Voici sans plus tarder le 3ème chapitre! (Et oui, 3 en 1 journée : Je ne connais pas les moyennes générales mais je penses bien m'en sortir aujourd'hui!) Ce chapitre est quand même beaucoup plus longs que les précédent (comme vous pouvez le remarquer!) J'espère que ca ne vous dérange pas trop quand même? Enfin bref.

Pour ceux qui se demanderaient comment cela se fait que je poste si rapidement, la réponse est simple. Sans vous raconter ma vie, (après tout je sais que ca n'intéresse personne hi hi), je vais encore à l'école (j'ai 18 ans) et je souhaite faire l'histoire le plus rapidement possible pendant que j'en aie le temps. (Je sais comme ça peut être long parfois d'attendre une suite pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en vain. Je veux donc tout faire pour que ça ne vous arrive pas!) Je ne vais pas aller toujours aussi vite quand même (il faut aussi avoir pitié de moi : 3 chapitres en 1 journées ça fait quand même beaucoup non?) mais je profite du week-end! Et je ferais du mieux possible cette semaine quand même

J'ai vu que les auteurs répondaient aux reviews sur la page du prochain chapitre, je me joints donc à cette tendance, et les voilà donc Merci à vous d'avoir pris le temps de me laisser ces reviews! Ca me fait chaud au cœur! (Et pour les fautes j'essaierai de faire plus d'efforts, j'utilise antidote pour corriger mes chapitres mais ce n'est décidemment pas suffisant, et on m'a proposé un site mais il est payant… Donc je me contenterai de faire mon possible en espérant ne pas trop vous décevoir à ce niveau-là… Enfin...) Alors bon bref voici mes réponses:

Lunard : Merci beaucoup, ça me fait chaud au cœur, vraiment! Au début je ne comprenais pas les auteurs qui disaient milles merci à une review mais maintenant je le comprends, ça fait tellement plaisir c'est indescriptible c'est sûr! Ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de laisser cette histoire en plan. Par expérience, je sais à quelle point ça fait ***** (restons polie enfin ) ) quand quelqu'un ne finit pas son histoire, je ne sais même pas combien de nuit blanche j'ai passé à me tourmenter et m'imaginer mentalement la suite d'une histoire que l'auteur à abandonner. Enfin, bref. Sinon je n'ai peut-être pas été assez clair pour la scène du chapitre 1 où Reid se dévoile ainsi à Morgan : ce n'est pas dans le jet mais dans la salle de conférence qu'ils occupent au poste de police que cela s'est passé… Je l'ai modifié, j'ai ajouté quelques détails (dont le fait qu'il était seul dans la salle de conférence qui leur était assigné), j'espère que c'est plus clair! Merci! Pour la fin je te promets rien ;) Perso j'aime bien les drames hi hi ! Mais je n'ai pas encore décidé… À voir!

Émilie : Merci beaucoup! Et non, comme dans la série j'aime bien un Morgan têtu qui n'abandonne pas facilement… Mais bien sûr, je n'ai pas l'intention de leur rendre cela trop facile non plus… Je n'en dit pas plus :) (même si je le voudrais, je ne suis pas si loin dans l'histoire quand même, enfin bon!)

Addict-Peter-Stiles : Oui, je trouve que dans la série on voit Spencer se refermer de plus en plus sur lui-même et ce n'est pas exploiter….. C'est donc pour moi facile de dire qu'il s'en veut énormément pour tout ce qui s'est passé (et je ne suis pas la seule j'en suis sure :) ) Sans compter qu'il a l'air si lasse, si triste… Néanmoins, histoire de ne pas gâcher le « suspense » (je sais, j'exagère, mais je ne sais pas comment appeler ça enfin…) : je ne ferai donc pas trop de commentaire sur le reste )

Guest : Merci! En effet, tout s'éclaircira dans ce chapitre! ;) (Enfin, tout, peut-être pas, mais une partie tout du moins! :)

