Broken Mind, Fractured Soul

'Esprit brisé, Âme fracturée'

Par: SensiblyTainted


La Chambre des Secrets

Traduction: Orin-Rwo.L.

Bêta: Harry-Draco et Madison2220

Harry était retourné chez les Dursley. Certaines choses étaient mieux qu'avant Poudlard, d'autres pires. Il avait toujours la seconde chambre de Dudley, mais toutes ses affaires d'école étaient soigneusement enfermées dans le placard. Harry s'inquiétait de ce que pourraient lui valoir des devoirs non faits. Mais que pouvait-il faire lorsqu'ils étaient enfermés ? Il avait relâché Hedwige en lui disant de ne revenir qu'après les vacances, à Poudlard. Vernon avait menacé de la tuer, et Harry n'était pas près de permettre ça.

Une des premières choses que l'oncle Vernon lui demanda quand il arriva fut s'il avait parlé d'eux. Harry dit que non. Mais Vernon ne le crut pas. Le gros Homme défit sa ceinture, exigeant la vérité. Garçon cria qu'il ne mentait pas. Qu'il n'avait vraiment rien dit. Après environ une heure, Vernon était finalement convaincu qu'Harry disait la vérité, il le libéra et le laissa monter à l'étage. Harry se réveilla guéri et ne se demanda même pas pourquoi il était déjà dans sa chambre.

Rose fut autorisée à sortir s'occuper du jardin et à cuisiner chaque jour, mais était renvoyée dans sa chambre quand Pétunia organisait des réunions de voisinages. Elle en fut blessée. Elle aimait vraiment ça. Mais elle fit ce qu'on lui dit. Silas bouillonnait de ne pouvoir sortir, mais il savait qu'il ne pouvait se le permettre. Il n'y avait rien à faire pour lui chez les Dursley. Gabriel était dans le même cas, mais avait plus de mal à se contenir.

Garçon et Rose n'avaient pas de problème, ils émergeaient presque chaque jour. Et de toute façon, ils n'auraient pas eu besoin de sortir, puisqu'ils dormaient une fois rentrés. Silas et Gabriel dormaient parfois, mais essentiellement, ils étaient réveillés, et regardaient derrière les yeux de Harry.

C'est ainsi que les choses se déroulaient un mois après la fin de Poudlard. Il était midi et Rose était en train de jardiner jusqu'à ce que Dudley vienne la chercher. Elle ne pouvait pas entendre ce que disait le garçon, mais pouvait parfaitement sentir sa haine et sa peur. Quand le blond la fit tomber, Gabriel en eut assez et resurgit.

-Qu'est-ce que tu regardes, monstre ? dit Dudley avec un regard méchant alors qu'Harry se relevait et le regardait avec des yeux perçants.

-J'essaye juste de me décider sur quel sort serait le plus approprié pour mettre le feu à tes vêtements, répondit Gabriel en commençant à sourire largement alors que Dudley palissait.

-Tu ne p-peux pas … Papa a dit que tu ne dois pas faire de la ma-magie … il a dit qu'il te mettrait à la porte … et que tu ne pouvais aller nulle part ailleurs … que tu n'avais pas d'amis pour venir te chercher …

-Comment sais-tu que je n'ai pas d'amis ? Gabriel se rapprocha du garçon et Dudley recula aussi vite qu'il le pouvait. -J'en ai des tonnes.

-Menteur. Ils au-auraient écrit au-aujourd'hui si c'était vr-vrai. Dudley se sentait de plus en plus confiant. -C'est ton anniversaire, non ? Pas une lettre, ça veut dire pas d'amis, Monstre !

"Jiggery pokery!" dit Gabriel d'une voix forte en balançant ses doigts en direction du garçon. "Hocus Pocus! Squiggly wiggly!"

-Mamaaaaaaan ! cria Dudley dans sa terreur alors qu'il se précipitait dans la cuisine. Mamaaan ! Il fait tu-sais-quoi !

Silas lança un regard de reproche à Gabriel alors qu'il revenait. Gabriel eut au moins la délicatesse d'être honteux et de s'excuser au Harry qui dormait sur la couche. Garçon se prenait pendant ce temps une vicieuse punition, et pour la première fois de sa vie, ce n'était pas de Vernon. Pétunia hurla tandis qu'elle frappait Garçon avec une poêle bien chaude. Ce fut si grave que Pétunia dut le traîner en haut des escaliers.

-Nous avons des invités importants ce soir, siffla-t-elle. Si j'entends un seul son sortir de toi, Vernon viendra et tu le regretteras. Tu entends ?

-Je suis désolé, oui. Je serai gentil, chuchota Garçon d'une voix rauque, recroquevillé en une boule tremblante. Des larmes trempaient son visage et ses sanglots résonnaient dans la pièce.

-Pa-pardon. Désolé. Tellement Désolé. Pardonnez-moi. Pardon. Je serai gentil. Très gentil. Ne me faites pas mal, je serai gentil.

Pétunia sourit tristement et ferma la porte derrière elle. Garçon continua à pleurer, blotti dans l'agonie, inconscient de la magie qu'il utilisait pour tenter de soulager la douleur. Il lui fallut deux heures et il retourna à l'intérieur, épuisé. Harry se réveilla et poussa un soupir. Il étira ses muscles endoloris et bailla. Boitant, il se traîna vers le lit et se glissa sous le drap mince. Il était tellement fatigué qu'il ne vit pas qu'il y avait autre chose dans le lit jusqu'à ce qu'il manque de se coucher dessus. La créature bondit sur ses pieds alors qu'Harry se reculait et s'inclina si bas que son long nez toucha le sol. Il avait d'énormes oreilles tombantes et les yeux de la taille de balles de tennis. Il n'était pas plus haut que la taille d'Harry qui n'était déjà pas très grand. Il avait l'air inoffensif cependant. Harry ne pouvait pas imaginer un monstre portant une taie d'oreiller pour vêtement.

Et c'est ainsi qu'Harry rencontra Dobby et entendit les avertissements de la créature sur Poudlard. Bien sûr, la deuxième chambre de Dudley était mieux que le placard, mais maintenant qu'il avait goûté à la liberté à Poudlard, il n'était plus prêt à l'accepter. Il grimaçait chaque fois que la créature faisait du bruit. Il savait que c'était une très mauvaise idée. Les Dursley n'aimaient jamais l'entendre. De plus, il pensait avoir entendu des invités en bas.

