Bonjour bonjour ! Vendredi, l'odeur du week-end et un nouveau chapitre ! Que du bonheur non ? En tous cas je l'espère.

J'ai beaucoup aimé lire vos différents avis dans vos reviews au sujet de la décision prise par Bella. Et j'espère n'avoir offensé personne avec mes réponses, si c'est le cas, je vous présente mes excuses et je suis d'accord pour en parler avec vous !

Je tiens à remercier Lyllou, Marmotton, flora, fan de twa, titine, beverly, Onja, gaga, et flo1359 pour leurs reviews.

Est-il nécessaire que je reparle de mon blog dont le lien peut-être trouvé sur ma page de profil ? On va dire que non.


Il y a une question qui est revenue souvent alors je vais donner une réponse générale, comme ça, ça sera fait lol. Plusieurs d'entre vous ont mentionné le film "Le Plan B" et me demandaient si ma fiction avait un lien avec. La réponse est non. J'ai eu l'idée de cette fiction avant la fin de Bienvenue à Phoenix High School (ça remonte à fin 2009) et à ce moment là je n'avais pas entendu parlé de ce film. Je l'ai vu à sa sortie et je peux vous assurer que ça ne sera pas la même histoire. La seule chose en commun, c'est l'insémination. Et le fait qu'il y aura un beau gosse dans les parages *héhé*. Ceci étant dit, si vous avez d'autres questions à ce sujet n'hésitez pas ! j'essayerai d'y répondre.


Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire et les modifications apportées au sujet d'origine sont entièrement miennes.


- Chapitre 3 -

- Premiers pas -

Lundi 15 septembre 2008

Comme tous les matins, j'arrivai à la boutique au cinquième étage du 900 Shops Mall une heure avant l'ouverture et une bonne demi-heure avant les autres employées.

J'aurais pu aisément m'installer autre part qu'au magasin pour travailler, d'ailleurs l'atelier n'était pas dans la tour à cause des prix de location exorbitants, mais j'aimais l'idée d'être là. C'était à cet endroit que tout se passait, en ce qui me concernait en tous cas.

Les choses chez Head over Heels se déroulaient différemment que pour la plupart des autres enseignes de création de vêtements. Alice travaillait depuis chez elle la majorité du temps. Elle avait son atelier au dessus du garage où elle s'installait pour dessiner les nouveaux modèles qui lui sortaient de l'esprit. De cette manière, elle pouvait travailler quand l'inspiration lui prenait, tout en gardant un œil sur ses trois derniers enfants, Kate allant maintenant à l'école.

Il y avait ensuite un atelier plus grand en ville où la fabrication avait lieu. La taille de l'entreprise ne justifiait pas une fabrication de masse à prix bas dans un pays d'Asie. Alice avait embauché des couturières à Chicago et à San Francisco, gardant aussi celles avec qui elle avait commencé à travailler. La production était industrialisée mais chaque pièce était vérifiée, et reprise si nécessaire, avant d'être mise en vente.

Il y avait ensuite un comptable et un publiciste. Ce dernier avait sa propre équipe de création totalement indépendante de l'entreprise de ma sœur, et possédait des contrats avec d'autres marques. Nous le contactions uniquement lorsqu'une nouvelle collection était prévue ou qu'un grand évènement s'annonçait. Le comptable faisait ce qui était attendu de lui puis en référait à Alice à chaque fin de semaine, c'était ce qu'elle avait exigé de lui histoire d'éviter les mauvaises surprises du genre détournement d'argent.

Pour terminer, il y avait bien sur les vendeuses, et moi. Je travaillais en étroite collaboration avec tout ce petit monde. J'écoutais les avis des clientes, les remarques des employés, je supervisais la publicité afin qu'elle reflète bien l'image que nous voulions donner et que les clientes attendaient, et pour finir, je décidais avec Alice des prix de vente.

C'était sans doute la tâche la plus contraignante. A la libération de chaque nouvelle collection il fallait recommencer. Prendre en compte les matériaux utilisés, le coût de fabrication, les salaires des employés, et bien sûr un petit profit pour Alice.

De manière générale, c'était l'avis des clients et les conditions de vente qui étaient le plus important pour moi. Je ne me rendais au Quartier Général qu'au moment où une nouvelle collection voyait le jour, où occasionnellement lorsqu'on avait besoin de moi. Voilà pourquoi j'avais installé mon bureau dans une arrière salle de la boutique.

Je refermai la porte derrière moi, ne touchai pas aux stores et traversai tout droit jusqu'à mon bureau, mon chemin seulement éclairé par la petite veilleuse au dessus la porte. Je n'allumais pas la lumière, jamais, pour cela il me fallait faire un détour par le comptoir et c'était trop risqué. Le parcours était semé d'embuches, plus connues sous le nom de présentoirs, alors que pour aller à mon bureau c'était une simple ligne droite dépourvue de tout obstacle.

