...
Coucou les gens. :)
( Joulay, j'y suis arrivée ! T'as vu ? :) )
Comment allez-vous à à peine quelques heures d'un énième Lundi ?
Je suis tellement contente que ce début de fiction vous intéresse, et vous plaise même pour certaines. 76 commentaires pour un prologue ridicule et un premier chapitre ? C'est plus qu'inespéré ! J'espère sincèrement que ce second chapitre vous plaira tout autant que le premier.
J'ai pu comprendre que certaines d'entre vous pataugent un peu, niveau nouveaux persos, mais ça va vite aller, vous verrez ! Ils sont là en permanence, vous allez vous y faire. Derek, c'est le plus grand frère de Bella, celui qui est à la guerre. Ensuite vient Jefferson, qui est plutôt calme, comparé aux autres. Puis Aaron, qui est tout simplement l'emmerdeur de service, il a le même âge que Bella. & Le plus jeune, Zachary, qui n'a que 15 ans. Pour ce qui est des parents, ce sont Nawel, que j'appellerai quasi tout le temps Yemma, qui veut dire "Maman" en arabe, et Jackson, qui n'était pas là au chapitre précédent. :). Pour ce qui est de Bella, Yemma l'appelle Kenza, ce qui signifie "Trésor" en arabe. :)
Ca va un peu mieux ? ^^
Pour répondre aux questions souvent posées.. Non, je ne sais pas si je publierai de manière tout à fait régulière. Honnêtement j'ai jamais réussi à le faire, et je pense pas que j'en sois capable un jour. Juste que je m'assure toujours d'avoir deux chapitres d'avance avant de vous en poster un nouveau, tout en m'avançant aussi dans "Une amitié fraternelle", que je n'oublie pas. Je posterai d'ailleurs sur cette fiction très prochainement. :)
Maintenant, réponses aux reviews anonymes.
Joulay : Ma Belle ! Je t'ai déjà répondu, mais bon, on s'en fout. :) Tu m'as fait vraiment rire ! Oui, c'est la famille McCarty. Maintenant de là à dire que tout ça est inspiré d'Emmett.. * S'en va en sifflant *. PS : Merci d'être là pour me lire.. & Pour aimer tous mes statuts Facebook, aussi. :P
Miss Sadiik : Haha ! Sache qu'à peu de chose près, c'est un peu ma famille à moi aussi ! Y a beaucoup de mes frères et moi, là-dedans ! Ma famille est ma plus grande source d'inspiration. Enfin.. Ca, après la cock. LOL. Quant à moi, je suis métisse, bien que j'ai pris le côté blanc du mélange. & Mon père est algérien également. Yemma représente beaucoup pour moi aussi.. M'enfin. Heureuse que ça te plaise. J'espère qu'il en sera de même pour la suite ! Prends soin de toi surtout.
Mlle Fourbe : Même pas je te réponds. Traîtresse. Nah.
Sonia : Salut très Chère. :) Je te remercie beaucoup de me marquer des mots si touchants. Ca me fait réellement plaisir. J'espère sincèrement que ce chapitre te plaira tout autant que le précédent. :) Prends soin de toi. Besos !
Just-S : Hey Miss. :) Je suis contente qu'Une amitié fraternelle te plaise. Ainsi que ce début ! Haha, le petit moment Janet/Edward a été apprécié, j'en suis heureuse. :) Merci d'avoir pris le temps de me lire, et de m'écrire aussi. J'espère que cette suite te plaira. Prends soin de toi. Peace.
Laurie : Très heureuse que ce début te plaise, Miss. :)
Ronnie : & Bien, si tu vois ce message j'imagine que c'est bon signe, non ? :D Quoi qu'il en soit j'espère que cette suite te plaira. Merci d'avoir pris le temps de me lire. :) Prends soin de toi. ^_^
Twilight-disparition27 : & Bien Miss.. Sache que ta review m'a fait extremement plaisir ! Même si je ne suis pas sûre de mériter tous ces compliments. Ne t'en fais pas, pour ce qui est des commentaires non laissés sur Une amitié fraternelle. Je préfère de loin savoir que cette fiction te plaît. Et puis si tu postes une review comme ça, seulement une fois de temps en temps, je suis déjà très très heureuse. Je n'ai pas de talent, ni même de quoi être admirée. Loin de là. Mon écriture a une multitudes de défauts. Elle me ressemble un peu. Pas très imaginative, assez compliquée et perchée. :) Mais attention, je le vis bien. Je suis assez têtue pour continuer à poster, pour te dire. & Même publier de nouveaux écrits.. Complètement barrée ! Tu as bien raison de privilégier tes études à ta fiction, c'est un gros défaut que moi je n'arrive pas à soigner. M'enfin.. Saches que la suite d'Une amitié fraternelle arrivera très bientôt. J'ai fini d'écrire le chapitre 18 hier, et je vais l'envoyer en correction après avoir fini de poster ce chapitre. :). Peut-être à plus tard. Mais te prends pas la tête à écrire une review si tu ne veux pas. Lis simplement, ça me fait déjà super plaisir. Prends soin de toi, en tout cas.
Marine larriven lafi : Contente que ce début de fiction te plaise. Voilà la suite que tu voulais. J'espère qu'elle te plaira. :) Peace.
Amélie : Haha, je suis très heureuse que ce début de fiction te plaise ! J'espère qu'il en sera de même pour la suite, ainsi que pour Une amitié fraternelle. :D Merci de me lire, Miss ! & De prendre le temps de m'écrire également. Prends soin de toi. :].
