Nda : Et voilà, je sors enfin ce chapitre 2 après plusieurs mois d'attente (toutes mes excuses, mon rythme de publication est extra lent il faut que j'y remédie). Je viens tout juste de le finir! J'espère qu'il vous plaira!
Disclamer : Envy ne m'appartient pas.
Réponse aux reviews : (désolée je n'ai pas pensé à le faire par message!)
Origine : Merci beaucoup pour ta review! Elle m'a fait très plaisir et je suis contente que ma fic te plaise! J'avais justement essayé de rester fidèle au personnage et je suis contente que cela soit réussi :) J'ai tenu compte de ton conseil, j'espère que cela sera plus facile à lire!
Evazion : Merci à toi pour ta review! J'en prend bien compte :) Oui je sais que mes descriptions sont assez indigestes et si tu suis ce chapitre tu vas être servie! haha! Mais je n'arrive pas a faire moins... à mon plus grand désespoir. J'espère que ma version du personnage te plaira! Elle est assez...particulière! Et non malheureusement la "mini jupe" n'aura pas sa place ici! Mais je pourrais peut-être faire un OS dessus ;) Idée à creuser...
Argond : Merci beaucoup! C'est vrai que le labo n°5 est un coin plutôt intéressant sans pour autant être traité par les auteurs. Je suis surprise que tu aies reconnu ce lieu, bravo! Et non cette histoire ne se base pas sur le 1er animé mais bel et bien sur le manga (ou brotherhood) comme tu pourras le constater si tu lis ce chapitre!
Merci à vous pour vos reviews! Elles me font énormémment plaisir et j'essaie un maximum d'en prendre compte!
Merci à vous de me lire!
Noir. Tout n'était que noirceur. Il ne distinguait rien, ne ressentait rien. C'est comme si il était plongé dans un épais brouillard, hors duquel il ne pouvait s'échapper. Ses sens étaient confus et sa tête lourde. Lui-même ne pensait à rien. Il était juste là, dans ce brouillard obscur, à essayer peu à peu de reprendre ses esprits. Il était dans un état de semi conscience, encore proche du sommeil, sans être éveillé pour autant, et il n'arrivait pas à sortir de cet entre-deux.
L'esprit brumeux, il tenta vainement de rassembler ses idées et de raisonner calmement, mais cela s'avérait impossible. A chaque fois qu'il saisissait une bribe de pensée, elle s'enfuyait avant d'être remplacée par une autre qui s'échappait à son tour et ainsi de suite. Il n'arrivait pas à se dépêtrer de tout cet enchevêtrement d'idée et son mal de tête n'arrangeait rien. Il manqua de re sombrer dans l'inconscience mais la douleur le retenait. Il avait si mal et sa tête était si lourde… Cela l'empêchait de penser correctement. Pourtant, ses esprits s'éclaircirent peu à peu et il tenta de faire abstraction de la douleur lancinante qui lui vrillait le crâne pour ouvrir les yeux.
Ses paupières se soulevèrent difficilement et il lui fallut quelques minutes pour s'accommoder de la lumière diffuse de l'extérieur. Heureusement, celle-ci était tamisée, ce qui n'aggrava pas sa migraine déjà bien présente. Apparemment, il était dans un espace fermé et … en mouvement. Oh bien sur, lui même ne bougeait pas, il avait déjà du mal à réfléchir alors de là à se déplacer… Non, en fait, il avait l'impression que les murs bougeaient… ce qui est absolument impossible.
Il lui fallu quelques secondes pour réaliser qu'en réalité, quelqu'un le trainait en l'empoignant par les cheveux (d'ou le mal de crâne). Il tenta de remuer les doigts et les orteils, puis les bras et les jambes, histoire de constater l'étendue des dégâts. Un mouvement un peu brusque de la cheville le fit souffrir. Celle-ci était certainement foulée. Rien de bien grave en somme.
Maintenant qu'il pouvait grossièrement analyser la situation, il se rendit compte qu'il n'était pas en si mauvaise posture que cela. Certes, il était trainé par un inconnu, vers un lieu inconnu et avait été manifestement assommé récemment par ce même inconnu, mais il était désormais conscient et ne souffrait que d'une blessure bénigne. De plus il était un soldat entrainé et avait l'habitude de ce genre de situation, il avait donc toutes ses chances de s'en sortir indemne et de rentrer chez lui d'ici quelques heures. Il n'avait qu'à surprendre l'inconnu en le frappant suffisamment fort au poignet gauche (celui qui tenait ses cheveux.) et avec un peu de chance, celui ci se briserait. Il profiterait alors d'un moment d'inattention pour se relever grâce à un mouvement rotatif et d'une roulade, se retrouver derrière l'homme. Après il pouvait soit lui briser la nuque, soit l'assommer, il aviserait en fonction de la situation.
