Hey ! :D
Voici enfin le chapitre 3 ! J'espère qu'il vous plaira :3
Merci une nouvelle fois à ma beta-lectrice~
Bonne lecture !

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Izaya n'était pas le seul à s'interroger ce soir-là, après ce combat si particulier.
Que Shizuo se pose des questions n'était pas si rare que ça, mais qu'il s'aventure à établir des théories –l'influence de l'asticot ?- l'était bien plus ! Cependant, fidèle à lui-même, il abandonna assez vite.

La force inhumaine du lâche les avait surprise tous les deux. Pourtant, pour Shizuo, c'était surtout l'étonnement de son adversaire qui l'avait ébranlé. Il connaissait bien, malgré lui, l'informateur d'Ikebukuro, et inversement.
Il appréhendait l'étendue de la force physique d'Izaya, qui se reposait essentiellement sur son agilité et sa vitesse. Sa ruse, elle, ne connaissait aucune limite. Pourtant il était certain que si l'informateur avait acquis une force particulière, il l'aurait sûrement utilisé avant de recevoir délicatement un poing dans la face. Peut-être le brun ne maîtrisait-il pas encore sa force ? Mais dans ce cas il n'aurait pas pris le risque de le provoquer aussi tôt ! Ou bien Izaya avait besoin de douleur pour utiliser sa nouvelle capacité… cette seule idée le fit frissonner d'une sorte de dégoût, son corps pourtant vierge imaginant des choses bien malsaines.

Shizuo était rentré chez lui, dans son petit appartement, ou plutôt taudis, d'Ikebukuro, après le combat afin de se remettre de ses blessures. Il voulut se reposer mais le sommeil le fuyait, c'est pourquoi il s'était mis à penser intensément. Mais après une petite heure, son esprit se concentra sur des futilités, réalisant qu'il ne trouverait pas d'explication à ce qui s'était passé. Au petit matin, il retrouva donc Tom pour travailler malgré la chaleur qui commençait à faire fuir la population vers l'intérieur ventilé de leur appartement ou des restaurants.

Comme d'habitude, Shizuo n'était pas très bavard. Il se contenta de suivre son patron, tentant de garder son sang-froid face aux clients et d'exploser quand c'était nécessaire, au malheur ou au bonheur du métisse.
Le blond ne se confiait qu'avec Celty, qu'il croisa d'ailleurs dans la soirée. Il ne savait pas exactement ce qui l'attirait chez la coursière. Il ne faisait pas confiance à beaucoup de personne, mais c'était différent avec elle. Il se sentait libre de parler en se sachant écouté, peut-être était-ce parce qu'elle n'était pas humaine, et avait donc comme lui un côté monstrueux, ou parce qu'elle ne pouvait pas parler de vive voix, ou alors tout simplement la bonté et la gentillesse naturelle de Celty, qui avait noué entre eux une amitié forte et unique dans son originalité.

Pourtant, ce soir-là, Shizuo ne parla pas beaucoup, ou plutôt il se forçait à discuter. Il aurait d'ordinaire abordé le sujet d'Izaya brièvement, pour ne pas trop s'énerver contre la pauvre Celty, mais il en fit totalement abstraction cette fois-ci. Il hésita à mettre la Dullahan au courant du pouvoir d'Izaya, à la fois pour l'avertir du danger, mais également pour en tirer une explication de Shinra pourtant, pour une raison inconnue, l'instinct sans doute, il décida de garder cette affaire pour lui.

Les jours passèrent sans le moindre événement plus extraordinaire que le quotidien d'Ikebukuro, jonglant entre des journées de Tokyoïtes standards et des rencontres fortuites et banalisées avec des êtres surnaturels, si bien adaptés dans la population que plus personne ne s'en étonnait.
L'engouement autour de la motarde sans tête était retombé et les gens n'accouraient plus au coin des rues en entendant le hennissement de son moteur. Seuls les vauriens voulant se faire de l'argent facile partaient à la chasse au monstre.
Shizuo remarqua également que depuis 6 mois environ, l'informateur de Shinjuku le laissait à peu près tranquille. De plus, quand il voulait l'affronter, il le faisait directement au lieu de passer par divers gangs et mafias.

Il n'allait vraiment pas s'en plaindre! Le blond eut pendant quelques temps le fol espoir d'être enfin oublié du brun. Il s'attendait également à un calme encore plus prononcé depuis l'incident du chantier, comme il avait décidé de l'appeler, qu'il finit même par oublier peu à peu.