Mais tout cela fut oublié lorsqu'il découvrit que Dobby avait retenu ses lettres. D'abord, il fut soulagé. Il avait réellement été effrayé que ses amis l'aient oublié. Cela lui avait vraiment fait de la peine, mais maintenant, il savait que ce n'était pas vrai. Et cela le rendait fou. Il essaya de saisir les lettres, mais ses membres était raides, meurtris et fatigués. Il n'y arriva pas. La petite créature courut en bas. Harry jura et tenta de la rattraper aussi silencieusement qu'il le pouvait, son cœur battant furieusement dans sa poitrine.

-Non, s'étrangla Harry, son visage palissant et son mal de tête grandissant tandis qu'il regardait le magnifique dessert de Pétunia flotter dangereusement dans la cuisine. Harry ne savait pas que Garçon tentait d'émerger, appelé par la peur de Harry.

-S'il te plaît … ils me tueront …

-Harry doit promettre de ne pas retourner à l'école, insista Dobby.

-Je t'en prie … Dobby … ,dit Harry frénétiquement, son mal de tête empirant. Il tenta de le combattre.

-Dites-le, monsieur.

-Je ne peux pas. Je dois y retourner, plaida Harry.

-Alors Dobby doit le faire, monsieur, pour le bien de Harry Potter.

Le pudding tomba et s'écrasa en miette. Un hibou lui dit qu'il serait exclu s'il faisait encore de la magie. Vernon sourit comme un démon lorsqu'il lut la lettre.

-Pas de magie, dit-il joyeusement et retourna vers Harry qui n'en sut pas plus. Garçon resta émergé trois jours durant, Vernon n'arrêtant pas de le battre. Il faisait tant de dommage que Garçon n'arrivait pas à tout guérir.

Silas et Gabriel ne savaient pas ce qui se passait, puisque Garçon les empêchait de voir comme ils le faisaient normalement pour Harry, mais il savait que cela ne pouvait être bon si Garçon avait besoin de tant d'énergie pour les guérir. Ils mourraient si cela continuait. Silas et Gabriel ne faisaient que se disputer. Aucun ne pouvait émerger parce que la peine physique ancrait Garçon, mais puisque le corps devenait plus faible, ils pourraient avoir la chance de prendre sa place et les adolescents voulaient tout deux sortir à ce moment.

-Je peux nous protéger plus efficacement, cria Gabriel.

-Je peux nous sortir de là vivant. Ce n'est pas une bataille, mais une évasion, répondit Silas de sa voix traînante, appuyé nonchalamment sur le mur.

À leur surprise, aucun des garçons ne fut nécessaire. Au troisième jour de leur punition perpétuelle, les jumeaux Weasley et Ron vinrent le secourir dans une voiture volante. Les Weasley contemplèrent avec horreur la fenêtre devant laquelle était posé des barreaux. Ils pouvaient entendre des sons de gémissements et de pleurs.

-Harry. Harry ! appela Ron aussi fort qu'il l'osait. Est-ce que tu vas bien ? Réponds-moi !

Garçon leva la tête et regarda par la fenêtre. Il recula lorsqu'il vit que des gens étaient là. Ses pleurs devinrent plus pressants et il se recroquevilla d'avantage. Silas et Gabriel arrêtèrent de se battre et commencèrent à travailler ensemble. Personne de Poudlard ne pouvait voir Garçon. Ils pourraient se rendre compte de leur existence et dieu sait où cela les mènerait. Pas vers quelque chose de plaisant, c'était certain.

Après une lutte intense, ils parvinrent à faire revenir garçon et glisser Harry au dehors. Silas essaya d'ignorer les cris hystériques de Garçon dans le placard, mais Gabriel s'assit devant la porte (Garçon n'aimait pas être regardé ou touché. Il se sentait mieux seul dans son placard) et essaya de le calmer.

Harry fut choqué, puis joyeux de voir ses amis. Il ignora les nombreuses ecchymoses et coupures. Les pires dommages avaient été guéris par Garçon. La douleur était vraiment supportable. Les jumeaux partagèrent un regard de compréhension, mais se relaxèrent lorsque Harry et Ron commencèrent à bavarder joyeusement à propos de Dobby et de ce que cela pouvait signifier.

Harry adora le terrier et ne remarqua pas un seul instant que les jumeaux l'observait avec beaucoup d'attention. Ron était presque aussi inattentif que Harry, et les deux passèrent leur temps ensemble. Du fait de l'attention inquiète et intense qui pesait sur eux, Silas pensa qu'il était préférable qu'aucun ne sorte jusqu'à leur arrivée à Poudlard. Gabriel marmonna dans sa barbe mais retourna dans sa chambre. Silas sourit et fit de même.

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Une semaine et demie plus tard, Harry allait chercher ses fournitures scolaires après son arrivée impromptue chez Barjow et Beurk, chez qui il avait vu l'étrange commerce des Malfoy. Plus tard dans ce même après-midi, il tomba dans ce fiasco avec Lockhart ainsi que la confrontation avec Malfoy. Dans l'ensemble, ce n'était pas une promenade de santé.

Aux environs du premier septembre, Harry était presque triste de retourner à Poudlard. Il aimait vraiment le Terrier et avait vraiment l'impression qu'il pourrait appartenir à cette grande famille aimante. Mais cela ne signifiait pas qu'il ne voulait pas retourner à Poudlard. Il paniqua lorsqu'il ne put pas passer la barrière. Silas en fut exaspéré. Qui se souciait qu'ils ratent le train ? Les Weasley les emmèneraient à Poudlard et ils rateraient sans doute l'ennuyeux festin. Le Serpentard regarda froidement Gabriel lorsque celui-ci poussa des acclamations tandis que Ron incitait Harry à aller à l'école en voiture volante.

-Allez, Silas ! rigola Gabriel, ça sera fun !

