About trust and toilets
Grand retour sur fanfiction … La période des écrits pour le concours étant terminée, j'ai l'esprit à présent un peu plus libéré pour poursuivre l'écriture de cette histoire …
Pardonnez-moi pour la longueur de ce chapitre, frustrante pour les lecteurs attendant la suite de nos aventures depuis plus de deux mois…
Encore merci pour tous ceux qui m'ont laissé des commentaires. Bien que je mette (beaucoup) de temps à répondre, je les lis toujours avec beaucoup d'attention…
Sur ce, bonne lecture !
« 1h20 . . . Je suis presque déçu Sherlock . . . J'aurais parié sur une arrivée en fanfare à 1h tapante . . . Bah . . Mettons cela sur le compte de la vieillesse . . . ».
« Et bien si l'on oublie les . . . hum . . . désagréments . . . dû au transplanage et . . . ma petite altercation avec votre homme de main, le compte est presque bon . . . » fit le détective en prenant une des chaises disposées autour de l'immense table en bois de la cuisine.
« Ah dans ce cas , s'il s'agit d'une altercation avec Severus Rogue. . . » répondit le directeur de Poudlard avec un sourire aimable.
« Et peut-on connaître l'objet de cette dispute ? Ou tout simplement, quelle est donc la raison qui t 'as poussé à chercher des noises à ''mon homme de main'' ? »
« Je ne sais pas . . . Peut-être cet air suffisant qui le caractérise si bien ? Ou ses cheveux soigneusement graissés à je ne sais quel beurre londonien? » répondit le jeune homme sur ton dégagé,étendant ses longues jambes devant lui .
« C'est bien ce que je pensais . . . » murmura Dumbledore. « Encore un de ces jeux puérils qui obligeaient la plupart des professeurs de Poudlard, moi y compris à . . . »
« . . . Dites-moi avec un agent-double aussi hargneux et frustré que Rogue, ne craignez-vous pas de voir votre merveilleux plan finalement tomber à l'eau et cela après autant d'années d'efforts ? » poursuivit le détective qui n'avait pas écouté un traître de ce que venait de raconter le sorcier,
Dumbledore se figea soudain, plus pâle que jamais. Il saisit brutalement les épaules de Sherlock, son visage à quelques centimètres de celui du détective.
« A qui en as -tu parlé Sherlock ? Qui est au courant ? » fit le vieillard sur un ton précipité secouant alors comme un prunier le jeune homme.
« Dumbledore, les seules personnes au courant de cette mission, à l'exception du principal concerné, sont ici dans cette pièce » répondit calmement le détective.
Le sorcier se détendit soudain, et lâchant les épaules de Sherlock, retourna lentement s'asseoir en face de celui-ci, l'air très las.
« Ce plan . . . a en effet été mis au point il y a quatorze ans, lorsqu'à la mort des parents d' Harry, Severus vint me trouver, suppliant d'abord mon pardon, puis une manière de se racheter de tout ce gâchis . . . »
« Je suppose que le gâchis en question était Lily Potter ? » ricana Sherlock.
Dumbledore haussa les sourcils.
« Ces sentiments que tu dénigres tant Sherlock, ont permis à Harry Potter de rester en vie pendant ces quatorze dernières années. Bien qu'il ne porte pas le garçon dans son cœur, y voyant là un retour de James Potter tant haït, jour après jour, Severus m'apporte de précieuses informations, et en échange, afin de ne pas éveiller les soupçons, en divulgue certaines à Lord Voldemort, soigneusement choisies cela va de soi. »
« Soit. Rogue fait un boulot que l'on pourrait qualifier . . .d' acceptable. Mais de là à me faire avaler vos discours plein de bonté sur l'amour tout puissant qui réunit les cœurs, fait pardonner les fautes de son prochain ou je ne sais quelle autre bêtise . . . »
« Dis-moi Sherlock, quel sort as-tu utilisé pour protéger votre appartement de Baker Street ? » fit Dumbledore en souriant.
« Si je crois bien me souvenir, dans ces circonstances, il n'y a rien de mieux qu'un protego totalum . . .»
Sherlock se racla la gorge, fouillant frénétiquement dans le tas de parchemins disposés devant le sorcier: « Hum . . . Donc quel était le plan proposée ? ».
John replia d'un coup sec le Times du matin.
