Titre : Douce vie.
Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)
Pairing (futur) : Destiel
Disclaimer : Supernatural appartient à ses créateurs.
La chasse avec Cas se passa plutôt bien. Pas trop mal. Le plus difficile avec Cas c'était de le déguiser et de lui faire comprendre comment agir. Soit il en faisait trop, soit il en disait trop, et parfois Sam et son tact légendaire manquaient à Dean. Heureusement dans l'action Cas était hyper utile et doué, on pouvait compter sur lui. Dean ne s'inquiétait pas pour l'ange, il était plus fort que lui, plus rapide aussi, il se débrouillait parfaitement quand il s'agissait de se battre et de faire la fête aux monstres.
Tous les soirs Dean appelait Sam, soi-disant pour avoir des informations, il s'assurait surtout que Julia était toujours là, que Sam n'avait pas fait de bêtises pendant son absence. Et cela rassurait son petit frère d'entendre Dean.
Quand ils avaient un moment de libre, Dean emmenait Cas avec lui dans un bar, pour le pousser à s'amuser un peu, mais Cas donnait toujours l'impression d'être un hippopotame au milieu de flamants roses, pas tellement à sa place, quoi. Il ne faisait pas exprès, c'était seulement sa façon d'être. C'était aussi ce qui amusait Dean par moment, le comportement un peu décalé de Cas. Sa façon de répondre à côté quand il se faisait draguer. Dean n'avait pas besoin de boire pour être joyeux. Pour rire. Et il se disait que ce n'était pas si mal d'avoir l'ange à ses côtés pour une chasse.
Même si c'était pour une seule.
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Dean était de retour seul. Aussitôt la chasse fini, Cas avait décidé que comme Dean n'avait plus besoin de lui il pouvait retourner dans son poulailler s'occuper de ses poules. Dean s'était sentit furieux, avait conduit l'Impala les sourcils froncés, était arrivé en claquant la porte du bunker, maudit ce putain d'ange intérieurement et puis avait fait un gros câlin à Julia. Ca l'avait à peine calmé. Il reposa Julia dans son transat et s'assit en râlant :
- Est-ce qu'il est obligé de partir comme ça ?
- Il a des obligations Dean. Répondit Sam sachant tout de suite de qui Dean parlait sans qu'il ait besoin de le préciser.
Dean croisa les bras, posa les pieds sur la table et fit la moue.
- La chasse s'est bien passée ?
- Ouais. On s'est débarrassé de la Méduse. Tu le crois ça ? Elle transformait les gens en pierre pour les collectionner. Glauque.
Sam hocha la tête.
- Cas n'était pas de trop, même avec un miroir, c'était plus facile d'être deux pour éviter son regard. Finalement comme on ne réussissait pas à la transformer en caillou, je lui ai tranché la tête. Ca s'est révélé tout aussi efficace.
- Bien. Et les personnes transformées en statuts ?
- Sont restées des statuts…
Sam soupira.
- Au moins on l'a empêché d'agir. Le rassura son frère.
- Ouais. Au moins.
- Et puis là Cas a dit « comme on n'a fini, Dean, je repars » et paf disparu. Même pas d'au revoir, que dalle.
Dean frappa furieusement son poing sur l'accoudoir de sa chaise.
- Qu'il essaie de se pointer, moi je vais lui faire la tronche au carré tout ange qu'il soit.
Sam se leva et prit Julia, qui commençait à gémir, dans ses bras.
- Je crois que tu l'inquiètes Dean.
Dean essaya de se calmer et changea de sujet :
- Alors t'as pas profité que j'ai le dos tourné pour t'en débarrasser finalement.
- Non. J'ai changé d'avis. On la garde.
Dean retrouva le sourire :
- Vraiment ? Génial ! Qu'est ce qui t'as fait changer d'avis ?
Sam haussa les épaules :
- Un truc. Que Cas a dit.
En entendant le nom de l'ange Dean recommença à faire la moue :
- Mouais je vois.
Sam s'approcha de son frère et lui mit Julia dans les bras pour le détendre. Dean posa les pieds par terre et fit sauter la môme sur ses genoux, la faisant éclater de rire.
- Si tu veux qu'il reste tu n'as qu'à lui dire.
Dean ronchonna quelque chose comme quoi il avait essayé mais que Cas n'avait pas voulu. Sam commença à préparer le biberon de la petite et dit :
- Tu lui as demandé de rester pour des chasses. Demande lui de rester pour toi.
