A l'image du chapitre de la semaine dernière, ce chapitre est une redite du chapitre 2 d'Un mariage arrangé mais, cette fois-ci, du point de vue d'Harry.

RIP Prince, grand prince de la musique Pop.

Est-ce qu'il reste encore des bons chanteurs sur Terre ou la nouvelle de concercet en vogue, c'est le Paradis ?


Quand on est enceint, le feu de cheminette a l'inconvénient de faire surgir une vague de nausée. Autant Garçon-qui-à-survécut-et-qui-a-vaincu qu'il soit, Harry ne faisait pas exception à la règle. Aussi, en plus de sa maladresse au sortir de la cheminée qui fit tomber le porte-tisonnier de la bibliothèque de Square Grimmauld, il se précipita vers le récipient le plus proche pour vider son pauvre estomac - qui était tout sauf plein - à savoir un pot à parapluie. Après avoir repris ses esprits, il nettoya le récipient et se calla contre le mur. Transplaner aurait été beaucoup plus pratique mais après avoir lu un livre sur les grossesses où il était fait mention du grand nombre de fausses couches suite à désartibulement, Severus l'avait fait jurer de ne pas transplaner sauf en cas d'extrême urgence. Autant dire qu'il ne transplanerait plus avant la naissance du bébé. Et il avait encore sept ou huit mois à tirer comme cela...

Une fois les nausées parties, Harry eu une forte envie de manger.

Des pâtes. Avec de l'huile d'olive.

Et du fromage.

Et des lardons et de la crème.

Et aussi une pizza. Avec tout plein de fromages.

De la viande hachée.

Des merguez.

Des oignons.

Des Lardons aussi.

De la crème.

Et de la sauce barbecue. Ou Samouraï.

Ou même les deux !

Son menu en tête, Harry se dirigea vers la cuisine pour s'arrêter net en chemin en trouvant son parrain assis à la table, l'air pensif, avec un portfolio devant lui. Avant même de réfléchir sur l'état de son parrain, Harry su qu'il devrait mettre son menu italien gargantuesque de côté, pour éviter que Sirius se pose des questions. Il n'avait jamais été un gros mangeur, à l'inverse de Ron, sauf en ce qui concerne les bonbons. Tiens, il devrait passer une commande chez Honeydukes. Et aussi chez Haribo, ce confiseur moldu.

- Sirius ? Ça va ?

- Oh, Harry. Je ne t'avais pas entendu rentrer.

- Je me demande bien comment, j'ai trébuché et fait tombé le porte-tisonnier en sortant de la cheminée. Qu'est-ce qui se passe ?

Avec ses pensées de nouveau contrôlées par ses neurones et non son estomac, le jeune homme analysa enfin l'attitude de son aîné. Celui semblait effectivement plongé dans ses pensées, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Pas qu'Harry doute de l'intelligence de son parrain, mais disons juste qu'il n'était de ses personnes qui se perdent facilement dans leur pensées. Sauf à réfléchir à l'élaboration d'une blague ou au contenu du prochain repas. La seule chose qui venait à l'esprit d'Harry en guise d'origine de l'état de son parrain était... Non, ça ne pouvait être cela. Sirius aurait été moins calme que cela.

Beaucoup moins calme.

- comment te dire...

- Dis-le simplement. Est-ce que c'est ce que je crois ?

- Ok, je vais essayer... Rogue est passé plus tôt dans la journée. Il semble qu'une partie de son héritage ait été bloquée lors de la première guerre et qu'ils aient pris leur temps pour le débloquer. Quoi qu'il en soit, il est désormais Lord Prince et le dernier représentant en vie de cette vieille famille. Et il a 20 ans pour honorer deux contrats d'unions magiques.

- C'est bien ce que je crois. Étonnant, qu'il reste calme. Qu'est-ce que ça à voir avec nous ? Fais l'innocent Harry, fais l'innocent.

