Bonsoir !
(Une micro avance x)
Le rythme accélère dans ce chapitre (enfin je trouve, mais c'est une question de point de vue).
(Le texte a été corrigé ;). Désolé aux premiers lecteurs...)
Je ne vous retiens pas plus longtemps.
Bonne lecture ! ;]
Chapitre 3: Une nuit dans les Cachots
Chapitre 3: Une nuit dans les Cachots
Snape était en état de choc. Avait-il rêvé ou Potter lui avait bien... Caressé l'entre jambe et mordillé l'oreille ? Non, il n'avait pas osé. Potter était certes un stupide imbécile congénital, mais tout de même, il n'était pas suicidaire. Le brun n'aurait jamais pris le risque de s'attirer les foudres de son ancien maître des potions... Quoiqu'en y réfléchissant, il l'avait déjà fait à maintes reprises pendant sa scolarité. Snape se crispa. Serrant sa mâchoire de toutes ses forces, sans parler de ses ongles qui s'enfonçaient de plus en plus dans la surface froide et rugueuse du mur. Du mur ? Il tenait Potter, comment sa prise pouvait-elle se refermer autre part que sur les poignets du jeune homme ? Cette révélation sortit l'ancien Mangemort de sa réflexion et il découvrit devant lui, à son grand étonnement, un simple mur. Quand ? Snape ouvrit la bouche comme pour demander au mur comment Potter avait pu partir comme ça, mais se rendant compte de l'absurdité de cette demande, l'homme se ravisa et ferma la bouche dans un clop caractéristique. Il se ressaisit assez rapidement. Après avoir suffisamment reprit contenance, Snape se dirigea d'un pas vif vers la sortie qui était sans aucun doute la destination de l'ex-Griffondor. Et oui, il était là, la main posée sur la poignée. Snape arriva au niveau de la porte au même instant où l'autre ouvrait lentement cette dernière. L'ancien professeur put entendre un « Au revoir » du Griffondor, mais ni prêta aucune attention. Il n'avait pas l'intention de laisser Potter partir comme ça. Cela serait bien trop facile, beaucoup trop facile. Potter méritait une punition et Snape avait déjà sa petite idée sur la question. Potter voulait jouer à ce jeu ? Et bien il allait être servi. Il allait regretter amèrement de ne pas être resté avec sa bande de groupies bavantes. Snape avança son bras droit pour refermer violemment la porte. En fermant la porte, il venait d'annoncer le signal de départ, le jeu commençait. Snape resta un moment prostré là, il attendait une réaction de Potter, mais ce dernier ne bougeait pas. Le Serpentard eut un rictus mauvais -véritablement malsain même- et ce fut dans un mouvement vif qu'il attrapa le bras de Potter. Sans dire un seul mot, il traina le jeune homme vers le centre de la pièce, le lâcha et pointa du doigt l'un des deux fauteuils entourant la cheminée. Potter le regarda avec appréhension et incompréhension. Pensait-il qu'il était un vulgaire chien ? La réponse ne se fit pas attendre.
« Assis. »
La voix de Snape était traînante et presque murmurée. On pouvait très nettement sentir un agacement profond. Harry s'exécuta sans broncher, il n'était pas fou au point de désobéir à un Snape passablement énervé par son approche. Ses prières pour Merlin ne semblaient pas avoir marché. Harry baissa la tête devant le regard assassin que lui lançait Snape. A cet instant, il aurait préféré regarder un Basilic dans le blanc des yeux. Se faire foudroyer du regard par cet être mystique alléchait particulièrement Harry qui commençait à douter de sa survie. Le jeune homme commença à triturer ses doigts et entortiller ses pieds, sa nervosité était aussi bien visible que palpable. Ses yeux verts émeraude fixaient avec tant d'insistance le tapis vert et argent que le Griffondor n'aurait pas été étonné de le voir prendre feu. Il ne voulait pas regarder Snape dans les yeux, mais ne voulait pas non plus regarder ce qu'il faisait. Tout ce dont était sûr Harry, c'était que Snape s'activait à côté de lui. Le bruissement des vêtements de Snape confirmait son idée. Il était de plus en plus tendu, il n'aurait vraiment pas dû le tenter, non, le provoquer. Rien, absolument rien prouvait à Harry que Snape avait aimé ce qu'il lui avait fait. Oh Merlin, qu'avait-il fait. Il ne savait toujours pas si son maître des potions était gay. Son ? Snape n'était pas à lui et encore heureux. Il ne manquait plus que ça. Harry qui avait toujours été un très grand curieux fini tout