Il mit alors son plan en place et d'un vif mouvement de bras, il réussi à frapper le poignet de son agresseur. Un crac satisfaisant retentit : son poignet était brisé. L'homme cria et ne prêta plus attention à son otage, se concentrant sur son poignet douloureux. Profitant de cet instant d'inattention, il se releva brusquement et d'une roulade se retrouva derrière l'inconnu qui se tenait le poignet en pestant. Puis, d'un coup d'un seul, il lui brisa la nuque. Un craquement sourd retentit et l'homme s'effondra à terre raide mort. Le soldat sourit, de victime il était devenu bourreau. Comme quoi rien n'était certain ! C'est sur cette joyeuse pensé qu'il se détourna du corps à ses pieds et s'éloigna en sifflotant.
Ce qu'il ne savait pas, c'est que dans son dos, l'homme se relevait déjà, de faibles éclairs rouges parcourant son cou et son poignet préalablement brisés. Ses yeux améthyste promettaient milles tourments au jeune soldat et un sourire tout à fait malsain déformait son visage. Il était furieux.
Il se jeta sauvagement sur le soldat et d'un coup de pied particulièrement précis, il envoya sa fragile petite tête rencontrer le mur d'en face. Oh oui, celui-ci allait souffrir.
Le jeune homme était désormais à terre et essayait péniblement de se relever. Il s'était pris un violent coup à la tête et n'entendait quasiment plus rien. De ce fait il ne pu entendre les pas lourds qui se dirigeaient vers lui et qui ne présageaient rien de bon.
En effet, l'homonculus avait décidé de reprendre son poids normal, à savoir une belle tonne cinq ! Il saisit sa victime par les cheveux et la retourna face à lui avant de se laisser tomber sur son torse. Les os craquèrent et l'homme crachat du sang. Cela devait être douloureux. Parfait ! Son sourire s'agrandit un peu plus.
- ça fait mal n'est-ce pas ? En même temps je te comprends. En ce moment je pèse un peu plus d'une tonne et ça ne doit pas être un poids facile à supporter pour ton petit corps d'humain. Mais tu vois mon salaud, tu ne peux t'en prendre qu'a toi : fallait pas m'énerver ! Déjà que j'ai pas eu une journée facile, il à fallut que tu brise ma belle petite nuque. Tu sais … j'aime pas avoir mal et la régénération ça fait un mal de chien !
L'homme sous lui n'entendait plus rien, ne voyait plus rien. La douleur surpassait tout. Il avait mal mal mal ! Le type qu'il avait tué était toujours vivant alors qu'il lui avait brisé la nuque : c'était impossible ! Il ne comprenait plus rien… et putain, qu'est-ce qu'il était lourd ! Il sentait ses os brisés, son torse défoncé. Ses blessures étaient graves et affreusement douloureuses. Tout ce qu'il voulait c'était que ça s'arrête ! Il voulait crever putain ! Pourquoi, pourquoi était il encore en vie à souffrir un putain de martyre ?
Assis à califourchon sur lui, Envy passa la main dans ses cheveux et soupira, l'air ennuyé.
- Sérieux, vous êtes chiants vous les humains ! Tout ce que j'avais à faire, c'était te ramener au labo en bon état. Regarde toi maintenant, tu sers plus à rien ! Enfin, je vais quand même faire mon boulot on verra bien ce qu'ils pourront tirer de toi !
Sur ces mots, il se redressa et se remit debout avant de charger brusquement le soldat sur son épaule, celui s'étant évanoui sous la douleur. Il reprit sa route dans ce couloir qu'il avait maintes fois emprunté, et se dirigea d'un pas vif vers le laboratoire en sifflotant un air quelconque.