Nina : & Bien Miss, saches que ta review m'a fait rire ! Non pas pour son contenu, mais surtout pour la phrase « A quand le prochain chapitre ? (avant demain ? mdr c'est beau de rêver ) » En effet, c'est beau de rêver, mais sur ce coup t'as vu juste ! Voilà cette suite ! & J'espère sincèrement qu'elle te plaira autant que le début a semblé te plaire. :D La suite d'AF arrivera le week end prochain, quant à elle. :) Prends soin de toi, Miss. :)
Encore merci à toutes. Vous êtes magiques. :)
Je vous laisse donc avec cette suite, tout en vous rappelant sur les personnages sont à S.M. Tous ? Non. Mais vous m'avez comprise. :)
On se retrouve en bas. En passant je tenais à remercier Lili, Claire, Aurore, Mlle Fourbe ( Oui oui, je la retiens, celle-là. ), et toutes les autres. Delphine. :)
Wissam.. Dans ma douleur du Hiatus..
HAKUNA MATATA ! =D
Point de vue Bella
Une nouvelle secousse sur mon bras me fit ouvrir les yeux. Difficilement, à travers le brouillard de mon récent sommeil, je reconnus les yeux vert pâles de Yemma.
- Kenza, lève-toi, il est l'heure.
- Quelle heure est-il ? Marmonnai-je en me redressant quelque peu.
- Il est six heures et quart.
J'hochai la tête, me frottant les yeux pour tenter de me réveiller. J'avais demandé à Yemma de me lever un peu plus tôt que les garçons, comme ça je pouvais profiter de la salle de bain avec tranquillité. En effet, nous n'avions qu'une seule et même salle de bain, ce qui avait déjà commencé à poser problème niveau organisation.
Ma mère posa un baiser sur mon front, avant de sortir de ma chambre. Je descendis de mon lit avec prudence, prenant mon temps pour ne pas tomber. Attrapant les affaires que j'avais préparées la veille, je me dirigeai lentement à la salle de bain. Une fois enfermée dans celle-ci, je me préparai en silence. L'eau fraîche sur mon visage aidant à me remettre les idées en place. Je me maquillai avec entrain, avant de relâcher mes cheveux, et de les faire gonfler un peu. Une fois que j'eus fini de faire ça, j'enfilai mes vêtements qui, pour mon plus grand bonheur, étaient légers grâce à ce temps ensoleillé. J'avais troqué mes gros pulls pour un dos nu, et mes jeans pour des shorts. Je restai dans le simple, pour cette rentrée. J'espérais réellement me fondre dans la masse.
Nous espérions tous le faire.
Je sortis de la salle d'eau, et, comme prévu, allai réveiller Zachary. Mon petit frère dormait paisiblement sur son lit double, une jambe hors de la couette, comme à son habitude. Je secouai avec légèreté son épaule dénudée, et appelai.
- Zachary..
Ne voyant aucune réponse, je réitérai mon geste.
- Zack, c'est l'heure.
- Déjà ? Se plaignit-il.
- Et oui, gros, il est sept heures moins le quart.
- Hmm..
Il ouvrit les yeux, avant de se relever avec difficulté.
- Merci Bells.
- De rien.
Je me levai, et, sans plus attendre, le laissai tranquille. Je retournai dans ma chambre pour y reposer ma trousse de toilette, et constatai que Yemma avait déjà replié le canapé, et refait mon lit. La fenêtre était ouverte, et je pouvais constater que le soleil était déjà levé. J'observai l'océan quelques instants, avant de descendre à la cuisine. A peine arrivée à celle-ci que l'odeur des crêpes m'envahit. Je souris en voyant ma mère en faire sauter une dans la poêle, justement.
- Il ne fallait pas te donner tant de mal, Yemma.
Elle se tourna vers moi, et me fit un petit sourire. J'allai embrasser sa joue, et elle ferma les yeux sous la caresse.
- J'ai réveillé Zachary, lui dis-je.
- Merci.
- Il ne fallait pas faire ma chambre, Yemma, j'aurais très bien pu m'en occuper.
- Mais non, toi tu dois déjeuner, une dure journée t'attends, fit-elle alors que je m'asseyais sur une chaise.
Ma mère me sortit une tasse du micro-onde, et posa le chocolat devant moi.
- Je te remercie.
- C'est rien, Kenza, allez, mange.
J'attrapai une crêpe encore chaude, et croquai dedans avec enthousiasme. Mes pensées se dirigèrent rapidement vers ce qui allait se passer d'ici une heure, à cette rentrée. Je ne savais pas quoi en penser. Les gens allaient parler, comme d'habitude, sur le fait que j'étais blanche et que mes frères ne l'étaient pas. Certains allaient chercher à comprendre, tandis que d'autres s'en ficheront complètement. Il y aurait des rumeurs, et au bout de quelques jours, ils seront passés à autre chose.
Je repensai à Edward Cullen, aussi. Une partie de moi était quelque peu excitée à l'idée de le revoir, car il m'avait fait très bonne impression. J'espérais que tout le monde soit comme lui, aussi poli et charmant. De toute façon, Seabrook Island semblait être un petit bout de Paradis, il n'y avait donc pas de doute à avoir sur ses habitants. Tout se passerait bien, et puis voilà.
Je pris une crêpe supplémentaire, et bus une gorgée de mon chocolat.
- Des nouvelles de Papa ? Questionnai-je.
- Il a pris le train il y a deux heures, il arrivera ce soir.
Je souris.
- Tant mieux..
Yemma opina, silencieusement. Malgré son silence, je savais que c'était un soulagement pour elle. Elle s'inquiétait toujours lorsque mon père était absent, même pour quelques heures. Elle craignait qu'il ne revienne pas. Plusieurs fois, elle avait vu de ses propres yeux la haine des gens envers les afro-américains. Et quelque part, c'était sa plus grande terreur. C'était à tous notre plus grande terreur.
