CHAPITRE 2 :

Je me réveillai avec une horrible gueule de bois, Jack était plongé dans un profond sommeil. Il serrait puissamment ma taille et me servait de chauffage vivant, je baillais sans retenue plaquant fermement une main sur mes yeux pour les protéger de la lumière grisâtre du jour, Jack ronflait au point de faire trembler les murs de la maison. Je décidai d'enfin ouvrir les yeux. La première chose que je vis fut le réveil et il indiquait 18h00.

D'un ont avaient de sécher les cours sans le vouloir, Billy allait nous assassiner, de deux Jack allait se faire tuer par Sam s'il arrivait en retard pour reprendre le flambeau de la garde et de trois j'allais me faire virer de mon boulot si je n'arrivais pas à l'heure du service de nuit.

Je secouais énergiquement mon frère qui me répondit par un grognement, je m'échappai de l'étreinte du loup-garou en pleine hibernation et parti dans la salle de bain en frottant doucement mes yeux encore un peu englués par le sommeil, un gobelet en plastique servant d'habitude à se rincer la bouche reposait près de l'évier, je le remplis d'eau glacée et reparti dans la chambre.

Je fis un décompte mental et à trois je renversais le verre d'eau sur la tête de mon frère. Jack poussa un cri de surprise, me lança un regard courroucé en grognant de mécontentement avant de se lever de mauvaise foi en s'étirant et en passant une main dans ses cheveux en bataille, désormais trempés. Il c'était planté devant moi, ses cheveux ruisselant sur ses épaules droites et carrées, je ne pus retenir un sourire :

- Tu trouves ça drôle ?! Grondât-il d'un ton mi-amusé mi-irrité en croisant ses bras sur sa poitrine nue.

- Moi je voulais juste t'aider plaidais je. Toujours avec ce faux sourire innocent aux lèvres.

- Attends que je t'attrape ! Avait-il gronder avec un sourire malicieux avant de se jeter à mes trousses.

Je mimais un couinement effrayé et courut en direction de la cuisine, où il m'attrapa avant de me plaquer au sol pour me chatouiller. J'essayais de le supplier pour qu'il arrête en gigotant dans tous les sens pour m'échapper :

- Arrête Jack ! M'écriais-je.

- J'ai droit à quoi en échange ? Soufflât-il toujours avec cette étincelle de malice dans les yeux.

- Tu crois quoi ?! Que je vais te faire à bouffer pour que tu t'arrêtes ? Plutôt crevée ! Riais-je.

Il me fit une moue absolument irrésistible, je levai les yeux aux ciel :

-C'est toujours non ! Rétorquais-je.

Mon frère haussa les sourcils et un sourire machiavélique dessina ses lèvres :

-Tu l'aura cherché.

Il reprit de plus belle ses chatouilles, je riais si fort que je commençais à avoir du mal à respirer :

- D'accord ! Abdiquais-je. Je vais le faire ton foutu repas.

Il se relevait et m'avais aidé à me remettre debout à mon tour. Il m'avait lancé son sourire vainqueur avant de s'éclipser rapidement. Je sorti les œufs, le bacon, les toasts, les steaks et tout ce qui est bon pour un loup-garou au petit-déjeuner. Je m'activai aux fourneaux. Je sentais le regard de Jacob vrillé mon dos mais je n'en pris pas compte. Lorsque je suis venu habiter chez Billy, Jacob et moi étions devenus comme frère et sœur, en fait nous l'étions depuis environ quatre mois aux yeux de la loi.

Billy avait posé un dossier d'adoption au près d'un juge de Forks pour m'adopter, la procédure c'était passer rapidement car le juge était un vieil ami de Charlie et Billy, et de plus j'étais presque majeur donc à quoi bon m'envoyer dans un orphelinat ? Quasiment aucuns parents censés ne s'encombrent de gosse aussi vieux, eux se qui veulent c'est des bouts de choux tout mimi, tout sucre, tout miel ... Ça me rappelle étrangement quelque chose. La question c'était donc vu vite expédiée.

À présent d'un point de vue légal Billy était mon nouveau père, lui et la meute étaient les seules personnes avec qui j'étais vraiment moi-même et avec qui j'essayais d'être le plus agréable possible, c'est tout de même grâce à eux que je suis encore vivante.

Je me souviendrais toujours du jour où j'ai vu Jack muter sous mes yeux, c'était environ un mois après mon adoption par les Blacks. Jacob et moi étions en train de discuter dans le petit salon de ma nouvelle famille quand il avait abordé le sujet redouté : Edward.

