Note de l'auteur: Hello my dear friends ! Voici donc le 3 ème chapitre ! J'espère sincèrement qu'il vous plaira ! Comme promis je réponds à toute les reviews après la publication de ce chapitre ! Foix de Godefroy ! Hum hum bref ! Trêve de bavardage, je vous laisse à votre lecture. Je tiens à vous faire un grand merci à tous pour vos reviews qui me font toujours autant plaisir ! Voili voilou je vous laisse tranquille ! ;)

Brooke : Comme je ne peut pas te répondre par message, je te répond ici ! ;) Je te remercie pour tes gentils compliments ! J'espère que la suite te plaira ! ;) Bisous.


Chapitre 3 : Avec tendresse


- Tu ne peut pas être raisonnable ? Cela fait plus de deux jours que tu n'as pas dormis ! Tu as une tête à faire peur !

Sherlock était assit en tailleur, vêtu de sa célèbre robe de chambre, et regardait fixement le mur d'en face. Désespéré , son ancien colocataire faisait les cents pas et ne cessait de l'interpeller pour le sortir de sa léthargie visuelle. Le mur en question était recouvert d'informations qui convergeait tous vers une seule photo : Mycroft Holmes. Tout ses déplacements, les personnes qu'il avait rencontré ses dernières semaines étaient réunis sur le mur.

- Sherlock, un message de ton frère.

Sherlock à l'entente de ces mots se redressa d'un coup et arracha le portable des mains de son ami. Miracle pour John qui n'y croyait plus. Le détective relu plusieurs fois le message, sans doute dans l'espoir d'en tirer un quelconque indice. Il n'avait rien dit de toutes ses recherches à John. Bien sûr il était au courant du retour triomphal de Moriarty et cela le préoccupait. Pourquoi ce fou à lié avait-il enlevé son frère ? Il aurait pu enlever John, Molly ou même Mme Hudson. D'accord, c'était un homme important de qui plus est, son frère mais il ne comprenait pas le choix de son ennemi.

Le seul moyen de répondre à ses question était d'aller voir directement son frère.

- Mon cher John, allons à la rencontre de l'homme le plus dangereux de Londres.

- N'exagère pas Sherlock, j'ai connu plus vil que ton frère.

- C'est parce que tu ne sais pas de quoi il est capable.

- Tu es pire que lui...

- Venant de toi John, cela sonne plutôt comme un compliment.

Tout en parlant, les deux amis descendaient les escaliers et se préparaient pour sortir.

- Mais Sherlock, pourquoi t'intéresse tu autant à ton frère ? C'est vrai qu'il à été enlevé mais avant tu ne te serais pas fais autant de soucis pour lui !

Les mots qu'ils ne fallait pas dire. La mine de Sherlock se décomposa et ses yeux se firent plus dur. Même après tant de temps passé ensemble, John n'arrivait pas s'y faire. Quand il était en colère, le détective était impressionnant.

- Je ne me fais pas de « soucis » pour Mycroft, j'essaye simplement de comprendre pourquoi Moriarty l'a enlevé lui, plus qu'un autre.

John dévisagea Sherlock avec des yeux aussi ronds que possible. Le détective quant à lui leva les yeux aux ciel.

- Mais tu es inconscient ! Tu aurait pu me le dire avant ! Le plus grand criminel de Londres reviens tranquillement et toi tu perds du temps !

Laissant son ami s'énerver sur lui et le traiter de tout les noms d'oiseaux possible, Sherlock appela un taxi. Le silence boudeur de son ami l'exaspérait au plus haut point. D'un autre côté, il ne voulait pas avouer qu'il avait eu tort de ne pas mettre John dans la confidence.

- Comment tu peut savoir que c'est lui qui à enlevé ton frère ?!

Le détective eu un léger sourire. La curiosité l'emportait toujours sur la colère.

- Et bien c'est très simple, je trouve que depuis quelque temps, les policiers se sont multipliés à Londres. Mon frère à renforcé la sécurité de la ville. Grâce à mes informateurs j'ai pu répertoriés tout les faits et gestes de Mycroft, il allait un peu peu trop voir le Premier Ministre. Et puis je le sais, mon frère ne peu être dans cet état que pour une seule raison.