- C'est pareil.
- C'est différent et tu le sais.
Dean fit basculer Julia doucement en arrière et éluda le sujet :
- Alors ma jolie, toi tu restes avec nous pour de bon ? C'est chouette ça hein ?
Julia rigolait aux éclats. Sam et Dean prirent ça pour un oui.
Il y eut d'autres chasses, ils se débrouillèrent. Ils firent voyager Julia avec eux, ils se partagèrent les tâches. L'un allait interroger, l'autre gardait Julia. Puis ils échangeaient les rôles. Quand ils le pouvaient, que le monstre à abattre n'était pas trop dangereux, Dean y allait seul, quand ça craignait trop, Dean appelait Cas. Et Cas venait, il venait. Il aidait Dean, ou il aidait Sam. Il accepta même de garder Julia une nuit, et il ne se débrouilla pas si mal avec elle. Il venait donc, mais il repartait toujours. Et chaque fois Dean se mettait en colère. La plupart du temps il sortait boire un verre, s'amuser avec une fille, pour se calmer. Quand il ne pouvait pas, il chantait tout son répertoire à Julia.
Ils intégrèrent assez facilement cette routine, les chasses étaient plus espacées, il y avait toujours ces moments au bunker où ils profitaient simplement de la petite et de la vie qu'elle leur donnait. Quand certaines situations craignaient trop ils repartaient.
Julia s'habitua à voyager, en voiture, la plupart du temps elle dormait et en grandissant elle commença à faire des « nananana » pour suivre Dean quand il chantait. Quand elle dit son premier papa, Dean cru que Sam allait s'évanouir sous l'émotion. Il resta tout droit planté sur le sol sans bouger, devenant tout rouge :
- Respire papa Sam !
Et Sam avait eut un sourire bête jusqu'au plafond.
- Elle m'a appelé papa.
Il lui fallu bien deux mois avant d'arrêter d'avoir ce sourire ridicule quand elle l'appelait papa. Mais Dean ne se moqua pas longtemps parce qu'il se retrouve à bêtement jubilé pour son premier « tonton » (après la dix millième fois où il lui répétait, elle avait fini par le dire).
- Les gosses ça rend vraiment con. Avait-il conclu.
Ouaip. Et ça les rendait heureux.
Le temps passa sans même qu'ils ne s'en rendent compte. Julia grandissait sous leurs yeux et ils étaient là pour la voir. La chasse ne leur prenait pas assez de temps pour qu'ils le ratent. Même si ce fut Cas qui fut le témoin de ses premiers pas.
L'ange était venu, après que Dean l'ait appelé :
- Faut que je sois avec Sam sur ce coup là, tu peux garder Julia ?
Cas avait dit quelque chose sur un truc qui se passait au paradis, et comme à chaque fois, Dean lui avait demandé s'il avait besoin d'aide, s'il voulait que Sam et lui fassent quelque chose pour lui, n'importe quoi, et comme à chaque fois Cas avait dit non.
« Il n'a pas besoin de nous, voilà pourquoi il ne reste jamais », pensait Dean.
Mais Cas avait finalement accepté de garder la petite. Il finissait toujours par accepter.
« Parce que Dean lui demandait », pensait Sam.
Cas était donc resté pour Julia ce jour là. Il lui avait donné son petit pot, avait réussi à changer sa couche sans problème, avait construit une immense tour avec ses cubes et avait penché la tête sur le côté quand elle avait trouvé plus marrant de la détruire. Julia l'appelait « tonton » aussi et il ne comprenait pas pourquoi. Ignorant que pour Julia tous les hommes étaient des « tontontonton » à part son père.
- Je ne suis pas ton tonton.
- Tontontonton.
Castiel insista, et répéta plusieurs fois qu'il ne l'était pas et chaque fois Julia l'appela « tonton ». Castiel perdit le combat contre une puce d'un an. Avant la fin de la journée c'était lui qui disait :
- Viens voir tonton !
Sans s'attendre à ce que Julia se mette debout toute seule et fasse trois pas dans sa direction avant de retomber à quatre pattes. Castiel comprit qu'on avait beau être un ange depuis des milliers d'années, on ne s'habituait jamais tout à fait à ce genre de miracles.
Quand Sam et Dean rentrèrent au milieu de la nuit, ils tombèrent sur un Cas aux yeux brillants qui leur expliqua d'une voix assez nerveuse que Julia avait marché.
