Nouveau chap! J'espère qu'il vous plaira merci pour les reviews^^ bizz
Ginny n'aurait su dire combien de temps elle était restée là, à attendre que quelque chose se passe tout en essayant de rester calme. Ses pensées vagabondaient, sautant d'une image à l'autre afin de se rassurer. Ces dernières années avaient été dures pour la jeune fille, bien que sa relation avec Harry ait reprise deux ans après leur séparation pendant l'enterrement de Dumbledor. Sa famille au grand complet faisait partie de l'ordre du phénix, et chaque jour elle avait due craindre pour la vie de l'un d'entre eux tout en se battant au coté de ses amis.
Et à quoi cela avait-il servit ? Combattre ce monstre pendant des années pour finir enfermer dans ses appartements à attendre la mort. Ginny se sentait fondre au fur et à mesure de son attente, ne trouvant plus à sa vie le but qui lui aurait permis de survivre. Mais quand des bruits de pas se firent entendre dans le salon, tout lui revint en mémoire : ses amis, leur vie sa résolution. Renforcée par la certitude qu'elle avait de devoir protéger les membres de l'ordre, Ginny se prépara, la tête haute à recevoir son hôte.
La porte de la chambre s'ouvrit, lentement et elle pu entrevoir une silhouette qui ne lui rappelait que trop celle qui était apparue dans la salle de torture. Sa puissance et sa cruauté n'avaient pas été amoindries, ce qui conforta Ginny dans son idée. Jamais, elle ne révèlerait quoi que ce soit à cet homme !
La silhouette s'avança ce qui permis à la jeune fille de voir son visage, puis d'un geste brusque mais sec elle claqua la porte derrière elle. Ginny avait l'impression de tirer sur toutes les fibres de son corps pour se tenir droite et ainsi cacher sa détresse. Harry lui avait toujours décrit le maléfique sorcier comme monstrueux autant physiquement que moralement, et Ginny comptait sur sa laideur pour renforcer sa volonté.
Pourtant, l'homme qui se trouvait face à elle était…séduisant… Ses cheveux bruns soulignaient un visage dur mais non dénué de charme, et ses yeux bien que terrifiant l'attiraient irrémédiablement. Perdue dans sa contemplation Ginny ne remarqua pas le sourire qui se dessinait progressivement sur les lèvres du mage. Elle se plongeait dans son regard n'arrivant plus à penser, à se souvenir de ce qu'elle devait faire, seule une impression de plénitude restai, d'abandon de soi, et des autres…. Mais oui, elle devait protéger sa famille.
Revenue à la réalité, Ginny s'empressa de regarder ses pieds. Les règles d'occlumancie stipulait bien qu'il ne fallait en aucun cas regarder dans les yeux son attaquant, et s'était la première chose qu'elle avait faite. Tremblante de rage, elle n'arrivait plus à se calmer pour reprendre son souffle, et seule la voix du sorcier pu la tirer de se torpeur.
« Miss weasley, je suppose que vous savez qui je
suis. »
Sa voix ressemblait plus a un sifflement, qu'autre
chose, mais encore une fois, la jeune fille du admettre que loin de
la révulser, elle avait quelque chose de cajolant. Les conseils de
Dumbledor lui revinrent alors en mémoire, il était clair pour elle
à présent que pour résister à ce seigneur des Ténèbres il
fallait avoir une grande force psychique. Cette déduction l'amena
à enfoncer encore plus son regard sur ces pieds, elle se sentait
encore trop faible pour le combattre.
« Auriez vous la
décence de bien vouloir me répondre, et d'arrêter d'admirer si
intensément vos pieds, ils doivent être magnifiques je n'en doute
pas, mais je vais finir par me vexer, ce qui serait assez mal venu
pour vous.
Relevant doucement la tête Ginny fixa un point situé
au dessus de l'épaule du mage, respira profondément et répondit
d'une voix hésitante.
- Oui, je sais…heu…qui vous êtes.
-
Bien, bien dans ce cas ça nous évitera des explications inutiles.
Que vais-je faire de vous ? »
Cette dernière question mit Ginny hors d'elle, cela faisait des heures qu'elle se préparaient a cette entrevue, redoutant plus que tout de voir le Lord, et lui mine de rien ce présentait à elle calme et indifférent. Cette hargne fit perdre à Ginny sa raison, et tous les sentiments qu'elle refoulait depuis des heures s'infiltrèrent dans chaque fibre de son être. Sans prendre le temps de réfléchir, brûlée par la perfidie du mage elle lança vivement :
« Pourquoi me poser
la question, nous savons tous les deux que vous n'en prendrez
absolument pas compte.
- Comment osez vous me parler sur ce ton !
répondit-il le visage devenu blême de colère. Vous n'avez pas
idée de ce que je pourrais vous faire subir.
