Hey !
Voici le chapitre 3, j'espère qu'il vous plaira !
J'ai (finalement) décidé de mon planning pour le reste de mes chapitres : je publierai le lundi, mercredi, vendredi et dimanche.
Cela ne devrait pas vous faire trop attendre ^^
Je tiens à remercier acronyme de me suivre et de me mettre des reviews régulièrement (j'en attraperais presque la grosse tête !) et merci à Myllie pour sa review !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 3
Ruth fit un pas en arrière, encaissant le choc de la dernière réplique de son futur époux. Que devait-elle comprendre par là ? Qu'il n'appréciait pas son point de vue ou que, connaissant les anciennes croyances de la famille Wrathfield, il avait des doutes sur ce qu'elle pensait ?
Elle ne parvint pas à déterminer s'il s'agissait d'un test. Du coup, elle était statufiée face à lui. Elle se sentit profondément stupide sur le moment mais son cerveau restait planté, indécis à mi-chemin entre les deux possibilités. Se pouvait-il réellement que ce jeune homme pense comme elle ? Serait-il vraiment capable de s'accorder avec elle pour dire que toutes les valeurs de leurs parents étaient des inepties dépassées ? Combien y avait-il de chance ?
« Alors vous semblez bien vous entendre les enfants, s'exclama sa mère en nous rejoignant gaiement.
_Votre fille est tout ce qu'il y a de plus charmant sur cette terre », assura Sirius sans ciller. C'était un fieffé menteur ! Ruth ne savait pas pourquoi mais elle sentait que ce garçon serait quelqu'un de convaincant et d'éloquent plus tard.
Cependant, n'était-ce pas étrange qu'il mente sur leur affinité frisant le zéro absolu ? Peut-être essayait-il de convaincre ses parents qu'il était un parfait sang pur lui-aussi...
Ruth força un sourire avec la ferme intention de jouer le jeu. Sa mère avait l'air de fonder tellement d'espoir en ce mariage. De toute façon, le garçon, malgré son attitude désobligeante et son caractère peu avenant, ne semblait pas être un mauvais bougre. Au moins, il ne semblait pas du genre à lever la baguette sur une femme et c'était tout ce qui comptait réellement.
« Je suis ravie que nos enfants se soient plus, très chère ! », s'exclama madame Black avec un entrain qui parut déplacé à Ruth. Pourquoi paraissait-elle aussi soulagée ? Savait-elle que son fils ne partageait pas le même point de vue qu'elle ? Pensait-elle qu'étant un mouton noir, il n'y aurait jamais de prétendante assez folle pour accepter de l'épouser ?
« Viens ma chérie, nous devons rentrer maintenant », fit savoir la mère de Ruth comme un cheveu sur la soupe. Cependant, Ruth acquiesça et laissa donc entendre que cela avait été un véritable plaisir de les rencontrer.
Pourquoi sa mère était donc aussi pressée de partir ? Avait-elle appris quelque chose de dérangeant ? Il était aussi possible que les croyances divergentes du fils l'aient perturbée. En tout cas, Ruth ne pouvait que constater l'évidence : sa mère était mal à l'aise. Le stress de sa mère avait toujours transparu dans son langage corporel. Quand quelque chose l'inquiétait ou la dérangeait, elle ne tenait plus une seule seconde en place et elle ne cessait de triturer ses mains. Ce qui était bien évidemment le cas à ce moment précis.
Cette dernière poussa quasiment Ruth dans la voiture pour pouvoir entrer à son tour le plus rapidement possible. Elles firent les derniers au-revoir nécessaires puis la voiture put enfin s'élancer sur les routes. Sa mère attendit jusqu'à ce que les Black aient disparu de leur champ de vision pour finalement se lancer à l'attaque.
« Alors comment était-il ? questionna-t-elle un mélange d'espoir et d'inquiétude dans les yeux.
_Et bien, commença Ruth ne sachant trop ce qu'elle pouvait réellement révéler.
_Il n'a rien dit de particulier, n'est-ce pas ?
_Juste que j'étais une hypocrite finie de partager vos pensées sur les moldus », lâcha-t-elle sans réfléchir avant de se couvrir la bouche avec sa main comme si cela pouvait ravaler les mots qu'elle venait juste de dire. Sa mère était devenue aussi pâle qu'une morte et semblait sur le point de faire un malaise. Apparemment, ce n'était pas les paroles les plus intelligentes qu'elle ait pues sortir et pourtant elle aurait dû s'en douter...
« Tu plaisantes, s'écria la mère en se saisissant de sa fille par les épaules. Je me disais bien que ce marché était trop beau. D'autant que j'avais déjà entendu des ragots sur l'état d'esprit délirant du fils aîné des Black ! Comment ai-je pu accepter que ma fille épouse un sorcier en faveur des nés moldus ? Je...
_Mère, coupa Ruth avant de ne plus pouvoir couper l'état de nerf intense dans lequel se trouvait sa mère. Je plaisantais.
_Tu... plaisantais, balbutia celle qui l'avait mise au monde.
_Désolée, je me demandais comment tu aurais réagi si cela avait été le cas. Alors je me suis dit que cela ne pouvait pas faire de mal de mentir, ajouta Ruth tout en se demandant pourquoi elle protégeait le garçon.
_Il ne pense pas que les moldus sont aussi capables que les sorciers ?
_Bien sûr que non !, s'exclama Ruth prête à répéter pour la énième fois des absurdités auxquelles elle ne croyait pas mais qu'elle avait tout de même apprises par cœur. Pourquoi les moldus nous seraient-ils égaux ? Ils n'ont pas une once de magie et, lorsqu'ils en ont, ils l'ont lâchement volé à leur naissance !
_Il ne pense donc pas qu'un sang mêlé puisse être plus puissant qu'un sorcier de sang pur ?
_Non ! », s'écria-t-elle sans pour autant trouver de répartie en la faveur de cette déclaration. Après tout sa mère en était la preuve vivante ! Elle était née sang pur et pourtant elle n'arrivait pas à exécuter les sorts les plus difficiles. Or, avec la logique où les sangs purs sont les plus forts et les plus intelligents, cela ne devrait pas arriver...
Heureusement, la voiture s'arrêta avant que la mère puisse se rendre compte que sa fille était à cours de réponses en faveur des croyances de la famille. Malheureusement, le cadet avait déterminé que le reste de la journée ne se passerait définitivement pas dans le calme.