de même par craquer et leva avec une peur mal dissimulée les yeux lorsque les bruits de vêtement ne se firent plus entendre. Peut être était-il en train de chercher une potion mortellement douloureuse ? Ou pire, une potion douloureuse, extrêmement douloureuse, mais en aucun cas mortelle. Lentement mais sûrement, Harry leva les yeux et la tête. A peine les avait-il levés qu'il sentit le regard onyx de son professeur se poser sur lui. Un frisson le parcouru, il déglutit avec peine. Il n'aimait pas être fixé de la sorte, c'était trop... Il avait pu voir deux chaussures noires aux trois quarts cachées par un pantalon noir. Harry comprit que Snape était assis en face de lui. Il avait l'horrible impression que Snape lui enfonçait des aiguilles dans tous les nerfs de son corps. Dans un élan de courage typiquement Gryffondorien, le survivant leva brutalement la tête et plongea son regard dans celui de Snape. Un combat visuel venait de commencer. Celui qui baisserait les yeux se verrait perdre la première manche du jeu. Harry avait bien compris cela, Snape ne comptait pas le torturer avec des potions. Le tranchant des mots était largement plus agréable, plus vicieux. Les yeux de l'élu avaient toujours la même étincelle, la même que Lily, quelle horrible torture. Snape se décrispa légèrement en pensant à Evans, elle avait toujours su l'apaiser. Ce petit détail n'échappa pas au jeune homme, et ce même s'il ne savait pas pourquoi l'autre se laissait ainsi aller. Depuis quand Snape se laissait aller devant quiconque ? La seule fois où il avait vu l'homme perdre pied c'était... Juste après la mort de Dumbledore, lorsqu'il l'avait traité de lâche. L'homme des cachots était-il seulement capable de se détendre ? De ne pas être l'homme foird et rigide que tout le monde connaissait ? Harry en doutait. Il en doutait fortement, Snape n'était... pas humain, il était Snape, le terrifiant professeur-Mangemort-et-membre-de-l'Ordre. Snape sembla se rendre compte de cet instant de défaillance au vu du regard quelque peu étonné que lui lançait Harry et il retrouva aussitôt son masque de froideur.
« Alors comme ça, le Héros est gay ? » Le ton était sarcastique, cassant.
« …. »
« Et bien, vous avez perdu votre langue Potter ? Vous ne voulez pas attrister vos groupies bavantes avec leur surplus d'hormones ? »
« Frmmla... » Harry bredouillait lamentablement. Il n'avait encore jamais parlé de son homosexualité avant maintenant et il savait pertinemment que Snape n'était pas la personne rêvée pour en parler. Les sarcasmes allaient fuser.
« Répétez Potter, je ne comprends pas les grognements primitifs. Êtes-vous g- » La voix de Snape était méprisante. Le sang du survivant ne fit qu'un tour.
« FEMEZ-LA! » Harry s'était levé d'un bond du fauteuil. Il était énervé, mais il ne savait pas pourquoi. Snape n'avait pas encore dit quelque chose de particulièrement blessant. Le maître des potions ne broncha pas, comme s'il avait attendu cette réaction.
« Assis. »
« NON ! »
« Assis. » siffla Snape.
« Je vous ai dit NO- »
« Assis. » persiffla Snape.
Harry s'assit sans broncher. Comment avait-il pu récupérer les deux baguettes ? Quand ? A la porte ? Mais il n'avait rien senti, absolument rien. L'élu était déconcerté. Il s'était fait voler les deux baguettes sans s'en rendre compte. Il avait l'air fin lui, le survivant, le vainqueur du combat contre Voldemort, il s'était fait chaparder sa baguette et celle de Snape sans rien voir. Harry, bien que vexé de ne pas s'être rendu compte de quelque chose ne broncha pas, mais la frustration était apparente sur ses traits -à la plus grande joie de 'ancien Mangemort-. Snape ne rigolait pas, il voulait une réponse et il semblait bien décidé à l'avoir. Le survivant devait bien se résigner, il ne pouvait pas esquiver la demande de Snape. Il avait deux arguments assez convainquant. Toute fois, une question le troublait: Pourquoi. Pourquoi voulait-il tant savoir ? Foi de Potter, il le découvrirait.
« Potter, vous êtes mon chien. Si je dis 'Assis', vous vous asseyez. Si je dis 'couché' vous vous couchez... » Une lueur étrange s'installa dans les yeux onyx de Snape. « Et si je dis 'Assouvis' mes désirs... »
« J'assouvis vos désirs. » Harry répondit au tac-o-tac , mais un question trottait désormais dans sa tête. Snape était gay ?