Une fois dans la petite pièce, j'allumai la lampe de bureau et contournai celui-ci pour tirer les stores. La vue sur North Michigan Avenue qui m'avait d'abord émerveillée ne me faisait à présent ni chaud ni froid, mais la lumière apportée était suffisante et bien moins agressive que celle des néons.

Attendant l'arrivée de mes collègues, je commençai ma routine ; je démarrai mon ordinateur et jetai un œil sur les notes que m'avait laissées Jessica au sujet de l'ouverture de samedi. Je ne venais généralement pas travailler le week-end mais le magasin était tout de même ouvert.

A neuf heures trente tapantes, avec la ponctualité qui les caractérisait -qualité exigée par Alice- Angela et Jessica arrivèrent, la première chargée de trois gobelet de chez Starbucks, et la seconde débordante d'énergie, parlant déjà avec animation.

« Salut chef ! » Me salua-t-elle gaiement en accrochant sa veste dans la remise des employés adjacente à mon bureau.

« Jessica. » Répondis-je en souriant. « Tu m'as l'air bien en forme pour un lundi matin. J'en déduis que ton week-end c'est bien passé. Tu as finalement trouvé une excuse pour ne pas aller à ta soirée ? » La taquinai-je.

« Mieux que ça ! » S'écria-t-elle, ouvrant grand les yeux, signe qu'elle avait déjà forcé sur la caféine et qu'on ne pourrait plus l'arrêter. « Samedi, pendant ma pause déjeuner, j'ai finalement trouvé LA robe qui allait toutes les laisser sur le cul alors je me suis dis 'Jess, avec une tenue comme ça, peu importe qu'il n'y ait pas de mec à ton bras. En fait il aurait même terni le décor, alors fonce et mets leur en plein les yeux !'. » Déballa-telle sans reprendre son souffle. « Tu sais à quel point je n'avais pas envie d'aller à cette réunion d'anciens élèves du lycée. Franchement revoir toutes ces greluches qui sont persuadées d'avoir mieux réussi que les autres … très peu pour moi. En plus de ça, je n'avais pas de cavalier et j'étais sûre qu'elles parleraient toutes dans mon dos à cause de ça, mais figures-toi que j'étais loin d'être la seule célibataire ! Et qu'en plus de ça, trois de celles qui étaient si parfaitement mariées ont subis un divorce horrible ! Finalement ma situation n'était pas aussi désespérée que ce que j'imaginais. » Continua-t-elle avant de reprendre, sans me laisser le temps d'ouvrir la bouche, bien que je n'ai rien de spécial à dire. « Ensuite, outre mon statut relationnel, je m'attendais à ce qu'elles se foutent toutes de moi parce que, tu sais, la plupart sont avocates ou toubib ou secrétaire dans une grande firme multinationale ou, les meilleures de toutes à les entendre, mères au foyer, alors moi simple vendeuse … je ne leur arrive même pas à la cheville. Mais non ! Quand cette saleté de garce de Becky Jenkins, enfin Becky Porter maintenant … » Se corrigea-t-elle dans une imitation hautaine de son ancienne camarade de classe. « … a commencé à parler de mon boulot, je leur ai dit pour quelle marque je travaillais et là je suis devenue LA reine du bal ! Je te passe le gros de la conversation mais, en résumé, celles qui sont restées sur Chicago ont promis de passer à la boutique, et j'ai fais une distribution de cartes de références du site internet aux autres. » Conclu-t-elle en souriant. « Tu me remercieras plus tard chef. » Dit-elle avec un clin d'œil en s'éloignant vers le comptoir pour récupérer son café.

En souriant, habituée par le comportement de Jessica mais toujours surprise par la rapidité avec laquelle elle pouvait partager autant informations, je me tournai vers Angela, la seconde vendeuse beaucoup plus calme et discrète.

« Et toi, ton week-end a été aussi … passionnant ? » L'interrogeai-je.

« Beaucoup moins ! » Rit-elle. « Tu sais ce que c'est, après quelques années de mariage la flamme s'éteint et la femme n'est plus là que pour s'occuper du diner et de la lessive. » Soupira-t-elle.

