Pairing : Evan x John
Rating : T
Disclaimer : Atlantis et tous ses personnages appartiennent à Brad Wright et Robert C. Cooper. Je ne fais qu'utiliser leurs personnages pour mon propre plaisir.
Cela faisait déjà une semaine que John s'était fait opérer. La blessure commençait à cicatriser et tout ce dont avait envie le militaire, c'était de quitter cette fichue infirmerie. Surtout que le plus dur pour lui était qu'il ne pouvait pas voir Evan comme il le voulait. Heureusement, Carson lui avait cédé face à ses regards et sa détermination à le placer dans une pièce plus tranquille.
John ne pouvait pas encore bouger son bras. Carson lui avait interdit pour ne pas rouvrir la blessure. Alors, il devait réussir à manger avec une seule main, heureusement, c'était la droite. Evan lui avait amené son ordinateur, lui laissant l'occasion de pouvoir voir le travail accompli pendant son absence.
Évidemment, John savait qu'Evan le remplaçait correctement. Il avait une confiance absolue en lui et se demandait d'ailleurs pourquoi l'armée ne le montait pas en grade. Enfin, le principal pour lui était qu'ils puissent rester ensemble sur Atlantis.
— John ?
Le susnommé tourna son visage pour trouver Elizabeth qui se trouvait à l'embrasure de la porte.
— Entrez Elizabeth.
— Comment vous sentez-vous ?
— Bof, je m'ennuie. Mais je vais mieux.
— Tant mieux.
Elizabeth s'installa sur la chaise à côté du lit et regardait John. Elle était venue pour une raison précise et comptait bien repartir en ayant parlé avec son chef militaire.
— John je dois vous parler. C'est important.
— Je vous écoute.
— J'ai attendu que vous soyez un peu rétabli de votre opération. Je voulais vous parler du Major Lorne.
Voyant le regard de Sheppard, Elizabeth comprit qu'il savait exactement de quoi ils allaient parler.
— Teyla m'a dit pour votre relation. Sachez que j'en suis réellement heureuse. Suite à ma discussion avec elle, j'ai décidé de faire en sorte que les couples homosexuels n'aient pas honte de se montrer ici. Je suis la chef de cette expédition et rien ne pourra me faire changer d'avis.
— Je ne suis pas certain que vous y arriverez, Elizabeth. Vous savez tout comme nous, que les mentalités ne vont pas changer maintenant.
— Moi je suis sûre du contraire.
John avait une pointe d'espérance depuis la déclaration d'Elizabeth et espérait sincèrement que cela réussirait. Si cela pouvait leur permettre à Evan et lui de ne plus se cacher, alors il prenait. Car il savait très bien que cela affectait Evan de devoir cacher leur relation à la vue des autres.
— Evan… a dû être heureux, remarqua John.
— Je ne sais pas trop. Apparemment oui, mais il est plutôt doué pour cacher ses émotions.
— Oui, c'est vrai. Il ne m'en avait même pas parlé.
— Je pense que c'était surtout pour ne pas se faire de faux espoir.
Ils restèrent un moment silencieux alors qu'ils réfléchissaient. Elizabeth avait prévu de faire son discours le lendemain et voulait que John et Evan y participent. Avec un peu de patience, elle avait réussi à faire en sorte que Carson accepte d'emmener John en salle d'embarquement.
— Vous avez une autorisation spéciale pour demain.
— Comment ça ?
— Demain en début d'après-midi, je vais rassembler tout le monde dans la salle de la porte et je vais parler de tout cela, et d'autre chose aussi. Une mise au point des règles n'est pas plus mal.
— Et pourquoi je dois y aller ?
— Parce que cela vous concerne. Non, je n'ai pas l'intention de vous prendre comme exemple. Je vais vous laisser vous reposer. À plus tard, John.
— À plus tard, Elizabeth.
Seul, John essaya de s'imaginer ce que pourrait donner le rassemblement d'Elizabeth le lendemain et un frisson d'effroi le traversa. Il était entièrement d'accord avec ses principes, et espéra vivement que cela fonctionne.
S'il fallait en passer par là pour qu'Evan arrête de s'inquiéter, alors il prenait. Car il savait pertinemment que son compagnon stressait beaucoup d'être découvert et d'être renvoyé et d'Atlantis et de l'armée.
