Merci pour les encouragements^^. Voici la suite qui, je l'espère, vous plaira. Je m'efforce pour que Neil vous paraisse mignon et gentil (impensable pour en sbire d'Hadès, n'est-ce pas ^^)

Les larmes du printemps

Il y a de ça Cinquante ans, les planètes s'alignaient. Il y a de ça cinquante ans, Athéna combattait. Il y a de ça cinquante ans, les spectres périssaient. Il y a de ça cinquante ans, Hadès luttait.

Et voici que maintenant, cinquante ans après la guerre sainte, les âmes des 108 spectres des enfers sortaient une fois de plus de leur torpeur pour posséder des nouveau corps, former de nouveaux combattants. Des hommes trahis par les leurs, meurtris par leurs pairs, blessés par leurs frères. Tous se réunissaient sous un même drapeau, une même nation, un même royaume : celui des enfers.

Qu'il fut naïf de la part d'Athéna de croire qu'Hadès fut définitivement vaincu. Fils du Titan Cronos ! Fils de la titanide Gaïa ! Frère du dieu des dieux, Zeus ! Son royaume était plus vaste que le ciel, plus vaste que les océans et plus vaste que la terre. Il possédait les richesses des souterrains : L'or et les pierres précieuses. Il était un dieu ! Un des premiers ! Et par définition, immortel.

Mais malgré ces richesses, ce territoire si vaste et son sang divin, le dieu des enfers n'aurait jamais pu relever son armé si tôt, alors qu'il était plongé dans un coma profond faute au sceptre d'Athéna. Non. Si ces hommes se réunissaient désormais pour mener le rêve du sombre monarque à bien, c'est bien grâce à la dernière carte de ce dernier. Grâce à sa perle, son trésor, son bijou, sa reine, la belle et tendre Perséphone dont nul n'égalait la beauté aux yeux du Seigneur des terres basses.

Las de ce voir privée de son époux par les querelles entre celui-ci et sa demi-sœur, décida qu'il était grand temps de prendre les choses en main. Bravant l'interdiction de sa mère, la majestueuse Déméter, La Dame du Printemps se rendis au monde des morts, stoppa l'écroulement des enfers, permis la réincarnation des spectres, soigna les dieux jumeau et évidemment son tendre époux qui demeure hélas inconscient.

Ce coma contraint Perséphone à s'occuper elle-même de la gestion des enfers et la ronge d'inquiétude. Les dieux du sommeil et de la mort étaient confiants en l'avenir et les sœurs Grès, trois vieilles sorcières partageant un œil et une dent unique, avait lu dans les étoiles l'arrivée prochaine d'une guerre sainte laissant dès lors supposer le réveil du seigneur de ses terres. Mais…si les trois sœurs se trompaient ? Si elles avaient mal interprété la langue des cieux ? Se pourrait-il que son divin époux ne rouvre jamais les yeux ? Non ! Elle ne le supporterait pas !

Dans les temps mythologique, le monarque noir l'avait enlevé à sa mère, l'emmenant de force en son domaine. Par un habile subterfuge, il l'avait contraint à rester à ses côtés au moins une partie de l'année. Et pourtant…pourtant elle avait finis par l'aimer, cet époux près à tout pour lui tirer un sourire, subissant ses colères sans broncher et se pliant au moindre de ses caprices. Hadès, derrière ce nom empli de sombre promesse et un masque de glace se cachait un homme tendre et un mari au grand cœur. Elle ne saurait se passer de lui et, seule dans ses appartements, elle laissa couler une larme de traqua et de peur.

Un intru toqua doucement à la porte, faisant cesser les pleurs de la Dame. Agacée qu'on ta trouble durant l'un de ses rares moment de faiblesse, Perséphone répondit d'une voix rude cachant néanmoins très mal sa tristesse.

-Qui ose ?

-Neil du Kirin, étoile céleste du meurtre. J'ai cru entendre votre peine, ô ma reine. S'il est quelque chose que je puis faire pour sa majesté, demandez-moi.

-Je n'ai pas besoin d'aide. Retourne à ton poste !

-Bien majesté, navré de vous avoir importuné.

Les pas du spectre s'éloignaient doucement tandis que la tristesse enserrait le cœur de la déesse et que de nouvelle larme perlaient à ses yeux émeraude. Son inquiétude était fort grande et malgré tous ses efforts, elle ne parvenait pas à la refouler. Dans un soupir, elle se résigna.