Bien sûr, même Gabriel ne trouva pas ça fun lorsque la voiture tomba en panne plus tard dans la nuit. Il émergea et tenta de contrôler la situation. Ron était assis, et criait à tue-tête tandis qu'ils fonçaient vers les murs du château. Il n'était bien sûr d'aucune utilité. Gabriel attrapa le volant et les fit tourner. La voiture se cabra dans l'air avant de se précipiter vers le sol. Gabriel fonça volontairement vers un arbre, pensant que cela amortirait leur chute et leur sauverait la vie.

Le vieux Saule cogneur fit parfait office. Ils restèrent accrochés à quelques centimètres du sol, tentant de soigner leurs
blessures lorsque l'arbre commença à les attaquer. Gabriel fut stupéfait. Ron paniqua de nouveau, mais Gabriel hurla :

-Redémarre !

La voiture s'arracha violemment de l'arbre, et s'arrêta. Dieu merci, tout était finit. Il se détendit.

Harry se retrouva sans trop savoir comment sur le sol de Poudlard après s'être fait expulser de force par la voiture. Ron était furieux d'avoir perdu la voiture, mais heureux qu'ils soient vivants. Harry se toucha la tête et sentit la bosse en train de s'y former. Il devait avoir été assommé quelque peu … Il grimaça de douleur et suivit le roux jusqu'à l'école. Le Choixpeau avait commencé la répartition, il n'y avait donc aucun moyen pour eux de se faufiler sans être vu.

Puis Rogue les trouva. Il les conduisit dans les cachots et lorsque l'homme leur promit l'expulsion, Harry se retira dans l'horreur. Silas émergea pour prendre sa place. Ils allaient devoir batailler un peu, mais en toute honnêteté, il n'était pas inquiet. Il était sûr qu'ils ne seraient pas renvoyés. Harry était le garçon qui a survécu. Dumbledore le voudrait sous sa coupe. Le renvoi mettrait Harry hors de portée et le directeur ne voulait pas ça.

Silas écouta avec vigilance Ron s'expliquer avec le professeur McGonagall. Il sentit les yeux du professeur Rogue sur lui et rencontra le regard noir de l'homme avec un visage sérieux. Le professeur fronça les sourcils, mais Dumbledore entra avant qu'il ne puisse parler.

-Expliquez-vous, s'il-vous-plaît, dit le directeur après un long silence, la lourde déception pointant dans sa voix.

Silas baissa la tête pour cacher un ricanement. Qu'il aille se faire foutre. Silas savait parfaitement que Dumbledore n'était pas déçu. Tout ce qu'il faisait était de tenter de manipuler Harry. Silas pouvait voir la vérité dans le langage corporel du vieillard. Il est probablement content de l'insouciance de Harry et de Gabriel, pensa amèrement Silas. Dumbledore avait besoin de cette attitude dans son arme de guerre. Mais aucun des sentiments de Silas ne transparut dans sa voix lorsqu'il concocta avec soin une histoire sonnant comme une innocente erreur et un événement traumatisant à la fois. Après cela, il n'était plus requis et se retira.

-Nous allons chercher nos affaires, dit Ron désespérément. Harry regarda autour de lui et vit que Dumbledore et McGonagall étaient arrivés. Il devait s'être frappé la tête bien pire qu'il ne le pensait pour continuer à avoir des absences.

-De quoi parlez-vous, Weasley ? demanda McGonagall en fronçant les sourcils.

-Eh bien, vous nous renvoyez, n'est-ce pas ?

-Pas aujourd'hui, M. Weasley, grommela Dumbledore et Harry pensa qu'il allait s'évanouir sous le soulagement.

Harry accepta joyeusement la retenue. Il en aurait accepté des centaines si cela signifiait qu'il pouvait rester. Mais le soulagement fut de courte durée. Le jour suivant, une Beuglante arrivait et il apprenait que Mr Weasley était confronté à une enquête à cause d'eux. Il se sentit mal. La journée empira lorsqu'il fonça dans Lockhart pendant une classe de Botanique et que celui-ci persista à en faire une scène.

En fait, toute la première semaine fut sacrément déplaisante pour Harry. Il faisait en sorte d'éviter Lockhart le plus possible, Ron était misérable (donc Harry énervé) du fait du dysfonctionnement de sa baguette, et Olivier était encore plus fanatique sur le Quidditch que jamais. Sans parler du stress constant généré par les combats avec Malfoy et le reste de Serpentards.

Mais rien de tout cela importait à Silas. Il émergeait toujours chaque nuit pour étudier dans la bibliothèque de Poudlard. Gabriel bouillonnait de rester enfermé, surtout lorsqu'ils étaient confrontés aux Serpentards, mais Silas avait simplement à lui lancer un regard noir pour qu'il se calme. Il était toujours en froid avec le Gryffondor depuis le problème de la voiture.

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(Attention : Pédophilie dans cette partie)

Puis, le premier samedi, McGonagall dit à Harry qu'il avait une retenue avec Lockhart tandis que Ron irait avec Rusard. Harry arriva à sa porte à huit heure moins cinq et dût serrer les dents pour se forcer à frapper. Le tête-en-l'air prétentieux lui souhaita la bienvenue et ferma la porte. Harry regarda l'énorme pile de courrier de fans sous le choc.

-Tu peux adresser les enveloppes ! dit Lockhart comme s'il s'agissait de pur plaisir.

-La première est à Gladys Gudgeon, ah là là … une grande fan.

Ils y restèrent pendant près d'une heure avant que Lockhart ne se lève et vienne derrière Harry. Harry se tendit lorsqu'il sentit les mains du professeur s'installer sur ses épaules et commencer à les frotter.

-Tu es si tendu. Je sais que ce travail est dur, mais tu dois apprendre à te détendre, dit Lockhart doucement. Détends-toi. Est-ce que ça ne te fait pas du bien ?

Harry se détendit lentement malgré lui et hocha la tête. Lockhart sourit et continua le massage, allant plus bas dans le dos du garçon. Finalement, il glissa sous les robes de Harry et continua le massage. Harry se sentit mal à l'aise. Personne ne l'avait touché de cette façon auparavant. Mais là encore, toucher n'était pas quelque chose que sa famille aimait faire. Il se souvenait que Pétunia avait massé les épaules de Dudley quelques fois après qu'il soit revenu de l'entraînement de football lorsqu'il était plus jeune. Dudley avait arrêté après une demi-saison, toutefois. C'était trop dur. Harry ne dit donc rien sur le massage improvisé. Cela lui faisait effectivement du bien.