…
L'homonculus se dirigeait maintenant vers la salle 58. Chère petite salle 58 ! C'était sa préférée… après celle qui contenait les pierres philosophales bien sûr ! En chemin il avait croisé le petit chercheur de la dernière fois. Normalement, il aurait du le tuer mais la tête qu'il avait tiré quand il avait déposé le soldat à moitié clamsé à ses pieds avait valu le détour, et il avait tellement ris qu'il avait décidé de le laisser en vie ! Brave petit chercheur, pour un peu il l'apprécierait presque ! Bref Envy était d'humeur plutôt joyeuse et il avait décidé de retourner voir cette gamine si divertissante, histoire de rire un peu !
…
La jeune fille était toujours là, dans sa cage sombre. Elle était assise, appuyée contre les barreaux, les yeux dans le vague. Cela faisait un moment qu'elle n'arrivait plus à dormir à cause des cris et des lamentations des choses qui étaient dans les cages un peu plus loin. Un jour, un chercheur lui avait dit que c'était des humains, comme elle, mais que la peur les avait fait sombrer dans la folie. Désormais ce n'était plus que des animaux, dépourvus d'intelligence, de conscience et même d'instincts. Des corps sans âmes. Elle trouvait ça triste et éprouvait un peu de pitié pour eux. Mais juste un peu parce que là, ils l'agaçaient sincèrement à l'empêcher de dormir. Elle en était là dans ses réflexions quand la porte s'ouvrit brutalement laissant pénétrer la silhouette du type de la dernière fois qui fanfaronnait en parlant bruyamment. Rien à voir avec sa visite de la dernière fois. Il semblait… de bonne humeur. La petite se fit la remarque qu'il était certainement atteint de schizophrénie et que mieux valait ne pas l'approcher de trop près. Elle était peut-être condamnée mais elle avait tout de même un instinct de survie.
Envy se laissa tomber brutalement devant la cage et s'assit en tailleur puis observa la jeune fille enfermée en face de lui. Ses yeux semblaient un peu plus ternes que la dernière fois et de grands cernes creusaient ses joues. Bien, manifestement ça faisait un moment qu'elle n'avait pas dormi celle-là ! En même temps avec tous les autres braillards il comprenait. Ce qui l'interpella surtout, c 'était la moue boudeuse qu'elle arborait, ses petits bras croisés sur sa poitrine. Elle n'était pas contente de le voir. Paaaaarfait !
- Eh ben ! T'es pas contente de me voir ? Moi qui voulais être gentil aujourd'hui et rendre visite à une pauvre petite humaine seule dans sa cage ! ça m'apprendra tiens. Ah, vous les humains vous êtes tellement…ingrats, énonça t'il en insistant tout particulièrement sur le dernier mot un sourire déformant son visage.
La petite soupira.
- Non ce n'est pas ça. Vous êtes juste bruyant.
Envy perdit son sourire. Bruyant. Lui, Envy, l'homonculus, venait de se faire traiter de bruyant par un marmot humain et qui plus est enfermé dans une cage. Ooooh celle-là elle était gonflée ! Il allait lui montrer à cette gosse à quel point il pouvait être bruyant.
- Alors comme ça tu me trouves bruyant ? Très bien, ouvre bien tes mirettes et écoute attentivement. Je vais redéfinir le mot « bruyant ». Et crois-moi tu as intérêt d'avoir le cœur bien accroché !
Elle avait vu juste. Il était réellement schizophrène en fin de compte. Il y a quelque minute il était joyeux (certes une joie un peu malsaine mais bon) et maintenant le voilà énervé, un sourire purement sadique scotché sur les lèvres et une lueur folle dansant au fond de ses prunelles améthystes. Qu'est-ce qu'il préparait ?
De multiples frissons parcouraient sa peau, il sentait le changement s'opérer, la réorganisation de tout son être typique de ses métamorphoses. De celle-ci tout particulièrement. Il pouvait nettement la sentir, cette puissance qui bouillonnait en lui. Il n'était pas le seul d'ailleurs. Les choses dans les cages étaient recroquevillées les unes contre les autres et n'émettaient plus un son, transies de peur. Non, terrorisées. Cela agrandit un peu plus le sourire d'Envy. Il adorait sentir la terreur que provoquait cette transformation, quand il relâchait tout son pouvoir. Il se sentait tellement puissant ! Presque autant que son Père, ce vieux salopard. Ses membres se déformaient, se boursoufflaient tandis que deux autres paires poussaient de part et d'autre de son corps, le pourvant désormais de 8 pattes monstrueuses. Son visage s'allongea et sa fine bouche fut remplacée par deux énormes mâchoires puissantes. Ses cheveux s'allongèrent et devinrent crinière alors que son cou laiteux laissait place à une encolure puissante. Des visages torturés et hideux surgirent sur ses épaules et ses flancs. Sa transformation était presque achevée, il ne manquait qu'un détail.
