3eme chapitre, en espérant que cela vous plaise toujours autant. Les chapitres sont petits, mais je fais ce que je peux.


Un afflux de magie parcourue Regina, et la puissance montant, son cœur se teinta un peu plus de noirceur. Un courant électrique s'empara des deux femmes, et Emma fut projetée en arrière.

« Woh ! C'était quoi ça ? »

« Ca, Miss Swan, ce n'était juste qu'un avertissement. Ne vous avisez jamais de recommencer pareille familiarité à mon égard. »

Le regard de la reine n'invitait pas à répliquer, mais une magie pure s'immisçait en elle en cet instant.

Elles repartirent sans un mot dans la grotte et Regina prit le tour de garde suivant, pendant que la blonde peinait à trouver le sommeil. Puis David prit le suivant.

Au petit matin, tout le monde se réveilla au même moment, le rire du ténébreux se faisait entendre sur toute l'île. Il avait décidé d'œuvrer seul, et pour ses propres intérêts. Snow dépitée et résignée lâcha dans un soupir.

« Si quelqu'un d'autre souhaite nous abandonner lâchement, qu'il le fasse maintenant. »

Bien entendu les paroles étaient dirigées vers Hook, car il était très, trop entreprenant envers sa fille, et Regina, puisque… Et bien, pour les raisons évidentes que nous connaissons tous, parce qu'elle était Regina.

« Il me semblait vous avoir entendue dire que vous ne lui faisiez pas confiance, réjouissez-vous, Miss Blanchard, vous n'aurez plus à faire semblant. »

Snow esquissa un sourire de convenance, mais elle était mal à l'aise, car pour une fois depuis bien longtemps elle était d'accord avec la méchante Reine. (Beurk le nom en français est nul, EVIL QUEEN)

Tous se préparèrent donc, après ce petit interlude, et repartirent en quête d'Henry ne sachant pas que depuis leur sortie de la grotte un groupe encapuchonné les observaient, les suivaient. Les enfants perdus avaient retrouvés leur trace et personne ne semblait percevoir leur présence.

« Regina on peut parler ? »

La reine se retourna et fit volte-face à Mary-Margaret.

« Allez-y je vous écoute ? »

Snow était une personne qui était fière, et n'avait pas peur de tenir tête à quelqu'un, mais devant sa belle-mère elle restait tout de même impressionnée. Peut-être les restes d'instinct de Mary-Margaret Blanchard, face à Mme Le Maire. Toujours est-il qu'elle finit par réussir à sortir sa phrase, de manière un peu trop monocorde.

« Je vous fait confiance, vous savez, je sais que vous feriez tout pour sauver Henry. »

« En effet je ferais tout pour que mon fils revienne sain et sauf, c'est pourquoi vous ne devriez pas me faire confiance à outrance. Je n'hésiterais pas une seule seconde à sacrifier chacun d'entre vous s'il le faut pour le sauver. »

« Je n'en doute pas. »

Elle esquissa un sourire vainqueur, qui fut faussé par la vision d'Emma dans son sillage. Dans sa tête il ne faisait aucun doute qu'elle pourrait tuer n'importe qui pour sauver Henry. N'importe qui ? Pas vraiment, son corps entier, lui, émettait un doute. Elle n'était pas prête à sacrifier Emma. Même si elle se jurait ne rien ressentir pour la belle blonde, elle savait très bien que sa magie ne répondrait pas favorablement à l'extinction de Miss Swan. Alors elle s'enferma dans un mutisme tout le reste de la journée. Elle regardait Emma, puis Hook qui se pavanait devant elle. La reine ne pouvait se résoudre à avoir de la faiblesse en elle. Elle portait celle d'Henry à bout d'âme et c'était déjà grandement suffisant. Il fallait qu'elle déteste Emma, de plus profond de son être pour ne jamais commencer à l'aimer. Eloignée de tous, qui étaient bien devant. La magie grondait en elle, elle lutait depuis des heures maintenant, puis le tourment l'emporta. Une tornade s'enroula autour d'elle, et elle sombra. Personne ne comprit ce qu'il se passait, personne ne put réagir à temps. Les arbres commençaient à se déchiqueter, le sol se disloquait. En une fraction de seconde, tout bascula. Snow interdite par le spectacle criait le nom de la reine, lui arquant d'arrête, les bras de son bras la protégeant, lui le pouvait prononcer un mot.

« Ah ! Enfin du piment. J'aime quand une femme se met en colère. »

Hook fut propulsé violemment contre un arbre encore intact et en fut assommé. Quant à Emma, elle courait à la rencontre de Regina. Le vent se faisant de plus en plus fort autour de la reine, il l'empêchait d'approcher, elle vit alors une reine au bord du chaos, les yeux emplis de larmes. Alors Emma brava le danger et commença à avancer, difficilement, péniblement, le vent fouettant ses entrailles, les pierres se brisant sur elle. La reine la fixait, désespérée.

« N'avancez pas, ce sera pire, je ne peux pas l'arrêter. La magie est trop forte, n'avancez pas Emma. »

« Je ne partirais pas sans vous, je ne vous abandonne pas. Battez-vous. »

« Je n'y arrive pas… Partez avant que je ne vous détruise vous aussi. »

La reine tentait de repousser Emma, mais la magie ne lui répondait plus. Alors Emma continuait d'avancer au travers de ce chaos, arrivant pratiquement à toucher Regina. Des plaies apparaissaient sur la blonde, elle continuait pourtant.

