Comme je l'avais prédit-je devrai faire devin à la place de Trelawney- mes amis m'attendaient dans le dortoir, mais en me voyant arriver, ils ne me sautèrent pas dessus, on aurait plutôt dit qu'ils ne m'avaient pas reconnu, et ils se retournèrent à grommelant.
J'approche silencieusement d'eux, avant de passer mes bras autour du ventre de Mione, en murmurant un salut.
La réaction se fit de suite. Je savais que c'était durant la fin de la quatrième année qu'ils avaient commencés à sortir ensemble, et Ron tenta donc de me mettre une droite, que j'évitai habilement.
« Toi je te jure que je vais te tuer pour avoir touché ma copine. »
« Je suis sur que Mione ne m'en veux pas trop. N'est-ce pas? Allé, calme-toi Rony. »
Deux bouches bées. Ils ne m'avaient vraiment pas reconnu.
« Harry... » Les deux en même temps, ouah, quel timing parfait.
« Ben ouais, c'est moi. » Je leur raconte la même version des choses qu'à Snape. Mes pouvoirs bridés, ma croissance soudaine. Je ne préfère pas leur dire que je viens du futur pour revoir mon amour.
« Putain, on croyait que Tu-sais-qui avait encore fait des siennes. »
« T'inquiète pas, ce n'est pas Voldy qui va me faire du mal, enfin je ne pense pas. »
On discute pendant quelque temps jusqu'à ce que Ron soit trop fatigué pour rester debout.
On se dirige vers nos dortoirs respectifs. Les lits de Ron et moi sont côte à côte, du coup je l'entends ronfler. Je n'ai pas le cœur à ça, et puis j'ai suffisamment dormit pour l'instant. Je me lève. Mes pas m'emmènent vers les cachots sans que je n'y prête attention. J'ai besoin de le voir, de le toucher, cela fait tellement longtemps que je n'ai pas touché sa peau si douce.
La porte des cachots cède vite fait sous le sortilège que je lui inflige. Sans bruit je pénètre dans son antre, jusqu'à sa chambre. Son sommeil semble agité, il bouge beaucoup dans son lit.
Je m'approche à pas de loup, et m'accroupis sur le rebord du lit, en face de son visage. Il est sur le dos, et le drap glisse lentement vers le sol. Lorsqu'il s'y trouve, je comprends de quoi il rêve au vu de l'érection qu'il arbore.
Mon dieu, il a donc toujours été aussi bien bâti. Un gémissement atteint mes oreilles. Je pose une main sur son front, fraîche, qui semble lui faire du bien, mais l'exciter encore d'avantage car son érection tremble de plaisir. Avec mon autre main je retrace le contour de ses lèvres puis descend vers son érection qu'il ne peut pas encore assouvir.
Ça me fait mal de le laisser dans cet état, et je ne peux pas m'arrêter lorsque je baisse difficilement son boxer et prend son désir en main. Je ne me rappel pas la dernière fois que j'ai fait l'amour avec toi Severus.
Il remue instinctivement dans ma main cherchant à approfondir le contact de mes doigts sur sa verge. Je sers un peu plus et commence un langoureux va et viens. Je commence moi aussi à être excité par la situation, et là, la seule chose dont j'ai envi c'est de le sentir en moi, mais ce ne serai pas une manière très honorable de montrer à quel point je suis heureux de le revoir.
Alors le plus doucement possible et sans le moindre bruit j'approche mes lèvres de son sexe puis les pose sur le gland dans une douce caresse. Il gémit fortement.
J'appuie un peu plus, et la prend entièrement en bouche. Il est toujours aussi délicieux. Il ne tarde pas à mettre ses mains inconsciemment dans mes cheveux pour me pousser à plus. J'accélère et très vite, il jouit entre mes lèvres. Salé, mais viril comme à chaque fois.
Je crois que de le voir jouir m'as aussi fait me relâcher brutalement. Il n'y a pas que mon orgasme qui est brutal, mais aussi son réveil. Et avant que je ne réalise, j'ai transplané dans mon lit.