Pour lui aussi ce n'était pas envisageable et il le lui avait dit. S'ils venaient à être découverts, il serait capable de quitter l'armée dans la seconde pour qu'ils puissent rester ensemble. Evan en avait ri, mais John lui, avait été très sérieux.
Jamais il n'aurait cru pouvoir tomber aussi amoureux qu'il l'était à présent. Le Dédale lui avait apporté, non seulement une troupe militaire en plus, mais aussi et surtout un homme extraordinaire. La première fois qu'il l'avait vu, son cœur avait bondi dans sa poitrine, prêt à aller rejoindre le Major fraichement arrivé. Pourtant, il lui avait fallu faire preuve de patience et de courage afin d'apprendre à connaitre le major.
Alors au fil des missions en commun, des repas, des moments de détente, John avait appris beaucoup de choses sur Evan. Notamment le fait qu'il était un artiste convaincu et qu'il n'hésitait pas à peindre des endroits de la cité de jour comme de nuit. Les tableaux dans sa chambre, et certains trônant dans quelques couloirs de la cité en étaient la preuve.
Mais il avait aussi découvert qu'Evan était un homme généreux, fonceur, mais droit, et qu'il n'hésitait pas à venir en aide aux personnes en difficulté. Ce n'était pas rare qu'Elizabeth envoie son équipe pour venir les sortir du pétrin dans lequel ils s'étaient fourrés.
À cette pensée, John se mit à sourire. Car c'était suite à l'une de ces missions que John avait réussi à aller voir Evan qui se trouvait sur l'un des balcons de la cité en train de peindre. Il était resté un long moment en silence, à juste regarder le major très concentré sur son tableau.
Evan s'était finalement tourné vers lui et lui avait souri. Mais pas de la façon dont on sourit à quelqu'un. C'était plus que cela, et c'est à ce moment-là que John s'était approché de lui et sans jamais lâcher son regard, il l'avait entouré de ses bras et déposé un léger baiser sur ses lèvres douces. Le baiser avait été chaste et ils s'étaient reculés très vite, mais Evan, après avoir posé son pinceau et ses peintures, s'était une nouvelle fois tournée vers lui pour l'embrasser plus longuement.
C'est à ce moment-là que les deux hommes avaient compris qu'ils s'étaient tournés autour pendant de longs mois et qu'à présent, ils étaient là l'un pour l'autre. Le tableau avait fini dans la chambre de John, en face de son lit, pour qu'à chaque fois qu'il ouvre les yeux, ceux-ci se posent sur la vue de la digue Est de la cité illuminée par les lunes et les fenêtres. La plus belle, selon son amant.
Leur relation avait démarré doucement. Se contentant de se retrouver en fin de soirée dans les quartiers de l'un ou de l'autre. Ils passaient de longs moments à parler de leur vie, sur Terre ou sur la cité. Mais aussi à regarder la télé ou à simplement rester enlacés l'un contre l'autre.
Le sourire de John ne passa pas inaperçu lorsque Carson arriva pour vérifier la cicatrisation.
— Eh bien, vous avez l'air de penser à quelque chose d'heureux John.
— Désolé…
— Vous n'avez pas à vous excuser. Elizabeth m'a dit pour demain, alors avant d'y aller, je vous referai votre pansement.
— Vous croyez que tout se passera bien ?
— Vous connaissez Elizabeth, je suis persuadé que tout ira bien.
Carson défit le pansement de John doucement pour nettoyer les fils et désinfecta avant d'en remettre un. Il fit en sorte que celui-ci soit bien protéger contre l'eau pour que le militaire puisse aller se laver correctement comme il le lui avait demandé peu avant.
— Voilà, c'est fait.
— Merci.
John était légèrement crispé depuis son réveil. Evan n'était pas venu le voir la veille et là, il l'attendait avec impatience. Pourtant, les heures passèrent et John pu voir Rodney, Ronon avec Teyla, mais pas d'Evan à l'horizon. Quand Elizabeth arriva, John se redressa.
— Vous avez envoyé le major Lorne en mission ?