[…]
Pour se racheter de la dernière fois, Jeff avait cédé sa place de conducteur à Aaron, et ce dernier avait été heureux de nous conduire jusqu'au lycée. Nous avions pris la décision de venir à l'école vingt minutes avant le début des cours, car, par expérience, nous savions tous très bien qu'il fallait passer par l'administration, et que ça ne se faisait pas en cinq minutes. J'avais décidé d'accompagner Zachary jusqu'à l'accueil de son collège pour qu'il puisse prendre son emploi du temps et le plan de l'établissement, tandis que Jeff et Aaron s'occupaient des notre. Nous n'avions croisé que des gens de l'administration, et personne, mise à part la secrétaire ne nous avait adressé la parole.
Ce qui était bien, en somme.
- Attends moi là, fis-je à mon frère alors que j'allais entrer dans l'accueil du lycée.
Zack hocha la tête, conciliant, et j'entrai dans le bâtiment administratif. Je tombai bien vite sur le bureau de la secrétaire, et la questionnai.
- Bonjour Madame, j'aimerais savoir où sont mes frères ? Est-ce qu'ils sont déjà partis ?
La secrétaire, une femme d'une petite cinquantaine, releva ses yeux bleus vers moi, avant de me détailler impoliment.
- Et vous êtes ?
- Isabella McCarthy.
Un éclair de compréhension traversa ses pupilles, et je devinai qu'elle venait de faire le rapprochement entre mes frères et moi. Ou plutôt mes frères noirs et moi.
- Suivez-moi, je vous prie.
Elle sortit de son bureau pour traverser un couloir, où je la suivis rapidement. Nous emmenant devant la dernière porte du fond, elle frappa trois petits coups contre le bois, alors que je lisais « Proviseur » sur l'écriteau qui ornait celle-ci.
- Entrez !
La secrétaire enclencha la porte, avant de me laisser passer dans le bureau, où je retrouvai Aaron et Jeff, en compagnie de celui que je devinai être le Proviseur.
- Miss Isabella McCarthy, me présenta celle qui m'avait conduite jusqu'ici.
Le Proviseur me regarda une seconde, et j'en profitai pour le détailler. Il était grand, et brun, la petite quarantaine. Son visage semblait assez souriant, et les rides aux coins de ses yeux ne firent que confirmer mon hypothèse. Il avait un regard chocolaté assez exceptionnel, et une barbe de deux jours parsemait ses joues. Habillé d'un jean simple et d'une chemise de couleur bleue claire unie, je le trouvai plutôt décontracté pour un Proviseur.
- Bien, merci Nathalie, fit-il à l'attention de la secrétaire.
Celle-ci opina, avant de refermer la porte derrière elle.
- J'imagine que c'est la sœur dont vous m'avez parlé, enchaîna le Proviseur à l'attention de mes frères.
- Exactement, sourit Jefferson.
- Miss McCarthy, enchanté, me salua le Proviseur.
- De même, assurai-je en me rapprochant du bureau.
- Je suis le Proviseur Swan, chef de l'établissement scolaire de Seabrook.
J'hochai la tête.
- Comme j'étais en train de le dire à vos frères, nous sommes tous très heureux de vous accueillir parmi nous, et j'espère sincèrement que vous réussirez ici, autant que vos dossiers montrent que vous avez réussi à Forks. J'ai rencontré votre père il y a deux semaines déjà, et lui ai assuré que tout se passerait bien pour vous. J'ai fait les démarches nécessaires pour que votre rentrée se passe le mieux possible, mais vous devez comprendre que vous devez aussi y mettre du votre.
Monsieur Swan fit une pause, afin de nous regarder tous un à un, et nous hochions la tête, compréhensifs.
- Bien, maintenant que tout cela est bien clair entre nous, je vous propose de rejoindre ce cher Zachary, qui, j'imagine, attend sagement devant la porte.
Je souris. Le Proviseur se leva, et fit le tour de son bureau afin d'aller nous ouvrir sa porte.
- Sur ce, je vous souhaite une agréable journée. Enfin .. Une aussi agréable journée qu'il est possible d'avoir en étant à l'école, se reprit-il.
Je ris, de même que mes frères, et nous sortions les uns derrière les autres, non sans avoir serré la main que Monsieur Swan nous tendait. Nous saluions la secrétaire en sortant, et je remarquai que celle-ci nous observait avec curiosité.
- Alors, comment ça s'est passé ? Nous questionna Zack.
- Ca a été, assura Jeff.
- Il a l'air sympa, ajouta Aaron.
- Le Proviseur, dis-je à mon petit frère, voyant parfaitement qu'il n'avait pas suivi Aaron.
- Ah ! Bin c'est cool, fit-il.
- Bells, montre-moi ton emploi du temps, que j'vois si t'as des cours en commun avec moi, me fit Aaron.
Je m'approchai de lui pour que nous puissions comparer nos nouveaux horaires.
- Alors ? Questionna Jeff.
- On a qu'une heure, ensemble, dîmes-nous en chœur.
Nous nous lancions un regard, et Aaron me mit un petit coup de hanche.
- T'es nul, lui dis-je.
- Laquelle ? S'enquit Jefferson, passant outre nos gamineries.
- La dernière, art-plastique.
Mon frère hocha la tête, et je relevai les yeux, remarquant ainsi les quelques gens qui étaient arrivés. Tous, sans exception, nous scrutaient. Je regardai l'heure sur mon téléphone, et constatai que nous n'étions qu'à cinq minutes du début des cours. Mes frères remarquèrent à leur tour que nous étions désormais le centre d'attention de tous.
