Disclamer: Les personnages de Naruto ne m'appartienne pas.

Tout d'abord, un grand merci à emylou qui a corrigé ce chapitre et m'a aidé à amélioré certaines choses !

Encore merci pour vos Reviews, cela me fait toujours autant plaisir !

Merci aussi à ceux qui suivent cette histoire ^^

Serpent d'ombre: Merci beaucoup ! Je suis d'accord avec toi pour Orochimaru, cela sera encore plus vrai dans ce nouveau chapitre

Bloody Eve: Je suis contente que mon affreux Orochimaru te plais !

Ange: Oui, tu as tout a fait raison, Orochimaru est un psychopathe-taré-imbécile. Merci et voilà la suite !

Guest: Désolé pour cela, mais dans ce chapitre tout ceci est réglé, en espérant que la suite sera plus agréable à lire

Red apple: Et bien merci pour ta Review et voilà la suite

Kistune: Tu le découvrira dans ce chapitre ! Merci à toi pour ta Review

Koromo62: Salut à toi ! Je pense encore un peu mais pas trop ne t'inquiète pas, et puis notre petit Naruto est fort après tout !

Maud: Merci beaucoup !


Naruto n'était pas à l'aise dans ce kimono. Il lui saillait pourtant particulièrement bien, mais il ne s'en rendait pas compte et ne faisait attention qu'à son inconfort. Il n'eut cependant pas même le temps de se plaindre intérieurement davantage que les invités étaient arrivés.

Dans la pièce se trouvait un grand homme à la carrure imposante. Ses cheveux bruns presque noirs comme l'encre contrastaient parfaitement avec sa peau laiteuse, et son regard noir était souligné par des cernes. Il était accompagné d'un enfant, celui-ci lui ressemblant énormément. Il devait avoir environ l'âge du blond. Ses cheveux de jais partaient en épis à l'arrière de son crâne, et mis à part la froideur aucune émotion n'émanait de ses yeux onyx. Sa peau pâle était identique à celle de l'autre brun, si ce n'est qu'elle semblait plus douce et délicate. Cependant, et en dépit de son visage angélique, l'ébène avait un regard hautain, se voulant presque méprisant.

Habituellement, Naruto lui aurait sauté dessus en lui hurlant de ne pas se croire au-dessus du monde. Mais aujourd'hui plus rien ne lui semblait normal. Perdu dans sa contemplation, il avait presque oublié ce pourquoi il était là. Alors il se pencha fortement en avant et prononça d'une voix audible :

« Bienvenue dans la demeure de mon maître. Celui-ci vous attend plus loin dans le salon. Si vous me le permettez, laissez-moi vous conduire à lui.

Les deux bruns restèrent un instant sans prononcer un mot. Ils ne s'attendaient pas à être accueillis par un enfant. En détaillant ledit enfant, le plus âgé remarqua les oreilles anormales de celui-ci. Il haussa un sourcil et sourit légèrement en coin. Etait-ce donc lui ? Il prononça d'une voix grave et suave :

- Conduis-nous à ton maître.

Le blond se redressa, étonné du ton autoritaire et un poil amusé de son interlocuteur.

- Bien. »

Naruto les conduisit alors dans le corridor menant au salon. C'est seulement là que l'onyx s'aperçut de la particularité féline de leur accueil. Son regard resta pour autant impassible. Il n'observait que la queue rousse du blond s'agiter à chacun de ses pas.

Ils arrivèrent dans une pièce spacieuse mais plutôt sombre, la nuit au-dehors accentuant cet effet. L'éclairage restait faible malgré le grand lustre de diamant qui trônait au centre de la pièce, ainsi que les bougies qui soutenaient la lumière par endroit. Au centre de l'immense salon se trouvait une longue table de chêne aux bordures dorées. On pouvait y manger à au moins dix. Sur ce meuble plus grand que nécessaire avaient été disposés des assiettes en porcelaine, des couverts en argent et des verres de cristal. Les murs noirs étaient recouverts par de nombreux tableaux. Des vases ou des sculptures plus coûteux les uns que les autres étaient déposés sur la plupart des meubles, ces derniers accordés avec la table.

Un homme se tenait droit devant tout ceci, un sourire monstrueux collé au visage. Naruto s'arrêta à quelques mètres de lui. Il se pencha comme précédemment, parlant d'une voix faible et écrasée :

« Maitres-sama, vos invités sont arrivés.

