Que Chapitre 3 : C comme Chou
Ah… L'histoire de la magie. Le livre était fascinant vraiment. J'avais l'impression de lire un truc de Tolkien. Mais les cours ? Euh… moins fascinants. Une fois que j'ai appris que l'histoire de la magie n'était nécessaire dans aucun travail, j'ai arrêté de suivre. Bon, arrêté de TENTER de suivre. Pour tous vous dire, Montague et moi avons inventé un jeu : Celui Qui S'Endort Le Plus Vite. On a demandé à Bletchley de nous arbitrer, pour l'instant je gagne, mais c'est serré ! Et… mes notes sont donc… plutôt prévisibles.
- … Et enfin Victoire Meadows, pour qui j'ai du inventer la note T-.
Oooouuuuch. Et le pire ? C'est pas le premier. La première fois, je lui ai inventé la guerre des Bisounours contre les Teletubies à propos de leur temps d'antenne. Au lieu de la première guerre des Gobelins. Elle était bien pourtant ! Ça méritait au moins un P, mais il n'en a pas parlé devant la classe. Non, là il s'est juste rendu compte de ce qu'il notait parce qu'il rend les notes des examens de fin d'année.
-… Vous avez répondu à toutes les questions par « voir cours » ou « girafe »…
Je ne dois pas regarder Montague. Les girafes sont celles de son pyjama. Et si je le regarde … ça va mal finir.
- … et en conclusion, vous avez fais un dessin très détaillé de YoupiTown, La Ville Ou L'Histoire De La Magie N'Existe Pas.
Je me suis surpassée. Snif, je suis tellement fière ! Au début, je n'avais que des P ou des D en faisant exprès d'écrire n'importe quoi. Mais regardez où j'en suis ! Ce pauvre Binns à du inventer une note pour moi. Oh je sais, un humble quidam pourrait venir me surpasser. Mais je ne m'inquiète pas, mon ascension vers les cieux éthérés de la nullité ne fait que commencer ! Applaudissements ? Je fis l'erreur de regarder Montague, tremblante, essayant désespérément de contenir mon fou rire. Et là, c'est le drame. Parce que Montague a l'air constipé quand il s'empêche de rire. Nous avons explosé à la seconde où nos regards se sont croisés et nous somme soutenus l'un à l'autre, rigolant comme des bossus.
Binns à très moyennement apprécié. Deux heures de retenue à la rentrée ! Youhouuu ! Première fois que je me fais choper. Parce qu'évidemment, comme tout élève de Poudlard qui se respecte, Montague et moi faisons des conneries. C'est impressionnant la quantité de trucs qu'on peut trouver à deux. On a réussi à donner des bois à mes coloc pendant trois semaines, après l'incident de ma coupe. Le secret ? A chaque fois qu'elles allaient chez Pomfresh, on les suivait et on les faisait repousser. Elles ont cru que le sortilège résistait à tout ! C'était magique ! Par contre je n'ai pas pu enlever les mèches blanches de mes cheveux pour la même raison. A chaque fois que je les enlève il les remet. Quand je suis rentrée pour Noël et que Christy m'a dit que c'était ravissant –et que j'avais moins de boutons mais ça c'est tabou- j'ai arrêté de résister. Montague peut être relativement sympa. Mais la majorité du temps c'est un connard. Sa phrase fétiche ?