-Spectre du Kirin !

-Oui ma reine, répondis Neil, la voix étouffée par la distance.

-Reviens.

Les pas revinrent et s'arrêtèrent sur le pas de la porte. La déesse sourit. Les hommes de son mari étaient décidemment bien dressé. Bien différent de ceux de la surface. Aucun ne serait entré ici sans son accord.

-Entre.

Le kirin s'exécuta et alla s'genouillé devant sa maitresse, attendant ses ordres. Attendant tout, sauf ça. Perséphone se précipita sur le guerrier, passa ses bras autour de son coup et pleura sur l'épaulette de Neil, complètement stupéfié.

-Ma reine ? Mais…

-Mon tendre époux, l'homme qui m'es le plus chère, est dans le coma à cause d'une guerre stupide et de mon idiote de cousine. Et moi, toute déesse que je sois, je ne peux rien faire, si ce n'est attendre, le cœur rongé par l'inquiétude.

La tristesse de la déesse était si forte qu'elle gagna également le cœur du jeune homme qui, malgré ses efforts, ne pus retenir ses larmes. Il comprit bien vite ce que la déesse attendait de lui, qu'il endure à sa place cette terrible tristesse afin qu'elle puisse enfin se reposer car, si on se fiait aux rumeurs, la déesse passait le plus clair de son temps au chevet de son époux, sans dormir.

-J'ai peur, Kirin, peur que les sorcières se trompent, qu'Hadès ne se réveille jamais. J'ai peur qu'Athéna ai triomphé de mon mari.

Peu à l'aise dans ce genre de situation, Neil se décida tout de même à rendre l'étreinte à Perséphone qui lui faisait l'immense honneur de se confier à lui. Il resta un moment ainsi, portant la peine de sa déesse, avant de prendre la parole.

-Que sa majesté ne se morfonde pas ainsi. Que dirait notre seigneur s'il voyait votre beau visage assailli par la tristesse. Qu'Athéna ai vaincu sa majesté, c'est inconcevable. Notre maître, votre époux, possède une force sans égal et ne saurait demeurer ainsi. Ayez confiance en les paroles des Grès. Et si malgré tout elles se trompaient, si sa majesté venait à ne pas pouvoir se réveiller, en ce cas, nous, les spectres, nous qui avons prêté allégeance auprès du monarque des enfers, remuerons ciel et terre pour trouver le moyen de le sortir de sa torpeur. Soyez assurée, ô ma reine, que les 108 spectres feront tout ce qui est en leur pouvoir pour sa majesté Hadès ainsi que pour vous, Perséphone, reine des enfers.

La déesse ne réagit pas immédiatement à ses paroles réconfortantes, restant enlacée dans les bras de son serviteur. Elle se releva après quelques secondes et alla s'asseoir face à un bureau où trônai un magnifique miroir et divers produits de soin et de maquillage.

-Tes paroles rassurent mon cœur, jeune spectre. Mon comportement est indigne d'une déesse.

-Mais bien noble pour une épouse.

-Garde le silence sur ce qu'il s'est déroulé ici.

-Entendu majesté.

-Rappel-moi ton nom.

-Neil, majesté, spectre du kirin sous l'étoile céleste du meurtre au service du juge Rhadamanthe de la wyverne.

-Bien. Retourne à ton poste.

-A vos ordres.

Neil se redressa, essuyant rapidement les trainée de larme sous ses yeux encore rouge et s'apprêta à quitter la pièce. La main sur la poignée de la porte, il s'apprêta à la baisser lorsque la fine main de sa déesse interrompit son geste en se posant sur son avant-bras. Le kirin alla demander la raison de ce geste quand la déesse le fit taire d'un chaste baiser sur la joue.

-En remerciement pour l'attention que tu m'as porté.

Le visage de l'adolescent pris rapidement une teinte cramoisie lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de se dérouler. Il porta sa main à sa joue brûlante où trônait désormais le rouge à lèvre de la déesse. Celle-ci, que l'embarra du jeune homme amusait, ajouta malicieusement :

-Et je t'interdis d'effacer cette marque avant la fin de la journée.

-Mais…

-C'est un ordre !

-A…à vos ordres.