-Tu es vraiment tendu, dit Lockhart d'un ton inquiet. Enlève quelques boutons de ta chemise pour que je puisse masser tes épaules avec cette crème. Une de mes fans me l'a envoyée. C'était vraiment gentil de sa part.

-Je ne sais pas … , murmura Harry nerveusement.

-Tut tut, Harry. Nous devons nous entraider. Personne d'autre ne connaît le fardeau que nous portons. Allez. Ne soit pas timide. C'est simplement un peu de crème. Cela te relaxera rapidement.

Harry fit ce qu'on lui disait. La crème était chaude et Lockhart l'appliquait sur sa peau. Il sentit ses muscles se détendre encore plus, un peu comme de l'eau. Il se sentait étourdi et sourit. C'était un sentiment bizarre. Quelque chose lui disait que ce n'était pas bien du tout mais il n'y faisait pas attention. Cela lui faisait du bien. Comment aurait-ce pu être mauvais ?

Les yeux de Harry s'agrandirent quand il sentit sa chemise enlevée complètement. Lockhart lui assura qu'il voulait simplement mettre plus de crème donc il se relaxa. Plus il mettait de crème, plus le sentiment de détachement augmentait jusqu'à ce qu'il soit dans une brume heureuse. La brume tenta de se dissiper quand il sentit son pantalon se défaire. Il agita ses bras vers le professeur mais celui-ci les poussa simplement.

-Chut, Harry. Tout ira bien. Je ne vais pas te faire mal. Je te promets. Tu te sentiras encore mieux. Tu ne veux pas ?

Harry se tortilla lorsqu'il sentit les mains de son professeur sur lui. La sensation d'engourdissement ne stoppa pas la vague de plaisir lorsque son professeur se mit à genoux et se mit à le lécher. Non, ça n'était pas en train d'arriver ! Stop ! Mais il ne pouvait pas crier, hurlant en lui-même, il se fractura et s'évada une nouvelle fois.

-Tu aimes ça, chaton ? C'est bon, n'est-ce pas ? demanda Lockhart d'une voix rauque.

Des yeux verts le regardèrent fixement puis il commença à gémir de plaisir lorsque cette bouche chaude revint au travail. Oh oui. C'était bon. Souriante, la tête d'Harry tournait et se balançait comme il se cambrait faiblement sous la chaude, brûlante et excitante sensation. Lockhart sursauta et se mit à se masturber au son du petit enfant de douze ans gémissant et ronronnant tandis qu'il travaillait de sa bouche.

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Silas regarda tristement le garçon endormi sur la couche. Gabriel faisait les cents pas, furieux, voulant jeter un sort à l'enflure. Mais le nouvel Autre était trop bien ancré et tellement heureux. Les choses continuèrent pendant une demi-heure avant qu'Harry ne s'efface dans la chambre au profit d'une jeune femme qui apparut dans un coin. Elle sourit d'une façon provocatrice et satisfaite.

Les deux garçons présumèrent qu'elle devait avoir dans les environs de quinze ans. Elle portait une robe rouge. Elle était sans manche et montait jusqu'à son cou, mais elle était très serrée et exhibait allègrement ses seins. La jupe descendait jusqu'au sol mais deux fentes montaient assez haut pour montrer ses hanches sinueuses. Elle se tenait pieds nu et ses cheveux descendaient jusqu'à son épaule. Elle avait quelques mèches encadrant son visage et tombant devant ses yeux bruns foncés. Ses lèvres rouges étaient naturellement charnues.

Les garçons pouvaient sentir la magie qui émanait d'elle dans un subtil glamour d'attraction, un peu comme une vélane. Heureusement, les deux garçons n'étaient pas affectés. Silas regardait fixement et Gabriel la regarda sombrement lorsqu'elle lui souffla un baiser avant de retourner dans sa chambre, avec un déhanchement provocateur. Garçon pleurait bruyamment depuis son placard.

Harry se trouva en train de déplacer une main douloureuse sur une nouvelle enveloppe. Il regarda les bougies autour de lui et remarqua qu'elles avaient diminué de plusieurs centimètres depuis qu'il avait commencé sa fastidieuse retenue. Les nombreux regards que lui lança Lockhart le rendirent mal à l'aise et il s'agita. Il n'aimait certainement pas le sourire que le professeur lui lançait. Rougissant, il tenta de se concentrer sur le papier devant lui. Il doit être l'heure à présent, pensa misérablement Harry sans savoir pourquoi il était impatient de partir. S'il-vous-plaît, pourvu qu'il soit bientôt l'heure.

-Tu vas bien, Harry ? sourit Lockhart. Sacré Scott – regarde l'heure ! Nous avons passé ici près de quatre heures ! Je n'aurai jamais cru. Le temps a coulé, n'est-ce pas ?

Harry ne répondit pas.

-Et bien, nous garderons simplement notre petit secret. Pas besoin que les autres soient jaloux, n'est-ce pas, Harry ?

-Oui, monsieur, dit Harry rapidement et se leva rapidement en prenant son sac.

-Bien, sourit Lockhart. Je te vois en classe, alors.

Se sentant hébété, Harry partit. Il était si tard que la salle commune de Gryffondor était presque vide. Il se dirigea directement vers les dortoirs. Il était étrangement heureux que Ron ne soit pas encore revenu de sa retenue avec Rusard. Sans un mot, il mit son pyjama, se mit au lit et tomba instantanément endormi.

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Près de deux mois s'étaient écoulés. La nouvelle personnalité s'était nommée Chaton. Les deux garçon refusèrent de l'appeler comme ça et préférèrent Cho. Elle était comme Rose et Garçon, dormant jusqu'à ce qu'elle soit nécessaire. Et comme garçon, lorsqu'elle émergeait, les Autres ne pouvaient voir ce qui se passait. Ils devaient se contenter de lui demander lorsqu'elle revenait. Il était difficile de la comprendre puisqu'elle était heureuse et somnolente, mais Silas comprit que Lockhart n'avait pas fait plus que de dénuder, toucher et faire une fellation.