- Un endoloris ?
j'en ai déjà eu un aperçu ! tuez moi si cela peu vous contenter
mais vous ne me ferez rien dire. »
Essoufflée par cette explosion d'énergie Ginny s'interrompit, puis remarqua qu'elle s'était levée et qu'elle avait fixé son regard sur le Lord encore blanc de rage. Au moins, je mourrais en ayant fais blêmir cet homme ce dit-elle avec sarcasme en retrouvant ses capacités.
Le mage s'avança vers elle avec lenteur provoquant une nouvelle vague de panique chez sa victime et lorsqu'il se retrouva en face d'elle il s'arrêta, immobile. Cherchant à ne pas monter sa faiblesse Ginny se força à l'imiter dans sa passivité, mais tout à coup, sans même avoir vu le Lord bouger la jeune fille sentie une main la serrer à la gorge et la propulser contre l'un des murs. Sonnée par le choc, elle essaya vainement de se relever mais le mage avait été plus rapide et une fois encore il la prit à la gorge, la soulevant le long du mur. Ginny ne sentais plus le sol sous ses pieds, et l'air se faisait rare dans ses poumons, la panique s'emparait d'elle lui dictant des mouvements désespérés pour détacher de sa gorge ces mains si encombrantes.
De sa main libre le sorcier lui attrapa les poignets, les condamnant derrière son dos. Ginny s'entait ses yeux se révulser, et au moment où il relâcha un peu sa prise elle retrouva un appui sur le sol, reprenant des petites bouffées d'air. Insensible à la douleur de sa victime le mage parla d'une voix claire, ricanante :
« Je crois que je n'est pas été assez direct, tu ne dis rien sans autorisation, et prends garde car dans ton cas la mort serait la plus belle fin que je puisse t'offrir. Tu as une chance de t'en sortir pourtant, et je sais, qu'au fond c'est ce que tu désir, n'est ce pas ? »
Les larmes aux yeux, Ginny hocha la tête du plus ample mouvement dont elle était capable.
« Bien, je vais donc te lâcher et te
poser quelques questions, auxquelles j'attends des réponses »
Le
sorcier la lâcha brusquement et la jeune fille, retrouvant enfin la
liberté de respirer s'effondra au sol dans une inspiration
bruyante.
Ginny était incapable de bouger, elle avait essayer de se relever, mais à peine son mouvement était-il achevé, qu'elle constatait avec horreur qu'elle était retournée sur le sol : ses jambes refusaient catégoriquement de la porter. Abandonnant le désir qu'elle avait de paraître fière et droite, elle s'assit dans la position la plus confortable possible, le temps de retrouver ses moyens. Pendant ce temps, le mage était allé s'asseoir sur le lit, en face d'elle, observant avec un sourire moqueur les efforts qu'elle fournissait pour se relever. Cette fille est têtue et fière se surprit il à penser lors de sa contemplation. Ginny attendait qu'il se décide à lui adresser la parole, soudainement plus sereine grâce à la distance qui les séparait, puis celui-ci s'adressa à elle avec un ton doucereux :
« Continuons, je ne vais pas faire de grand discours, je vous crois assez intelligente pour ne pas vous y laisser prendre, et nous éviterons, de cette manière, de perdre un temps précieux. »
Ginny se vit rougir malgré elle. A son grand désarroi elle sentait une chaleur lui remonter le long du visage embrasant sa raison et ses sens, ses idées se bousculant dans sa tête. Pourtant au passage de l'une d'elle la jeune fille blêmie, l'attrapa et l'analysa. C'était pourtant si évident. Loin de penser ce qu'il disait le sorcier avait surtout remarqué toute l'énergie qu'elle avait utilisée pour préserver sa fierté, et maintenant, il se servait de sa faiblesse en la complimentant. La reconnaître intelligente s'était l'amadouer pour qu'elle baisse ses barrières. Cependant, face au machiavélisme du mage Ginny ne ressentait plus de rage, son but était de montrer à ce dernier- avec le plus de déférence possible- qu'elle avait compris son stratagème.
« Je ne doute pas de mon intelligence finit-elle par répondre, par contre, vous, malgré vos dire semblez en faire fie. »
Elle avait utilisé un ton respectueux et plein de beau vocabulaire. En effet Hermione lui avait fait remarqué un jour que le vocabulaire soutenu avait un avantage certain, c'est-à-dire qu'il ne fournissait aucune information sur les sentiments du locuteur. Son but était ornemental, il marquait l'indifférence feinte des personnes de l'aristocratie.
Le sorcier saisi bien le message de Ginny, et cette fois il du bien avouer qu'elle possédait de nombreuses ressources, mais il était hors de question de le lui dire. Impatient de voir comment la jeune fille allait s'en sortir, il continua sans plus attendre.
« Je ne reconnais que ce qui
est mérité. Enfin, quoi qu'il en soit comment se porte notre ami
commun ?
- Bien, mais je le devine triste de mon enlèvement et
surtout énervé. »
Le sorcier se mis alors a rire bruyamment, cette fille avait réussi à détourner la question et à la mettre à son avantage, définitivement cet échange s'avérait plus intéressant que prévu.