La blessure encore fraiche m'avait fait perdre mes moyens, j'avais à peine prononcer son nom que des larmes avaient coulées. Rien qu'en repensant à ce dernier, une multitude de choses se mêlait, la haine, le dégoût, la tristesse, la mort de mes parents… Mes larmes avait mis Jacob dans une rage folle, un tremblement furieux l'avait parcouru et il était sorti vivement dehors les mâchoires et les poings sérer, je l'avais suivi pour désamorcé sa colère au lieux de ça je m'étais retrouvée face à un loup gigantesque...

J'admets que cela m'avais fait un choc, pourtant après avoir fréquenté pendant presque un an des vampires, le fait que j'ai désormais un frère loup-garou ne me dérangeais pas plus que ça…

Après tous ces évènements j'avais continué d'aller au lycée de Forks. Je m'étais mise à fréquentée les pestes qu'étaient Jessica et Lauren ainsi que les autres du groupe. Laissant de coter Angela qui me paraissait trop gentille et timide pour moi désormais, je l'aimais bien et c'est pour ça que j'ai coupé les ponts avec elle, sombrée avec moi n'aurait pas fait de moi une bonne amie. Je crois que j'étais devenu comme elles, comme ses pestes, j'étais l'une des têtes brûler du lycée, foutant la merde à chaque occasion, répondant aux profs à la limite de l'insolence, séchant avec rigueur les cours et adorant l'école buissonnière, raffolant les commérages, rabaisser les autres, laisser libre cours à mon venin, j'aimais être méchante, hautaine, froide sauf avec ses fausses-amies prête à me planter un couteau à tout instant.

J'étais sans doute masochiste, mais ses filles me rappelaient chaque jours la bassesse de ce monde et j'en avait étrangement besoin. C'est dur à expliquer mais je me sentais obliger de devenir méchante et odieuse voulant tenir le plus loin de moi les autres et ses filles étaient naturellement repoussante caractériellement, leurs discutions vide de fondement et d'intérêt m'enfonçait encore dans mon enfer personnel construit par mes soins. Jack les détestait et avait essayer de me résonnée mais je n'avais rien fait pour changer la situation et même si mes résultats avaient chuté il restait dans la norme de l'élève moyens. J'aurais donc sans doute mon diplôme à la fin de l'année, mais le problème c'est que je ne savais pas quoi faire après. Université ? Je n'avais plus vraiment la motivation d'étudier, pire que ça, ça me faisait chier. Continuer mon boulot pour passer en temps plein et aider Billy à la maison ? Partir d'ici ? Allez vivre ailleurs avec mon appartement et une nouvelle vie ?

L'odeur entêtants du bacon me ramena à la réalité et me sortis de mes songes. Laissant de coter mes projets futurs, j'apportai la nourriture sur la table et me saisissais à main nue d'une poignée de tranches de bacon me brulant légèrement au passage. Jacob me fit les gros yeux et comme pour me reprocher d'être mal-éduqué il prit le bacon tranche par tranche avec une fourchette. J'avalais ma poignée de bacon et partis me changer. J'enfilai mes sous-vêtements, puis mes habits qui se résumait à une paire de collant, un pull près du corps noir, une mini-jupe assortie, mon blouson en cuir, mon écharpe épaisse en laine et mes bottes.

Je me dirigeai dans la salle de bain et mis un coup de khôl au ras de mes cils et me fis une rapide queue de cheval haut perchée. Lorsque je sortis Jack lui était déjà prêt tout juste vêtus d'un short en jean, un sourire vainqueur aux lèvres :

- Pleure pas bébé souriait-il. Toi aussi un jour tu pourras être aussi rapide que moi.

Je lui fis un magnifique doigt d'honneur, il explosa de rire et décoiffa ma tignasse avec un sourire mauvais, il savait parfaitement que je détestais ça. Nous partîmes en direction de la cour bras dessus, bras dessous où attendait la voiture des Black et ma vieille camionnette. Jack me fit un bisou sur le front :

- Je viendrais te chercher avec les gars quand tu auras fini ton service. Ok mon sucre ?

Je hochai la tête en levant les yeux aux ciel avant de lui donner un petit coup dans le bras :

- Ne m'appelle pas comme ça ! M'offusquai-je en riant.

Il me lança un dernier sourire avant de disparaître dans les bois. J'eus tout juste le temps de voir un short voler, ainsi qu'une partie de fourrure rouille-sable.