- Zack, tu ferais bien d'y aller, dis-je à mon petit frère.
Il soupira, et avant qu'il parte, Aaron lui dit.
- On se rejoint ici à la sonnerie de midi, okay ?
Zachary hocha la tête.
- Et si t'as un problème, tu nous appelles, c'est d'accord ?
- Ouais.
Zack s'en alla sans plus de cérémonie, et je le regardai remonter l'allée le menant à son établissement.
- T'en fais pas, Bells, il va vite s'y faire, me rassura Jeff.
- Ouais, je sais.. Mais ça m'soule de le voir comme ça.
- Il n'aime pas être mis à l'écart, mais ça lui passera.
J'opinai sans rien faire de plus, regardant mon frère disparaître à l'horizon. La sonnerie me ramena sur Terre.
- Bon allez, vous avez quoi en première heure ? Demandai-je.
- Chimie, fit Jefferson.
- Espagnol pour moi, m'apprit Aaron. Et toi ?
- Maths.
- Okay. Donc on se voit à midi, proposa Jeff alors qu'il s'éloignait à reculons. Et si y a un problème, on se tient au courant, ajouta-t-il en agitant son téléphone.
- C'est ça, à toute ! Lança Aaron en s'en allant à son tour. Fais attention à toi, Blanche Neige ! Fit-il sur un ton moqueur.
- Connard, lui dis-je.
Je l'entendis rire, alors qu'il se fondait dans la masse. Je regardai une dernière fois mon téléphone, le mettant sur vibreur, avant de me mettre à bouger à mon tour. Gardant la tête dans mon plan, je profitai de cette légère occupation pour occulter tous les regards autour de moi. Bientôt, je fus rendue à ma salle de classe, et j'allai directement voir le professeur, afin de lui faire signer ma fiche de présence.
- Et vous êtes ? Me questionna mon nouveau prof.
- Isabella McCarthy, me présentai-je. Mais on m'appelle Bella.
- Très bien, McCarthy, prenez place où cela vous chante. Et si vous dormez, essayez de ne pas ronfler, ce sera parfait.
Je regardai le professeur, quelque peu choquée de son comportement.
- Allez allez, en place, fit-il.
Je le laissai à son bureau, en lui reprenant ma fiche de présence. Et après les profs se posent des questions sur le fait que les gosses n'aiment pas l'école ? Sérieusement ?
Je secouai légèrement la tête pour me remettre les idées au clair, et pris place à la première table de libre que je trouvais au fond. Je sortis mes affaires de mon sac, et les posai sur la table avec patience.
- T'en fais pas, c'est un enfoiré avec tout le monde, entendis-je.
Je relevai la tête pour regarder le gars qui venait de me parler. J'écarquillai les yeux devant ses muscles saillants. Bruns aux yeux gris, avec un torse musclé comme pas permis, mon voisin me souriait avec gentillesse.
- Je suis Emmett, se présenta-t-il. Emmett Swan.
Je serrai sa grande main, encore quelque peu choquée.
- Swan .. ? Tu es le fils de .. ?
- Du Proviseur ? Charlie ? Non, je suis son neveu, en fait, m'apprit-il.
- Oh. Isabella McCarthy, répondis-je.
- Heureux de te connaître.
- De même.
Le cours débuta, et le prof dit tout haut.
- McCarthy, je ne sais pas où vous en êtes dans votre programme..
- J'en suis aux..
- Et je ne veux pas le savoir, me coupa-t-il. Vous rattraperez les cours sur un de vos nouveaux camarades.
J'ouvris la bouche, sous le choc, alors que mon voisin rigolait.
- Oh, les joies des maths.
- Ils sont tous comme ça ? M'inquiétai-je.
- Non, du tout. Anderson est aussi chiant car il sait qu'il n'est pas repris au prochain trimestre. Le chômage change les gens.
J'opinai, compréhensive, avant de me mettre à suivre le cours. Mon voisin n'arrêtait pas de parler, et, quelque part, ça me plaisait bien. N'ayant jamais eu de difficultés en maths, je pouvais suivre et me faire un ami. D'ailleurs, ce dernier me proposa de me prêter son cahier, pour rattraper, ce que j'acceptais avec joie. Quand la sonnerie retentit, nous nous levions rapidement, et Emmett me dit.
- Sur ce, peut-être à plus tard, me sourit-il.
- C'est ça, à plus.
Il partit, sac sur le dos, et je sortis de la salle quelques instants après avoir fini de ranger mes affaires. J'allai en espagnol, cherchant sur mon plan là où se trouvait la salle qui était consacrée à cette matière, je me dirigeai finalement vers l'aile ouest. Une fois entrée dans la salle, et après avoir signalé ma présence au professeur, je pris place sur une table du fond. Le cours commença tranquillement, mais au bout d'une dizaine de minutes, la fille qui se trouvait devant moi commença à parler. Elle était brune, et portait des lunettes noires. Sa voisine semblait totalement à son écoute, comme sous son contrôle.
- Je t'assure, Bree, je les ai vu, fit-elle. Ils sont deux, ici.
- D'après les rumeurs, le petit frère de Mike en a vu un autre au collège.
Je tendis l'oreille, alors que je faisais le lien avec Zachary.
- Comment on a pu en arriver là ? Se questionna la brune.
Elle remit ses cheveux en arrière avec suffisance, et sa voisine de gauche, celle qui n'avait pas encore pris part au débat, demanda.
- Mais de qui vous parlez ?
