Yellow. Comment allez vous ? Moi je croule sous les devoirs, sous les prépas de concerts, et pleeeins d'autres trucs.

Celle qu'elle oublie encore de dire, c'est surtout le fait qu'elle est trop distraite, et que ça n'aide pas pour avancer *froncement de sourcils sévère *

Je m'insurge. Je ne vois pas où est le problème. Prendre le thé en discutant de l'étoile circonférenciel bleu et verte me semble plus intéressant qu'écouter le cours d'espagnol. En plus, c'était the thé au fruits rouges, un précieux breuvage.

C'est sur qu'elle se concentrait plus si tu n'était pas là à la distraire...

Coincé ! Ras-bas joie ! Et tu me coupes dans mon élan, j'allais dire que j'étais plus que désolé du retard! Et puis je suis navré, pour une fois qu'on était honnête, tu pourrais éviter de nous interrompre ! PARFAITEMENT ! * Micka court se cacher dans la salle à pop-corn pour échapper aux ravages de la rêverie de ses colocataires *

Biiien, maintenant qu'on est tranquille JE SUIS ENCORE LA* fuis*... Blanche, débrouille toi pour qu'elle ne m'interrompe plus, je suis occupé là.

Avec grand plaisir *prend une plume dans un coussin éventré et pars, un sourire sadique aux lèvres* Alors Micka, on joue ?

Nooooon, pas les chathaHAHAHAHAHA! * on entend des cris de souffrances mêler à des rires dans la salle à pop-corne*

Bon. Je vais juste vous remerciez pour votre patience Y A PERSONHAHAHAHAHAHA!, remercie Lou Keehl pour sa reviews sur Vendredi 13 IL AVAIT UNEHAHAHAfauHAHAHAteHAHA, et je vous souhaite bonne lecture ! *pars étrangler cette satané guerrière*

Avenures toujours pas à moi, les personnages encore moins, je fais juste joujou avec sous l'oeil malveillant du créateur du Cratère et futur maître maléfique du monde, Mahyar.

Chapitre 2 : Le silence était ma compagne

« Aaaiieeuh ! s'écria Shin en grimaçant de douleur, ce qui évidemment était difficile à voir avec son masque, mais qui était tout de même visible grâce à son petit froncement de son nez, qui si on le fixait attentivement, était parfaitement observable.

- Tu remues trop, je t'avais prévenu, soupira sa colocataire en enroulant un autre bandage de fortune, constitué de bandes de tissus, plus ou moins en bon état, autour du torse du plus si nouveau venu.

- Tu m'avais pas dit que tu tirerait sur la croûte, maugréa l'archer mal au point.

- Fallait bien, répondit Blanche en prenant l'épingle à nourrice posée à coté d'elle. Je pense que tu ne veux pas que tes côtes se ressoudent dans le mauvais sens, souligna-t-elle avec malice, avant de glisser en un éclair l'épingle pointu contre la peau abîmée, faisant frissonner le blessé.

- Tu fais gaffe, hein ? demanda, légèrement inquiet, le patient. Je veux pas une cicatrice bonus dans le dos.

- Une de plus, une de moins… fit le médecin improvisé, un sourire dans le regard.

Assise dans le dos de Shin, Blanche s'occupait de bander provisoirement les côtes du jeune archer ; elle avait bien essayer de le convaincre de retirer entièrement sa tunique, mais le petit cachottier avait refuser net. Soulevant donc l'habit abîmé du pudique blessé, la médecin improvisé tentait tant bien que mal de remettre en place les divers os brisés qui constituaient la cage thoracique du demi-élémentaire. Une jolie balafre coupait également la peau protégeant de son mieux une colonne vertébrale heureusement intacte.

Remettant en place l'habit bleu, la dame aux yeux de la mer glissa vers le mur opposé sur lequel s'appuyait son « patient », et s'assit en tailleur face à ce dernier.

Shin allait mieux. Ou du moins, il pouvait parler sans risquer de se percer les poumons. Même s'il ne se sentait clairement pas au mieux de sa forme, c'était tout de même mieux que quand il avait été jeté dans cette geôle. Etrange colocataire qu'il avait d'ailleurs : qui s'occupait de lui, alors que la survie dans ces couloirs humides semblait déjà bien compliquée.