« Ne vous avisez pas d'abandonner, Regina. Nous devons sauver Henry. Aucune magie ne vous résiste, vous êtes plus forte que ça. Vous êtes la plus grande sorcière que la forêt enchantée ai connue. La magie ne peut pas vous vaincre. Pas vous. » (Dans ce dialogue je vois bien Emma hurler à Regina dans la première phrase : Don't you DARE ! »)

Les yeux de Regina toujours embués se posèrent sur Emma à présent devant elle. Celle-ci prit les mains de la reine dans les siennes et lui sourit.

« J'ai foi en vous, votre majesté. »

Puis Regina prise d'un soubresaut tomba à genoux et sa magie se calma. Elle était soutenue par une Emma en proie à de nombreuses questions.

« Je n'arrive pas à vous détester, ni à vous sacrifier. Pourquoi est-ce si difficile de vous éliminer ? Pourquoi ? »

Emma stupéfaite de la tournure des choses prit ses paroles pour un compliment et enlaça la reine qui se laissa aller à ses sanglots.

« Je ne l'aurai pas dit comme ça, mais moi aussi je commence à vraiment vous apprécier Regina. »

Personne ne releva la phrase à part notre cher capitaine.

« Si nous jouons dans le mélodramatique désormais j'aimerai y être convié, sinon ne vous inquiétez pas mesdames je vous laisserez toute l'intimité dont vous aurez besoin. »

Aussitôt une réplique d'une seule voix se fit entendre.

« Je vais le tuer. »

Snow et la reine échangèrent un regard et un accord tacite fut instauré. Une trêve entre les deux ennemies de longue date était posée. Regina et Emma se relevèrent et après un moment où tout le monde pu reprendre ses esprits ils repartirent. Tout le monde savait que Regina n'était pas débarrassée de son problème magique et qu'il était seulement enfoui, pourtant personne ne dit rien car tous avaient compris qu'Emma pourrait la sauver.

Les garçons perdus avaient bien entendu expliqués le carnage de la reine, et l'apaisement qui suivi grâce à une mystérieuse blonde. Peter Pan la nomma instantanément, il en savait bien plus qu'il ne le laissait croire. Bien entendu l'histoire arriva jusqu'aux oreilles d'Henry et son cœur se rempli de joie. Il recommençait à espérer, non seulement ses deux mères venaient le chercher mais en plus elles coopérées, et de ce qu'il avait entendu c'était plutôt bon signe. Il gonfla son torse et prit de l'assurance, jusqu'à ce qu'un jeune garçon à peine moins âgé que lui ne lui demande pourquoi il souriait. Alors Henry lui raconta la fois où il avait fait un base-ball avec sa mère et qu'elle s'était retrouvée avec un tailleur neuf plein de boue, qu'elle avait râlé pendant tout le trajet de retour, mais qu'au final tous les deux avaient fini par en rire. Et la fois où il avait eut le malheur de demander à Emma où elle avait eut sa voiture, et où il dut écouter pendant des heures « la vie d de la voiture d'Emma SWAN ».

« C'est quoi voiture ? »

« Depuis combien de temps es-tu ici pour ne pas connaître les voitures ? »

« Il n'y a pas de temps ici Henry, personne ne sait vraiment, et personne n'ose compter. » Il baissa la tête une seconde et renchérit. « Mais dis-moi, alors à quoi ça ressemble à quoi « ce voiture » ? « ce base-ball » ? »

Alors Henry lui expliqua comme il le pouvait, avec ses mots d'enfants, déjà bien trop adulte. Il se prit à aimer raconter des histoires encore plus qu'avant, au moins ici lorsqu'il racontait quelque chose on l'écoutait. D'autres enfants perdus raccrochèrent le wagon pour écouter les histoires du petit garçon. Il commençait à comprendre l'ennui des enfants perdus. L'éternité les avaient rendus fous, ils n'avaient pas vieillis, la preuve tous aimaient qu'Henry leur conte des histoires, mais leur âme n'avait plus d'âge, elle avait dépassé le stade de la vieillesse, et le savoir leur manquait. Ils restaient eux aussi bloqués dans une bulle figée dans le temps. Neverland s'ennuyait. Et lorsqu'un enfant s'ennui, il aime s'inventer des mondes, des monstres, il aime se faire peur. La peur du noir, le monstre sous le lit, celui dans le placard, le père fouettard. A Neverland plus que nulle part ailleurs la peur du noir avait fait son chemin. L'ombre qu'ils craignaient et qui avait toute emprise sur eux, n'était pas seulement celle de Peter Pan, elle était l'âme assombrit de chaque enfant perdu. L'ombre s'ennuyait alors elle avait commencé à faire des farces, puis avait fini par tuer, elle arrachait d'autres ombres lorsque la nuit tombait pour ne laisser qu'une coquille vide. Mais lorsque l'ombre faisait preuve de bonté, elle ramenait un nouveau garçon, un garçon spécial, qui leur racontait des histoires, et qui apaisait en chacun d'eux pour quelque jour les démons alors endormis. On pouvait l'entendre car alors sur Neverland lorsque le soleil partait se coucher, aucun cauchemar ne se levait avec la lune, aucun enfant ne pleurait, aucun ne hurlait. Car tous alors étaient enveloppés de belles images berçant leur nuit pour quelques jours seulement. Puis l'ennui reprenait le dessus, car le nouveau n'avait plus d'histoires à raconter, et il se perdait avec les autres dans la mélancolie et le désespoir, l'ennui l'avalant tout entier.


N'hésitez pas à donner votre avis. Pour info je n'ai jamais regardé la version française, alors je fais un parallèle entre les noms anglais et ceux en français. Je trouve que ça passe plutôt bien, sauf pour la méchante reine que je n'arrive pas à caler en anglais, et ça m'en coûte car je déteste la version francisait d'Evil Queen, qui est quand même vachement plus sexy.