Je reprends mon souffle avec beaucoup de difficultés. Je suis repu. J'ai bien fait de le visiter. Je m'endors tout de même.
En me réveillant j'arbore une érection moi aussi. Mes matins ne vont pas être de tout repos à présent. Heureusement pour moi, il n'est que six heures et demie, du coup personne n'est debout.
La salle de bain est à moi. Opération: séduction de mon beau brun ténébreux. Je m'occupe en premier de mon problème et me lave. Je me parfume du parfum préféré de mon homme, Égoïste. Il aime l'odeur de la rose, mais relevé par de la coriandre et de la mandarine, on ressent que chacun des parfums cherche à prendre la place de l'autre, égoïstement. C'est à la fois un parfum frais, vigoureux, chaleureux, sensuel. Égoïste.
Mes cheveux ébouriffés d'avant étaient une vraie plaie, mais ils se sont adoucis et plaqué un peu. Mais aujourd'hui, on ne les brosses pas, au contraire, je vais les ébouriffer trois fois plus que d'habitude. Ma tenue...Pas vraiment spécial, le port de l'uniforme pendant les cours est obligatoire. La seule chose que je peux faire c'est déboutonner les trois premiers boutons de ma chemise et passer ma cravate autour du cou, le nœud coulissant très peu serré.
Je me regarde dans le reflet d'un miroir. Splendide. Il ne manque plus que l'acteur principal de mon opération, Severus.
Je descends donc vers la Grande Salle, qui doit surement être presque vide. J'entre, l'effet se fait ressentir, plus aucune voix ne parle.
Des élèves sont tout de même présents. Des Serpentards, dont Draco qui me fixe la bouche grande ouverte, pas très digne de lui. Des Griffondors, des Serdaigles et des Poufsouffles dans la même position que Draco.
Je passe devant sa table, m'arrête un instant alors qu'il me fixe toujours. Il a un peu de confiture sur le bord des lèvres. Je me penche en avant, mon visage le plus près du sien, sors la langue et la passe sur la sauce sucré à la pêche. Il rougit fortement.
« Un Malfoy ne devrait pas garder une bouche si délicieusement ouverte. » Et je pars sans préambule. Je sais, vous allez croire que je drague Draco, mais non, c'est autre chose. Je n'ai pas envi qu'il rejoigne Voldemort, alors je fais de lui un ami. Et puis je sais qu'il ne veut pas de la marque sur sa peau parfaite.
Je m'assois à ma table, tout le monde me fixe. Qu'est-ce qu'ils ont. Ah oui, ils ne m'ont pas reconnus. Tant pis pour eux. Je sens un regard de braise sur ma nuque. Je souris. Il me fixe depuis que je suis entré. Je lève discrètement les yeux vers lui. Il a carrément cessé de manger, ses yeux rivés sur moi me mangent entièrement.
J'ai réussi mon effet, mais je ne suis pas encore au top, il n'a pas encore sentis mon parfum. Tiens, j'y pense.
Je me lève et me dirige vers la table des professeurs. Plus précisément vers Dumbledore qui se trouve juste à côté de Severus.
Je me stoppe. Je le vois fermer les yeux et sentir avidement dans ma direction.
« Bonjour Professeur Snape. Professeur Dumbledore. Je voulais m'excuser de m'être enfui en courant hier, je crois que j'aurai dû vous expliquer ce que ma magie avait fait d'elle-même. »
« Ce n'est pas grave Harry, c'est moi qui m'excuse de ne pas avoir prévu que ta magie se révolterai contre le traitement que ton corps subit depuis son enfance. Toutefois, il te faudra le maîtriser entièrement si tu veux pouvoir vaincre Voldemort. C'est pour cela que j'ai décidé que tu devrais suivre un entrainement intensif en duel, potion et occlumencie avec le professeur Snape. »
Celui-ci recracha son café noir.