« Tu sens ça ? C'est l'odeur de la défaite. Habitue-toi chérie. »
Je l'entends souvent. Et non je ne sors pas avec, de toute façon je ne risque pas de sortir avec qui que ce soit avant un bon bout de temps vu ma tronche. Il m'appelle chérie parce qu'il appelle toute les filles chérie une fois qu'il a montré qui est le boss. Ah et je suis officiellement son chien. Ça y est c'est bon. Mais je m'habitue, le fait qu'il cogne tous les gens qui s'en prennent à moi est un plus. Il peut casser la gueule des premières, deuxièmes et troisièmes années. Au dessus, on fuit. J'ai plus couru cette année qu'en toute une primaire de cours d'athlétisme. Mais je pense qua ça va bientôt changer ! Je suis la meilleure élève de l'année en sortilèges, en défense contre les forces du mal et je connais une dizaine de livres de maléfices par cœur. Seul problème ? La dernière fois que j'ai essayé, contre des septièmes années de Gryffondor qui m'avaient coincée, ils mon rendu mon cul sur un plateau. J'ai seulement pu éviter que ma tête finisse dans les toilettes parce que j'ai foutu le feu à l'uniforme de l'un d'entre eux avant de m'enfuir en courant-boitant. Tout l'uniforme. Mais franchement vu la tête que j'avais –je savais même pas qu'on pouvait avoir des bleus verts !- je ne vais pas retenter le coup tout de suite. Remarque, après cet incident j'ai eu la paix pendant un mois.
Ah et j'ai fini dans le bureau de Rogue une ou deux fois parce que mes coloc ont souvent des accidents. Et pour l'incident avec les septièmes années. Et parce qu'il me soupçonne d'avoir fait explosé la potion de Farley –ma troisième coloc- en augmentant la température des flammes. Et pour le coup des bois. Et… Bon disons que je passe pas mal de temps dans son bureau. J'en suis à six fois. Habituellement ça ce passe comme ça : Rogue m'attends dans son bureau, de dos, il fait tournoyer ses robes quand j'entre et dit :
« Asseyez-vous Meadows.
-Bonjour professeur ! Vous êtes charmant aujourd'hui ! Vous vous êtes coiffé avec du lard ce matin ?
D'accord je ne le dis pas, en fait je m'assois sans rien dire en prenant un air innocent. Montague m'a dit que ressemblait surtout à une attardée comme ça, mais lui, il louche quand il essaye. J'imagine que ça doit être trop en désaccord avec nos natures profondes de Serpentards. Pour ne pas dire Salopards. Mais je commence à croire que c'est la même chose.
- Ne me forcez pas à vous interroger et dîtes moi plutôt ce que vous avez fait aujourd'hui.
Là je hausse un sourcil.
- Et bien je suis allée en cours, je suis allée à la bibliothèque et je suis retournée en cours, je réponds lentement, le prenant clairement pour une buse.
A ce moment là, il pose ses mains sur les bras du fauteuil vivement et approche son visage du mien en faisant la grimace. J'ai déjà failli lui proposer un bonbon à la menthe.
- Ne jouez pas l'idiote avec moi Meadows, je sais parfaitement que c'est vous qui avez – insérez une connerie ici-.
A ce moment là je le regarde, du genre « MMmmouuuiii, bien sur. »
- Vos preuves étant ?
Là il me grâce encore de son haleine fétide pendant quelques instants avant de se relever lentement. Je pense qu'il n'est pas humain du tout en fait. Je penche vers vampire-croquemitaine. Ça expliquerait l'odeur de pourriture s'échappant de sa bouche, puisqu'un vampire est un cadavre qui à séjourné un peu trop de temps dans la tombe avant de se relever. Logique.
- Aucune. Vous êtes une Serpentard remarquable, miss Meadows.
Il fait une pause dramatique…
-D'excellente notes, si on oublie l'histoire de la magie où vous atteignez des sommets en matière de médiocrité, et de grands pouvoirs. Mais je vous prierais à l'avenir de les utiliser sur d'autres que vos pairs. »
Traduction de l'entrevue : vous êtes plus maligne que les autres alors je vous laisse, mais je préfèrerais que vous fassiez mumuse avec des Gryffondor. Et ça c'est pour quand je fais un truc contre des Serpentards, la fois où j'ai envoyé le septième année à l'infirmerie il ne m'a même pas demandé de m'asseoir et m'a juste dit :
« Trente points pour Serpentard. Pour une démonstration de magie sans baguette parfaitement exécutée. Sortez. »
Je pense que la devise de Serpentard devrait être changée. Il parait que c'est «Sans ambition il n'y a pas de talent. ». Mais en vrai c'est plutôt « Pas de preuves ? Pas de problème ! ». J'aime bien ma maison en fait. Mais elle ne vaudra jamais ma vraie maison, chez Christy et Allan. J'ai pas mal utilisé les chouettes de Poudlard pour pouvoir leur écrire, comme promis, ils ont eu droit à des rapports hebdomadaires. Les Cookies de Christy m'ont permit de faire pas mal d'échanges avec d'autres Serpentards, et j'ai pu gouter toutes sortes de friandises sorcières. Les fondants du chaudron, les grenouilles en chocolat-qui me font flipper : qui voudrais manger une grenouille vivante ? C'est cruel !- les patacitrouilles, les Fizwizbiz, les Couinesouris et mes favorites : les Suçacides. J'ai la langue qui brûle pendant des heures après mais c'est tellement bon !
