le Français depuis qu'ils se connaissaient, il fuyait toujours après des sous-entendus d'où il n'allait pas au bout. Il se faisait violence pour ne pas le suivre pour lui demander des explications, comme il l'aurait fait dans le passé. Lui sommer de mettre des mots sur ce qu'ils sous-entendaient, même s'il avait parfaitement compris les dires de son ami.

Ils avaient tous changé, il le concevait. Les Saint d'Athéna – à l'exception de Shion et de Dohko – avaient vécu dans l'ignorance d'à quoi pouvait ressembler des batailles, n'avaient eu à ressentir les pertes lors d'une guerre, connus des ennemis qui pouvaient venir de n'importe où. La dure réalité les avait très vite rattrapés, plus rapidement que tous ne l'auraient cru. Comment rester le même après les drames d'il y a treize années plus tôt ?

Se faire trahir par un être qu'on avait considéré comme un grand-frère, et perdre la seule famille qu'on avait. Qui ne changerait pas après cela ? Comment faire confiance aux autres si même les modèles de vertu étaient des renégats ? Elle avait raison finalement, on ne devait pas donner sa confiance aussi facilement. La méfiance était ce qui permettait de ne pas souffrir et de se protéger, de pouvoir protéger ceux à qui on tenait vraiment. Il avait sinistrement compris qu'il valait mieux avoir des regrets pour quelqu'un qu'on avait jugé comme un potentiel ennemi, alors que c'était tout le contraire. Que des regrets pour avoir fait confiance aveuglément à une personne qui vous a poignardé dans le dos, sans une once de remords, qui avait été un simulateur depuis le commencement.

Milo comprenait mieux Gabriel et Camus avec le recul. Ne pas s'attacher et rester à l'écart. Être froid et sans émotion. Il ne pouvait plus faire semblant, il n'en était plus capable. Et puis, ce n'est pas comme si ce que les gens pensaient de lui l'intéressait de toute manière. Servir sa Déesse Athéna. Punir les ennemis de la Déesse et du Pope. Éliminer les menaces de la Terre, qui qu'ils étaient. Voilà à quoi était son existence, rien de plus et rien de moins.

Camus était sûrement l'un des rares qui n'avaient pas si changé. Froid, insensible, sans émotion de visible et moins impulsif. Cependant, il ressemblait plus à une coquille vide qu'autre chose. Il en mettrait sa main à couper que la rébellion des Bronzes le touchait plus qu'il ne le laissait paraître, surtout que son élève en faisait partie. Comme à son habitude.

Milo soupira et se retourna pour sortir de ce Temple tout aussi glacial que son protecteur.

OoOoOoOoOoOoO

Camus ferma la porte qui le sépara de son compagnon d'arme.

- Je ne suis pas le premier à l'évidence.

Oui. Le Français avait remarqué l'absence d'étincelle dans le regard ciel de Milo, celle pour laquelle on pouvait lui donner Athéna sans confession. Sa froideur et son sérieux qu'il ne prenait qu'en cas de présence ennemi. Cette aura d'arrogance qu'il dégageait. Son absence d'amabilité et de jovialité.

Il fut un temps où le Scorpion lui aurait littéralement sauté dessus dès qu'il l'aurait croisé, comme lorsqu'il était parti deux mois pour un entraînement spécial sur une île éloigné du Sanctuaire. Il s'en souvenait parfaitement étant donné qu'ils s'étaient disputés la veille de son départ, pour il ne savait plus qu'elle raison d'ailleurs.

Camus retira son armure qui se rangea tranquillement dans sa Pandora Box. Il sentit un pic de cosmos qui le stoppa net alors qu'il s'apprêtait à rentrer dans sa salle de bain. Il se détourna de la porte pour se diriger à la fenêtre. Quel était ce Cosmos ? Ce n'était pas celui de Hyoga, il était beaucoup trop bouillant, peut-être l'un de ses amis ? Il avait l'impression de l'avoir déjà ressenti et bien qu'il ait une bonne mémoire, il n'arrivait pas à s'en souvenir. Ce qu'il trouvait étrange. Un froncement de sourcil en se détournant. Un mauvais sentiment le tiraillait depuis quelques temps et il n'aimait pas ça.


Voici enfin la fin de ce chapitre où je n'ai pas vu le bout ^^ Il est beaucoup plus long que les autres et je ne penses pas en faire d'autres des comme ça, enfin je dis cela mais ça peut encore changé avec moi, comme à mon habitude ;-)

J'espère que ce chapitre vous aura plus et je tiens à m'excuser pour les fautes d'orthographe ou autres que vous pourriez dénicher, je fais de mon mieux mais malheureusement, il y a toujours des erreurs qui passent à la trappe...

Je comptes sur vous pour me donner vos avis, vos impressions, des suppositions ou des conseils. Cela m'aiderait à m'améliorer pour la suite et pour que vous appréciez davantage mon histoire, que cela soit positif ou non, cela ne peut qu'être constructif ^^

Qu'avez-vous pensé des Chevaliers et de leurs relations entre eux ? L'apparition des Bronzes et les sensations de Shun ?
La confrontation entre Marine et Abigaël ?
Les mensonges de Saga et d'Aphrodite ? Abigaël
et son 'implication' ? Comment réagiront ses amis en l'apprenant ?
De l'effet et des conséquences que pourraient avoir son retour ?
Deathmask aura-t-il les réponses à ses questions ?
La rencontre entre Milo/Camus/
Abigaël et leurs flash-back ? L'apparition de Kanon et des anciens Saints d'Or ? Ces derniers sont ma propriété, je m'excuse s'il y a des ressemblances avec certains personnages que vous connaissez.

J'espère que je n'ai pas fait les personnages trop OCC pour vous et que vous les appréciez ainsi, c'est un peu ma vision d'eux alors n'hésitez pas à me dire la vôtre, c'est toujours intéressant de discuter ^^

Je vous souhaite une bonne fin de journée et j'espère à bientôt,
Xoxo :*