« Je n'en doute pas, siffla
t-il après avoir retrouver son masque, seulement les humeurs de
Potter ne me chagrinent guère. Ces agissements par contre me
surprennent. Mes fidèles mangemorts m'ont rapporté que votre
dernière entrevue avait la forme d'adieux.
- Certainement, vos
mangemorts vous ont bien rapportés les choses. Mais en quoi cela
vous préoccupe t-il particulièrement, en ces temps de guerre les
adieux sont courant.
- Sûrement, mais ce qui m'intéresse,
c'est la raison de son départ. »
En parlant Ginny n'avait pas une seule fois regarder le mage, préférant détailler de près le mur situé dernière lui, pourtant cette protection ne lui épargna pas de ressentir sa frustration. Si elle continuait comme ça les choses tourneraient mal pour elle. Mais comment éviter la question, sans rendre le mage fou de rage ? Incapable de se décider elle fini par adopter le comportement le plus simple mais le plus dur : lui dire la vérité.
« Je ne vous la dirais pas quoi qu'il arrive, torturez moi mais n'attendez aucune réponse à cette question. »
Le sorcier resta silencieux, étrangement, il ne perdit pas le contrôle face aux propos de la jeune fille, au contraire il s'y attendait, et il avait même prévu quoi faire dans ce cas là.
« Pettigrow » appela t-il d'une voix
qui ne supporterait aucune désobéissance.
A la grande surprise
de Ginny une porte se matérialisa sur l'un des murs, et un petit
homme à l'aspect pitoyable entra dans la pièce une baguette à la
main.
« Mademoiselle, continua le mage avec un sourire cruel
aux lèvres, puisque vous ne semblez pas prête à me donner les
informations que je vous demande, je vais vous lassez patienter
quelques temps avec l'un de mes serviteurs.
- Lequel ? Ne pu
t-elle s'empêcher de demander frissonnante d'appréhension.
-
Je vois que vous comprenez bien ce que cela implique.
Après un
cours silence le mage reprit
- Je crois que vous vous êtes déjà
rencontré, vous et Lestrange
Le sorcier surprit le regard haineux
qu'affichait maintenant la jeune femme, et il lui procura un
plaisir pervers, surtout qu'il n'avait pas fini.
- Alors vous
souvenez vous ?
Ginny freina un élan de colère, comment pouvait
elle avoir oublié cette femme qui avait tué Sirius !
Pourtant
malgré la nouvelle vague de colère qui la possédait elle répondit
calmement.
- oui j'ai déjà eu affaire à elle…il y a
quelques années.
- Détrompez-vous, vous l'avez vu très
récemment.
Tout d'abord perdu Ginny se senti bouillir de rage,
cette voix grinçante qui l'avait torturée, était Lestrange. Son
visage déformé par la haine arracha un nouveau sourire au mage, qui
attendait toujours une réponse.
- La cellule, souffla sa victime
à elle-même.
- C'est bien cela, donc j'avais l'intention
de vous confier à elle. Peut être réussirait elle à vous faire
changer d'avis.
- Jamais ! Vous N'AVEZ PAS LE DROIT !
Imprégnée d'une nouvelle force
dont l'énergie était la colère, Ginny se mit debout et entreprit
de fuir par la porte toujours ouverte derrière Péttigrow. Ce
dernier surprit par son mouvement se retrouva projeté contre le mur
mais Lord Voldemort n'avait esquissé aucun mouvement. Dans la
seconde pièce Ginny chercha désespérément une porte du regard,
puis jeta un cri perçant. Il n'y en avait pas ! Ce n'était pas
possible, elle couru jusqu'au mur et le tata vivement dans l'espoir
de trouver une porte dissimulée ou quoi que se soit d'autre. Le
tableau semblait paniqué par la réaction de la jeune fille et lui
demandait ce qu'elle cherchait, mais cette dernière ne l'entendait
pas trop occuper à s'écrouler par terre de désespoir, les mains
toujours plaquées contre le mur. Les larmes coulaient maintenant
abondamment sur ces joues. Le Mage apparu alors, la regarda et
lança
- Il n'y a que moi qui décide de ce que vous avez le
droit de faire, et aucune règle ne m'est imposé. Pettigrow,
emmenez la dans les appartements de Lestrange, vite.
Le petit homme leva sa baguette et l'accompagna d'une formule inconnue à la jeune fille. Soudain ses poignets, emprunts d'une volonté propre se tordirent pour se rejoindre dans son dos, et son corps se déplaça de lui-même vers les deux sorciers. Incapable de se contrôler Ginny criait à plein poumon, tout en essayant de s'accrocher a quelque chose grâce à pieds. Le Lord fit alors apparaître une porte à sa droite, par laquelle, le mangemort et sa captive sortirent. Lorsque la porte se referma, disparaissant dans le mur, le silence revint, mais les cris étaient encore présents dans l'esprit du mage, à son plus grand plaisir.