Ouais, de qui vous parlez ?
- Mais de tous ces noirs qui sont arrivés c'matin, s'agaça la brune. Y a trois nègres qui ont emménagés en ville, et on sait pas encore d'où vient toute cette vermine.
A ces mots, et sous le choc, mon stylo me glissa des mains, s'écrasant au sol. Les filles qui discutaient m'adressèrent un regard, et il me fallut un instant pour bien vouloir bouger. Je ramassai le crayon, alors que je me demandais comment réagir face à ces insultes envers ma famille.
Tais toi, pour le moment.
- Qui c'est ? Entendis-je.
- La nouvelle, elle est arrivée c'matin.
Je me remis droite, et tentai de ne pas prêter attention à ces chuchotis. Mais ça c'était sans compter sur la grande brune, qui me dit.
- Salut, je suis Angela Weber.
Qu'est ce que je devais faire ? L'envoyer balader ou lui répondre ?
- Isabella McCarthy, répondis-je d'un ton neutre.
- C'est un plaisir de te rencontrer.
Ton plaisir tu te le fous où je pense, pouffiasse.
- De même, souris-je faussement.
- Tu es arrivée ce matin ?
- Exact.
- En même temps que les trois autres.. nouveaux, c'est ça ?
- Ah, peut-être, je ne sais pas, mentis-je. Je ne connais personne ici, alors je ne sais pas lesquels sont nouveaux ou non.
Elle eut un petit sourire.
- Et bien c'est très facile de les reconnaître, ceux-là, ils sont noirs.
Mon sourire se figea une demi-seconde, et je tentai de me reprendre rapidement.
- Ah, et.. Euh.. Ca pose un problème ? Quémandai-je de manière innocente.
Elle me fit les gros yeux.
- Ce n'est pas très flatteur pour notre établissement.. Des noirs.. Je ne comprends pas que le Proviseur les accepte.
- Le Proviseur est raciste ? Questionnai-je en élevant un sourcil.
- Attention, se reprit-elle, je ne suis pas raciste.
Elle me fit un petit sourire hypocrite pour illustrer ses propos.
- Disons juste que je préfère que les anciens esclaves n'envahissent pas notre établissement. Les immigrés se croient tout permis, et ça m'énerve.
- Tu ne réponds pas à ma question, fis-je remarquer.
J'aurais aimé rajouter un « Espèce de connasse », mais ça aurait fait tâche.
- Laquelle ?
- Le Proviseur ?
- Ah. Swan n'est pas raciste, mais personne ne sait si c'est par conviction personnelle ou pour tenir tête à son frère.
J'hochai la tête.
- Il n'y a pas d'afro-américains, dans ce lycée ?
- Si, maintenant il y en a trois, fit-elle. Malheureusement pour nous, ces nègres ne savent pas se retenir, et font des enfants à profusion. Comme s'ils n'étaient pas assez, rit-elle.
Ses deux amies rirent à sa pseudo blague, et je serrai les dents. Le racisme était l'une des pires choses de cette planète, et je n'arrivais définitivement pas à le comprendre.
- Au fait, voici Bree Tanner, présenta-t-elle en désignant sa voisine de droite. Et Gianna DiLarentis.
- Salut, leur dis-je.
- Si tu veux, viens manger avec nous et les autres, ce midi.
- Les autres ?
- Ouais, on est une petite dizaine, tu verras.
- J'y penserai.
Juste avant d'aller vomir.
Elle se retourna après un dernier sourire, et discrètement, j'envoyai un message à mon frère, Aaron.
« Raciste.. »
Il ne lui fallut que quelques secondes pour répondre.
« Sérieux ? J'avais pas remarqué, B-N. »
Je secouai la tête. B-N, Blanche-Neige. N'importe quoi.
Relevant la tête pour regarder la classe, la seule pensée qui me traversa l'esprit fut.
Je crois qu'on va pas pouvoir s'entendre..
[…]
La sonnerie avait retentie il y a quelques minutes déjà, et j'attendais patiemment à l'endroit convenu, à savoir devant l'accueil. Regardant autour de moi, j'aperçu bien vite un visage familier. A la vue de son sourire, mon cœur se mit à battre légèrement plus vite, ce que je ne compris pas.
- Hello Janet, entendis-je.
Je souris en regardant l'homme en face de moi.
- Salut Edward.
- Comment va ? Questionna-t-il.
J'observai son si beau visage, pour constater qu'il avait des yeux verts tout à fait extraordinaire. Je ne les avais pas remarqués, la dernière fois. Il portait un t-shirt gris, avec un jean foncé. Simple mais classe.
- Ca va et toi ? Répondis-je alors.
- Très bien. Qu'est ce que tu fais devant l'accueil ? Tu ne vas pas manger ?
- Si si, mais j'attends mes frères, expliquai-je.
Il eut un petit sourire triste, et face à mon regard interrogateur, il me dit.
- Je t'aurais invité à manger à ma table, sinon.
Je sentis le rouge me monter aux joues, et je détournai les yeux de son regard plus que captivant. Je remarquai alors Zack, à une vingtaine de mètres. Tournant la tête vers le lycée, j'aperçu aussi Jeff et Aaron arriver, tout en discutant.
- Tiens, voilà mes frères, appris-je à Edward.
- Ah oui ? Sourit-il. Où ça ?
- Voici Zachary, fis-je en désignant mon petit frère du menton. Et les deux gars qui discutent là-bas sont Jefferson, et Aaron.
Edward regarda mes frères un à un, et quelque chose changea sur son visage. Sans plus faire attention, je lui dis.
- Tu veux que je te les présente ?