- Elle a marché Dean. Sam. Elle a marché. Comme ça. Elle a fait trois pas. Toute seule.
Sam et Dean comprirent que le pouvoir de Julia s'étendait jusqu'aux anges.
Mais Cas ne resta pas. Il ne resta pas.
Dean eut besoin d'un sacré paquet de tartes et d'alcool pour réussir à arrêter de froncer les sourcils.
xxx
Sam avait demandé à Cas de rester. Il lui avait demandé de rester pour Dean. Pas pour les chasses, pas pour sa fille, pas pour leur être utile, mais pour Dean.
Mais bien sûr Sam n'était pas Dean, Cas ne voulu pas rester. Parce qu'il avait des responsabilités au Paradis, ce genre de trucs.
- Demande lui toi, avait insisté Sam auprès de Dean.
- Pour quoi faire ? Tu lui as demandé non ? Tu as bien vu que ça ne servait à rien.
Et Dean, l'ego blessé, ne demandait rien à Cas.
Puis Julia eut deux ans. Elle avait des cheveux bruns tous fins que Sam adorait coiffé en couette, de magnifiques yeux verts, elle était aussi grande pour son âge. Elle ressemblait vraiment à son père. Elle adorait le suivre partout, elle babillait sans cesse, mais se taisait quand son père ou son tonton lui lisait une histoire. Elle adorait quand tonton Dean chantait et remuait son popotin en tapant des mains, en rigolant et en chantant des « nininins ».
- Cette gosse a vraiment bon goût.
Sam le taquinait :
- Je me demande si elle n'a pas des problèmes d'oreilles.
- Aha ! Très drôle papa Sam.
Quand Cas venait, elle lui sautait dessus pour un câlin.
- Tonton anz !
Cas la prenait dans ses bras en souriant. Et Dean en voyant le tableau avait envie que Cas reste. Bon sang il avait tellement envie qu'il reste.
Sam avait acheté un million d'habits pour Julia. Des jouets de pleins de couleurs, qui faisaient pleins de bruits, des tas de bouquins. Dean devait le freiner, sinon Julia aurait croulé sous les cadeaux.
- Tu la gâtes trop, n'en fait pas un monstre capricieux.
- C'est pas toi qui lui a acheté la peluche girafe l'autre fois ?
- Okay d'accord. Bah calmons-nous tous les deux.
Sam fut plutôt d'accord et ils freinèrent un peu les achats pour Julia. Il faut dire qu'elle était tellement mignonne.
Même quand elle pleurait et boudait, elle réussissait à les faire fondre.
- Allez Julia ouvre la bouche pour manger ton yaourt !
- Non.
- Pourquoi non ?
- Non !
Sam approcha la cuillère de sa bouche et Julia fit « prrrrrrr ».
- Allez ma belle.
- Non.
- Ma jolie ?
- Non.
- Pour faire plaisir à papa ?
- Non.
Alors Sam n'insista pas et c'est à ce moment là que Julia attrapa la cuillère et la mit dans sa bouche, puis réclama son yaourt.
- Tu es vraiment une coquine, tu le sais ça ?
S'attendrit Sam, en lui donnant finalement à manger.
Dean adorait lui faire l'avion et la faisait rire aux éclats, Sam la portait sur ses épaules et lui donnait sans doute l'impression de toucher le ciel. Quand Cas était là, c'était lui qui avait le droit aux plus gros câlins :
- Je vais finir par être jaloux, avait dit Sam amusé.
- Ca doit être l'auréole, elle adore.
- Je n'ai pas d'auréole, Dean.
Et Dean riait.
C'était comme avoir une vie normale, parfois entrecoupée de chasse, ça aurait été parfait pour Dean si Cas était resté. Ca aurait été parfait pour Sam aussi d'ailleurs, pour que son frère arrête de faire la tronche dès que l'ange repartait, pour qu'il arrête d'être triste parfois. Si seulement Dean avait pu demander à Castiel de rester, pour lui, si seulement Cas avait pu comprendre que sous son tas de déni Dean le voulait près de lui.
Mais les choses n'étaient pas si faciles, c'était comme avoir deux grands endormis en face de soi et ne pas pouvoir les secouer pour les réveiller.
Sam arrêta d'y penser quand sa fille disparue.
