Bonsoir à tous !
Avec un énorme retard, je poste la suite. J'espère qu'elle vous plaira même si je sais que pleins de questions restent en suspens. Je remercie Blue77 de m'avoir secouée pour que je continue cette histoire. Sans elle, vous n'auriez pas eu cette suite. Je m'excuse vraiment pour ne pas avoir donner des nouvelles depuis un bon bout de temps. Cependant, je n'ai pas eu beaucoup de temps à moi, ni l'envie, ni l'inspiration. J'espère que vous me pardonnerez !
Comme toujours, rien ne m'appartient. Tout est à HBO et Charlaine Harris. Si je rajoute quelque chose, vous vous en rendrez rapidement compte ^_^
Bonne Lecture !
Chapitre III
Et j'ai totalement déconnecté…
Quand j'ai ouvert les yeux, plusieurs têtes étaient penchées sur moi. Ma vision était plutôt floue mais cela ne pas empêché de reconnaitre Sam, Eric et Bill. J'aurai voulu sauter à la gorge de ce très cher Viking mais malheureusement mon corps était inopérationnel.
« - Il ne vaudrait pas mieux l'amener à l'hôpital ? A anxieusement demandé Sam.
- Non, comment on expliquerait ça ? S'est exclamé Bill. Elle va aller mieux, je vais lui donner de mon sang.
Me donner de son sang ? Bill ? Hors de question ! J'ai voulu bouger, leur signifier qu'il n'était pas question que j'avale quoique ce soit venant de Bill. Mais rien n'a bougé, pas même mon petit orteil.
- Sûrement pas ! A rugit Eric. Elle boira mon sang sinon rien.
Il y a eu un grand silence, mais je ne pouvais voir ce qu'il se passait. Sam a marmonné un truc que j'ai pas compris et j'ai soudain était soulevée. J'ai grimacé de douleur. Bientôt, j'ai senti le moelleux et la douceur de mon matelas m'effleurer et (Eric ? Bill ? Sam ?) m'a déposé dessus. Je me suis à nouveau sentie partir…puis un poignet ensanglanté m'a effleuré les lèvres. J'ai ouvert la bouche et j'ai sucé le sang à grandes goulées. Ca ne m'enchantai pas plus que ça mais j'avais pas vraiment le choix. J'étais sur qu'il s'agissait de celui d'Eric. Bill devait faire la tête ! Eric a retiré son poignet avec douceur. Ma vision s'est alors faite plus claire et j'ai enfin vu ce qui m'entourait. Un vrai champs de bataille !
- C'est quoi tout ce bazar ?! Ai-je ronchonné, la voix faible. »
Sam a sourit, Bill est resté stoïque comme à son habitude et Eric a rigolé. J'aimai entendre le rire d'Eric…Non mais vraiment je délirai ! Je me suis mentalement giflée et j'ai essayé de m'assoir, observant plus attentivement les dégâts. Ma chambre était toute retournée, des fringues étaient sorti de mes tiroirs, mes murs semblaient…brûlés ? Ils étaient noirs de crasses par endroit. Et ce qui me parvenait de ma salle de bain entrouverte ne me semblait pas tellement mieux. J'étais positionnée au milieu de mon lit. Sam était assis sur la chaise dans un coin de ma chambre, en retrait, un pli soucieux barrant son front. Quant à Eric, il était en parti assis sur mon lit, me tenant la main. Bill, lui, se tenait au pied du lit, le visage glaciale. Avec précaution, j'ai baissé les yeux sur ma petite personne. Ma chemise de nuit en satin bleu nuit n'était plus qu'un vague souvenir. Elle était toute déchirée et révélait de petites plaies qui étaient en train de disparaitre. Je bougeai prudemment mes bras, puis mes jambes. Tous fonctionnait normalement, à priori. Les forces me revenaient progressivement. J'ai tourné mon regard empli de colère vers Eric.
« - C'est quoi ce foutu bordel, Eric ? Ai-je hurlé. Il faut que ça cesse et vite ! Tout ça c'est de ta faute.