Fixant Zack avec curiosité, il se tourna vers moi.
- Ce sont tes frères ? Mais..
- Oui, je sais, coupai-je gentiment. On est différent. Mais ce sont mes frères.
- Je.. Enfin..Tu..
Il me regarda longuement, avant de se tourner vers Aaron et Jeff, qui n'étaient plus qu'à quelques mètres de nous, et dire.
- A plus tard.
Sans plus de cérémonie, il se mit à marcher vers la cafétéria, ne se retournant même pas. Je le regardai partir, totalement abasourdie. Qu'est-ce que .. ?
- C'était qui ? Me questionna Jeff, en arrivant.
- Je.. Un gars que j'ai vu ce week-end, sur la plage.
- Il est parti vite, en tout cas, remarqua Aaron.
Je me détournai du chemin que venait de prendre Edward, pour faire face à mes frères. Zachary arriva, et fit sans grand enthousiasme.
- Salut.
- Hey, sale moche, répondit Aaron. Alors, cette matinée ?
A la tête qu'il fit, nous comprîmes que pour lui aussi, ça n'avait pas été l'éclate.
- Je vois.. Et si on allait manger ? On parlera de tout ça là bas, dit Jeff.
- Oh ouais, on va manger ! Appuya Aaron.
Je levai les yeux au ciel, et nous prîmes la route menant à la cafétéria. Je passai un bras sur les épaules de mon petit-frère, pour aller mettre ma main dans ses cheveux, histoire de l'embêter. Il sourit légèrement, et je fis la moue. Nous arrivâmes rapidement à la cafet', et mes frères prirent leur plateau repas. J'étais un peu à la traîne, mes pensées tournées vers Edward, et à la façon dont il était parti. Quand j'eus fini de payer mon repas, je me tournai vers le réfectoire, et constatai que le silence était roi. Tous les regards étaient tournés vers mes frères, qui venaient de prendre place à une table. C'est pas vrai ..
Je m'avançai dans la pièce, et le silence fut troublé par un.
- Isabella !
Je tournai le regard pour apercevoir Angela Weber. Elle me faisait un grand sourire en me désignant un siège à ses côtés. J'examinai les personnes se trouvant à sa table, et reconnus quelques têtes. Déjà, elle était accompagnée de ses deux acolytes d'espagnol, mais était assis près d'elle Emmett Swan, et Edward. Lorsque je croisais le regard de celui-ci, je ne le décrochai pas. Mon cœur se remit à battre étrangement vite, alors qu'il me fixait. Me revinrent alors les questions que je me posais il y avait encore un instant. Pourquoi était-il parti si vite ? Etait-ce par rapport à mes frères ?
Edward tourna alors la tête, coupant notre échange silencieux. Sans que je comprenne vraiment, j'eus un pincement au cœur en constatant qu'il semblait déçu, ou énervé. J'avais fait quelque chose de mal ?
Je secouai légèrement la tête, pour me remettre les idées en place, et rejoignis mes frères. Angela Weber me regarda bizarrement, alors que le bras qu'elle avait levé en ma direction pour me signaler sa présence retombait lourdement le long de son corps. Je posai mon plateau repas à la droite d'Aaron, et tirai la chaise afin de m'asseoir près de mon frère. Le silence n'était perturbé que par des chuchotis, qui, je devinais, nous concernaient pour la plupart.
- Wow, quelle ambiance, ironisa Zack.
- Laisse tomber, lui dis-je.
- De toute façon, commença Aaron. On les emmerde ! Finit-il plus fort.
Il y eu quelques hoquets de stupeur, et mon frère sourit. Il se tourna vers la table sur notre droite, examinant le visage de la fille qui le fixait.
- Bouh ! Fit-il en sa direction.
La fille sursauta, et Aaron éclata de rire.
- Arrête, lui dit Jeff en souriant.
Notre aîné secoua la tête, alors que Zachary rigolait. Je souris malgré moi.
- T'es naze, dis-je à mon voisin de table.
- Je sais, rit-il avant de boire de son soda.
Les discutions reprirent peu à peu, et mes frères et moi ne nous gênions pas pour bavasser tranquillement. Plusieurs fois, cependant, je croisai le regard d'Edward Cullen, et c'eut le don de me refroidir à tous les coups. Je ne savais pas vraiment quoi penser, alors, je décidais de profiter de ce moment avec mes frères pour oublier.
[…]
La pause déjeuner s'était finalement terminée, et j'avais dû vaquer à mes cours, de même que mes frères. Je trouvai rapidement la salle de Biologie, celle-ci étant au rez de chaussée. J'entrai dans la salle, et fit signer ma fiche de présence à mon professeur.
- Je suis Monsieur Banner, et je suis heureux de vous avoir parmi nous.
- Isabella McCarthy, souris-je, mais on m'appelle Bella.
- Très bien, Bella. Etant donné que tu n'en es pas au même niveau que nous, je te propose de reprendre avec les plus aisés de la classe.
J'hochai la tête.
- Donc prends place à la dernière table du fond, celle côté fenêtre.
- D'accord, merci.
Il opina d'un sourire, et je me retournai. Avançant dans l'allée, je m'aperçus bien vite que la table du fond, côté fenêtre, n'était autre que celle d'Edward Cullen, et d'Emmett Swan. Je me stoppai sur le coup, et Emmett releva les yeux vers moi. Je lui fis un petit sourire, et il détourna le regard. Je me décidai à aller m'asseoir, sans me soucier des autres. Je pris place au milieu de la grande paillasse, et bientôt je sentis le regard d'Edward sur moi.
- Qu'est ce que tu fais ? Me demanda-t-il presque sèchement.