Sans accorder plus d'intérêt au démon, le serpent releva les yeux et son sourire s'agrandit.

- Bonsoir à vous Itachi. Je ne savais pas que votre cadet nous ferait l'honneur de sa venue.

- J'ai dû insister pour qu'il vienne. J'ai pensé que ça serait une bonne expérience pour lui d'assister à cette réunion.

- Je vois. Mon serviteur vous a-t-il bien reçus ? »

Orochimaru posa ses mains froides sur les épaules du goupil, celui-ci ayant un frisson de dégoût mais ne bougeant pas.

- Oui. Je ne savais pas qu'un des neuf Jinchuriki vous servait.

- Il est à mon service depuis peu, et sera à notre disposition pour la soirée.

- Intéressant. »

Le reptile invita ses invités à s'installer pour le dîner. Naruto quitta la pièce. Il se dirigea vers les cuisines pour y chercher les entrées que les cuisiniers venaient de finir. Le blond déposa les assiettes sur un chariot prévu à cet effet et les mena dans le salon. Quand il arriva dans la pièce, le silence était complet. Le prénommé Itachi était assis à côté de sa réplique, en face d'Orochimaru. Tous le regardèrent entrer. Le Biju n'en prit pas compte et servit en premiers l'aîné, puis le cadet. En le servant, il croisa son regard. Ce qui le glaça tant il était froid. Il ne détourna pas les yeux, même quand l'assiette fut posée. Mais il se trouva projeté au sol par son maître.

« Combien de fois t'ai-je dis de ne pas regarder tes supérieurs dans les yeux ?!

L'homme aigri voulut abattre son pied dans les côtes de l'enfant au sol, mais un obstacle brun se mit entre lui et Naruto. Il s'agissait du jeune noiraud, qui prononça d'un ton froid :

- Vous ne devriez pas le battre pour une chose aussi futile. Lui infliger des coups n'aboutira à rien. De plus, c'est indécent devant des invités. »

Naruto se leva, bafouillant des excuses, les membres encore tremblants de peur. Le brun se réinstalla alors à sa place. Son aîné suivait son geste, le regard empli d'étonnement, avec encore une fois une pointe d'amusement. Orochmaru s'était également réinstallé à son siège. Il était irrité par le comportement de ce petit morveux. Il se jura de faire payer cher cet affront à ce sale gosse. Bien sûr sans oublier de punir jusqu'à ce que mort s'ensuive le démon.

Celui-ci était d'ailleurs en train de le servir. L'azur s'inclina et souhaita bon appétit à l'assemblée. Puis il resta droit comme un piquet aux côtés de son maître. Les deux adultes commencèrent alors à parler intensément de leur affaire. Ils en oublièrent la présence des deux plus jeunes. L'un picorait en silence dans son assiette et l'autre regardait le sol « en signe d'infériorité ».

Naruto sentait le regard insistant des deux yeux glacés du brun sur lui, mais il n'esquissa aucun geste. Il se disait qu'il ne devait pas recommencer l'erreur de chercher une émotion quelconque dans les yeux de ce garçon si étrange. Ses iris aux pupilles presque inexistantes ne laissaient filtrer aucune émotion, mais ils étaient si expressifs à la fois… Perdu dans ses pensées, le garçon au teint halé avait presque oublié ce pour quoi il était planté là à attendre. Il jeta donc un bref coup d'œil aux assiettes vides, et s'empressa alors de les récupérer et chercher la suite du repas.

Sur le chemin qui menait aux cuisines, Naruto repensa au geste du brun. Pourquoi avait-il agi ainsi ? Par pitié ? Par compassion ? Ou bien parce que comme le ténébreux l'avait dit lui-même, « c'était indécent devant des invités ». Sauf que Naruto ne voulait ni de la pitié, ni de la compassion des autres. Il devait être fort, ne compter sur personne à part lui-même et ses parents, qui viendraient bientôt. Pour lui c'était évident, ses parents le secourraient. Et quand il serait rentré, tout redeviendrait comme avant. Ce passage douloureux ne serait plus qu'un mauvais souvenir.

Pour le moment, le petit garçon retournait servir les trois personnes qui l'attendaient plus loin. En déposant l'assiette du petit brun, un frisson parcourut l'être entier de Naruto. Il en fit vite abstraction et se remit à sa place d'il y a quelques minutes. Il ne pensait à rien en particulier, ses yeux fixant le sol dans le vide. Mais ses oreilles de goupil vagabondaient et elles entendirent que l'on prononçait son nom. Pas le sien, mais celui que l'homme au visage reptilien utilisait : Kistune. Le maître des lieux expliquait avec fierté comment il comptait avoir à son service tous les enfants-démon. Son interlocuteur l'écoutait, comme las de cette conversation.