- La famille Prince a signé les deux contrats au Moyen-âge avec les familles Potter et Black.

- Okay... Il a dû s'énerver bien avant, c'est pas possible... Je devrais vérifier comment va Sev. Donc on fait quoi? On l'épouse tous les deux ? Faire des blagues détends toujours l'atmosphère.

- Merlin, non... Mais les situations possibles ne sont pas mieux, fit Sirius, qui expliqua ensuite les scénarios à Harry.

- Attends... Je ne comprends pas la troisième solution. Harry Potter, le Garçon-qui-est-innocent, partie 2.

- Harry... Tu sais que te considère comme un fils ? Oui, Siri, je le sais. Bah, dans cette idée, j'avais l'intention de te nommer comme mon unique héritier dans mon testament, ce qui ferait de toi le chef de la famille Black. Ça ne ferait que rendre officiel la situation actuelle. La troisième solution de Rogue nécessité juste que j'annonce maintenant ma volonté et n'attende pas de passer la baguette à gauche...

- Ce qui permettrait d'honorer les deux contrats si j'épouse Rogue. Et de faire croire à la population sorcière, trop bien pensante quand elle le veut, que le bébé a été conçu lors de notre mariage de noces. Ou même nuit de noces pour les grands romantiques.

- C'est cela. Mais même si cela ne me gêne pas d'annoncer ma volonté de mon vivant, il est hors de question que tu épouses Rogue !

- Mais Sirius ! Je veux épouser Severus !

- Non !

- Sirius ! Espèce deGryffondor ! Si je n'épouse sur pas Severus, tu devras le faire ! Vous devrez avoir au moins un enfant ensemble, ce qui rendra ta volonté caduque ! Ce qui me gêne vraiment, c'est de savoir que se sont tes fesses qui serviront d'antre des plaisirs à mon Severus d'amour. Sans parler du fait que VOTRE enfant devra ensuite épouser L'UN DES MIENS d'ici 17 à 20 ans. Ca serait comme si mon enfant épouser mon petit frère ou ma petite sœur. Donc qu'il épouse son oncle ou sa tante. Bref, presque aussi glauque qu'Arthur et Morgane. Mais pour que cela soit possible, il faudrait que je sois marié, d'ici moins de trois ans si possible ! Et je fais comment, moi ? Je ne connais pas d'autres sorciers gays ! J'avais pas l'intention de me marier tout de suite, j'ai même personne dans ma vie ! Je mens comme un serpent. Je fais comment pour trouver quelqu'un qui, si possible, voit Harry et non le Garçon-qui-a-vaincu ou tout autre titre loufoque dont je suis affabulé ! Autrement dit, je me débrouille comment sans mon Sevy ?

- J'ai reçu des demandes de contrats d'union de plusieurs familles plus ou moins proéminentes dans notre société.

- QUOI ? Il a perdu la boule ! Il a perdu la boule ! Appelez Ste-Mangouste !

- Je connais ton sentiment en la matière et je n'avais pas l'intention de t'en parler ni d'en accepter. Mais j'ai tout de même gardé certaines de côté pour ma curiosité personnelle.

- Fais voir, ordonna presque Harry. Je suis désolé Severus, mais je crois que je ne vais pas pouvoir te laisser tuer mon parrain. Je vais m'en charger moi-même.

- Sérieux, Sirius, je comprends pourquoi tu ne m'en a pas parle. Même pour me dire que tu les brûlerais après... Malfoy, vraiment ? On ne peut pas se supporter et je préférais vraiment ne pas finir à Azkaban pour le meurtre de mon mari. Et filleul de mon amour, juste en passant.

- Ok, donc Malfoy OUT ! Fit Lord Black en jetant la lettre au feu.

- Parkinson ? Encore pire que Malfoy car c'est moi qui risquerait ma vie ! Et je n'ai pas survécu à Voldemort pour me faire tuer par une ménagère !