Je relevai la tête en sa direction, imperturbable.
- J'obéis aux ordres du prof, lui appris-je.
Ses yeux se posèrent sur les miens, et je pus identifier une certaine tristesse dans ses iris d'émeraude. Il détourna le regard, alors que le prof me dit.
- Bella, il faudra que tu reprennes les cours. Monsieur Cullen sera très heureux de te prêter ses notes.
J'hochai la tête, sans grande conviction. Le cours débuta doucement, et malgré mes efforts, je n'arrivai pas à le suivre. Le malaise qui était apparu suite à mon entrée en classe était presque palpable, et je me demandais si c'était par rapport à ça qu'Emmett ne me parlait pas, comme il l'avait fait en maths.
Me revinrent en mémoire les propos d'Angela Weber, et son racisme plus qu'apparent. Edward et Emmett étaient à sa table, à midi. Etaient-ils comme elle ? Est-ce que tout ce lycée réfléchissait comme ça ?
Non, pas possible. Je voulais bien croire qu'une personne sur quatre était assez étroite d'esprit pour être raciste, mais pas tout un lycée.. Si ? Et si c'était tout Seabrook qui était si haineux face aux gens de couleurs..
Je relevai la tête pour intercepter le regard de mon voisin de gauche, à savoir Edward. Sans réfléchir, je lui demandai.
- Pourquoi tu es parti comme ça, tout à l'heure ?
Il ne tourna pas la tête vers moi, et quand il me répondit, il le fit avec la plus grande discrétion. Il ne voulait pas qu'on nous voit en train de parler, ou quoi ?
- J'avais des trucs à faire.
- Aller manger ?
- Entre autres.
- Isabella, entendis-je.
Je me tournai vers Emmett.
- Tu pourrais me rendre mon cahier de maths ? Je me suis rendu compte que j'en avais besoin, en fait..
Le grand brun se gratta le sommet du crâne, comme gêné.
- On a un examen, prochainement ? Questionnai-je sans vraiment y penser.
- Non, mais.. Enfin, j'aurais aimé.. Mon père est très strict, et..
Et tes frères sont noirs, alors..
- Ouais, je vois, le coupai-je, quelque peu agacée. Je te le donne en fin d'heure, il est dans mon casier.
- Ah, ben okay. Merci.
Je ne répondis pas, essayant de contenir l'élan de dégoût qui me prenait. Comment peut-on être débile à ce point ? Si empli de préjugés ? Mes frères sont des gens très bien.
- Isabella, hein ? Releva Edward avec sarcasme. Ca te va mieux que Janet.
La sonnerie retentit, et je claquai alors qu'il me regardait toujours.
- Toi c'est la sympathie qui t'allait mieux que cette connerie de racisme.
Il sembla décontenancé, mais je n'en eus cure, et refermai mon sac avec précipitation. Je sortis sans un regard pour mes camarades, et allai le plus vite que je le pus à mon casier. J'ouvris celui-ci avec hargne, et y cherchai le cahier d'Emmett. Une fois que je l'eus extirpé du compartiment, je claquai la porte de celui-ci avec sécheresse.
- Qu'est ce qui t'arrive, Blanche Neige ? Fit mon frère par-dessus mon épaule.
Je sursautai à l'entente de la voix d'Aaron, et me tournai vers lui.
- Oh, t'as la tête de quand t'es énervée, grimaça-t-il.
- Ils m'énervent, claquai-je. Avec leur putain de racisme à la con !
Il rit, avant de me prendre par les épaules, et de dire.
- Si Maman t'entendait parler comme ça..
- Tu lui diras pas, hein ? M'inquiétai-je pendant une seconde.
Yemma n'aimait pas tellement que je sois grossière. Je le sentis rire, et je ne pus m'empêcher de sourire.
- Dis moi ce qui se passe, et je ne lui dirais rien de ton côté foutrement vulgaire.
- C'est les gens de ce lycée qui sont tous plus abrutis les uns les autres. Regarde ce gars de ma classe, là, Emmett Swan.. C'matin il m'a prêté son cahier de maths, avouant qu'il n'en avait rien à foutre de cette matière, et après vous avoir vu à la cafet' ce midi, il m'a demandé de lui redonner. C'est quoi leur problème, sérieux ?
Aaron me regarda longuement, avant de demander.
- Il te l'a dit que c'était pour ça qu'il le revoulait ?
- Non, il a inventé une vieille excuse, comme quoi son père était strict ou je sais pas quoi. De la connerie, en gros.
- Oui mais t'es pas absolument sûre que ce soit de la connerie, alors ne juge pas.
- Mais..
- Ah, j'ai dit chut, me coupa-t-il.
- T'as pas dit chut, me pus-je m'empêcher de faire remarquer.
- Et ben maintenant je le dis. Chut.
Je soupirai lourdement, et aperçu Emmett Swan au coin du couloir, en train de parler avec Edward.
- Attends, je vais lui rendre son précieux cahier, avertis-je mon frère.
Je me dégageai habilement de son étreinte, alors qu'il me laissait faire. Me dirigeant d'un pas déterminé vers mes deux partenaires de biologie, j'arrivai à leur hauteur.
- Tiens, fis-je d'un ton qui montrait clairement que je n'étais pas de bonne humeur.
Emmett me regarda, mais je ne soutins pas son regard, ne trouvant aucun intérêt à le faire. Je lui tendis plus franchement son cahier de cours, et il l'attrapa.
- Bella, je..