- Tu crois qu'il lui a dit quoi pour qu'il soit dans un tel état ?

Sherlock tourna la tête vers son partenaire. Cela l'avait marqué aussi ?

- Je ne sais pas mais je n'avait jamais vu mon frère dans un état pareil.

Le détective avait murmuré ces mots, comme si les dire à haute voix était un sacrilège. En réalité John savait que cela touchait Sherlock plus qu'il ne voulait. Arrivé à destination, ils se dirigèrent directement vers le bureau de Mycroft. Bien entendu, Sherlock n'en fit qu'a sa tête et n'entendit pas les protestations de Anthéa ni même les excuses de John. Il entra en vacarme dans le bureau de Mycroft. Cela ne dérangea en aucun cas l'homme en question qui ne bougea pas d'un cil.

Il était dos à Sherlock, il regardait par la baie vitrée.

- Tu était aussi pressé de me voir pour avoir deux heures d'avances ?

- Tu n'as pas idée mon cher frère.

Mycroft ne se retournait toujours pas. Cela interloqua John mais qui se garda bien de dire un mot. Le docteur sentit d'ailleurs son téléphone vibrer. Il le sortit pour voir le message. Une urgence médicale. Ça tombait mal ! Pestant, il hésita.

- Tu peux y aller John, je pense que ce brave homme à vraiment besoin de toi. Ne t'en fais pas je te recontacterais.

- J'y compte bien ! Mycroft.

- Au plaisir Docteur Watson.

John disparut par la porte. Sherlock se concentra d'avantage sur son frère.

- Sais-tu plus d'informations depuis que tu l'as revu ?

Un léger silence s'installa dans la pièce. Chose rare entre les deux frères qui se répondaient toujours au tac-au-tac.

- Malheureusement non mais il est plus déterminé que jamais. Il a changé. Sa folie ne s'est pas arrangée mais il est d'avantage préparé.

Au fur et à mesure que Mycroft parlait, Sherlock s'approchait. Il lui cachait quelque chose.

- Il à toujours autant de haine contre toi et il à hâte de jouer avec toi.

- Que veut-il pour que tu l'intéresse autant.

De nouveau, un léger silence plana dans le bureau. Sherlock ne comprenait pas pourquoi son frère réagissait. Il avait changé en l'espace de peu de temps. C'était troublant, il n'avait jamais vu Mycroft dans un tel état. Il savait que l'on ne voyait rien en apparence. Sa voix était parfaitement modulée. Mais il y avait ce petit grain, ce petit faux qui cassait le rythme de la mélodie.

Sherlock était maintenant aux côtés de Mycroft. L'aîné des Holmes se tourna vers Sherlock. Sherlock eut une sorte de blocage. Il remarqua immédiatement la cicatrice à la lèvre de son frère ainsi que les cernes qui ornait ses yeux. Sans comprendre vraiment pourquoi, il sentit une rage sourde l'envahir. Le détective n'avait jamais vu son frère blessé. Le fait que ce soit Moriarty qui soit à l'origine de cette cicatrice le mettait en colère. Et si il avait fait pire ? Si il l'avait blessé plus gravement. Sherlock ne voulait pas penser à cette possibilité.

- Ce n'est qu'une égratignure.

Comment pouvait-il rester aussi calme et aussi détaché ? Mycroft voyait bien les poings de son frère se serrer et ses yeux devenir plus glacials qu'auparavant. Soupirant, Mycroft sortit un carnet de sa poche intérieur. Sherlock le considéra avec intrigue. Il avait fouillé des centaines de fois les affaires de son frère mais c'était la première fois qu'il voyait un carnet comme celui-ci.

- Moriarty est la recherche de ce carnet. C'est donc normal qu'il vienne me voir.

- Il contient des informations sur moi, c'est ça ?

Mycroft hocha simplement la tête. L'aîné des Holmes pris la main de son frère et lui fourra le carnet entre les doigts. Surpris par ce geste, Sherlock n'avait pas réagit tout de suite. Mycroft avait mis ses deux mains sur celles de son frère, comme un signe de protection. Il les retira bien vite en voyant Sherlock, le fixer comme jamais il ne l'avait fait. Gêné par son geste, Mycroft se demandait qu'est ce qui l'avait ramolli à ce point. Sherlock ne savait pas trop quoi en penser. Il avait remarqué que son frère avait changé mais à ce point là. Il ne fit aucun sarcasme pour une fois. Il rangea juste ce moment dans une des nombreuses pièce de son mind-palace.