« Pardon professeur, mais vous auriez pu me demander mon avis avant de prendre la décision de vous-même. »
« Voyons Severus, je sais très bien que vous ferez tout pour que Harry puisse combattre correctement Voldemort, donc arrêtez vos bêtises et prenez son entraînement en charge. Au pire, je ne vos donne pas vraiment le choix. »
« Prenez bien soin de moi, Professeur. » Je lui souris. Je crois qu'il y avait un sens caché à ma phrase car il a rougit. Je me demande qui était la personne de son rêve. Surement moi, vu qu'il me désire depuis longtemps.
C'est ainsi que se passe le petit déjeuné. Lorsque mes amis arrivèrent vers moi en me lançant un: Bonjour Harry tonitruant, j'entendis Draco recracher violemment la madeleine qu'il venait de prendre en bouche.
Il vient de se rendre compte que c'est son pire ennemi qui vient tout juste de presque l'embrasser.
Je quitte le groupe et me dirige vers les cachots, les cours commencent dans un quart d'heure, mais je préfère être en avance au cas où je pourrais le voir arriver. En parlant de voir arriver quelqu'un, j'entends des bruits de pas derrières moi. Une seule personne. Je me retourne. Draco.
Je prends appuis sur le mur et le regarde arriver. Il se pose en face de moi.
« Potter, je pourrais savoir pourquoi tu m'as embrassé tout à l'heure? »
« Bien sur, et je ne t'ai pas embrassé, j'ai juste enlevé de la confiture qui était sur le coin de ta bouche, je ne voulais pas le faire avec mes mains, car je pense que tu ne préfères pas avoir quelque chose d'aussi sale, qui aurait pu trainer Merlin seul sait où sur ton visage d'aristocrate. »
Il rougit.
« Et puis, si tu avais vraiment voulu éviter que je le fasse, tu m'aurai déjà mis une droite. »
Il rougit encore plus si c'était possible.
« Pour ma part, je pense qu'il est temps de mettre de côté nos rivalités. Je n'aurai pas dû renoncer la poignée de main que tu m'offrais en première année. J'aimerai réitérer. »
Je lui tends ma main. J'attends, il fixe alternativement ma main et mes lèvres. Et soudainement, il prend ma main et m'attire à lui pour m'embrasser. Je pense qu'il a besoin de ça pour se sentir en confiance avec moi, et de toute façon j'en ai besoin moi aussi, cela fait tellement longtemps que je n'ai pas embrassé.
Je passe la barrière de ses lèvres, et me retrouve plongé dans un goût exquis de chocolat et de madeleine, délicieux. Je prends le baiser en main, mains qui atterrissent dans ses cheveux, alors que ma langue se fait inquisitrice, fouillant chaque parcelle de son antre.
Lorsqu'on se sépare, il reprend lentement sa respiration erratique en s'appuyant sur le mur derrière lui. J'attends qu'il parle.
« Merde, je pensais pas que tu pourrais si bien embrasser. »
« Serait-ce un compliment? Cependant, je suis désolé de te le dire, mais mon cœur appartient déjà à quelqu'un d'autre. »
« Ne t'en fait pas, c'est juste que tu m'as provoqué lors du déjeuné, et je voulais me venger un peu. Et de toute façon, j'aime aussi quelqu'un. Ne me regarde pas comme ça, je te dirai qui c'est uniquement si tu me dis qui c'est pour toi. »
« Professeur Snape. »
Je vois Draco rougir, il croit que j'aime Severus, ce qui est le cas, mais je disais juste son nom parce qu'il arrive vers nous. Je le pointe discrètement du regard, et lorsque Draco tourne la tête il semble un peu soulagé.
« Messieurs, j'espère que vous n'étiez pas en train de vous battre, sinon je serai capable de retirer des points à vos maisons. »
« Non professeur, nous discutions ». On se regarde, et on se sourit, nous avons parlé d'une seule et même voix.