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C'était au cours d'une chasse contre des démons qui sévissaient. Ils avaient emmené Julia, bien sûr, ils emmenaient toujours Julia. Mais ensuite ils la laissaient au motel et soit Sam, soit Dean la gardait, tour à tour. Parfois Cas, quand ils avaient vraiment besoin et quand Dean ne se sentait pas trop en colère contre lui pour le prier de venir.
Cette fois-là était une fois où Dean était trop en colère mais Sam insista :
- On a besoin de Cas sur ce coup là, je te laisse y aller avec lui, mais pas seul. On sait qu'il y a au moins trois démons.
Dean avait fini par entendre raison et il l'avait appelé. Cas était venu, ils étaient partis en chasse mais Dean faisait quand même grave la gueule à l'ange, pas question de lui sourire ou ce genre de trucs.
Sam était fatigué de ça, il aurait aimé qu'ils se parlent une bonne fois pour toute. Là ils lui faisaient parfois pensés à des ados dans une mauvaise comédie. Quiproquos et manque de dialogues donnaient des scènes comme celles auxquelles il assistait.
Il prit Julia dans ses bras quand les deux furent partis :
- Dis voir toi, tu sais que tes tontons sont bêtes ?
- Tontons ! Répéta-t-elle en rigolant.
- T'es bien plus maligne qu'eux ma belle, sourit Sam en embrassant le front de sa fille.
- Oui ! Sourit-elle.
- Bon il est tard mon cœur, on va faire un gros dodo.
Il la porta jusqu'à son lit mais aussitôt allongé, Julia se mit debout :
- Toiiiii !
- Oui j'oublie pas l'histoire, fit Sam en sortant un des albums qu'ils avaient emmené.
Julia applaudit :
- Couche toi Julia.
Mais la gosse resta debout. Sam la prit gentiment pour l'allonger et lui donna son doudou préféré (la girafe que Dean lui avait offert). La petite resserra sa main dessus et se remit debout en insistant :
- Toitoitoitoitoi !
- Oui Julia. Histoire.
- Toi
- Histoire.
- TOIIII !
Sam soupira, puis ouvrit le livre.
- Bon je te la lis mais après dodo !
La petite sautillait dans son lit et Sam fini par la prendre sur ses genoux pour qu'elle se calme un peu. Elle serra sa girafe contre elle et se blottit contre son père, regardant le livre. Sam ouvrit l'album devant elle pour qu'elle puisse profiter des images et commença à lire. La petite des fois posait la main sur le livre pour qu'il la laisse regarder ou lui explique qui était les personnages et Sam s'exécutait. A la fin de l'album elle bailla et se frotta un œil.
- Dodo Julia.
- Hmmm
Il embrassa son crâne et la coucha dans son lit encore une fois. Cette fois-ci Julia resta allongé :
- Biyou biyou.
Sam lui refit un bisou, sur la joue et Julia embrassa la joue de son père. Il remonta sa couverture sur elle et Julia, sa peluche girafe dans les bras, ferma les yeux.
Sam resta un moment à la regarder, veiller sur elle. Puis après avoir passé une main dans les cheveux de sa fille endormie profondément, laissant la veilleuse allumer, il alla prendre une douche.
Quand il revint dans la chambre, dix minutes plus tard à peine, qu'il passa devant le lit de sa fille pour y jeter un coup d'œil, son estomac se noua et son cœur s'arrêta de battre.
Julia avait disparu.
Il l'appela et la chercha dans toute la chambre, en vain. Sam sortit son portable et composa le numéro de son frère :
- Dean.
Dean sut à la voix de Sam que quelque chose n'allait pas.
- Il faut que tu rentres Dean, Julia a disparu. Julia… Julia a disparu. Quelqu'un l'a kidnappé.
Dean conduisit l'Impala tellement rapidement qu'il failli se prendre deux trottoirs mais évita chaque fois l'accident. Cas avait déjà rejoins Sam. Quand Dean arriva, son frère tremblait et tournait en rond, creusant une tranchée.
- Il faut la retrouver.
Dean se tourna vers Cas :
- Tu peux la retrouver toi ?
Cas hocha la tête :
- Je peux essayer.
- Okay, alors cherche là et nous on réfléchit à qui aurait pu faire ça.
Cas disparu et pour la première fois, Dean ne lui en voulu pas.
Sam se tourna vers Dean :
- Qui ? Tu es sérieux. Des tas de personnes auraient pu faire ça.
- Sam… On va la trouver, je te le jure. On va pas laisser les méchants nous attaquer comme ça ? On va leur reprendre Julia.