- Tu dois cacher ce carnet. N'en parle à personne. Ni à John ou à Miss Hooper. Ils seraient en danger. Ne le détruit pas c'est tout ce que je te demande. Je sais qu'il est inutile que je te dise de ne pas l'ouvrir, tu le ferais quand même.

- Que vas tu faire de ton côté, le poursuivre ? Continuer à le voir ? Tu n'est pas fait pour se rôle Mycroft, tu ne le sera jamais. Tu es intelligent mais tu gagnera pas. Tu me l'as même dit ! Tu n'es pas un homme de terrain.

- Comment peux tu savoir ! Il faut que tout cela finisse ! Moriarty s'est joué de toi une fois, ne pense tu pas que cela suffit ?

- C'est entre lui et moi. N'interviens pas. Cela ne te suffis pas ? Tu agis bizarrement. Je sais ce qu'il t'a fais Mycroft. Il n'hésitera pas à recommencer. Et quand il aura dépassé ce stade ? Qu'est ce que tu feras ?

Mycroft s'avança vers Sherlock, nullement intimidé par ses paroles.

- Tu ne comprends donc pas ! C'est justement la ou je veux en venir mon cher frère, c'est à ce moment que je frapperais. Un jour je saurais sa faiblesse.

- Tu n'y arrivera pas seul. Tu ne sais pas de quoi il est capable. Il est capable de bien pire qu'un baiser.

- Depuis quand te préoccupe tu de ça Sherlock. Je suis encore ton grand frère, c'est moi qui décide ! Tu interviendras quand je te le dirais ! Pas avant !

Sherlock voyais bien que Mycroft était troublé derrière son visage de colère. Le détective était lui aussi très en colère. Mycroft le prenait encore pour un enfant. Sherlock se demandait si Mycroft était vraiment intelligent ou si il était inconscient.

- Toi aussi tu ne semble pas comprendre ! Il va te dévoiler.

- Je le dévoilerais avant Sherlock, fais moi confiance. Une seule fois dans ton esprit de sociopathe, fais moi confiance.

Mycroft le fixa et Sherlock fit de même. Le portable de Mycroft reçu un message. Sherlock se rua dessus et son frère le regarda simplement. Il devait être sûr que Sherlock ne s'en mêle pas pour l'instant.

- J'espère que tu as un beau costume. Il t'invite à un bal.

Sherlock lança le portable et Mycroft le rattrapa avec dextérité.

Hi darling ! Dimanche ? 18H ? Devant ta jolie maisonnette ?

JM

- En effet. Je me débrouillerais.

Il n'y avait qu'un événement grandiose susceptible d'intéresser le criminel. Une sorte de bal se déroulant au sein d'une grande famille de Londres. Voyant Sherlock partir en direction de la porte, il l'interpella.

- Sherlock, je dois être sûr.

- Tu m'avais pourtant promis que cela ne se reproduirait plus, je ne vois pas pourquoi je devrais te donner ma parole.

Toutes couleurs quittèrent le visage de Mycroft. En plongeant dans les yeux de son frère il revu tout. Lui n'avait rien oublié. C'était il y a si longtemps. Il avait simplement évincé cette possibilité.

- Ce sera différent cette fois-ci. Cela ne se reproduira pas.

- Je pense que pour une fois Mycroft, tu as tort. Tu auras toujours tort pour sur ce sujet.

Avant qu'il n'ai pu répliqué, Sherlock plongea sur l'ouverture et partit. Mycroft soupira une fois de plus. C'était parfois fatiguant d'être le grand frère de Sherlock Holmes. Il reçu d'ailleurs un second message.

N'oublie pas que tu avais dit à maman que tu passais dimanche.

SH

- Merde !

Mycroft jurais très rarement. Sauf dans quelque cas exceptionnel. Lorsqu'il perdait à docteur maboule contre son frère, quand un criminel psychopathe refaisait surface ou encore quand il oubliait quelque chose. Entre autre, le dîner avec ses parents. Qu'elles excuses allait-il pouvoir trouver ?