Les plaintes des mourants résonnaient toujours dans les couloirs, accompagner des échos des chuchotements fiévreux qui passaient le mur des lèvres des prisonniers. Shin fixait toujours l'au dehors, qui lui semblait si proche et si loin à la fois : pourrait-il un jour repasser cette grille qui l'enfermait pour un temps indéterminé ? Deux petits mètres le séparaient de la liberté, et pourtant, il avait l'impression que cela faisait des kilomètres. Si seulement ses compagnons étaient là…

Les blagues débiles de Bob lui manquaient. Les grognements bougons de Théo lui manquaient. Le calme et la bienveillance de Grunleck lui manquaient. Même cette salo…saleté de louve lui manquait ! Il voulait retourner dehors, voir la nature, plonger dans un grand lac ; oui, un grand lac, se mit à rêver le prisonnier ; l'eau entourant son corps, le berçant en son sein, l'accueillant comme un fils, un frère. Ses paupières doucement se baissèrent, et le souvenir aigre-doux du clapotements de l'eau emplie sa tête. Pourquoi avait-il atterrie ici, pourquoi il c'était fait capturer, pourquoi eux ? Ils n'avaient rien fait…

« Tu n'es pas bien loquace, souligna la voix calme de Blanche.

- Je pourrais te retourner le compliment, sourit tristement l'archer masqué, sortant de sa nostalgique rêverie.

- J'ai une excuse : le nombre de mes visiteurs est assez…réduits, répondit aussitôt la dame en face de lui. Puis, tournant ses yeux de tempêtes sur son colocataire : Parles moi de tes compagnons.

- Mes compagnons…réfléchis le jeune homme, repartant dans ses souvenirs . Ils sont aux nombres de trois : Théo de Silverberg, Grunleck Von Krayn, et Balthasar Octavius Barnabé. Mais on l'appelle B.O.B.

- Et comment un demi-élémentaire d'eau s'est-il retrouvé affubler de pareils compagnons ? encouragea l'imperturbable prisonnière.

- Une seconde, fit Shin, dardant un regard méfiant sur la dame en face de lui. Comment vous savez pour le demi-élémentaire ? Et pour mes compagnons, d'ailleurs ? continua l'archer blessé, tendu. Je n'ai rien dit à leurs sujets…

Silence.

Les yeux bleus marines de l'étrange Blanche n'exprimait tien de plus que la tempête habituel qui les recouvrait. La capuche déchirée crut presque apercevoir les écrits sans noms sur les murs s'agiter, comme en proie à une muette réflexion. Puis, clignant des yeux, chassant peut-être une pensée dérangeante, Blanche dit, tel un enfant penaud s'excusant après avoir renverser le vase de sa mère :

« Je dis des choses parfois…sans y penser. Je le sais c'est tout, grimaça la prisonnière en secouant sa tête à perles.

- Comment ça ? demanda, toujours sur ses gardes, Shin. Tu es télépathe, où je ne sais quoi ? enchaîna-t-il ironiquement.

- Non, soupira laconiquement la jeune dame, posant son regard dans le vague ( oui ceci est une blague subtil ). Je sais des trucs, mais je cherche pas à savoir. Ca vient tout seul, j'y peux rien, continua de son ton de repentante l'étrange personnage.

- Mmmmh, grogna l'archer, cédant malgré lui face à la petite tête enfantine qui était en face de lui.

- Désolé…murmura, tristoune, la dame aux yeux bleus marines, ramassant une craie qui traînait là, et tournant le dos à son interlocuteur, les épaules affaisser ; sa main se mit en mouvement avec mollesse.

- Pff…soupira Shin, craquant fasse à cette puérile attaque de naïveté. Bon, chuis désolé, je me méfie facilement. Les situations hostiles, en particulier les endroits humides et noirs dont on ne sort pas facilement me rendent un peu nerveux, continua doucement l'archer, tentant d'amadouer la petite fille penaude qui lui montrait son dos.

Le crissement de la craie se fit plus rieur sur le mur, bien que son utilisatrice ne se retourna pas ; le regard suppliant sur sa nuque finit par lui arracher un sourire, le tout premier depuis longtemps, et faisant tinter ses perles colorées, elle fixa son regard de la mer éclaircie par un rayon de soleil sur celui éberlué de son blessé.

« C'est vrai que les puits ne te réussissent pas vraiment Shinddha Kory, fit, espiègle, sa colocataire, affrontant son regard courroucé. »

Un éclat de rire, pur et éternel, résonna soudain dans les couloirs ; le premier depuis des années dans les catacombes, qui fit frissonner les gardiens, ignorant la signification joyeuse de ce rire enfantin.