« Bien. Brave bête. Répondez maintenant Potter. Êtes vous gay ? »
« Oui. »
Snape resta perplexe un instant. Potter pouvait très bien se jouer de lui, avait-il compris son jeu ? Voulait-il le retourner contre lui ? Il valait mieux rester méfiant.
« Et vous ? » Les yeux de Potter était plein d'espoir.
« Je ne crois pas vous avoir autorisé à parler Potter. »
« Vous changez de sujet là. Dois-je en conclure que la réponse est 'Oui' ? »
« Je ne pense pas que votre cerveau soit capable de conclure quoique ce soit. »
« Être désagréable ne fait que confirmer le fait que vous êtes gay. Vous ne voulez pas l'affirmer. Vous avez peur de ne pas résister à mon charme ? »
Un sourire étrangement amusé se dessina sur les lèvres de l'ancien Mangemort. Harry ne pensait pas qu'une telle chose était possible.
« Voyez-vous Potter, plus je vous vois et plus vous me dégoûtez. Vous êtes pire que votre pè- »
« Je vous interdis de parler de mon père ainsi. » Le jeune homme s'était à nouveau levé, mais cette fois il avait réussi à garder un calme apparent. Intérieurement, il bouillonnait de rage. Son père, James Potter s'était sacrifié pour le protéger de Voldemort...
« Un chien n'interdit rien Potter, il exécute. Rasseyez-vous. » Intima Snape.
L'interpelé s'exécuta sans plus de cérémonie. Pourquoi obéissait-il à Snape ? Ce n'était pas comme s'il avait quelque chose à craindre. Certes il possédait leurs baguettes, mais il n'allait certainement pas lui lancer un sort impardonnable. Le survivant doutait même que Snape ne s'en serve tout simplement. Il était de toute manière un peu trop préoccupé par les 'aveux' de Snape. Qui aurait bien pu imaginer que le terrible professeur Severus Snape, ancien Mangemort de surcroit pouvait être gay. Personne sûrement. Imaginer Snape avoir des relations -mêmes sexuelles (surtout sexuelles)- était étrange. Pour Harry, Snape n'avait pas de relation, aucune. Et maintenant qu'il était à peu près sûr à cent pour cent que le maître des potions était homosexuel, il avait l'horrible envie de voir s'il était doué. Cette pensée frigorifia littéralement Potter. Coucher avec Snape.... C'était bien la dernière chose qu'il avait toujours eu envie de faire.
« Potter. Vos plaisanteries n'amusent que vous. J'avais imaginé que vous auriez passé l'âge de tous vos enfantillages, même si, je dois avouer que j'en doutais fortement. Je ne vous remercierai pas pour m'avoir ramené ici. Je suis même déçu. Je pensais que vous aviez assez de courage pour venir à bout de ce que vous vouliez. »
« Pardon ? »
« Me tuer Potter. »
« Je n'ai plus aucune raison de vouloir votre mort. Et je ne moque pas de vous. Je ne vois même pas de quoi vous parlez. Tout ce que... Ce que j'ai dit sur ma sexualité est vrai ! »
« Vraiment ? »
« Vraiment. Et si votre esprit tordu veut profiter de cette révélation soit ! Faites donc. Faites une annonce, affichez des mots dans tout Poudlard ! »
« Potter votre imagination est peu élevée. Moi qui pensais que vous étiez un élève médiocre voire même plus uniquement en potion. J'ai d'autres projets pour vous. Comme je vous l'ai dit, je mène le jeu et vous êtes mon chien. Aussi, si votre mémoire est un peu plus développée que votre intelligence de goule, vous vous souviendrez sans doute du dernier ordre dont je vous ai parlé. »
« J'a..J'assouvis vos désirs...? » Potter rougit, baissa les yeux, fixant de nouveau le tapis et se martyrisa les doigts. Les tordant presque de manière peu naturelle.
« Votre cas n'est pas complètement désespéré. » Snape semblait exaspéré par la lenteur de Potter. « J'attends »
« Hein ? Comme ça ? Maintenant ? » Harry releva les yeux et les ouvrit aussi grand que ceux de Dobby.