J'étais hors de moi, la rage défigurait mon visage. J'étais blessée, j'avais mal au plus profond de moi. Eric n'a pas pipé mot, il m'a seulement regardé droit dans les yeux, de la tendresse au fond de ses prunelles océans. Cela m'a encore plus mise en colère. Je me suis vivement redressée, le surprenant (étonnant, n'est-ce pas ?!), et j'ai agrippé le col de sa chemise comme une forcenée.
- Je voulais seulement avoir de tes nouvelles, et voilà que quand j'en ai c'est pour m'entendre dire que je suis en danger ! Je suis peut-être pas en sucre mais pas en acier non plus !
Eric n'a pas bougé, il s'est laissé faire, tout en continuant à me regarder de ses yeux bleus électriques, le visage vide d'expression. J'ai aperçu Sam sortir de la chambre mais Bill n'a pas bougé. Pourtant, quelques secondes plus tard, ne restait plus qu'Eric et moi dans la chambre. Ma rage m'a soudain quittée, tout comme mes forces, je me suis affaissée contre mes oreilles et les larmes ont alors dévalés mes joues. Doucement au départ puis, bientôt, les sanglots ont agités ma cage thoracique. Eric est d'abord resté stoïque, puis m'a délicatement soulevé dans ses bras et m'a calée entre ses longues jambes. J'étais si lasse que je me suis laissée aller contre son torse. Il a doucement caressé mes cheveux et tout en me chuchotant des mots doux. Un m'a cependant marqué :
- Je te protégerai coûte que coûte Sookie. Tu es à moi, a-t-il murmuré dans mon cou. »
J'ai tourné mon visage vers lui et nos lèvres se sont effleurées. Cela n'a duré qu'un instant mais ca m'a apaisé. Je me suis blottie entre ses bras, mes larmes avaient cessées de couler. Je crois d'ailleurs m'être endormie car quand je me suis réveillée ce matin là, le soleil était déjà haut dans le ciel et perçait la pénombre de ma chambre à travers les volets. Des souvenirs de la nuit me sont revenus comme dans un rêve. Seul les brûlures sur les murs de ma chambre et le capharnaüm qui y régnait m'ont rappelé que ce n'en était pas un.
…
Ce soir là, je me suis rendue Chez Merlotte, je devais une explication à Sam. Je lui devais même plus que ça, si on y réfléchissait bien. J'avais décidé qu'après je me rendrai au Croquemitaine. Avoir une vraie discussion avec Eric devenait vraiment très urgent. Lorsque j'ai passé la porte de Chez Merlotte une vague de pensées m'a prise à la gorge. J'ai mis quelques secondes à m'en remettre. Il y avait de puissants émetteurs ce soir là. Quelques regards ce sont tournés vers moi, Hoyt m'a salué de la tête et Jason m'a fait un signe bière à la main. Je me suis dirigée vers le bureau de Sam, puisqu'il n'était pas au bar il devait y être. J'ai frappé deux coups et sa voix s'est élevée de derrière la porte :
« - Oui ?
- C'est Sookie, l'ai-je informé.
- Ah Sookie (il y avait du soulagement dans sa voix). Entre.
J'ai pénétré dans le bureau, c'était la pleine lune, Sam était épuisé nerveusement. Il était pâle et serrait les dents. Où était passé Terry ?
- C'est la pleine lune, ai-je remarqué. Terry n'est pas dispo ce soir ?
Il a secoué négativement la tête. Ca devait vraiment être urgent.
- Tu veux que je te remplace ?
Il a à nouveau secoué négativement la tête. Je n'ai pu m'empêcher d'insister.
- Tu es sûr ? Tu ne veux pas que j'appelle Holly ?
Je l'ai vu hésité une fraction de seconde.
- Ce serait sympa. Si tu pouvais appeler Holly, a-t-il ajouté.