Elle était bouche bée. Il y a quelques secondes, un homme magnifique se tenait devant elle et maintenant c'était un…une… un monstre indescriptible et respirant la puissance. Tout d'abord, il était vert. Ou plutôt verdâtre, d'un de ces verts qui vous donnent envie de vomir. Ce monstre (car oui c'était bien un monstre) était pourvu d'une tête à la fois canine et humaine, totalement impossible à décrire. Seuls les yeux améthyste lui permettait de faire le rapprochement entre cette chose et l'homme qu'il était. Sa gueule puissante claqua dans l'air tandis que la fine crinière effleurait son encolure déformée par des visages qu'elle jugea tout simplement hideux. La bête devant elle se tenait sur ses huit pattes griffues alors que sa queue puissante fouettait l'air. Bref, un assemblage douteux qui n'avait plus rien d'humain.
Envy ria. Il ria si fort que quelques pierres s'effritèrent et tombèrent du plafond.
- Alors ? Je suis toujours bruyant maintenant ? dit-il d'une voix qui semblait être dédoublée.
La fillette ne répondit pas et se contenta simplement de l'observer. Le monstre parut surpris.
- Tu n'as pas peur, commenta t'il.
- Non.
Bien que ce ne soit pas une question elle avait quand même répondu.
Envy soupira et s'allongea à terre croisant ses deux pattes avant sous sa lourde tête et fixa la fillette, sa queue battant l'air.
- Votre apparence est juste dérangeante. Mais cela reste supportable, ajouta t'elle.
Il sourit.
- Ouaiiiis je sais. C'est pour ça que j'aime pas trop cette apparence ! Mais elle est puissante donc je fais avec.
Suite à ces paroles, il se retransforma et redevint le jeune homme qu'il était gardant sa position allongée, les bras croisés sous son menton. Il avait l'air curieux.
- Au fait c'est quoi ton nom ?
La fillette parut surprise mais se repris rapidement.
- Je n'en ai pas.
- Sérieux ?!
Elle acquiesça avant de demander :
- Et vous, vous devez bien avoir un nom.
Envy prit un air contrit.
- Bien sûr que j'en ai un ! Mais si tu crois que je vais te le dire, tu te fourres le doigt dans l'œil ! Je te donnerais pas mon nom tant que t'en auras pas, question d'égalité !
La fillette sourit. S'en suivit un silence reposant qu'elle brisât.
Je sais que mes parents m'ont vendu, dit elle d'un air triste. Il ne voulaient pas de moi.
D'un regard, Envy l'enjoint à continuer.
- Je faisais partie de la famille royale de Drachma. Mon comportement en tant que princesse était irréprochable et je faisais tout pour satisfaire mes parents. Mais ils étaient avides, tellement avides que lorsqu'un homme venant d'Amestris leur promis 100 pièces d'or par personne données en tant que cobaye, ils n'hésitèrent pas une seconde et vendirent leur peuple. Après le peuple, ce furent les domestiques, puis les amis, les membres de la famille royale et enfin, moi, leur propre fille. L'homme me fit monter dans un camion qui m'emmena directement ici. Juste avant de monter, je le vis donner une énorme bourse à mes parents. C'était la dernière fois que je voyais la lumière du jour.
Envy soupira.
- Encore un peu et tu me ferais presque pleurer, dit-il sarcastique.
Pour tout réponse, il n'eut droit qu'a un regard noir. Il lui adressa une moue ennuyée avant de se relever.
- Je sais, s'exclama t'il. On va faire un petit jeu !
Il se pencha vers la cage avant d'ajouter.
- Si tu arrives à deviner mon nom, je t'en donnerais un ! Mais attention tu n'auras droit qu'a un essai, alors réfléchis bien.
- Un quoi? demanda t'elle surprise.
- Un nom stupide idiote! Trouves mon nom et en échange j'te baptise!
Face au visage passablement surpris de la fillette, il lui fit un clin d'œil. Celle-ci lui sourit en retour avant de lâcher un « très bien » amusé.
A suivre...
Nda : Et voilà! c'est fini pour cette fois! J'espère vraiment que cela vous a plus! J'ai essayé de faire un chapitre un peu plus long pour me faire pardonner mn retard! A la prochaine!