« Oui. »
« ….... » Le jeune homme resta silencieux un moment. « Dire ça te cette manière, c'est très gênant vous savez ? »
« Le Grand Potter ne trouvait pas gênant de ne pas obéir au règlement. Vous plier une fois dans votre vie à quelqu'un est trop pour votre égo ? »
« Non ! »
Harry ne savait pas vraiment ce qu'il faisait. Enfin, c'était ce qui voulait se faire croire. Le Griffondor ne pouvait pas admettre qu'il allait se prostituer pour Snape, l'ancien professeur qui lui en avait fait voir des vertes et des pas mûres. Pourtant, au fond de lui il devait bien admettre qu'il avait plutôt envie de tenter l'expérience. C'était un sentiment assez étrange que de vouloir coucher avec son professeur honni. Il le détestait depuis si longtemps, pendant sept longues années en fait. Maintenant, maintenant qu'il savait certaines choses, il ne le détestait plus autant. Devait-il laisser sa haine -maintenant capitonnée- dans les très-fonds de son cerveau ? Ou devait-il laisser aller sa passion, bien qu'inexistante vis à vis de l'ancien Mangemort ? Peut être qu'il devait tout simplement laisser l'homme face à lui le guider. Après tout, c'était lui le maître comme il l'avait si bien dit. Le jeune homme sourit et regarda Snape, examinant chaque millimètre carré de son corps méticuleusement. La lumière émise par le feu lui redonnait vie, sa peau paraissait moins blanche. Il était presque mystérieusement attirant, presque. Snape se laissa examiner par son ancien élève. L'ancien Mangemort était maintenant sûr que Potter allait s'exécuter, la façon dont ce dernier le regardait était assez révélatrice. Pourtant, l'idée de coucher avec Potter le révulsait, il n'aimait pas les hommes, il n'aimait pas ce que représentait physiquement Potter -hormis ses yeux verts émeraude qui lui rappelaient Lily- et il n'aimait pas Harry, il voulait juste se venger de James, des Maraudeurs. Et finalement, coucher avec un homme était un sacrifice minime pour se délivrer de ce douloureux souvenir d'adolescence. Merde, il se voilait la face comme un imbécile, le fait de coucher avec un homme n'était pas la réelle raison de ce dégoût. Putain de Potter... Snape suivit du regard le jeune Potter qui s'avançait calmement vers lui et il ne put que remarquer la mâchoire douloureusement crispée du Griffondor. Snape jubilait intérieurement, il ne pouvait espérer meilleure réaction. Potter devait être dégoûté de devoir coucher avec lui, le bâtard graisseux. Parfait.
Harry était maintenant assez proche de l'ancien Mangemort pour remarquer que la respiration de ce dernier n'était en rien chaotique. Harry commença à douter. Soit Snape était si bien maître de lui qu'il arrivait à garder son sang-froid et son visage impassible même en étant excité, soit il tramait une idée douteuse comme il savait si bien en imaginer pour l'humilier -ce qui en temps normal aurait effrayé le survivant-, soit et ce fut surtout cette hypothèse qui frustra le plus Harry, il n'était tout simplement pas intéressé par lui, il ne le trouvait pas sexy, mais il couchait avec lui faute de mieux. Harry ne se rendit même pas compte qu'une main fine et pourtant si puissante venait de lui capturer le poignet pour l'attirer à lui. Trop plongé dans ses pensées, ce fut uniquement au moment où deux lèvres atrocement douces et taquines vinrent saluer les siennes que le jeune Griffondor balaya tous les doutes de sa tête et qu'il prit place sur les genoux de son professeur, toujours enfoncé dans le fauteuil. Snape lui, avait décidé de pousser le vice à fond, quitte à coucher avec Harry -dire Potter lui aurait trop rappelé James-, autant le faire avec « passion », la vengeance n'en serait que plus doucereuse.