Cependant, Shizuo avait omis un point important et fatal : Izaya était bien plus imprévisible que lui. Son esprit littéralement tordu ne suivait aucunement les règles de la logique du commun des mortels. Ainsi, deux semaines seulement après leur dernier combat, Izaya pénétra de nouveau ostentatoirement dans le quartier contrôlé, d'une certaine façon, par l'homme en tenue de barman.
Ce dernier était aux côtés de Tom, entrain de forcer un endetté à payer son dû. Il prit une grande inspiration, la cigarette aux lèvres ; les mauvais clients l'énervaient au plus haut point, car malgré sa certaine simplicité d'esprit, il avait des principes fondamentaux, relevant du bon sens, et ne tolérait pas tant d'escroquerie. Il lâcha sa cigarette qui tomba au sol et l'écrasa sous sa chaussure noire cirée, signe de l'arrivée de l'ouragan tyrannique de Shizuo.

Tom se mit à paniquer intérieurement, ayant encore besoin de son client en un seul morceau. Il se tourna alors vers son employé pour le calmer mais, à sa plus grande surprise, le blond se contenta de faire demi-tour pour s'en aller d'un air plus énervé encore.
L'homme le plus fort d'Ikebukuro avait senti une odeur désagréable, malsaine, nauséabonde. Une odeur d'asticot. Les poings serrés, il se saisit violemment d'un panneau de signalisation et fonça vers l'origine de la puanteur. Il courut ainsi à travers plusieurs rues, passant de grandes avenues piétonnes animées aux ruelles sales et sombres, honte du pays du pays du soleil levant, cachées aux yeux des touristes. L'odeur y était bien plus forte, mais l'asticot n'y était pas.

Shizuo s'arrêta et regarda lentement autour de lui, scrutant le moindre détail des poubelles et autres déchets, cherchant le plus répugnant de tous. Mais Izaya, avec son sourire sadique qui lui allait si bien, observait délice et impatience sa cible s'engouffrer dans un cul de sac, tandis que lui était perché sur un rebord de fenêtre plusieurs mètres au-dessus, afin de ne pas être vu. Tout comme sur le chantier, Izaya adorait employé cette technique pour l'attaquer par surprise.
La colère de Shizuo l'empêchant de prendre toutes les précautions nécessaires contre lui, mais il savait que l'informateur allait finir par se montrer de lui-même.

Izaya ne prit pas le temps de se faire trop désirer et il lança un couteau sa cible. Une lame tranchante de couleur argentée, fendit l'air avant de se planter dans la chair de Shizuo, au niveau de son bras. Le sifflement de la lame filant vers lui l'ayant averti, le monstre avait ainsi pu protéger son visage.
Shizuo avait de bons réflexes. Il ne laissa pas une ombre de douleur traverser son visage, car de tout façon il ne ressentait quasiment rien, ce qui le faisait en un sens ressembler à son frère. Enfin, cela aurait pu s'il n'avait commencé à hurler de rage en lançant avec détermination et fureur ses poings vers Izaya, qui les esquiva avec quelques pas en arrière, en laissant volontairement seulement quelques centimètres entre eux pour le frustrer avant de sauter pour se remettre en hauteur.

Sans attendre, Shizuo attrapa le premier objet imposant qui se trouvait à sa portée. Malheureusement pour lui, et heureusement pour Izaya, ce ne fut qu'une poubelle vide. Mais avec un Heiwajima énervé, le moindre projectile pouvait faire office de missile de pointe.
Ainsi, Izaya pouvait se rappeler sans grand mal de la fois où, l'ayant un peu trop taquiné dans les couloirs du lycée, Shizuo lui avait lancé un stylo qui s'était alors profondément planté dans son cou! Il aurait pu y passer si Shinra n'avait pas été là pour l'aider.
Depuis ce tragique événement, Izaya avait développé un sens de l'observation et des réflexes encore plus vifs pour faire parade et esquiver le moindre danger.