Lui et Gabriel commencèrent à discuter d'en parler à un professeur. Mais ils étaient réticents car ils devraient expliquer que Harry n'était pas seul dans sa tête. Dans tous les cas, Gabriel préférait McGonagall et Silas Rogue parce que McGonagall était trop dans la poche de Dumbledore. Silas refusait qu'ils se révèlent au directeur. Ils étaient donc dans une impasse.

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Harry, Ron et Hermione tinrent leur promesse à Nick de participer à sa fête anniversaire de mort. C'était le moins qu'Harry puisse faire pour remercier le fantôme de l'avoir sauvé de la punition de Rusard pour avoir mis de la boue dans les couloirs après l'entraînement de Quidditch. Il faisait sombre, l'atmosphère était lugubre et ils étaient heureux de partir. Ils se précipitèrent vers la Grande Salle, espérant qu'ils pourraient assister à la fin du repas quand Harry s'arrêta.

« Arracher … déchiqueter … tuer … »

La voix était froide, soyeuse et assassine. Harry était si choqué qu'il se serra contre le mur et regarda autour de lui pour voir qui parlait. Ron et Hermione étaient en avance et revinrent pour voir pourquoi il s'était arrêté si brusquement. Hermione ouvrit sa bouche pour parler, mais Harry l'arrêta en levant la main.

« … ssssi faim … depuis ssssi longtemps … »

-Écoutez. Harry fronça les sourcils, ne voyant personne dans les couloirs. Vous entendez ça ? Qu'est-ce que c'est ?

« Tuer … le temps est venu de tuer … »

-Je n'entends rien, chuchota Hermione. Ron avait le visage crispé de concentration, mais il secoua la tête aussi.

« … faim … assoiffé de sang … »

La voix devenait de plus en plus faible. Harry était sûr que cela s'éloignait vers le haut. Pourquoi ses amis ne pouvaient-ils pas l'entendre ? Mais c'était évidemment une menace. Ça allait blesser quelqu'un ! Il se retira et Gabriel sourit tristement.

-Par ici ! cria-t-il.

Ils gravirent l'escalier le plus proche et se trouvèrent dans le hall d'entrée. Aucune chance d'entendre quoi que ce soit ici, la rumeur de la fête d'Halloween faisait écho depuis la grande Salle. Il courut jusqu'à l'escalier de marbre menant au premier étage, Ron et Hermione derrière lui.

-Harry, qu'est-ce qu'on...

-Chut ! ordonna Gabriel alors qu'il avançait, la baguette prête. Il tendit l'oreille. Au loin, depuis l'étage supérieur et s'amenuisant, il entendit de nouveau la voix.

« … Je sens le sang … délicieux sang … »

-Ça va tuer quelqu'un ! expliqua Gabriel aux deux Gryffondors choqués alors qu'il repartait. Il parcouru tout le second étage, Ron et Hermione haletant derrière lui, ne s'arrêtant pas avant d'avoir tourné vers le dernier passage, désert.

-Harry, qu'est-ce que tu fais ? Ron haleta alors qu'il essuyait la sueur de son visage. Je n'entends rien.

Mais Hermione eut un hoquet de surprise, pointant le couloir.

-Regardez !

Se rendant compte qu'il était trop tard pour faire quoi que ce soit, Gabriel se retira. Harry cligna des yeux et regarda alors que Ron s'approchait de quelque chose devant lui. Il regarda autour de lui, incertain de l'endroit où ils se trouvaient. Haussant les épaules, il s'approcha de ses amis. Il y avait une flaque d'eau, et Miss Teigne était pendue, raide comme une pierre à une torche de fer, et d'énormes lettres étaient barbouillées en rouge sur le mur :

LA CHAMBRE DES SECRETS A ÉTÉ OUVERTE.

ENNEMIS DE l'HÉRITIER, PRENEZ GARDE.

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Tout le monde dans l'école était en émoi. Ron et Hermione étaient impatients de découvrir tout ce qu'ils pouvaient de la Chambre des Secrets, mais Harry était un peu réticent. Surtout que la moitié de l'école pensait qu'il était l'héritier. Hermione était frustrée au-delà de l'imaginable quand tout ce qu'elle réussit à savoir en une semaine était une vague explication du professeur Binns en cours.

Harry fut très réticent lorsqu'Hermione et Ron le forcèrent à rester après la DCFM avec eux. Quand les trois furent seuls, elle approcha Lockhart avec une permission pour consulter la section interdite. Il ne fallut pas beaucoup de discours mielleux pour que le déjanté la signe.

-Alors Harry, dit Lockhart pendant que Hermione rangeait la note dans son sac. Demain, c'est le premier match de Quidditch, je crois ? Gryffondor contre Serpentard, c'est ça ? J'ai entendu dire que vous étiez doué. J'étais un Attrapeur, aussi. J'ai demandé à passer les essais pour entrer dans l'équipe nationale, mais j'ai préféré dédier ma vie à l'éradication des forces du mal. Cependant, si vous ressentez le besoin d'un petit entraînement privé, n'hésitez pas à me le demander. Je suis toujours heureux de transmettre mon savoir-faire à des joueurs moins aguerris.

Harry fit un bruit bizarre de la gorge puis se précipita à la suite de Ron et de Hermione.

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Le match fut horrible. Ils gagnèrent, mais Dobby envoya un cognard contre lui et Lockhart fit disparaître tous ses os du bras. Les faire repousser fit émerger Garçon en un instant. Heureusement, Pomfresh était endormie et personne ne remarqua le comportement incongru. Il était tôt lorsque Harry se réveilla pour découvrir la deuxième victime de pétrification, Colin Crivey.

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Harry participa passivement alors que Ron et Hermione travaillaient dur sur le Polynectar, planifiant d'interroger Malfoy pendant les vacances de Noël. Harry était content d'une chose, cependant. Cette année, Ron et Hermione restaient avec lui pendant les vacances d'hiver. Il espérait que Malfoy ne ruinerait pas tout.

Malheureusement pour lui, ce ne fut pas Malfoy qui ruina ses vacances. C'est Harry lui-même. Pendant la troisième semaine de décembre, Lockhart lança un club de duel. Harry y fut traîné par Hermione. Ron était tout aussi réticent. Tout allait bien jusqu'à ce qu'il soit mis face à Malfoy. Ils étaient en train de se battre en duel quand un serpent sortit de la baguette du blond.