« Tu es masochiste.
-Pitié Montague, je passe mes journées à être trainée par le poignet d'un bout à l'autre du château et à t'écouter m'appeler chérie, mon chou, poupée ou autres surnoms dégradants. Arrête d'énoncer les évidences mon canard, ça ne te va pas au teint. »
Mais vraiment, je pense qu'il ne le fait que parce qu'il sait que ça m'énerve. Parce qu'avant que je ne le lui reproche, il ne le disait que de temps en temps. Saleté. Mais il va me manquer pendant deux mois, parce que bon, c'est vrai qu'on se dispute autant qu'on rigole, mais c'est chouette d'avoir un ami. Quelqu'un à qui je peux débattre de nouveaux surnoms pour Rogue où de ce que je vais bien pouvoir inventer pour mon prochain devoir d'histoire de la magie. Quelqu'un, bien qu'il soit un rustre, un goujat et un parfait connard, qui me veut sincèrement dans sa vie. La preuve ? Il vient s'excuser quand je boude. Je doute qu'il le pense vraiment, mais il vient me voir et c'est déjà pas mal. Nous avons passé notre dernière soirée à Poudlard à jouer aux échecs sorciers, principalement parce que j'aime bien voir les pièces se taper dessus, et parce que comme je suis une grosse bille à ce jeu, il peut m'écraser sans trop de difficultés. Le lendemain, nous avons passé le voyage de retour à Kings Cross avec Miles Bletchley et Gabriel Truman, deux autres Serpentards avec qui nous nous entendons relativement bien. En langage Serpent : Deux Serpentards avec qui nous n'avons pas déclaré la Bérézina. Arrivés à la station, je frottais ma tête, gênée et pas très habituée aux adieux.
« Bon bah… à dans deux mois.
- TU plaisante ? Il s'offusqua, tes moldus ont droit à des lettres toutes les semaines et pas moi ?
- Ne les appelle pas comme ça !
Il agita sa main à côté de sa tête, comme s'il chassait une mouche.
- J'attends deux lettres par semaines. Je t'envoie Vif-argent demain ! Arivederci Victoire ! Me cria-t-il en courant avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. »
Mesdames et Messieurs : Jonathan Montague, pur spécimen de maque. Ah et je suis sa première pute. Par contre s'il me frappe au visage, je le frappe dans les couilles ! Je souris néanmoins à son attitude, vaccinée depuis le temps et trainais ma valise de l'autre côté de la barrière. Je fus accueillie par Allan et Christy qui me posèrent tellement de questions que j'ai cru que ma tête allait exploser. Déjà quand Christy s'y mets c'est pas mal, mais alors à deux… J'espère que mes vacances ne vont pas être tout le temps comme ça où je vais devenir dingue. Ils m'ont emmené au théâtre puis au resto chinois. Je ne sais pas vous, mais la graisse, je la préfère dans mes plats que dans mes cheveux… mais tout le monde ne partage pas mon avis.
Mmmm.