Cependant, cette fois-ci, il ne se tenait même pas en position de combat, prêt à bondir pour esquiver la poubelle, qui semblait bien minable comparée à la poutre d'acier du chantier.
Il eut un frisson rien qu'en y repensant. Il se contenta d'avancer sa main, avec un air un peu hautain, renforcé par sa position en hauteur et son sourire confiant. Il fit exactement la même chose qu'avec la poutre, content que le projectile de Shizuo ne soit pas aussi dangereux pour pouvoir s'entraîner comme il le voulait.
Il se concentra intensément sur sa main, se sentant capable de tout, comme s'il n'était plus un simple humain mais un mage digne d'un manga shônen. C'est donc avec classe et confiance qu'il se prit violemment la poubelle en pleine face, qui lui claqua la tête contre le mur derrière lui et le fit tomber aux pieds de Shizuo.

Toute la scène n'avait duré que quelques secondes, et l'homme en costume de barman était tout aussi stupéfait qu'Izaya, encore une fois, mais pas pour les mêmes raisons.
Il connaissait bien le brun et ses capacités, hormis le tour de magie de la dernière fois, mais là, Izaya n'avait même pas cherché à éviter le coup !
Il en avait marre de se poser des questions et du comportement toujours plus inexplicable de l'asticot. Il l'attrapa par le col avec un grand sourire crispé de fureur.

« On tombe enfin de son nid, stupide asticot ! »

Il le frappa violemment contre le mur de la ruelle sale où un bruit désagréable de brisement d'os résonna, suivit d'un puissant cri de douleur que Shizuo, il devait l'avouer, n'avait encore jamais entendu avec autant d'exactitude.
D'ordinaire, le brun souffrait en silence, serrait les dents ou gémissait tout au plus sous le coup, en même temps, les blessures qu'arrivait à lui infliger Shizuo n'étaient jamais très graves, sinon il ne serait plus en vie.
Mais là, ce fut bien un cri, presque suppliant et surpris, qui sortit de la bouche ensanglantée de l'asticot qui s'était probablement cassé l'épaule.
La question n'était plus de savoir pourquoi son ''pouvoir'' n'avait pas fonctionné cette fois-ci, il se la poserait s'il sortait vivant de cette ruelle, mais plutôt comment faire pour échapper désormais aux griffes du monstre à la crinière blonde.

Shizuo avait un grand sourire fou sur le visage, un sourire à moitié satisfait, à moitié crispé par la colère. Il attrapa Izaya par le col en V de son t-shirt noir.

« Plus rien à dire cette fois-ci ? Dommage, ça sera ta dernière occasion de parler, espèce d'asticot dégoûtant ! »

L'ancien barman ne savait pas pourquoi il avait dit ça, mais il commençait à ressentir une sensation jubilatoire d'humilier son pire ennemi en l'insultant ainsi, tandis qu'il était sans défense. Une lueur d'extase luisait dans ses yeux marron. Izaya le remarqua en un coup d'œil. Parfois, très rarement, trop rarement, Shizuo était comme un livre ouvert. Le sourire carnassier de l'informateur blessé revint en force.

« Tu vois Shizu-chan, finalement on n'est pas si différent que ça…sauf que moi je ne suis pas un monstre~. »

Le garde du corps aurait pu être abasourdi par tant d'audace dans la situation si critique de son adversaire, à moins que cela fût le choix de ses dernières paroles de ce plan d'existence. Toujours maintenu par le col, le brun commença à recevoir des coups violents dans le visage, le torse et le ventre avant d'être jeté de nouveau au sol où il reçut des coups de pied. Mais tout cela n'avait plus d'importance pour lui, ayant perdu connaissance dès le deuxième poing visant sa tête.
Shizuo s'en était aperçu, mais continuait de lui crier dessus en le frappant.
Il ne savait pas s'il allait le tuer. En réalité, il n'en avait pas vraiment envie non plus.
Détester et menacer Izaya étaient une chose, mais devenir un assassin en était une autre. Ce n'était pas pour autant qu'il allait le laisser un bon état. Une fois qu'il eut fini de se défouler sur son pauvre corps désarticulé, il le laissa dans une poubelle remplie de déchets nauséabonds pour que personne ne le retrouve avant au moins cinq jours. Espérant, au mieux, qu'Izaya pourrisse là, au pire qu'il revienne à lui mais décide de fuir le pays pour éviter de nouveau la fureur du blond.