-Ne bougez pas, Potter, dit paresseusement Rogue, profitant clairement de la vue de Harry immobile, nez à nez avec le serpent.

-Je vais vous en débarrasser.

-Permettez-moi ! Lockhart brandit sa baguette. Le serpent vola, et atterrit douloureusement.

Il siffla furieusement, les crocs dirigés vers un Justin Finch-Fletchley terrifié. Gabriel resurgit sous la puissance de son envie de protéger les gens et se dirigea vers le serpent. Il était courbé et se préparait à frapper.

Il grogna de colère puis cria :

-Laisse-le tranquille, miraculeusement, inexplicablement, le serpent retomba au sol, aussi docile qu'un tuyau d'arrosage. Satisfait, Gabriel s'en retourna et Harry fixa le serpent non sans une certaine confusion.

-Comme tu veux. Je n'attaquerais pas ces humains pathétiques, siffla le serpent avec pétulance.

-Merci, dit Harry incertain, mais il se détendit. Il était très heureux que personne ne se fasse blesser. Il regarda Justin, souriant, espérant le voir soulagé, intrigué ou même reconnaissant, mais certainement pas énervé et effrayé.

-A quoi crois-tu jouer ? demanda le Poufsouffle avant de se tourner et de courir en dehors de la salle.

Avant que quiconque ait le temps de réagir, Ron et Hermione le précipitèrent hors de la salle. Ils expliquèrent rapidement que ce qui résonnait comme de l'anglais pour lui était des sifflements pour tout le monde. Harry parlait Fourchelangue. C'était un pouvoir noir dont l'origine remontait à Salazar lui-même. Harry se retrouva à contempler ce talent avec horreur, n'en voulant pas le moins du monde.

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À l'intérieur de la chambre des âmes, Silas siffla de douleur alors qu'il était frappé par ce qui ressemblait à de la foudre. Gabriel le regarda avec crainte tandis qu'il se soulevait et s'effondrait. Gabriel courut jusqu'à lui et l'aida à s'asseoir dans un fauteuil. Des yeux bleus inquiets croisèrent des yeux bleu-gris tourbillonnant.

-Qu'est-ce que c'était ?

-Fourchelangue. Moi seul peut y accéder maintenant, soupira Silas.

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Tout empira à partir de ce moment. Toute l'école, excepté certaines personnes, se détourna d'Harry. Ils étaient plus que jamais certains qu'il était l'Héritier et qu'il allait tuer tous les nés-moldus. Sans même penser qu'il passait son temps avec une dite née moldue. Plus intéressé à résoudre le mystère maintenant qu'il y était si profondément impliqué, il prit le polynectar avec Ron. Ils devinrent Crabbe et Goyle et interrogèrent Malfoy, pour seulement trouver que M. Weasley avait été condamné à payer cinquante gallions pour la voiture.

Le temps passa. La nuit précédant la St Valentin, Lockhart et Chaton jouèrent pour la première fois depuis des semaines. Le jour d'après, Harry trouva le journal. Quand il tomba endormi, Silas émergea. Il savait à quoi servait le journal et il écrivit avec confiance sur la première page. Il conversa avec Tom à propos de la chambre, mais se replia pour laisser Harry voir le souvenir. Comment Harry pourrait-il savoir ce qui se serait passé autrement ?

Quand ce fut terminé, Harry s'écrasa, bras et jambes écartés, sur le lit à baldaquin dans le dortoir des Gryffondors. Le journal de Jedusor était ouvert sur son ventre. Harry était abasourdi. Il se sentit stupide de ne pas s'être attendu à ce genre de chose venant d'un objet magique. Avant qu'il n'ait le temps de retrouver sa respiration, la porte s'ouvrit et Ron entra. Harry s'assit en sueur et tremblant.

-Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Ron avec inquiétude.

-C'était Hagrid, Ron. Hagrid a ouvert la chambre des secrets il y a cinquante ans.

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Aucun d'entre eux ne voulait confronter Hagrid sur ça, mais la situation devint désespérée quelques semaines plus tard quand Hagrid fut envoyé à Azkaban et Dumbledore chassé de l'école. Tout commençait à devenir insupportable. Tout le monde avait peur et se déplaçait sur la pointe des pieds. Le stress était suffocant. La seule chose de bonne dans les nouvelles mesures de sécurité était qu'elles tenaient Harry loin de Lockhart.

Quand Harry vit les araignées courir vers la forêt interdite pendant le cours de Botanique un jour, il se décida à les suivre comme Hagrid l'avait dit. Il parla avec Ron d'y aller la nuit même et ils se faufilèrent hors de l'école dans la forêt. Mais la peur de Ron et son anxiété étaient contagieuses.

Alors qu'ils montaient avec un sombre pressentiment sur les branches, il battit en retraite peureusement et Gabriel prit sa place. Gabriel, avec confiance et compétence, les mena à travers la forêt, suivant les petites araignées. Il guida la conversation avec Aragog (avec les conseils murmurés de Silas) et les garda vivants tandis qu'ils sortaient de la forêt.

Harry revint à lui à mi-chemin du château, couvert de poussière et d'égratignures. Ron semblait pire. Il se mordit la lèvre, mais n'osa rien demander. C'est à partir de ce moment qu'il commença à suspecter que quelque chose n'allait pas bien chez lui. Il avait simplement trop de black-out inexpliqués. Peut-être était-il malade.

Il écouta alors que Ron fulminait hystériquement à propos de la soirée, lui disant au fond tout ce qui s'était passé dans cette forêt. Ses yeux verts s'agrandirent alors qu'il écoutait. Avait-il vraiment fait cela ? Cette nuit-là, il resta dans son lit pensant à tout ce que Ron avait dit. Il pensa aux mots d'Aragog. Si Ron se souvenait correctement, l'araignée avait dit que la seule victime avait été une fille dans la salle de bain. Et si elle n'en était jamais sortie ?

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Silas tomba de fatigue dans un fauteuil. Il était difficile que ce garçon l'écoute ! Cela faisait près de quinze minutes qu'il hurlait le nom Mimi geignarde.

-Bon travail, dit sincèrement Gabriel depuis le fauteuil devant lui.

-Tu ne t'es pas mal débrouillé non plus, dit Silas d'une voix traînante et ils partagèrent un sourire fatigué.