Mes vacheries n'ont pas la même saveur quand Rogue n'est pas là ! Vous savez quoi ? L'année prochaine je le prends en photo, comme ça je pourrais continuer à l'insulter en rentrant. Comment ça obsessive ? Non. Pas du tout. Juste dévouée. C'est vrai que vu sa tête –il est encore plus moche que moi !- il ne doit pas avoir beaucoup de femmes qui lui soient dévouées. Je suis sûre qu'il serait ravi de l'attention que je lui porte s'il savait ! Ou pas héhé.
Je ne suis pas restée longtemps chez moi. Juste une semaine, le temps de préparer un voyage dans le Sud de la France, et de revoir mes bases de français. Ah oui je vous ai pas dis ? Je parle le français. Pas couramment évidemment et mon accent fait tout le temps rire Allan, mais je me débrouille. Vous savez ce que j'aime en été ? Je n'ai pas de boutons parce que le soleil les crame tous, et ça c'est merveilleux. Se lever le matin et voir que je ne ressemble pas à une chaine de montagnes me mets de bonne humeur pour tout le reste de la journée. La France est chouette pour ce que j'en vois, du soleil, des plages, des musés cools… mais j'ai découvert un truc à propos de ma peau. J'ai une peau de rousse. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'il m'a suffit de deux heures pour devenir rose fluo. Youpi. Mais le truc bien c'est que grâce à ça je me suis faite un pote.
« Alors ça… c'est le coup de soleil le plus magnifique que j'ai jamais vu.
Il me fallu un instant pour comprendre ce qu'il venait de dire à cause de son accent. Il prit ce temps à parti pour me prendre en photo.
-Hey ! Va photo les coups de soleil des autres !
J'ai bien dis que mon français n'était pas parfait. Il secoua la photo quelques secondes avant de me la tendre. J'ai l'air très surprise dessus, et aussi un peu bête à cause de mon corps de crevette. Enlevant mes lunettes de soleil, je vis qu'il était blond, avec des yeux gris et une dent cassée. Ca lui fait un sourire marrant.
-Drôle d'accent.
-Le tiens, je fis une pause pour chercher un mot, il n'est pas mieux.
- Je suis impressionné par ta répartie, il me dit en riant, anglaise ?
En même temps, c'est dur d'avoir de la répartie quand on ne connaît pas la moitié des mots qu'on voudrait utiliser.
- Non, Yougoslave. Je lui dis platement, bien sur je suis anglaise, ça s'entends. Tu prends beaucoup photo des gens dans vacances ?
-Pas mal oui, je fais la collection. Est-ce que c'est Severus Snape en train de se faire bouillir dans un chaudron que tu sculpte ?
Je jetais un œil au relief que je fais dans le sable.
- Peut-être, ne sachant pas s'il est moldu ou pas. J'ai cour avec lui. C'est un horrible professeur. Il a du beurre dans les cheveux.
Il éclata de rire.
- Oui j'ai vu, on a sa photo dans mon livre de potion, à cause de ses découvertes sur les différentes propriétés des peaux de serpent. Tu es de Poudlard alors ? Je viens de Beauxbâtons »
Ah et il s'appelle Damien Martin. Pendant tout le reste de la semaine, nous avons discuté de nos écoles respectives, il m'a montré des coins sympas, m'a parlé des coquillages sur la plage, on a fait nos devoirs d'astronomie ensembles, il m'a appris à faire du beach volley et je lui ai montré quelques mouvement de majorette à faire avec sa baguette pour impressionner les gens. A la fin du voyage, alors que je lui disais au revoir, il m'a tendu quelques photos parmi celles que nous avons prises durant tout le voyage, dont celle où nous utilisons nos baguettes comme des moustaches.
« Je t'écrirais, je dis, promis.
- C'est facile de promettre, il ronchonna. Moi j'ai une meilleure idée ! Ferme les yeux.
Je le regardais de travers pendant un instant, puis, me disant que je devais me dépêcher parce que mes tuteurs allaient s'inquiéter de ne pas savoir où je suis alors qu'on doit partir, je fermais les yeux en haussant les épaules. Je le senti me prendre la main, avant que ses lèvres ne touchent doucement les miennes.