J'ai sorti mon mobile de ma poche. A la deuxièmes sonneries elle a décrochée. Elle serait là dans dix minutes, le temps de déposer son fils chez Danielle.
- Tu voulais me parler de quelque chose, Sookie ? S'est enquit Sam.
- Hum…ça pourra attendre. Vas-y vite.
J'allai partir lorsque je me suis brutalement retournée, et avec un sourire franc, lui ai lancé :
- Merci beaucoup Sam. »
Une quinzaines de minutes plus tard je me trouvai sur le parking du Croquemitaine. J'ai d'ailleurs croisé Bill en me dirigeant vers l'entrée du personnelle (c'était devenue une habitude maintenant).
« - Bonsoir, l'ai-je gentiment salué. Tu vas bien ?
Il arboré sa mine habituelle, triste, morne et glaciale.
- Sookie, a-t-il simplement répondu. J'avais quelque chose à te dire, ce soir est l'occasion.
J'ai soulevé un sourcil interrogateur. J'étais toute ouïe…mais prudente !
- Je pars demain. Pour l'Europe, a-t-il précisé.
Je dois avouer que ça m'a fait un choque. Quand même, c'était un truc auquel je ne m'attendais pas du tout.
- Pour combien de temps ? N'ai-je pus m'empêcher de demander, la voix légèrement tremblante.
- Je ne sais pas vraiment…un an…peut-être plus. Je pars à la recherche d'une parente éloignée qui aurait été transformé en vampire dans les années 60.
- OK. Bonne chance alors, ai-je lancé, mal assurée, en guise de salue. »
Il a hoché la tête et a disparu dans la nuit en un « pof ». Bizarrement ma bonne humeur m'avait quitté. En arrivant dans la salle du bar, j'ai immédiatement repéré Eric sur son « trône » comme je l'appelai. Je me suis lentement dirigée vers le bar où Pam bavardait avec Indira. Je me suis assise à leurs côtés. J'ai eu (pendant une seconde) l'impression d'arriver comme un cheveu sur la soupe. J'ai commandé un gin tonic et l'ai siroté tranquillement, le dos tourné à Eric. Une seconde plus tard, Pam et Indira s'était éclipsées. J'ai senti, avant même qu'il n'arrive, sa présence. Puis il a passé ses bras autour de ma taille et a effleuré mes lèvres des siennes. Fichu lien de sang, foutu lien tout cour ! J'avais beau être retournée par le départ inopiné de Bill, en vouloir fermement à Eric, je ne lui résistai pas. Je me fis pourtant violence et le repoussai (bon, il était d'accord, sans ça j'aurai eu du mal). Je lui fis fasse, assise sur mon tabouret, appuyée au comptoir.
« - On doit parler Eric, sérieusement, dis-je, déterminée.
- Evidemment… »
Le ton employé était plutôt suggestif…Ca m'agaçait. Il fallait toujours qu'il sorte un truc pour casser son charme. Rageant. Automatiquement, nous nous sommes dirigés vers son bureau. Pam nous a fait signe qu'elle s'occupait des clients (accroc-philes devrai-je plutôt dire) qui se pâmaient devant Eric. Ce dernier a déverrouillé son bureau et ma fait entrer. Il s'est installé dans son fauteuil et m'a fait signe de m'approcher. J'avais le pas raide et j'étais tendue. Je serrai les poings sans vraiment m'en rendre compte.
« - Qui c'était ce Hiram Atwater, ce sorcier ? Qu'est-ce qu'il me veut, réellement ? Tu peux pas leur donner ce qu'ils attendent ! J'ai failli finir en cendres et les réparations à faire chez moi vont encore me coûter les yeux de la tête !
Je hurlai, mélange de colère et d'inquiétude. Je me moquai que tout les vampires du club entendent, je me moquai de tout. Il fallait que j'évacue. Eric est resté immobile, aucune expression sur son visage parfait.
- Ah ! Et puis j'allai oublier, me suis-je brusquement exclamée. T'as quelque chose à avoir avec le départ précipité de Bill ?