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Les mesures de sécurité empêchèrent Harry et Ron de réunir des preuves plus substantielles pour libérer Hagrid et ramener Dumbledore. Mais les choses devinrent encore plus sérieuses lorsqu'ils entendirent qu'un autre étudiant avait été attaqué et que cette fois, il n'avait pas seulement été pétrifié. La victime avait été enlevée. C'était Ginny. Après avoir entendu la nouvelle, Harry s'assit silencieusement dans la salle commune avec les Weasley inquiets et presque en deuil. La nuit tomba et c'était seulement Ron et Harry qui occupaient la salle commune.

-Tu sais quoi, dit soudainement Ron. Je pense que l'on devrait dire à Lockhart tout ce que l'on sait. Tu m'as entendu. Ils l'envoient après Ginny et nous devons faire tout ce que nous pouvons.

Parce qu'Harry ne savait pas quoi faire d'autre, et parce qu'il voulait faire quelque chose, il accepta. Les Gryffondors étaient si tristes et malheureux pour Ginny que personne n'essaya de les arrêter. Il faisait nuit noire avant qu'ils n'arrivent au bureau de Lockhart. Ron frappa, et le silence se fit soudainement à l'intérieur. La porte s'ouvrit en une petite fente et ils virent un des yeux de Lockhart les scrutant.

-Oh, M. Potter et M. Weasley, dit le professeur avant d'ouvrir la porte. Je suis plutôt occupé …

-Nous avons des informations importantes pour vous, dit hardiment Ron. Nous pensons qu'elles pourront vous être utiles.

Paraissant mal à l'aise, Lockhart les laissa entrer. Les deux garçons virent que le bureau était quasiment vidé. Deux grandes malles étaient ouvertes sur le sol.

-Est-ce que vous allez quelque part ? demanda Ron. Harry était soudainement devenu muet.

-Euh, eh bien, oui. Un appel urgent, pas possible de me défiler, je dois y aller.

-Et ma sœur ?

-Eh bien, pour ça … il est vrai que c'est malheureux que …

-Vous êtes le professeur de défense contre les forces du mal, dit Harry, retrouvant sa voix. Vous ne pouvez pas partir maintenant ! Pas lorsqu'autant de choses noires arrivent ici ! Vous ne pouvez pas fuir ! Pas avec tout ce que vous racontez dans vos livres ! Ça devrait être facile !

-Mon cher enfant, faites preuve d'un peu de bon sens. Mes livres ne se seraient pas vendus si les gens ne croyaient pas que j'avais fait toutes ces choses. Personne n'a envie de lire quoi que ce soit à propos d'un sorcier arménien affreux, même s'il sauve un village des loups garous. La couverture aurait l'air de quoi avec lui dessus ? Pas un seul sens du style. Quant à cette sorcière qui bannit le Banshee Bandon et qui avait un bec de lièvre. Je veux dire, allez, franchement...

-Donc, vous avez simplement pris le crédit de ce que nombre d'autres personnes ont fait ? Harry ne pouvait pas y croire. Il n'aimait pas Lockhart, mais c'était vraiment bas.

-Voyons, dit Lockhart en les ignorant. Je crois que c'est tout. Oui. Plus qu'une seule chose à faire.

Il dirigea sa baguette vers les deux garçons.

-Je suis terriblement désolé, mais je vais devoir vous infliger un sortilège d'amnésie à présent. Je ne peux pas permettre que vous racontiez mes secrets partout. Surtout pas toi, Harry …

-Expeliarmus ! cria Gabriel

Lockhart fixa les yeux furieux et jubilants de Harry.

-Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Gabriel pencha sa tête comme s'il écoutait quelque chose. Et c'est ce qu'il faisait. Silas suggérait qu'ils confirment la position de la chambre puis qu'ils y mettent Lockhart face au Basilic avant de retourner chercher un autre professeur.

-Tu as de la chance, dit Gabriel, très satisfait de la perversité maléfique de Silas dans ce cas. Il la déguisa un petit peu.

-Nous savons où se trouve la chambre des secrets. Et ce qui s'y trouve. Allons-y et ajoutons une nouvelle aventure à votre liste.

Mimi leur montra l'entrée et Gabriel laissa Silas émerger pour l'ouvrir en Fourchelang. Puis, avant que Silas ne s'en rende compte, Gabriel l'avait retiré et avait pris sa place de nouveau. Ignorant les menaces du Serpentard furieux, Gabriel suivit les autres dans le trou. Il n'y avait pas de temps à perdre. Ginny était en train de mourir et il devait la sauver. Harry et les Autres devaient beaucoup aux Weasley. Les Weasley les avaient sauvés en les secourant tandis que lui et Ron avaient seulement causé des problèmes avec la voiture.

Silas bouillait silencieusement, sachant qu'il ne devait pas distraire le héros téméraire. Gabriel atterrit après Ron dans la sombre entrée alors que Lockhart sautait sur ses pieds. Gabriel sauta en avant mais il était trop tard. Lockhart avait frappé Ron et avait pris sa baguette. Gabriel jeta un sort de protection qui était bien plus complexe que le niveau d'un deuxième année. Il eut du mal à se maintenir, mais resta suffisamment pour que le sort de Lockhart rebondisse vers lui. Le plafond s'effondra sous la force des deux sorts.

-Ron, tu vas bien ? demanda Gabriel d'un ton pressant.

-Je suis là, appela Ron de l'autre côté du tas de pierre. Lockhart est avec moi mais inconscient.

-Attends ici avec Lockhart. Essaye de faire un passage. Je reviens avec Ginny, décida Gabriel avant de se tourner vers la chambre, ignorant les protestations de Ron et de Silas.

C'était une bonne chose pour Gabriel que la chambre ait déjà été ouverte. Il n'aurait absolument pas été capable de l'ouvrir. Silas n'aurait jamais accepté d'émerger et de parler Fourchelang pour ça. C'était vraiment dommage que Harry se soit privé du Fourchelang lui-même parce qu'il aurait été pratique pour ordonner au Basilic de reculer. Enfin bon … Déterminé, Gabriel sauta dans la bataille.