« Ce que tu peux être mauvaise langue ! » La fustigeai-je. « Ben était sans doutes le petit-ami le plus attentionné que j'ai jamais vu et votre mariage ne la rendu que plus parfait ! »

« Oh ça va, je plaisantais. » Dit-elle en levant les yeux au ciel. « Il travaille beaucoup depuis ces dernières semaines, et ça sera ainsi jusqu'à ce qu'il ait sa promotion ou qu'il abandonne tout espoir, alors autant que je me fasse à l'idée que c'est fini les sorties du week-end et les soirées romantiques. Du moins pour un temps. » Continua-t-elle avec bien plus de sérieux. « Mon rôle c'est de le soutenir et de l'aimer. Même s'il me tape sur le système à laisser trainer son linge sale partout derrière lui. »

Angela était la première des vendeuses que nous avions embauchée à Chicago. Elle travaillait avec nous depuis le début du magasin, et j'avais liée une amitié avec elle et son conjoint, Ben. Après trois ans de relation stable, tous les deux s'étaient mariés et vivaient encore plus heureux depuis près de deux ans. Un couple parfait de plus dans mon entourage …

« Et toi ? Ton anni … ton déjeuner avec tes parents ? » Se reprit-elle, sachant que je n'aimais pas spécialement mes anniversaires.

« La routine. » Soupirai-je en y repensant. « Garder Renée loin de la cuisine, s'occuper des enfants, souffler les bougies et me disputer avec mon père. » Ajoutai-je avec nonchalance, mais pas suffisamment de nonchalance pour berner Angela.

« Oh Bella ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je croyais que papa Swan était raide dingue de ses filles. »

« Pas quand la dite fille, celle qui vie désespérément seule, lui annonce qu'elle a décidé de se faire inséminer. » Marmonnai-je, ne sachant pas vraiment si je voulais entendre la réaction d'Angela.

« Vraiment ? » S'exclama-t-elle sans que je puisse savoir ce qu'elle en pensait. « Waouw … sacré déclaration en effet. Et vous vous êtes disputés pour ça ? » S'enquit-elle sans m'éclairer davantage.

« Disputer est un bien grand mot. Il a ronchonné dans son coin avant d'aller bouder dans sa chambre. Je ne l'ai pas entendu depuis. Ma mère pense qu'il lui faudra juste du temps pour s'habituer à l'idée. »

« Ça peut se comprendre. C'est une pratique assez étrangère pour la génération de nos parents. Mais je pense qu'il t'aime suffisamment pour ne pas te renier. » Plaisanta-t-elle.

« J'espère. » Marmonnai-je.

« Et qu'en pensent les autres ? » Demanda-t-elle.

« Ma mère a été surprise mais elle comprend que c'est ce dont j'ai envie. Alice et Jasper me soutiennent et ont l'air enthousiaste. Mais dis-moi un peu ce que tu en penses toi. Est-ce que c'est une idée stupide que je devrais étouffer tout de suite ? »

« Non, bien sûr que non ! » S'exclama-t-elle. « Si c'est ce que tu veux vraiment, tu ne peux laisser personne d'autre décider de ta vie à ta place. Est-ce que tu as déjà pris rendez-vous quelque part ? »

« Et bien, en fait, l'idée ne m'est venue que lorsque j'ai soufflé mes bougies et la réaction de mes parents m'a un peu refroidie. J'ai fais quelques recherches sur le processus hier, mais je n'ai contacté aucun médecin si c'est ce que tu veux dire. »

« Bien sûr … et c'est une décision qu'on ne prend pas à la légère. » Acquiesça-t-elle doucement. « Tu sais, la sœur de Ben et son mari ont eu des problèmes pour concevoir leur petite fille. Ils ont essayé pendant près de deux ans avant d'aller voir un médecin et je n'ai entendu que des louanges de la part de Mary au sujet de la clinique qu'ils ont choisi. Je peux lui demander les coordonnées si tu veux. » Proposa-t-elle.

« Avoir l'avis de quelqu'un serait rassurant. » Avouai-je.

« Alors considère que c'est fait, je dois déjeuner avec elle alors tu auras ça dans l'après-midi si tout va bien. » Sourit-elle avant de se mettre au boulot.

Et j'en fis autant en essayant de ne plus penser à tout ça … du moins jusqu'à ce qu'Angela revienne de sa pause et tape à la porte de mon bureau.

« Voici la carte de la clinique privée où ils sont allés. C'est dans Chatham. Et il faut que tu demandes le docteur Cavendish. D'après Mary, le docteur Jameson a des airs de vieux pervers qui ne vous mettent pas du tout à l'aise, et comme je suppose que tu voudrais éviter d'être mal à l'aise … »

« J'aimerai autant, oui. » Acquiesçai-je. « Clinique de Chatham, pas de Dr Jameson. » Répétai-je. « Merci beaucoup Angela. »

« A ton service patron. Oh ! Mary a inscrit son adresse mail au dos si jamais tu as des questions ou simplement envie de parler … » Indiqua-t-elle en haussant les épaules. « Je retourne bosser. » S'excusa-t-elle et je me retrouvai de nouveau toute seule, la carte de visite dans ma main pesant une tonne.