Ce dernier sortit son paquet de cigarettes et en fuma une pour calmer sa furie si exaltante pour une fois. Il se lava les mains avec une solution hydro-alcoolique puis sortit de la ruelle en téléphonant à Tom pour dire qu'il prenait sa journée jusqu'au coucher du soleil, prétendant avoir été blessé durant son « entretient » avec Izaya.
Une fois chez lui, Shizuo chercha à se reposer un peu, mais Izaya envahissait son esprit, une fois de plus. Il se demanda finalement pourquoi ce dernier avait été si stupide et s'il n'aurait-il pas mieux fallu en finir pour de bon avec lui.

Mais Shizuo ignorait que moins d'une heure après l'affrontement, Izaya fut retrouvé par Namie, sa « secrétaire ». L'informateur n'était pas assez fou pour laisser son sort entre les mains de Shizuo alors qu'il ne savait pas encore maîtriser son pouvoir !
Sa complice avait donc pour mission de le localiser avec son téléphone si elle n'avait plus de nouvelles à 15h, sans pour autant rester trop près durant l'affrontement, afin d'éviter qu'elle soit blessée à son tour, ni qu'elle voit son pouvoir si jamais il fonctionnait.
Elle s'attendait à voir son « boss » dans un mauvais état, mais quand elle souleva le couvercle de la poubelle, elle crut tout d'abord voir un cadavre déchiqueté par un monstre de film d'horreur, au point qu'elle faillit en vomir.
Elle avait déjà vu des corps dans cet état, mais là, il s'agissait d'une personne qu'elle appréciait, même si elle ne l'avouerait jamais. Elle le sortit immédiatement de là et après, avoir vérifié qu'il était toujours vivant, appela immédiatement Celty.

La coursière arriva très rapidement - service de qualité garanti !- et emballa Izaya dans un cocon de fumée noire, sans le toucher directement pour éviter d'empirer l'une de ses blessures. Accompagné par Namie, le blessé inconscient conduit chez Shinra fut immédiatement pris en charge seul, Izaya ayant déjà évoqué par le passé le souhait de ne pas être soigné par Celty, par manque de confiance en elle.

La surprise du médecin fut grande ; le lendemain soir, les blessures superficielles avaient presque disparu et en moins d'un mois, ses os s'étaient ressoudés. Il était parfaitement guéri.
Le docteur clandestin essaya d'aborder subtilement le sujet avec lui, mais Izaya le voyait venir trop facilement et ne disait rien là-dessus. Namie était souvent restée avec lui durant son hospitalisation et cela fit émettre à Shinra l'hypothèse qu'elle lui avait fourni des médicaments secrets, étant donné qu'elle avait encore des contacts avec ses anciens collègues pharmacologues. Celty, elle, pensait à une intervention extraterrestre, ce qui l'effrayait beaucoup.

Au moment de retourner chez lui, Izaya donna une liasse de billets de 10 000¥, à la fois pour le payer mais également pour acheter son silence sur son étrange rétablissement.
Il le remercia beaucoup, avec son sourire, presque gentil, qu'il savait faire parfois puis donna une petite tape sur l'épaule de Celty qui sursauta d'un coup, comme si elle s'était prise une violente décharge électrique. Shinra, Izaya et Namie ne comprirent pas cette soudaine réaction. Le médecin fit asseoir sa compagne.

« Tout va bien, Celty ? »

« Oui, ne t'en fait pas, c'est juste que…les extraterrestres…ce n'est pas mon truc. » écrit-elle sur son téléphone.

Le prenant comme une plaisanterie, Izaya et Shinra se mirent à rire, suivi par Celty malgré son manque de voix.

L'informateur et sa secrétaire rentrèrent alors enfin ensemble à l'appartement gigantesque de l'homme. Il commença immédiatement à mettre à jour ses dossiers concernant ses cibles à stalker. Il fit cela jusqu'à tard dans la nuit.
Quand il allait tomber de sommeil, il se leva et rangea ses classeurs sur les étagères appropriées avant de se figer avec effroi.

La tête de Celty, dans son bocal, avait les yeux grands ouverts, de manière effrayante.

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Voilà ^w^
Merci beaucoup pour vos reviews ! Ça me motive vraiment !
FrenchPanda : Merci beaucoup QwQ Ma beta-lectrice m'aide beaucoup à améliorer mon style d'écriture. J'espère que tu continueras de trouver ma fic originale.
InfiniteScorpioInuko : Merci beaucoup T^T J'espère que la suite te plaira tout autant !
Lorab : Merci beaucoup w Je vais essayer de faire des paragraphes plus courts alors ! Je prends note !