Harry fut tout d'abord étonné de voir avec quelle douceur et quelle maîtrise Snape l'embrassait. Le plus vieux lui mordillait et lui suçotait la lèvre inférieure d'une façon si merveilleuse pour le jeune homme qu'il ne put s'empêcher de pousser un petit gémissement de plaisir. Harry n'aurait jamais cru un jour dire ou même penser que le bâtard graisseux des cachots pouvait embrasser si bien et qu'il n'aurait pour rien au monde échangé sa place. Si on lui avait dit il y a deux ans qu'il allait coucher avec Snape, il aurait éclaté de rire et aurait expédié la personne à Saint Mangouste pour un allé simple et sans retour. Comme quoi, ce monde était foutrement complexe et tordu. Surtout tordu. Alors que le survivant était toujours en pleine méditation sur les dons de Snape à embrasser, ce dernier s'affairait tranquillement à la tache. Bientôt, le baiser s'approfondit, une langue mutine vint quémander l'entrée du royaume humide de Harry. La muraille d'émail blanc s'ouvrit aussitôt à cette demande comme si l'envahisseur aurait toujours dû se trouver là. Les langues s'effleurèrent pour se présenter, puis rentrèrent dans un ballet effréné. Faisant haleter de plaisir les deux hommes, mais surtout un. Les gémissements du plus jeune venant s'étouffer dans la bouche du plus vieux, les langues tournoyant dans les bouches, caressant les palais et parfois même les lèvres humides et rouges de plaisir, tout comme leurs joues. Le manque d'oxygène fini par venir à bout du baiser, démasquant ainsi aux yeux des deux protagonistes, des visages rougis de plaisir et haletant. Les deux hommes se regardèrent un court instant et le visage du plus vieux plongea dans le cou du Griffondor, lui mordillant les boutons de chaire, lui embrassant et lui suçotant le cou. En réponse, il sentit le jeune se cabrer légèrement et pousser un grognement de satisfaction.
Tout s'enchaîna très rapidement, sans même s'en rendre compte, Snape s'était levé et avait entraîné un Harry bien accroché à la taille et au cou de son professeur dans la chambre. Une fois arrivés, ils se retrouvèrent sur le lit. Snape dominant de toute sa stature un Griffondor dont le niveau d'activité neuronale baissait à chaque nouvelle attaque du Serpentard. A nouveau les langues se nouèrent, accompagnant des caresses plus ou moins dociles. Un T-shirt fini par voler jusqu'à la porte, suivi de près par un short, des chaussettes et une paire de chaussures. Laissant au maître des potions le plaisir d'admirer un corps légèrement bronzé et légèrement musclé. Le dernier défenseur de la pudeur de Harry ne cachait pourtant pas grand chose, on pouvait nettement voir sous le fin tissus du boxer une bosse assez conséquente. Snape décida de laisser cet endroit en attente et après l'avoir à peine effleuré des doigts, il remonta ces-derniers au niveau du torse pour aller masser et pincer les tétons de Harry. Harry qui avait grogné de frustration en sentant la très légère caresse sur son sexe emprisonné sous un tissus moulant de plus en plus gênant.
Malgré les assauts répétés de son professeur, le jeune homme arriva tout de même à lui déboutonner la chemise sans aucune précaution. Une fois la chemise enlevée, le Griffondor fut un instant délicieusement étonné de voir que son professeur avait un corps assez agréable. Jamais il n'aurait imaginé que sous ses robes noires, l'homme chauve-souris cachait un corps si blanc et délicatement dessiné de muscles. L'élu pouvait en effet admirer que ce corps gracile était légèrement sculpté de muscles qui se laissaient devinés sous cette peau blafarde. Il grimaça cependant intérieurement lorsqu'il remarqua les cicatrices sûrement causées par un usage un peu trop répété de doloris et, dans un mouvement inconscient, le jeune homme passa ses mains sur les cicatrices comme si ce simple geste allait apaiser l'ex-espion. Snape se crispa en sentant les mains de Potter sur son corps, sur ses cicatrices, il se souvint un instant qu'il couchait avec un homme, qu'il trompait la mémoire de Lily. L'homme se recula du jeune homme qui prit cela pour une invitation à lui ôter son pantalon. Le plus vieux n'eut pas le temps de le repousser, les caresses de Potter qu'il sentait à travers son pantalon lui enlevant toutes idées de fuite. Son cerveau se mettant lentement en mode stand-by.
Lorsque le maître des potions repris plus ou moins ses esprits, ce fut pour se retrouver assis sur le lit, les jambes légèrement écartées, une agréable sensation de bien être lui parcourant le bas ventre et surtout, pour découvrir une masse de cheveux ébouriffés penchée sur son entre jambe. Un cri d'effroi aurait pu sortir de sa bouche si un gémissement de plaisir ne l'avait pas devancé et si son corps ne s'était pas cambré de plaisir. La tête en arrière, Snape poussa un grognement d'insatisfaction quand il ne sentit plus la bouche de Potter sur son sexe fièrement dressé. L'homme pencha la tête et entrouvrit la bouche pour dire quelque chose de très certainement stupide tant l'influence d'hormones semblait lui avoir grillé tous les neurones, mais il n'en eut pas l'occasion, des lèvres atrocement douces et une langue taquine venant lui capturer la bouche. Le baiser ce fut plus fougueux que les précédents, Snape put se goûter et il put également ressentir l'impatience de son amant.