Surprise par le ton colérique de son chef militaire, Elizabeth releva un sourcil. Elle s'installa près de lui.
— Non, il est ici, j'ai interdit toute mission aujourd'hui, sauf urgence, mais il n'y en a pas. Donc il est ici.
— Alors pourquoi n'est-il pas venu ? Il vient toujours me voir le matin s'il n'a pas de mission.
Le ton inquiet de John inquiéta Elizabeth qui appuya sur le bouton de sa radio.
— Major Lorne.
/Oui Docteur Weir ?/
— Où êtes-vous ?
/Sur la jetée Ouest, il y a un souci ?/
— Oui et non, mais quelqu'un vous attends à l'infirmerie.
Après un petit silence, Elizabeth entendit enfin sa réponse.
/Je… je ne peux pas. /
— Pourquoi ?
/C'est… compliqué./
— Vous venez tout de même à la réunion de tout à l'heure n'est-ce pas ?
/Oui, j'y serais Docteur… pouvez-vous…/
— Oui Major ?
/Dite-lui que… je suis désolé, mais que je préfère le voir à la réunion./
— D'accord. Elle tourna son visage vers John. Il sera à la réunion.
— Et pourquoi est-ce qu'il ne vient pas ici ? commença à s'énerver John qui ne comprenait pas son compagnon.
— Je ne sais pas, je pense surtout qu'il est en train de réfléchir.
— Donnez-moi votre radio s'il vous plait.
— Non, vu votre état, c'est inutile. Major, vous êtes toujours là ?
/Oui./
— Je dois vous dire que John est en colère, mais vous vous verrez tout à l'heure. Pour ma part je vais finir de préparer mes fiches. A tout à l'heure major.
/A tout à l'heure Docteur Weir./
Dès que la communication fut finie, Elizabeth se tourna vers John et le vit essayer de se lever. Immédiatement elle le rattrapa et le fit se recoucher.
— Je vous interdis de bouger d'ici.
— Je dois aller lui parler.
— John, je crois surtout que le Major a besoin de rester seul un moment. Ce qu'il va se passer tout à l'heure, personne ne peut savoir comment ce sera, alors je pense qu'il essaye de se protéger, et de vous protéger en même temps.
— C'est un idiot, comme si j'avais besoin d'être…
Il s'arrêta en plein dans sa phrase et comprit alors que son absence signifiait non seulement qu'il voulait réfléchir, mais aussi que personne ne puisse faire le lien entre eux si tout se passait mal. Moins on les voyait ensemble et moins on ferait le lien.
John se laissa retomber, au plus grand bonheur de Weir qui se voyait mal réussir à contenir un militaire en colère. Elle remit les couvertures et se réinstalla sur sa chaise.
— John, je le comprends, mais il sera là dans… moins de deux heures maintenant. Alors, calmez-vous.
— Je suis désolé…
— Ce n'est rien, j'aurais réagi comme vous. Mais pour l'instant, le mieux est de rester ici pour guérir. Le Docteur Beckett vous accompagnera dans la salle.
— Il m'a dit qu'il avait préparé un fauteuil roulant, grimaça John. Je me vois mal rester là dessus tout le temps…
— Vous avez pris une balle près du cœur John, ne minimisez pas votre blessure. Bon, je dois vous laisser, alors reposez-vous un peu.
— À tout à l'heure Elizabeth.
Lorsqu'Elizabeth eut quitté la pièce, John laissa sa tête reposer contre les oreillers. Il n'avait rien dit, mais sa blessure lui faisait mal. Il essaya de résister un moment, mais la douleur devenant insoutenable, il appela Carson.
Ce dernier arriva dès qu'il put.
— Que ce passe-t-il Lieutenant-colonel ?
— J'ai mal.
— Et ça fait combien de temps ?
— Un peu avant le départ d'Elizabeth, avoua John en voyant le regard du médecin.
— Et vous ne m'avez pas appelé ? Vous êtes inconscient Sheppard.
Le militaire ne répondit rien puisqu'il savait que Carson avait entièrement raison. Ce dernier quitta la pièce et alla chercher une perfusion. John grimaça en le voyant revenir avec.
— C'est soit ça, soit je vous assomme de calmant qui vous feront dormir.