Je lu et relu chaque ligne imprimée jusqu'à connaitre par cœur le numéro de téléphone, de fax et l'adresse postale. Je ne pouvais rien faire d'autre, trop tétanisée pour tendre le bras, que ce soit pour poser le bout de papier cartonné ou attraper le téléphone.

C'était ce que je voulais. Plus que tout ! Mais c'était un tel bouleversement dans ma vie. Je ne pouvais pas demander un rendez-vous là-bas comme s'il s'agissait d'une épilation.

« Décide-toi Isabella ! » Me grondai-je. « Tu veux cet enfant ? Alors fais quelque chose pour que ça arrive, parce que le Saint-Esprit a prit sa retraite il y a plus de deux milles ans, si c'est lui que tu attends. »

Sans plus réfléchir, je sautai sur mon téléphone et composai le numéro. Deux sonneries plus tard, une voix amicale m'accueillit.

« Clinique Obstétrique-Gynécologique de Chatham, bonjour. »

« Hum … bonjour. » Bégayai-je, ne m'attendant pas à ce que quelqu'un décroche.

Pourtant c'est généralement ce qu'il se passe quand tu passes un coup de fil …

« Que puis-je faire pour vous ? » Demanda la voix.

« Je … je voudrais un bébé. » Lâchai-je comme une idiote. « Enfin … » Me repris-je en l'entendant rire doucement.

« Ne vous inquiétez pas. » Me rassura-t-elle. « Désirez vous prendre une rendez-vous avec un de nos spécialistes ? Juste pour en discuter. » Précisa-t-elle, ayant totalement compris ma situation et mon état d'esprit. Cette femme était très forte.

« Oui. Oui c'est ce que je veux faire. » Dis-je avec appoint. « Je voudrais un rendez-vous avec le docteur Cavendish. » Continuai-je.

« Ah je suis navrée madame. Le docteur Cavendish a déménagé, il ne pratique plus ici depuis presque trois mois. »

« Oh. » Répondis-je bêtement.

« Je peux vous proposer un rendez-vous avec le docteur Jameson ou avec le doct … »

« Non ! Pas le docteur Jameson ! » M'exclamai-je avant de me mordre la lèvre. Elle allait me prendre pour une folle.

« Alors le docteur Masen ? » Demanda-t-elle.

« Le docteur Masen ? » Répétai-je, ne sachant pas quoi répondre. Mary et Angela n'avaient pas parlé du docteur Masen.

« C'est le remplaçant du docteur Cavendish. Il l'a chaudement recommandé. » Précisa-t-elle, me comprenant décidément très bien. « Ce n'est que pour discuter, ça ne vous engage à rien. Si le docteur Masen ne vous convient pas vous pourrez toujours consulter un autre médecin. » Ajouta-t-elle après un long silence.

« Oui … » Acquiesçai-je doucement. « Oui, vous avez raison. Je vais prendre une rendez-vous avec le docteur Masen. »

« Quel jour vous conviendrait le mieux ? » Lança-t-elle de sa voix souriante.

« N'importe quel jour, vraiment. Je peux me libérer facilement mais je préfèrerais que ce soit en début ou fin de journée. »

« Très bien. Que diriez-vous de vendredi, dix-sept heures ? » Demanda-t-elle.

Je savais que c'était un bon moment, du moins aussi bon que n'importe quel autre, mais accepter le rendez-vous signifiait atteindre une nouvelle étape. Mais c'était ce que je voulais.

« Vendredi, dix-sept heures. C'est parfait. » Répondis-je.

« Alors c'est noté. Je vais vous demander votre nom et un numéro auquel vous joindre. »

« Isabella Swan. » Lui dis-je avant de lui donner mes coordonnées.

« Et bien à vendredi Madame Swan. » Me dit-elle finalement.

« Oui, à vendredi. Et merci beaucoup. »

« Je vous en prie. » Répondit-elle avant de raccrocher.

Comme un automate, je reposai le combiné et ouvrit une nouvelle page web pour localiser l'emplacement de la clinique.


A votre avis, le docteur Masen lui conviendra-t-il ou faudra-t-il que Bella aille voir ailleurs ? J'attends vos réponses et vos impressions sur Jessica et Angela !

Oh, et je tiens à préciser, au cas où quelqu'un l'aurait mal pris, que je ne critique absolument pas les mères au foyer. Ma maman en est une et je sais que ça peut s'avérer être un sacré boulot !