Dans un mouvement rapide et quelque peu violent, le Serpentard fit basculer Potter en arrière pour se retrouver sur lui. Il remarqua avec amusement que son partenaire avait toujours son boxer et que ce dernier était actuellement maudit par le Griffondor. Snape, en bon serpentard, laissa Harry languir un petit moment en se contentant de faire des ronds autour du boxer avec ses doigts. Passant par moment ses index entre l'élastique et la peau, faisant ainsi croire au jeune homme qu'il allait lui enlever. A force de frustration, Harry tenta de se relever, en vain car une main puissante vint le repousser contre le lit. Le Griffondor défia du regard le maître des potions qui fut amusé de voir que même avec les yeux noircis par le désir, le jeune homme gardait cette étincelle d'insolence au fond de ses yeux: Irrécupérable. Snape céda tout de même à la demande maintenant implorante du Griffondor et enleva d'un geste brusque le boxer.
Les deux hommes étaient maintenant tous les deux nus. Snape se pencha pour mordiller le lobe d'oreille de son amant et l'autre en profita pour l'enlacer et frotter son bassin au sien. Snape eut un grognement étouffé de plaisir ce qui sembla plaire au Griffondor qui accéléra légèrement ses mouvements. Snape repoussa légèrement le Griffondor et laissa glisser ses doigts le long du torse et du ventre musclé et légèrement humide de transpiration du jeune homme avant de venir titiller son sexe. Le Griffondor se cambra légèrement à ce contact, serra plus fort Snape pour le ramener à lui et lui mordilla la mâchoire. Bientôt, la main de Snape abandonna le membre gonflé de plaisir pour aller explorer une zone encore plus intime de l'anatomie du brun.
Un doigt fin s'enfonça en Harry qui se crispa légèrement, enserrant un peu plus Snape dans ses bras. Le doigt fit des petits mouvements circulaires et fut vite rejoint par un autre doigt, puis un troisième. Snape prépara ainsi le Griffondor pendant un petit moment, l'autre se frottant légèrement à lui. L'ancien Mangemort embrassa la jugulaire du brun qui ressortait nettement à cause de l'excitation qui le traversait puis, au moment où il releva la tête, il croisa le regard plus qu'explicite de Potter quant à ce qu'il attendait maintenant de lui. Alors, sans un mot et sans autres formes de procès, Snape retira ses doigts décochant ainsi, sur le moment, un grognement de frustration de Potter. Ce même grognement fut vite oublié lorsque Snape entra son membre bien plus conséquent que ses doigts. Le Griffondor poussa un gémissement de plaisir et de douleur combinés tout en se crispant quelque peu en sentant ce corps étranger entrer en lui. Le maître des potions attendit que le jeune homme se relaxe avant de commencer des petits mouvements de bassin.
Bientôt les mouvements s'accélérèrent et se complétèrent, Snape accélérant ses mouvements de bassin et Harry l'accompagnant. Le jeune homme captura à nouveau les lèvres de son ainé quand celles-ci lâchèrent enfin son cou et son oreille droite. Snape sentit le plaisir monter de plus en plus en lui et les mouvements ne s'en firent que plus violents. De sa main droite, il caressa le sexe dressé de son élève, lui imposant le même rythme de va et vient. Il sentit le membre du jeune homme se gorger de plus en plus de plaisir, son corps se cambrant également de plus en plus et ses ongles s'enfonçant dans son dos.
Après plusieurs mouvements de mains, Harry se délivra dans la paume de l'ancien professeur de potions et entre leurs deux corps. Le jeune homme se cambra dans un dernier gémissement de plaisir appelé « Severus » et tout son corps se crispa et trembla. Snape le rejoint juste après en entendant son amant d'une nuit gémir son prénom de cette façon et en sentant Harry se resserrer autour de lui. Le Serpentard s'écroula sur le jeune homme. Leurs respirations étaient à tous les deux chaotiques et saccadées, leurs corps recouverts de transpiration, encore rouge de plaisir et également traversés par de petits spasmes de plaisir. Le maître des potions se tourna sur le côté et se laissa retomber sur le dos, s'endormant presque aussitôt. L'homme eut juste le temps de sentir le tissu des draps le recouvrir et un corps bouger de l'autre côté du lit. Snape s'endormit à côté d'un Potter apparemment satisfait de sa nuit. Son plan n'avait pas marché...
Fini pour ce chapitre.
Peut être la suite ce week-end.