— Ok, ok docteur. Vous savez que vous faites peur parfois ?
— Je veux seulement le bien de mes patients. Et je ne peux pas dire que vous soyez le plus agréable de tous, surtout lorsque vous avez une idée en tête.
Le sourire ironique de Carson fit comprendre à Sheppard qu'il avait raison. L'aiguille de la perfusion se planta dans sa main et Carson accrocha la poche aux porte-perfusions du lit.
— Voilà, avec ça, ça ira mieux, par contre, vous devrez l'emporter à la réunion, la poche ne sera pas vide d'ici là.
— D'accord.
Carson sourit et laissa le militaire tranquille. Il retourna à ses patients. Heureusement, il n'y en avait que deux et ce n'était que de légères blessures. D'ailleurs, il en laissa un partir, il n'avait qu'une écorchure au bras gauche et l'autre, s'était simplement fait paralyser par un Wraith la veille et allait beaucoup mieux.
La salle était étrangement calme. Tout le monde se regardait avec des sentiments tous plus divers les uns que les autres. Elizabeth se tenait devant la porte sur une sorte d'estrade. Elle regardait tous les membres de l'expédition sans jamais montrer une quelconque émotion.
John lui, était assis sur son fauteuil. Le médicament que lui avait donné Carson le laissait cloué dessus. Mais il n'avait plus mal, heureusement. Dès son arrivée, ses yeux s'étaient posés sur Evan qui se tenait non loin de lui, près de son équipe et de Teyla.
Mais maintenant, il voulait trouver le regard de son compagnon. En lui, une urgence se faisait. Le discours d'Elizabeth avait été ferme, mais elle avait très bien choisi ses mots. Il avait besoin de son contact, pour savoir à quoi il pensait et surtout, à ce qu'il voulait. Malheureusement, il le vit, le visage fermé, les yeux posés sur Elizabeth. Un murmure fit tourner la tête à John.
— Je suis sûr que le SGC n'est même pas au courant de ça.
Évidemment, qui d'autre que Kavanagh aurait pu dire une chose pareille ? Il le regarda droit dans les yeux et le fusilla. Il détestait vraiment cet homme et lui aurait bien fait ravaler ses mots s'il avait pu se lever.
— Je précise, pour ceux qui auraient des doutes quand à la véracité de ce que je viens de dire, que le Général Landry est en accord avec moi, tout comme le Président des États-Unis. Alors s'il vous vient en tête de rapporter cela, sachez d'avance que cela ne fonctionnera pas. À présent, toute personne en désaccord avec tout cela peut immédiatement faire ses bagages et repartir sur Terre.
Kavanagh s'avança et se plaça devant Elizabeth qui ne broncha pas. Elle savait que les militaires présents seraient là pour la secourir au cas où.
— Vous avez bien manigancé à ce que je vois, et d'où vous vient cette subite folie ?
— D'une, je n'ai rien manigancé, de deux, cette folie, comme vous l'appelez, ce n'est rien d'autre que l'aboutissement de l'abolition de la DADT. Ici c'est MA cité, j'en suis la chef et si qui que ce soit n'est pas d'accord… Soit, je ne lui en voudrais pas, mais il n'aura plus rien à faire ici.
— Et bien vous n'aurez plus grand monde pour la protéger des Wraiths VOTRE cité.
— C'est ce que nous verrons.
Tous deux se regardaient droit dans les yeux, jusqu'à ce que Kavanagh cède et s'apprête à quitter la pièce. Pour lui c'était complètement irrationnel. Mais alors qu'il traversait la foule, la voix d'Evan se fit entendre.
— Kavanagh !
— Quoi ? répondit Kavanagh en se tournant vers le militaire.
— Que diriez-vous si vous appreniez que la plupart des personnes que vous respectez ou qui sont vos amis aiment une personne de son sexe ?
— Comment ça ?
À ce moment-là, certaines personnes dans la foule se rapprochèrent, tout comme Evan le faisait avec John. De son coin, Elizabeth put voir des femmes et des hommes se rapprocher jusqu'à se prendre dans les bras, ou se tenir la main. Là, elle était surprise. Elle savait très bien que John et Evan n'étaient pas les seuls, mais là, elle voyait au moins une dizaine de couples se former devant les yeux éberlués de Kavanagh.