Cependant il gardait une touche d'espièglerie dans les yeux, comme s'il avait préparé quelque chose d'évident à son hôte. Naruto savait pertinemment qu'Orochimaru n'aurait jamais ce désir assouvi. Sa mère lui avait trop bien souvent dit à quel point il était rare de croiser un enfant-démon. Il ne savait pas grand-chose sur lui-même en réalité, mais il restait certain que croiser quelqu'un comme lui était impossible. Alors avoir les neuf en guise de vulgaire jouet, c'était complètement inimaginable. Cet homme devait être fou pour ne serait-ce que penser à une telle chose.

Naruto sentit de nouveau un regard posé sur lui. Il ne s'agissait cependant pas du plus jeune, mais de l'aîné cette fois-ci. Le plus vieux avait profité que le personnage avec qui il discutait avait été parti dans un grand monologue sur sa toute-puissance pour contempler l'azur. Le regard du cerné était aussi froid que celui de son jeune frère, mais un micro sourire en coin rendait son visage moins dur. Naruto ne relevait toujours pas la tête. Puis sentant que le regard posé sur lui perdurait, il risqua un rapide coup d'œil. Il fut étonné de constater que le visage habituellement hautain du grand brun avait laissé place à un regard inquiet.

Le blond baissa le regard une nouvelle fois. Il en avait assez qu'on le prenne pour une personne faible. Itachi cessa de le regarder quand l'autre avait fini de parler. Alors ils repartirent tous deux dans un grand débat. Le plus jeune ne semblait pas intéressé par tout ceci. Il ne prêtait même plus la moindre attention à Naruto.

Le repas dura ainsi dans la même ambiance. Il était minuit passé, et tout ceci touchait à sa fin. Pour Naruto c'était difficile de ne pas sombrer, il n'avait jamais veillé aussi tard. Alors il se tenait bien droit, la tête toujours baissée, et il luttait contre le sommeil. Le reptile le regarda du coin de l'œil, puis reporta son attention sur ses invités. Itachi fixait son cadet, sachant sans doute celui-ci tout autant fatigué que le goupil. Il n'en montrait en revanche aucun signe. Ou presque, car l'aîné prit la décision de quitter les lieux.

« Merci Orochimaru pour ce repas, je pense qu'il est temps pour moi et Sasuke de rentrer.

Il s'inclina le plus légèrement possible, puis Orochimaru se leva et fit de même. Naruto les reconduisit dans les couloirs encore somnolant. Rendu à la porte, il s'inclina et prononça d'une voix endormie :

- En espérant que ce dîner vous ait plu. Bonne route à vous, et à bientôt. »

Les deux bruns partirent alors sans rien ajouter, et le blond fit le chemin inverse. Au salon, les servantes, dont Konan, étaient déjà en train de tout nettoyer. Orochimaru était encore là, et regardait d'un mauvais œil le petit renard s'approcher de lui. A son niveau, il s'inclina.

« Vos invités sont repartis, maitre-sama.

Orochimaru passa sa main dans les cheveux d'or du jeune garçon. Il joua avec l'une des mèches.

- Bien.

Naruto n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que l'homme pâle avait saisi sa gorge. Il referma fortement ses longs doigts autour de celle-ci. Le blond ne pouvait plus respirer, et ses pieds pendaient dans le vide. Il tenta de faire lâcher prise au serpent. Ses petites mains d'enfant étaient posées sur celle à la peau cadavérique de l'autre, mais il ne pouvait rien faire malgré la corpulence squelettique d'Orochimaru, qui avait bien plus de force que lui. Il commença à ne plus avoir d'air dans les poumons. Sa peau prenait une teinte bleutée. Il chercha l'air manquant, mais il ne pouvait pas passer. Quand sa vision se fit trouble, on l'avait lâché. Il respira jusqu'à n'en plus pouvoir. Sa gorge brûlait à chacune de ses inspirations.

- Pourquoi tiens-tu autant à respirer ? Tu n'es rien de plus qu'un déchet. Le simple fait que tu puisses vivre est une infamie.