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Gabriel en sortit vainqueur, mais épuisé. Au point qu'il se replia et ce fut Silas qui dû rassembler et sortir une Ginny sanglotante, un Ron anxieux et un Lockhart pervers en dehors de la chambre. Silas savait que la fille avait besoin de soins mais il devenait de plus en plus faible lui-même. Le bureau de McGonagall était plus proche que l'infirmerie et il y mena leur troupe.

Il frappa à la porte et on lui dit d'entrer. Silas regarda sans sourciller Dumbledore recueillant Fumseck sur son épaule, M. Weasley en larmes embrassant ses enfants et McGonagall qui semblait sur le point d'avoir une crise cardiaque. Silas sentit une colère froide monter jusqu'à son visage, mais elle fut aspirée par Démon, l'Autre né du Seigneur des ténèbres, qui les avait sauvés avant de faillir les tuer l'année passée. Il la laissa partir. Autrement, il aurait commencé à jeter des sorts sur le vieillard souriant.

Dumbledore avait été là ! Pourquoi n'était-il pas descendu pour les aider ? Encore une fois, l'espèce de bâtard les avait laissé combattre des choses bien supérieures à leur expérience. De nouveau, il avait risqué leur vie pour un putain de test. Silas n'aurait pas été surpris que ce ne soit pas les sorts mais Dumbledore lui-même qui avait fait écrouler le plafond. L'espèce d'ordure voulait probablement que Gabriel se débrouille tout seul.

Tous les yeux se tournèrent vers lui pour savoir ce qui s'était passé. En guise de réponse, Silas s'avança et plaça le journal sur le bureau. Puis il plaça à coté le Choixpeau et l'épée de Gryffondor. Silas fit attention de ne pas toucher la lame lui-même mais d'utiliser le Choixpeau pour ce faire. Lorsqu'il avait émergé pour remplacer Gabriel, ça l'avait brûlé.

Sachant qu'il ne pourrait pas en sortir sans leur dire ce qui s'était passé, Silas résuma de manière concise ce qui s'était passé dans la chambre. Ginny pleurant bruyamment lorsqu'il expliqua ce que le journal lui avait fait, et qui l'avait fait. McGonagall s'effondra dans un fauteuil sous le choc et M. Weasley pleurait avec sa fille. Ron était très pale et Lockhart jouait stupidement avec un papier à carreaux. Les yeux de Dumbledore ne quittèrent pas Silas un seul instant, ou plutôt, qui il pensait être Harry.

Fatigué, Silas s'assit dans un fauteuil et se replia. Harry revint au beau milieu du discours de Dumbledore sur Tom Jedusor et Voldemort, la même personne à Poudlard. Harry était engourdi par le choc et la fatigue. Qu'est-ce qui se passait ? Pourquoi était-il perclus de crampe et couvert de boue et de sang ? Dumbledore lui répondit sans le savoir.

-Je crois me rappeler de vous avoir dit à tous les deux que je devrais vous renvoyer si vous outrepassiez encore le règlement de l'école, dit calmement Dumbledore à Ron et Harry qui commencèrent à trembler. Ce qui montre que les meilleurs d'entre nous peuvent parfois nous faire ravaler nos paroles. Vous recevrez chacun le prix pour Services rendus à l'école. Je crois que deux cents points pour toi, Ron, pour avoir aidé à résoudre le mystère du monstre et trouvé l'entrée de la chambre feront l'affaire. Et deux cents autres pour toi, Harry, pour avoir tué le basilic et défait Voldemort. Quatre cents points pour Gryffondor.

Ron sursauta et bondit sur ses pieds pour étreindre un Harry abasourdi. Il avait défait un basilic et un souvenir de Voldemort. Comment, par tous les dieux, avait-il fait ça? Tremblant, il se contenta de regarder Ron qui le secouait dans son excitation.

-Mais l'un de nous semble vraiment silencieux sur son rôle dans cette dangereuse aventure, ajouta Dumbledore. Pourquoi être si modeste, Gilderoy ?

Ron expliqua rapidement qu'il y avait eu un accident et que la mémoire de Lockhart avait été complètement effacée.

-Mon dieu, sourit Dumbledore alors qu'il secouait la tête. Empalé sur ta propre épée, Gilderoy !

Silas et Gabriel devinrent instantanément enragés. Le salaud savait que ce pervers était un menteur ! C'était de sa faute si Harry avait été attouché ! Harry n'avait aucune idée de la raison pour laquelle il était soudainement si en colère, mais l'émotion passa aussi vite qu'elle était apparue et il ne tarda pas à s'évanouir.

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Il se réveilla à l'infirmerie. Hermione et Ron y étaient, et lui expliquèrent tout de la fête qu'il avait manquée. Les examens étaient annulés et Ron expliqua l'étrange note à coté de quelques fleurs et de bonbons pas loin du lit de Harry. C'était de Dobby. Il semblait que le directeur avait entendu parler de l'implication de Dobby et avait réussi à le libérer en redonnant le journal ruiné à Lucius Malfoy.

Harry resta faible pendant quelques jours, agacé de ses trous de mémoire, mais bientôt, aussi joyeux que tout le monde. Les deux dernières semaines passèrent en coup de vent et il y avait beaucoup de chose, à commencer par le soleil radieux, pour mettre Harry de bonne humeur. Lucius n'était plus gouverneur de l'école. Draco ne se pavanait plus comme avant. Il était en fait maussade et plein de ressentiment. Et Ginny commençait à sourire de nouveau. Tout allait bien.

Même le retour chez les Dursley ne fut pas si mauvais qu'il aurait pu l'être. Ron et Hermione voulaient être absolument certains de pouvoir le contacter pendant l'été et prirent son numéro de téléphone. Harry demanda à Ron comment il allait l'appeler et Ron promit de trouver un moyen. Harry sourit largement et serra le roux dans ses bras, le faisant rougir, et ils marchèrent ensemble vers le passage du monde Moldu.

Fin de La chambre des secrets.


Note de l'auteur : La troisième année suivra les principaux événements du Prisonnier d'Azkaban , mais mon histoire va à présent dévier... (Arrivée de Rogue). De plus, l'histoire ne sera plus en forme de résumé, mais en forme développée.


Note du traducteur : Certains se demandent peut-être quand arrive Draco. Je leur dis, patience, patience, tout vient à point à qui sait attendre.

Merci, bien sûr, de donner votre avis!

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