Teyla s'approcha de certains qu'elle connaissait et les félicita. Pour elle, cette décision était très importante. Et lorsque John attrapa la main d'Evan qui ne se soustrayait pas, son sourire s'élargit alors que le visage de Kavanagh se parait d'un masque de dégoût.
Kavanagh se sentit soudainement seul alors qu'il voyait certains de ses amis le regarder avec méchanceté et horreur.
— Maintenant, je vois que la porte va bientôt s'activer. Kavanagh, je vous donne trois heures et pas une seconde de plus pour quitter cette cité. Oh et… n'espérez pas revenir ici.
La voix froide d'Elizabeth résonna aux oreilles de Kavanagh qui fit demi-tour pour partir dans ses quartiers. Dans la pièce, les discussions commencèrent à s'élever et Elizabeth rejoint John et Evan qui se regardaient en souriant.
— C'est vous qui avez prévu tout cela ? demanda John en regardant tout autour de lui pour voir des hommes et femmes avec le sourire aux lèvres.
— Non, je savais juste ce que le Major comptait faire. Le reste, cela vient de la volonté des gens.
— Tu as fait ça ?
— Oui John. C'est pour cela que je ne voulais pas venir te voir avant. Car si je l'avais fait, je n'en aurais pas eu le courage ensuite.
Ronon qui venait d'entendre les paroles d'Evan leva son bras pour entourer le major joyeusement et en souriant, il déclara :
— Eh bien moi je peux vous dire que vous avez été vachement discret, parce que j'ai rien remarqué.
— Et moi non plus, s'exclama Rodney. Mais je dois dire que maintenant que je le sais, ça ne change rien. Vous avez toujours ma confiance et je l'espère nous resterons toujours amis.
— Évidemment ! s'écria John soulagé de voir que ses amis ne changeraient pas malgré cette révélation. Je suis rassuré tout de même. J'avais imaginé une émeute ici après votre discours Elizabeth, mais en fait, à part Kavanagh…
— Celui-là, il faudrait le pendre haut et court ! grogna Rodney, réellement énervé contre le scientifique.
— Ça peut s'arranger, répondit Ronon en regardant Rodney l'air de vouloir vraiment le faire.
— Vous ne ferez rien Ronon. Je savais bien qu'il y aurait tout de même des récalcitrants, mais cette fois, Kavanagh a eu droit à une belle surprise.
Tous se mirent à rire et la bonne humeur avait envahi toute la cité. Les couples se tenaient l'un contre l'autre bavardant, mais aussi les couples hétéros qui étaient tout aussi heureux. Cette fois, John n'hésita pas une seconde, et tira un peu sur le bras d'Evan pour qui se baisse et lorsqu'il fut à portée, John lui attrapa le visage et l'embrassa tendrement.
Le silence s'était fait autour d'eux et lorsqu'ils se séparèrent, ils purent voir les regards lumineux de joie de leurs amis et des personnes qui avaient vu la scène et John remarqua le rougissement d'Evan.
— John…
— M'en fiche de ce que tu diras, mais ça fait presque deux jours que je ne t'ai pas vus !
— Oh et je t'ai manqué à ce point ? ricana Evan, heureux.
— Tu ne peux pas savoir…
Carson s'approcha et vint féliciter chaleureusement les deux militaires qui le remercièrent avec tout autant de joie. Il en profita pour examiner John qui ne s'apercevrait pas de ses gestes.
Petit à petit, les membres de l'expédition quittèrent la salle pour discuter plus intimement. Elizabeth avait pour l'occasion, donnée à tous un jour de congé, mais restait tout de même en attente si des fois une urgence se présentait.
— Je dois retourner à l'infirmerie, déclara Carson.
— Euh…
Voyant le regard suppliant que lui lançait le militaire, Carson se mit à sourire et s'approcha de lui pour poser sa main sur son épaule.
— Je vous autorise à rester ici jusqu'à ce soir, mais vous devrez revenir à l'infirmerie pour la nuit.
— Merci Carson.