Ah.
Je restai sans bouger quelques instants, ne comprenant pas trop ce qui était en train de se passer. Puis j'entendis un flash et je reculais vivement. Je le vis secouer une photo en me faisant un grand sourire.
« Maintenant je suis sur que tu m'écriras ! dit-il avant de s'enfuir en courant, Goudebaille Victoire !
Cette espèce de… de…
- CLOPOOOOORTE ! »
Je l'entendis rire au loin et son rire m'accompagna durant tout le voyage en avion. A la maison, je couru vers ma chambre aussi vite que je le pouvais et enfouissais ma tête dans mon oreiller, pour que personne ne m'entende crier.
« SQQQQQQQEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE »
Bon, ce n'était pas vraiment un cri. Plutôt un gloussement suraigu. Mais voilà, j'ai eu mon premier baiser. Sans utiliser de philtre d'amour ou rien, juste comme ça, d'un ami à un autre pour dire au revoir. Bon, à la réflexion ça n'avait rien d'exceptionnel mais… Voilà ! Disons que c'est agréable de savoir que je suis… embrassable ? Bon seulement quand je n'ai pas de boutons. Mmmm. Je crois que ça doit valoir le coup que je mette ma fierté au placard et que j'aille demander du pus de bubobub à Mrs Pomfresh. Je ne sais pas si je dois le dire à Montague, lui me vante ses conquêtes de plages et les marques de mains sur son visage, mais je trouve ça vulgaire. Je sais qu'il va râler s'il apprend que je ne le lui ai pas dis mais, voilà, j'aimerais garder ça pour moi. Pfff. J'agis comme une des gamines des romans qui passent dans les magazines pour ados que Christy achète. Remue-toi ma fille ! Où est passée ton féminisme ?
Le reste de mes vacances se passa sans événements particuliers, j'écrivis des tas de lettres à Damien et à Montague, conseillant à ce dernier de changer ses techniques de drague, parce que la peau de sa joue allait finir par se décoller. A la mi Août, je le revis en allant chercher mes livres chez Fleury et Botts.
« Colovaria !
Je senti le sort atteindre ma tête et me retournait, prête à immoler quelqu'un.
- Bonjour Victoire. Me dit-il en rangeant sa baguette sous sa cape. C'est beau le Sud de la France?
J'avais oublié son sens de la politesse.
- Tu sais Montague, habituellement on ne salue pas ses amis en leur jetant des sorts dans le dos. Mais à part ça oui c'était sympa.
Il regarda les livres dans mes bras.
- Tes mèches commençaient à se décolorer. Tu fais déjà les courses pour la rentrée ?
-J'aime bien m'avancer. Je dis simplement, l'année dernière j'avais été chercher mes livres début août pour pouvoir tous les lire une ou deux fois.
Il secoua la tête, comme s'il avait pitié.
-Tu es complètement folle.
- Et tes devoirs de vacances t'en es où ? Je demandais innocemment.
Il rougit un peu avant de prendre la fuite.
- HUM, mon père va s'inquiéter… tu comprends je lui ai faussé compagnie alors qu'il retirait de l'argent à Gringotts. Sur ce, ravi de t'avoir vue Victoire, on se revoit en septembre.
-Bye bye ! Je dis avec un grand sourire »
Après cela, je fus enfouie sous une tonne de travail, tentant de m'avancer autant que possible. L'année dernière ça avait été plus facile parce que j'étais super excitée à propos de tout ce que je découvrais et absorbais tout comme une éponge. Bon, je ne dis pas que ce n'est plus le cas, mais le truc c'est que je vais moins vite et je n'ai que quinze jours au lieu d'avoir un mois. Donc je m'use les yeux sur mes livres. Si ça continue je vais devoir m'acheter des lunettes ! Je rempli déjà suffisamment de clichés sur les premiers de classes boutonneux, sans avoir à remplir celui-ci aussi, merci beaucoup. Le jour J se passa avec beaucoup moins de stress et de larmes que l'année passée, mais Christy me donna une double de dose de sandwich et trucs en tous genres pour Montague. J'espère sincèrement qu'elle ne le rencontre jamais, pare qu'elle risque d'être très, mais alors très très déçue. Elle croit que c'est un gentleman. AHAHAHA… non. Je leur fis un gros câlin avant de courir de l'autre côté de la barrière, arrivant pile à temps, alors que le train allait partir. Un jour je vais devoir lui courir après si je continue comme ça. Je cherchais pendant quelques temps un compartiment où me mettre avant de me retrouver nez à nez avec Montague et son traditionnel « Bonjour Victoire ». Faudra vraiment que je lui apprenne à prononcer mon prénom tiens.