Je ne lui laissai pas le temps de répondre, et lui tournai le dos. Mon frère passa de nouveau son bras autour de mes épaules, alors que je lançais un regard furtif à Edward Cullen. Celui-ci semblait figé, et je repensai aux dernières paroles que je lui avais adressées en Biologie. Certains penseraient peut être qu'elles étaient blessantes, ce à quoi je répondrais qu'elles étaient pensées. Tournant au couloir qui nous menait à la salle d'Art Plastique, Aaron ajouta.
- Tu sais ce qui fait que les blancs ne nous aiment pas vraiment ? Dit-il.
- Non ?
A son sourire, je sentis qu'il allait dire une connerie.
- C'est que, il faut l'avouer, on a plus gros sexe qu'eux, fit-il.
- Aaron, putain ..
Je le repoussai alors qu'il me regardait avec un certain sérieux.
- Bah quoi ? Pour le moment toi tu t'en fous, t'es vierge. Mais eux ils savent que ça pose problème.
- Oh, la ferme, lui dis-je en entrant dans l'atelier d'Art Plastique.
Il rit, avant d'ajouter.
- Non mais sérieux, vraiment plus gros.
- Aaron..
- Hm ?
- Ta gueule.
[…]
Je claquai la portière, et nous nous regardions tous.
- On fait quoi ? Demanda Zack.
Ce fut Jefferson qui répondit.
- On dit rien pour le moment.
- On va pas pouvoir garder ça pour nous, fis-je. On doit leur dire.
- Et quoi ? Déménager ? Encore ?
Je regardai Aaron.
- Un déménagement de plus, un de moins, on s'en fout, affirmai-je.
- Tu sais aussi bien que nous à quel point ça fatigue Maman.
- Et alors quoi ? On doit se la fermer ?
- Ca vaut mieux, souffla Zachary.
Je regardai mon petit frère. Sur les trois, j'attendais surtout son soutien.
- Mais vas-y, te gêne pas, ajouta Jeff. Dis le à Maman.
Sur ces paroles, il s'en alla vers le perron. Je le regardai partir.
- Tu viens, Zack ? On va goûter, dit Aaron.
Mes deux frères partirent l'un derrière l'autre, et je restai muette. On allait tout de même pas rester dans cette ville alors que les habitants avaient une telle mentalité.
Je marchai vers la maison, décidée à supplier à ma mère un nouveau déménagement. Quitte à retourner à Forks. J'entrai, et me dirigeai dans la cuisine.
- Yemma ? Appelai-je.
- Ici, Kenza !
Je me dirigeai vers le jardin, là d'où émanait sa voix, et bientôt, je la vis. Je passai sur la pelouse, pour aller la rejoindre. Elle posa un baiser sur ma joue en souriant, et je lui dis.
- J'ai quelque chose à te dire, Yemma..
- Et tu ne salues même pas ton père ? Entendis-je.
Je me tournai sur la droite, pour apercevoir mon paternel. Celui-ci vint rapidement à mon encontre.
- Papa, ne pus-je m'empêcher de sourire.
- Ma fille, me salua-t-il en posant un léger baiser sur le sommet de mon crâne.
- Tu es rentré quand ? M'enquis-je.
- Il y a une demi heure à peine. Je voulais être là pour le coucher de soleil.
- Le coucher de soleil n'est pas avant plusieurs heures, tu sais.
- Oui mais je vais aller marcher sur la plage, avant, expliqua-t-il.
Je souris, et j'entendis Yemma me demander.
- Alors, cette première journée ?
Je me tournai vers elle, la regardant longuement. Elle était souriante, et ses yeux verts brillaient avec bonheur. Comme à chaque fois que mon père était à la maison.
- Tout s'est bien passé, mentis-je en souriant. Les gens sont sympas.
Avec un peu de chance, elle ne verrait pas que je mentais, trop absorbée à être heureuse de la présence de mon père.
- Je suis contente alors, Kenza.
- Tu veux venir te balader sur la plage, avec moi ? Me proposa mon père.
- Non, euh.. J'ai des cours à rattraper, mentis-je de nouveau.
Mon père hocha la tête, compréhensif. Après quelques minutes à discuter, je trouver une excuse pour m'éclipser dans ma chambre. Je me jetai presque sur mon canapé, soufflant plus que nécessaire. J'allais lui dire. Vraiment. Mais mon père était là, et ma mère semblait sur un petit nuage. Papa avait l'air d'apprécier le paysage environnant, de surcroît.
Il avait de quoi, en même temps. Mais malheureusement pour nous, cet endroit magnifique était peuplé d'idiots.
Je secouai la tête en repensant à ma journée. J'étais tout simplement déçue, très déçue.
Soupirant, je lançai tout haut.
- Vie de merde.
VDM.. J'ai même l'agenda ! Héhé. :)
Bref. & Oui, vous l'avez compris ! Seabrook Island est peuplé d'idiots. & Ce n'est pas fini. Maintenant reste à savoir qui l'est jusqu'au bout ou non.
J'espère que vous avez saisi que je ne suis pas du tout raciste/xénophobe. Tout ce que j'écris n'est qu'une fiction, et même si ça peut paraître réel, comprenez que les paroles d'Angela, et tous les autres, ainsi que celles qui suivront, ne sont pas pensées par moi. Bien au contraire. Je hais ces mentalités.
M'enfin bref. J'espère que cette suite vous a plu. N'hésitez pas à commenter, je réponds à tout. :)
Prenez soin de vous et à la prochaine. Pour les lectrices d'Une amitié fraternelle, on se voit très prochainement !
Bonne semaine, et bon Breaking Dawn, pour celles qui ne l'ont pas encore vu. Les autres .. Il est génial, vous avez vu ? *-*
Prenez soin de vous.
Peace.