Severus semble étonné, mais il ne pipe pas un mot et rentre dans la salle de classe. Nous le suivons, je commence à avoir un peu mal aux jambes de rester debout donc je préfère m'asseoir.
Je me mets tout seul au dernier rang, et Draco se met à la table juste à côté, en attente d'un partenaire. Nous avons décidé de ne pas trop montrer aux autres notre nouvelle amitié, mais faire passer ça comme la fin de la violence Griffondors contre Serpentards.
Je baille grandement, puis fixe mon amour. Il travail un peu, enfin on dira plutôt qu'il corrige quelques copies. Il doit sentir un regard sur lui car il relève les yeux dans ma direction et me fixe. Je lui souris et commence une discussion avec Draco sur le prochain match de Quidditch.
Puis plus sérieusement, je me rapproche de lui jusqu'à être sur la chaise à côté puis je lui souffle à l'oreille.
« Tu me dis c'est qui que tu aimes? Je te l'ai dit après tout. » Il rougit d'un seul coup, réalisant par la même occasion que lorsque j'appelai le professeur je lui disais aussi la réponse à sa question muette.
« Tu...Tu aimes mon pa... » Je lui pose vite fait la main sur la bouche, pas la peine de le hurler sous tout les toits.
« Pas la peine de le dire si fort, je te rappel qu'il est en face de nous. Alors c'est qui que tu aimes? »
« Merde, sérieux comment t'as fait pour tomber amoureux de mon parrain, t'as pas confondu avec quelqu'un d'autre, ou alors tu te fous de ma poire pour savoir qui j'aime. » Chuchote-t-il.
« Bien sur que non, je le jure sur ma vie. Et puis sache qu'il est super sexy je trouve, on ne sait pas ce que cachent ses robes, mais moi si. Je l'ai vu hier soir en boxer alors qu'il venait me sauver d'une pseudo noyade. Et je te dis qu'il est super bien bâti, la peau halée, musclé mais pas trop, et presque imberbe. Trop bandant. »
« Herk... Pas la peine de donner les détails. Donc ça date d'hier cet intérêt pour lui, je ne sais pas s'il est gay, mais avec la nouvelle apparence que ta magie ta donnée, tu pourrais rendre gay le mec le plus hétéro qui soit. En tout cas, je te souhaite bonne chance. »
« Ouais merci, alors c'est qui que tu aimes? »
« Ne te moque pas de moi alors. C'est Blaise, mais je l'aime depuis plus longtemps que toi, en fait, depuis notre troisième année. Ses cheveux noirs, sa peau bronzé, sa façon de parler, de dire mon prénom si langoureusement, de manger, de s'habiller et de se déshabiller, si sensuel. Ah mon dieu, faut que j'arrête d'y penser sinon je crois qu'il va falloir que je sorte aux toilettes. »
« Et il est gay ou pas? »
« Je sais pas. Et je ne sais pas comment faire pour le savoir. C'est si frustrant. » Le pauvre, au moins je sais que mon Severus est gay lui. Mais comme Draco le dit, je pense que j'ai une idée pour savoir pour Blaise.
« Bon mon petit Draco, j'ai une idée géniale. Je te raconterai ça au déjeuner. En attendant, le cours ne va pas tarder à commencer. »
Je me lève et reprend ma place, seul. Je fixe au loin mon professeur préféré, le détaillant. J'ai tellement envi de l'embrasser. Inconsciemment je me passe la langue sur les lèvres, essayant de retrouve sa saveur depuis longtemps oublié. Son regard se relève à l'entente de bruit de pas et se plonge dans le mien.
Le contact ne dure que quelques secondes, mais elles sont suffisantes pour que je vois une petite rougeur naître sur ses pommettes.
Les élèves s'installent, et je demande à Ron de se mettre avec Hermione, que je souhaite être seul pour ce cours.
La potion s'inscrit au tableau, Veritaserum, il aurait pu trouver mieux, je la connais par cœur.
« Je ne m'attend pas à ce que vous là réussissiez. »