Il avait encore deux jours pour trouver. Il avait plus urgent à gérer. Tout en réfléchissant, il se mit à remplir de la paperasse.

A l'autre bout de Londres, James Morairty préparait. Il préparait déjà sa futur rencontre avec l'Homme de Glace. Son costume avait été fait sur mesure, les place était posées sur la table basse il ne manquait plus que Mycroft. Il ne pouvait s'empêcher de s'impatienter. Leur dernier rendez-vous était déjà très prometteur. Le goût de Mycroft était toujours présent sur ses lèvres et il n'attendait qu'une chose le raviver. Non pas que Mycroft était spécialement attirant mais cette présence Holmesque était excitante !

Faisant les cents pas dans sa chambre il travaillait déjà sur un plan. Il savait que Sherlock était maintenant au courant. Ça allait devenir encore plus intéressant ! C'est tout joyeux que le Napoléon du crime se dirigea vers sa salle de bain. Les deux frères Holmes réunit pour une seule enquête, quel mignon portrait de famille. Il espérait que Mycroft est enfin trouvé son plan, cela pimenterait la soirée.

Se mêler aux autres était d'un ennuie... Mais avec Mycroft Holmes, il voulait bien le faire tout les jours. Tout se glissant sous la douche il entama une de ses chansons favorites.

Love me tender

Love me sweet

Never let me go

You have made my life complete

And I love you so

Moriarty ignora son portable qui vibrait doucement sur le reposoir et continua d'apprécier l'eau chaude sur sa peau tout en chantonnant :

Love me tender

Love me true

All my dream fulfilled

For my darling I love you

And I always will

Comme les vibrements commençaient à être insistant, il sortit de sa douche quelque peu mécontent.

- Quoi encore ! Je vous avait formellement interdit me déranger !

- Excusez nous patron, mais c'était pour informer que les dernières caméras venaient d'être installés

- Oh mais voilà qui est fort bien. Ne me dérangez plus jusqu'à nouvel ordre !

Content d'avoir effrayé ses sbires, James arbora un splendide sourire. Tout en enfilant sa robe de chambre, il enchaîna le second couplet de la chanson :

Love me tender

Love me long

Take me to your heart

For it's there that I belong

And we'll never part

Arrivé à sa chambre, James délaissa sa robe de chambre sur le sol pour venir se glisser sous les draps. Il attrapa son ordinateur laissé sur le bas côté et cliqua instantanément sur les cinq caméras qui surveillaient les appartement de Mycroft. James parcourus les images pour trouver son Homme de Glace. Il trouva finalement dans la salle de bain. Un deuxième sourire avait fleurit sur les lèvre du criminel. En effet Mycroft avait retiré sa veste et s'attaquait maintenant à sa chemise. Les yeux de James enregistrait tout les détails qu'il pouvait. Ses épaules puissante mais aucune trace de muscles shwarzeneguesques. Une beauté assez simple en soit mais pure pour Moriarty. Il ne pouvait que l'être avec cette peau laiteuse parsemée de grain de beauté. E encore il ne voyait que le dos de l'aîné des Holmes.

Alors qu'il allait retirer sa ceinture, Mycroft marqua un temps d'arrêt. Interloqué James le regarda avec insistance. Il vit Mycroft se retourner et plisser des yeux en direction de la caméra. Moriarty ne pu s'empêcher de rire. Il était vraiment fort ou ses hommes de mains vraiment nuls. Il remarqua le haussement de sourcil de Mycroft avant que celui ci ne jette sa chemise sur la caméra. James fit une moue boudeuse. Il aurait bien voulu en voir plus. Mais c'était le jeu après tout. Et puis ce n'était que partie remise. Il referma son ordinateur et le posa loin de lui. Tout en fixant le plafond, il termina sa petite musique:

Love me tender

Love me dear

Telle me you are mine

I'll be yours through all the years

Till the end of time

La chanson était finie pourtant il ne ferma pas les yeux. Comme deux autres personnes cette nuit là, il s'imaginait déjà être le dimanche 14 février. Une nouvelle mélodie pourrait enfin commencer.