« Salut Montague ! T'as trouvé un compartiment ?
-Oui, nous sommes avec Farley et Bletchley, quand il vit que j'allais protester il me couper, oui je sais Farley est une peste et une idiote. Mais Bletchley veut sortir avec alors je n'ai pas pu la virer.
Je levais mes yeux au ciel avant de le suivre, l'empêchant de prendre mon poignet sous le prétexte que j'ai besoin de mes deux mains pour porter ma valise. Malgré la présence de ma colocataire, le voyage se passa relativement bien. Probablement parce qu'elle avait retenu la leçon depuis que j'avais fais exploser sa potions, la recouvrant de verrues. Nous nous amusâmes à échanger les nouveaux surnoms pour Rogue que nous avions trouvés, choquant les deux autres. Avant que Bletchley ne se joigne à nous. Je dois avouer qu'il est plutôt inventif, même si ses surnoms sont un peu longs et qu'il en trouve plus facilement pour MacGonagal que pour Roguedoudou. M'enfin, on a plus d'entraînement que lui aussi. Cette année, au lieu de passer par les barques, nous allons utiliser des calèches. Si vous vous imaginez un truc de princesses, je vous arrête tout de suite. Les calèches sont noires, la peinture est écaillée et elles semblent avancer toutes seules. Mot clé : Semblent.
« Qu'est-ce que c'est que ces choses ? Cria Farley, dégoûtée.
Nous la regardâmes curieusement.
- Farley, il n'y a rien, dit platement Montague. Déjà alcoolique à ton âge tut tut tut…
-Non attends, je dis, mal à l'aise. Regarde dans la boue.
On voyait des empreintes de sabots dans le sol, bougeant comme si un cheval levait et rabaissait ses sabots. Voyant que les autres Serpentards refusaient de bouger et que nous causions un attroupement, je m'avançais lentement, les bras tendus comme un aveugle. Je rentrais vite en contact avec une peau de serpent avant de retirer ma main à toute vitesse, comme si j'avais été brûlée.
- Il y a un truc, je dis simplement. Bon on rentre ? Il pèle.
Le contact de cette peau froide et écailleuse me fit beaucoup plus frissonner que je ne le montrais et à la tombée de la nuit, alors que je m'endormais après avoir menacé de brûler les valises de mes coloc si elles tentaient quoi que ce soit, je m'imaginais un grand cheval aux écailles noires et aux ailes de chauve-souris. Je rêvais qu'il m'emmenait au fond de l'océan pour me manger.
C'est officiel : Poudlard est mauvais pour mon psyché !
C'est dur de tenir les délaiiiiiis. Mais merci à Morgane Black et PialStigma pour leurs reviews qui m'ont fait tellement plaisir ! Ah et oui, si Quirrel est plutôt gentil, qu'il est considéré comme un bon prof, qu'il n'est pas possédé et qu'on entends pas parler de Harry Potter… C'est parce que Victoire à trois ans de plus que lui ! Il n'arrivera qu'en quatrième année. Comme Hagrid connaissait déjà Quirrel j'en ai déduis qu'il avait déjà été prof à Poudlard, donc ici, nous avions un Quirrel plus jeune, juste avant qu'il ne parte en Albanie à la fin de l'année. Vives les Plasticines et Infected Mushrooms pour me donner de l'inspiration !