En un éclair Eric se trouvait fasse à moi, ma petite personne coincée entre le mur et lui. Ses deux mains étaient de chaque côtés de ma tête et son visage n'était qu'à quelques centimètres du mien. Mon pouls s'est accéléré. J'ai vu la colère dans ses yeux bleus aciers. J'avais peut-être poussé un peu trop loin…
- Tu as fini Sookie ? a-t-il lancé, la voix glaciale. J'ai promis que je te protégerai et je tiendrai parole. Bubba surveillera ta maison la nuit et un des loups-garous de la meute de ce très cher (il y avait de l'ironie dans sa voix) Alcide Herveaux te servira de garde du corps la journée. Est-ce assez pour toi, Sookie ?
J'étais estomaquée !
- C'est pas la question ! Me suis-je récriée. Je veux comprendre Eric. C'est quoi cette devinette qui n'en fini pas ? Explique-moi ! C'est de ma vie qu'il est question. Peut-être qu'elle ne compte pas à tes yeux mais…
- Ne redis jamais ça ! A grondé Eric, entre ses dents. La colère brillait dans ses yeux. Elle m'a coupé le souffle.
J'avoue que j'étais un peu hystérique sur les bords. Et puis la présence du corps d'Eric si près du mien…Sookie reprends-toi ! Eric m'a fixé une seconde avant de se retrouver, à nouveau, derrière son bureau. La vitesse vampirique, j'avais un du mal à m'y faire. Le silence a régnait quelques secondes pendant lesquelles je me suis assise sur le rebord de son bureau. Sa dernière réplique me laissait un peu perplexe.
- Dis-moi dans quelle embrouille tu m'as encore entraîné, ai-je exigé.
Le silence s'est étiré une seconde avant qu'il ne se décide à prendre la parole.
- Ce n'est qu'une hypothèse, a-t-il alors commencé. Je pense que Hiram Atwater est un loup-garou, en plus d'être un sorcier. Et c'est quelque chose qui n'est pas apprécié parmi les sorciers de son rang. Je pense donc qu'il essaie de…d'annuler le processus.
C'était la première fois que je voyais Eric aussi peu sur de lui. Plutôt cocasse comme situation. J'ai réfléchi quelques secondes à son hypothèse. Il est vrai qu'Atwater a mentionné qu'il n'était pas humain mais je n'aurai jamais pensé…Mais surtout, pouvais-ton annuler le « processus » ? Si on pouvait appeler ça comme ça.
- Et en quoi ça me concerne, moi ? Me suis-je enquise, légèrement sarcastique.
- Pour annuler le processus, Hiram Atwater a besoin de trois choses sans lesquelles il n'a aucune chance de réussir. Et tu fais parti des trois choses dont il a besoin…Même avec ça, cela peut échouer. Qui plus est, il faut être un sorcier très puissants pour avoir une chance de réussir cet acte…
Il s'est tu et a parut réfléchir.
- Ne t'en fais pas, a-t-il reprit, j'ai mis un système de protection en place. Si tu as besoin de quelque chose, viens me voir ou téléphone-moi.
Il m'a offert un sourire pervers qui en disait long sur mes possibles « besoins ». Au moins, je savais un peu mieux dans quel merdier j'étais. Bien que ça ne m'aidait pas tellement plus. Il fallait voir le côté positif, j'allai être protégée. C'était déjà très rassurant en sois. Mon humeur s'est un peu amélioré et j'ai même esquissé un bref sourire.
- Merci Eric, à bientôt.
Sur ces belles paroles, j'ai tourné les talons et je suis rentrée à Bon Temps. De nouvelles aventures m'attendaient au tournant…
Et voilà ! Qu'en avez-vous pensé ? Dîtes-moi tout ! J'attends vos reviews :-))
Aussi, je remercie toutes celles qui m'ont laissé des reviews pendant mon absence. Merci.
Suite ? Dès que c'est possible. Cependant, je ne donne pas de délais parce que je ne les tiens jamais.
Bisous à toutes.