Naruto rétorqua quelque chose qui ne parvint pas aux oreilles du reptile. Il s'avança et enfonça son pied dans l'estomac du jeune garçon. Le blond cracha du sang. Alors le monstrueux personnage souleva une nouvelle fois l'enfant. Il le força à ouvrir la bouche en y enfonçant deux doigts à l'intérieur. Il fit tourner la langue du blond autour de son majeur et de son index. Le petit fut pris de violentes nausées.

- Tu as une langue, c'est bien ce que je pensais. Quand tu t'adresses à moi, fais en sorte que je te comprenne !

Il retira enfin ses doigts de la bouche de Naruto, un léger filet de salive accompagnant ce geste. Le blond put se délivrer de ses nausées pendant qu'une des servantes nettoyait la partie ensanglantée de la main de son maître.

- Maintenant je pense que tu as compris, alors répète !

Naruto lui répondit entre deux respirations difficiles :

- Je reste en vie pour mes parents, ils viendront me chercher. Et ils vous puniront pour tout ce que vous m'avez fait !

Des larmes de rage humidifiaient ses yeux bleus. Mais alors que Naruto pensait avoir cloué le bec à ce serpent venimeux, il en était tout autre. Le serpent en question se mit à rire. Un rire rauque et effrayant, si bien que blond en eut d'horribles frissons.

- Mais tu ne reverras plus jamais tes parents ! Ils sont morts ! Et tu sais à qui la faute

? A toi ! Tu n'aurais pas été l'un des neufs démons tant convoités qu'ils seraient toujours vivants ! Mais ne t'inquiète pas, tes parents sont tout aussi responsables que toi. Ils n'auraient jamais dû refuser de vendre une souillure telle que toi ! Ils avaient été avertis ! Et sache que pour tout ce que je t'ai fait subir, ce n'est que le début de ta longue rééducation !

-Vous mentez… Vous mentez ! VOUS MENTEZ ! VOUS MENTEZ ! VOUS MENTEZ ! »

Naruto s'époumona ainsi à hurler que l'autre avait tort. Il finit par s'arrêter. Les larmes qui étaient au coin de son œil tombaient comme un torrent sur ses joues moustachues. La vipère n'en était que plus satisfaite : il adorait voir ce petit être sans défense faiblir sous de simples mots. Le blond, exténué par la soirée et ses révélations, ne tint plus et s'écroula au sol, tandis que les ténèbres l'emportaient rapidement.

Il se trouvait dans un pré, les herbes hautes chatouillant ses pieds nus. Les fleurs colorées l'enveloppaient dans une odeur agréable. Il aperçut alors deux silhouettes au loin. Quand le jeune garçon aux cheveux d'or s'avança vers elles, il reconnut la femme aux cheveux rouge et l'homme aux cheveux aussi pur que les siens comme ses deux parents. Un sourire énorme vint alors fendre ses joues. L'enfant commença à parcourir le chemin qui les séparait.

« Maman ! Papa !

-Va-t'en !

Naruto se stoppa net dans sa course.

- Tu n'es plus notre fils.

- Nous sommes morts par ta faute !

- Mais…

- Tu n'es qu'un être impur. »

Le blond ne pouvait pas le croire. Sa mère venait de lui dire qu'il était impur, et son père de le dénigrer. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit de plus, ses parents disparaissaient en pétales de rose d'un rouge ocre.

Le décor devint sombre et froid. A quelques pas du garçon se trouvait une cage. En s'approchant davantage, il aperçut une masse informe et sombre enfermée dans celle-ci. En regardant encore de plus près, il comprit qu'il s'agissait d'un renard gigantesque de plus de vingt mètres. Le goupil avait un pelage roux et soyeux, et était doté de neuf grandes queues qui semblaient dévastatrices.

Les oreilles en arrière, l'enfant-démon posa une main sur l'un des barreaux froid de la cage. Un grognement rauque résonna à ce moment-là. Surpris, Naruto retira sa main et recula d'un pas. La masse rousse se mit à bouger, laissant voir plus nettement la tête du renard. Il était menaçant, ses yeux fouillant la moindre parcelle du corps du petit garçon apeuré. Deux grands crocs acérés dépassaient de sa gueule. Une voix grave résonna :

« Gaki…

Naruto la reconnut. C'était celle qui lui avait dit de « patienter » un peu plus tôt.

- Qui es-tu ?

La voix du blond laissait filtrer de l'incertitude. Le goupil ricana.

- Tu n'es pas prêt… Réveille-toi ! »

La suite prochainement...