Sam était incapable de réfléchir dans l'état dans lequel il était. Ses tremblements ne voulaient pas s'arrêter. En revanche Dean se servit de sa peur et de son inquiétude comme d'un moteur.
- Je pense que c'est en rapport avec notre affaire Sam.
- …
- Quand tu nous as appelé, Cas et moi étions sur la piste des démons, mais on ne les a pas trouvé, pas où ils auraient dû être. S'ils nous avaient repérer un premier…
Sam s'assit, plutôt il tomba sur une chaise, comme si ses jambes venaient de le lâcher.
- Sammy, reprends toi, j'ai besoin de toi là ! De ton cerveau de petit génie tu vois ?
- Julia a disparu.
- Putain Sam ! Oui elle a disparu et on va la retrouver et on va tellement torturer le ou les connards qui ont fait ça que ça passera l'envie aux autres de tenter.
- C'est ma faute… J'aurais pas dû la laisser seul. J'aurais dû savoir que je la mettais en danger…
- Sam ! C'est pas ta faute okay ? Reprends toi !
Mais Sam n'arrivait pas à se reprendre. Il imaginait déjà le pire, il se sentait mourir à l'intérieur de lui-même. Presque deux ans avec sa fille et il avait oublié qu'elle était toujours en danger avec lui. Toujours. Comment avait-il pu oublier ça ?
- J'espère que t'es pas entrain de penser des conneries Sam. Du genre que tu aurais dû l'abandonner ou je ne sais pas quoi.
- Mais c'est vrai non ?
- Non ce n'est pas vrai. Okay ? Ce n'est pas vrai. Tu l'as gardé et regarde comment elle était heureuse ? Elle est heureuse avec nous d'accord ?
- Hm.
Dean n'y tint plus, se leva et donna un coup de poing à son frère :
- Ressaisis-toi bordel, elle a besoin de nous là, pas que tu pleures sur ton sort !
Le coup eut l'effet escompté, Sam sembla se réveiller enfin. Il releva les yeux vers son frère :
- Merci. Tu as raison. Qu'est ce que tu disais à propos des démons ?
Dean soulagé de voir Sam reprendre ses esprits, se répéta et son frère hocha la tête.
- Il y a des chances que ce soit eux effectivement. C'est une manière de nous atteindre et de nous empêcher de penser rationnellement.
- Oui.
Sam réfléchit à toute vitesse :
- Si ce sont eux, pour le moment ils n'ont aucune raison de la tuer, ils vont vouloir s'en servir contre nous.
Dean hocha la tête :
- Partons de l'idée que ce sont eux. Dit-il.
Sam se releva et tourna dans la pièce à toute vitesse :
- Ils vont chercher une protection, voir les faveurs de quelqu'un de plus puissant qu'eux. S'ils ont « la fille des Winchester », ils vont vouloir la brandir comme un trophée.
Sam continua de réfléchir très vite et de faire ses suppositions à voix haute :
- Du moins c'est ce que je pense, je peux me tromper. Mais… Elle leur est plus utile vivante et en bonne santé, source de chantage. Et… Il n'y a pas de démons plus puissant à ma connaissance que…
Il se tourna vers Dean et tous deux en même temps lâchèrent le même nom :
- Crowley.
Cas revint à ce moment là :
- Je crois que ce sont les démons que l'on chassait Dean. Ils ont laissé beaucoup d'indices qui portent leur marque, ils ne sont pas très discrets.
- On peut les rattraper ?
L'ange acquiesça :
- Je pense.
- Ils doivent être en route pour donner Julia à Crowley. Peut-être que c'est déjà fait. Commente Sam.
Dean se releva, sortit la lame contre les démons et la tendit à Sam :
- Je te laisse t'en occuper.
Sam le remercia et rangea l'arme.
- On est partit. Cas on compte sur toi pour nous indiquer la route.
L'ange n'eut pas besoin de se faire prier. Parce qu'il était comme les deux frères, il l'aimait cette gosse.
Ils partirent tous les trois à la poursuite des démons, prêt à leur faire payer très cher leur acte.
A suivre.
L'autatrice : un petit peu d'action dans ce chapitre, mais vous attendez pas non plus à quelque chose de compliqué et long. Comme je l'ai dis, c'est une fic plutôt centré sur les sentiments et la vie avec Julia que réellement un truc course/poursuite action. Mais il fallait bien quand même qu'ils aient quelques ennuies. Bref, j'espère que ça continue de vous plaire…