« Alors ? La nuit a été bonne ? »
Le détective qui venait d'apparaître sur le seuil de la cuisine, du salon, bailla longuement, puis, tel un zombie, se dirigea vers un des placards pour prendre un mug.
« Sherlock, tu m' écoutes quand je te parle ? »
John ne savait pas pourquoi il était si énervé. Peut-être parce qu'il avait guetté le retour de son ami jusqu'à une heure avancée de la nuit, peut-être parce qu'il sentait que, pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, Sherlock lui cachait quelque chose d'important.
Le grand brun se versa du café et après avoir avalé d'une traite le liquide brûlant, posa le mug dans l'évier (un des résultats d'un intense travail entrepris par Watson dès leur première semaine de colocation).
« Sherlock ! !»
« J'y retourne. Préviens Lestrade que je ne pourrais pas être à Scotland Yard avant… 18h. »
Le médecin jeta son journal sur la table basse et se précipita devant Sherlock qui s'apprêtait à rejoindre la salle de bain.
« TU préviens Lestrade, pour la centième et dernière fois, je ne suis pas ton secrétaire, et TU m'expliques la raison mystérieuse qui t'a attiré dehors jusqu'à 8h du matin . . . »
Le détective haussa les sourcils.
« Une affaire. »
« Quelle affaire ? » fit John bloquant l'accès avec son bras.
« Ce n'est pas pour Lestrade que tu aurais dû précisément rencontrer à 8h et il y a bien une semaine qu'aucun client ne s'est présenté à l'appartement. »
Le visage du détective devint soudain grave.
« John, la première fois que nous nous sommes rencontrés, je t'ai dis qu'il fallait tout savoir de la personne avec qui on allait vivre. Eh bien, pour une fois, contente-toi d'enregistrer ceci : je travaille sur une affaire et celle-ci ne te concerne en rien. Donc arrête ton interrogatoire et laisse-moi me préparer. »
Surpris par le ton dur de son ami, le médecin baissa lentement son bras, s'effaçant devant Sherlock qui partit en coup de vent vers la salle de bain.
D'un revers de la main, Sherlock chassa les remords qui le taraudaient depuis son départ de Baker Street. John ne devait rien savoir. Il n'en avait pas besoin. Pendant 14 ans il avait réussi à se construire une vie en dehors de la magie, en dépit de la pression familiale, des offres sans cesse renouvelées du ministère de la magie qui ne voulait pas perdre un élément aussi brillant. Il pratiquait maintenant sa propre magie, utilisant avec une virtuosité sans pareil ses talents de déductions et d'observation. Il avait maintenant un véritable ami. Non, John ne devait absolument rien savoir.
D'un geste brusque, le détective ouvrit la première cabine qui se présentait. Il jaugea un moment du regard la porcelaine d'un blanc douteux des WC devant lui, puis avec un reniflement de dédain enjamba le rebord de la cuvette, et tira la chasse.
Il atterrit avec un bruit sourd dans une des nombreuses cheminées magiques du grand hall du ministère de la magie.
« Salut,Phyllius ! La forme ? Salue tes collègues zigotos de ma part ! »
Une potion de métamorphose, un sortilège permanent d'imperium , et le voilà employé modèle et dévoué du département des mystères. Et au vue de la familiarité presque obscène témoigné par le premier individu qu'il avait rencontré, il semblait avoir, en jetant son sort, surestimé les capacités intellectuelles des sorciers travaillant ici …
« Salut Phyllius ! Toujours OK pour dîner chez moi mercredi soir ? »
Encore une interpellation de ce genre et il allait exploser…
Mais le visage crispé du détective se détendit bientôt, lorsqu'il s'aperçut qu'il passait sans dommages les barrières de sécurité ultra performantes du ministère. Patiemment, il attendit que l'ascenseur en face de lui se libère, et se frayant un passage parmi le flot d'employés partis déjeuner, il prit place dans la cabine à présent presque vide. Bientôt, alors que l'ascenseur s'enfonçait de plus en plus dans les profondeurs de la terre, Sherlock se retrouva seul.
« Département des Mystères » finit par annoncer la voix réfrigérante. La grille dorée s'ouvrit dans un grand bruit métallique sur un couloir aux murs nus, éclairés par les flammes vacillantes des torches. La bouche du détective s'étira en un large sourire : le jeu allait commencer …
J'espère que ce chapitre vous aura plu.
A bientôt…