Lorsque le médecin fut parti, Elizabeth, Rodney, Ronon et Teyla laissèrent le couple seul. Evan se tourna vers son compagnon qui le regardait en souriant.
— Tu vois, tout s'est bien passé, déclara John.
— Oui c'est vrai, mais je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie…
— Même lorsque tu as vu un Wraith pour la première fois ?
— Oui, bon peut-être pas aussi peur, mais là, ce n'était pas pareil du tout.
— Et si nous allions au mess, j'ai faim.
— Mais tu as mangé y'a pas longtemps, non ?
— Disons que… comme je m'inquiétais, je n'ai pas pu avaler grand-chose.
Evan sourit et se plaça derrière le fauteuil pour le pousser vers le mess où certains groupes s'étaient formés. Personne ne fit attention à eux, au plus grand soulagement d'Evan qui avait tout de même peur de ce qui pourrait se passer.
— Tu n'as pas mal ?
— Avec la perf que m'a mise Carson, je ne risque pas d'avoir mal… Je suis sûr qu'il a fait exprès…
Le grognement de John fit rire Evan qui regardait son amant foudroyer du regard la perfusion. Il savait que son amant n'aimait pas les piqûres, mais qu'il avait appris à les accepter suite à toutes les prises de sang qu'il avait eues.
Finalement, ils mangèrent dans la bonne humeur, et lorsqu'ils eurent fini, Evan emmena son compagnon dans un endroit au calme. Il ne voulait pas l'emmener dans ses quartiers, alors il choisit la digue Est pour pouvoir admirer la mer. Evan se tourna vers John qui le regardait étrangement.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Est-ce que tu peux m'aider ? Je voudrais me lever.
— Tu es sûr d'y arriver ?
— J'ai été blessé à poitrine pas aux jambes.
Evan l'aida alors à se lever et fit en sorte que la perfusion ne soit pas gênée. Les bras de John s'enroulèrent autour de son cou et son visage se posa sur son épaule. Heureux de pouvoir sentir à nouveau John contre lui, Evan le retint dans ses bras et lui embrassa les cheveux avec douceur.
— Ça fait tellement de bien.
— À moi aussi. Tu me manques, John.
Le susnommé leva son regard et vint chercher les lèvres du militaire pour un long et doux baiser. Ils en avaient besoin tous les deux. Leurs langues se cherchèrent pour s'enrouler avec délice l'une autour de l'autre. Les deux hommes n'avaient besoin de rien d'autre pour être heureux.
— À présent, nous n'aurons plus à nous cacher.
— Oui, je t'avoue que j'ai toujours un peu de mal à y croire… Mais la seule chose qui me fait peur, c'est que le général Landry demande à l'un de nous deux de revenir sur Terre…
— Cela n'arrivera pas. D'une parce que je suis le chef militaire de cette base, et de deux, tu es mon second, et je refuse que qui que ce soit prenne ta place. Donc soit on repartirait tous les deux, soit aucun de nous ne part.
— Et s'il y arrive quand même ?
— Il ne le fera pas. Il a compris depuis un moment que sans nous, cette base n'existerait plus. Le général à besoin de nous ici, et puis à présent, c'est ma maison… Je suis bien ici…
— Moi aussi. On voit tellement de nouvelles choses. On rencontre des peuples tous différents les uns des autres, mais rien que cette cité… Elle est magnifique.
— Comme toi.
Là, Evan tourna son regard vers son amant qui le regardait avec un sérieux rare. Le cœur du major s'affolait dans sa poitrine et il ne put retenir le rougissement de ses joues. La main de John se posa sur l'une d'elles et la caressa avec tendresse.
— Je ne me vois pas ailleurs que là, dans tes bras, sur cette cité, Evan.
— John…
Ils s'embrassèrent de nouveau, faisant abstraction de tout ce qui était autour d'eux. Ne laissant que leurs sentiments, leurs corps, leurs mains, montrer tous ce qu'ils désiraient. Evan avait bien conscience que John ne pourrait pas rester très longtemps ainsi, alors il en profita au maximum. Finalement, il se détacha et fit asseoir John sur le bord de la digue alors qu'il s'installait à ses côtés. Ils restèrent ainsi pendant un long moment, à profiter du calme régnant.
Une petite review ?