- Comment ?

- C'est un secret de polichinelle que les Parkinson ont de grosses dettes depuis plusieurs années et qu'ils sont pressés de marier Pansy à un riche sorcier pour compter sur sa fortune pour les faire vivre une fois que les gobelins leur seront tombés dessus. Et j'ai pas l'intention de jouer à l'assistante sociale. Ce qui veut dire que Pansy glisserait un poison dans mon verre une fois qu'elle aurait compris que sa famille devrait se débrouiller toute seule pour vivre. Je veux bien aider les gens en difficulté mais faut pas me prendre pour un idiot non plus.

- Parkinson, OUT aussi. Patil ?

- Je ne récent pas le besoin d'être polygame. Severus me suffit amplement.

- OUT. Crabbe ?

- Eurrkk ! C'est dans la connerie qu'il est proéminent, lui. Je tiens à ce que mes enfants est un minimum d'intelligence, merci bien ! Ce qui est plutôt garanti avec Severus ! Et toc !

- Je te comprends. Le père était à Poudlard en même tant que nous, même s'il était de la génération de Lucius et il était pas reconnu pour son intelligence. On a une demande des Londubat.

- Non ?! Je crois qu'on entame la liste des propositions bizarres... Je suis sûr que c'est l'œuvre d'Augusta et que Neville est au courant de rien. Ça serait en plus hyper bizarre... Je veux dire, on est juste amis. Il y a rien eu de ce type entre nous. Non, juste non. Ça me fait froid dans le dos !

- Il reste la demande des Weasley ?

- Ok, c'est encore pire que Neville. Les hypocrites... Je comprends encore moins. La demande concerne un mariage entre moi et...

- Ginny.

- Trop bizarre. J'ai envie de vomir. Et pas à cause d'une nausée. Je veux dire, je considère les Weasley comme la famille que j'aurais aimé avoir mais... Ron est comme un frère pour moi. Enfin, je fais croire que pour qu'on me laisse en paix. Par extension, Ginny est comme une sœur. Mieux vaut cela que de l'avoir pour femme. Ça serait à la limite de l'inceste. Encore plus bizarre qu'avec Neville. Pas plus bizarre mais plus embêtant.

- Bon, ben il y a plus trop d'autre choix...

- Si c'était ça tes demandes sérieuses, j'ose sur imaginais les non-sérieuses. Goyle aurait été dans la liste. Et dire qu'il est plus intelligent que Crabbe...

- Oh, des choses du genre "depuis que je suis petite, je rêve d'être la femme du Garçon-qui-a-survécut"

- Au secours... Et Ginny n'est pas dans la liste ? Tu avais du boire trop de Whisky Pur Feu quand tu faisais ton choix, mon pauvre Sirius.

- On fait quoi ?

- Je me suis promis une chose, c'est que mes enfants ne connaîtront pas les trois-quarts de ce que j'ai connus. Un mariage arrangé entrerait dans cette catégorie.

- Tu es sûr de toi ?

- Oui. Comme jamais. Et puis, si besoin, je suis sûr que je pourrais divorcer. Une seule chose sur laquelle moi et Rogue pourrions être d'accord. En réalité, il y a plusieurs choses sur lesquelles Severus et moi sommes d'accord. Comme la meilleure position pour s'assurer qu'on atteindra l'orgasme en même temps.

- D'accord. On devra passer à Gringotts pour la paperasse.

Et sur cela, Harry se retrouva dans les bras de Sirius. Et pendant quelques instants, Harry se sentit coupable de manipuler son parrain. Mais sa culpabilité s'arrêta bien vite quand son estomac repris le contrôle de ses pensées : juste avant de rentrer, il avait entendu dire que Fortescue avait un nouveau parfum de glace vanille agrémentée de pistache, miel et cannelle ! Il était donc urgent d'aller sur le Chemin de Traverse pour qu'il fasse un détour chez le glacier