L'équipe rentra au poste moins d'une heure plus tard, et déposèrent le suspect en cellule de détention avant de rejoindre Reid dans la salle de conférence. Hotch annonça à toute son équipe que l'avion les attendait et qu'ils décolleraient dans deux heures, le temps de passer à l'hôtel plier bagage et de se rendre à l'aéroport. L'équipe obéit donc. Reid avait soigneusement évité Dereck tant du regard que physiquement et entra en voiture avec Hotch et Rossi alors que les autres prenaient le second VUS. Ils arrivèrent ensuite à l'hôtel, et chacun se dirigea dans leur chambre respective. Reid vida sa chambre tranquillement, et après avoir entendu les autres sortir de la leur il se décida enfin à sortir. Il se dirigea directement et sans cérémonie en voiture, sans s'attarder aux autres. Il n'avait pas envie de se montrer si impoli, mais il trouvait que de faire semblant de discuter avec eux, même si ce n'était que quelques instants, serait assez hypocrite considérant sa demande de transfert. Il ne voulait pas non l'annoncer tout de suite aux autres puisqu'il n'avait pas envie de supporter toutes leurs émotions durant leur retour en Virginie, sans compter les interminables questions. Donc, les éviter restait la meilleure solution. Les autres le regardèrent, inquiets, mais ils se disent tous dans leurs têtes que cela devait être beaucoup pour lui, comme retour après sa blessure, tant mentalement que physiquement, et ne s'y attardèrent donc pas. Ils rejoignirent le jet quelque temps plus tard. Chacun s'installa donc aux places qu'ils avaient l'habitude de prendre. Reid se coucha sur le canapé pour dormir, JJ et Kate s'assirent côte à côte discutant un moment de leur vie de famille respective, avant de se reposer à leur tour. Hotch quant à lui remplissait ses dossiers aux côtés de Rossi qui dormait, et Morgan était installer les écouteurs sur les oreilles sur un siège à côté de Garcia qui jouait sur son ordinateur portable à un de ses jeux auxquels elle était pratiquement accro.

Sur le canapé, Reid faisait semblant de dormir tel qu'il le faisait souvent, et ce, en particulier ces derniers mois, dans le but que ses collègues cessent de venir le voir pour lui demander pourquoi il n'était pas en train de dormir durant le vol, ou juste de recevoir leurs regards inquiets à tous. Il était simplement fatigué de faire pitié à ce point-là à son équipe. Donc, après la mort de Gideon et Rossi qui venait le voir avec ses histoires qui visaient à lui remonter le moral un peu, il avait tout bonnement décidé que de faire semblant de dormir était la meilleure solution pour avoir la paix de ce dernier. Ce n'est pas qu'il n'appréciait pas Rossi, il aimait ses attentions et les anecdotes qu'il lui racontait qui visait à l'aider à se sentir mieux, tout comme le fait qu'il ait tenté de combler une part du vide qui l'habitait depuis longtemps, (mais encore plus depuis la mort de Gideon, il fallait se l'avouer), en se rapprochant de lui, notamment le fait qu'il ait commencé à jouer aux échecs avec lui, après qu'il lui ait avoué qu'il aurait aimé jouer une dernière partie avec Gideon. C'était plutôt le contraire, en fait, il aimait cela. Une partie de lui avait envie de nouer avec lui une relation telle qu'il avait connu avec Gideon comme tentait de le faire Rossi avec lui (même si son niveau aux échecs était loin d'être comparables à celui de Gideon, soyons honnêtes). Néanmoins, une autre part de lui, la plus importante, souhaitait éviter de trop se rapprocher de Rossi. Il ne voulait pas qu'il parte après qu'ils se soient ainsi rapprochés. En considérant son âge, ainsi que ses moyens financiers importants grâce à sa carrière d'écrivain, ce n'était pas si irrationnel comme façon de penser. Il avait également accompli tous ses devoirs en travaillant toutes ces années au FBI, et pouvait donc laisser tomber sa carrière sans regret, l'esprit tranquille. Sans oublier qu'il avait une fille avec qui il se devait de reprendre le temps perdu. Il pouvait donc prendre sa retraite dès le lendemain s'il le souhaitait, rien ne le retenait ici. Par conséquent, il valait mieux ne pas s'attacher à lui et donc de prendre ses distances du mieux qu'il put. Il en fit de même en même temps avec ses autres collègues considérant que cela blesserait peut-être Rossi s'il était le seul avec qui il ne souhaitait pas être proche. Bref, par souci d'être d'équitable, il s'était donc éloigné de tout le monde peu à peu. La seule personne avec qui il s'était permis de garder une relation particulière était avec Blake, qui lui manque d'ailleurs énormément, mais elle était partie à présent, et il ne la reverrait plus jamais. C'était peut-être mieux comme ça après tout…

Après approximativement 1 h de vol, à sa grande surprise, il entendit quelqu'un venir et s'asseoir à côté de lui, dans le maigre espace qui restait entre ses jambes repliées contre son torse, et le bras du canapé. Il attendit ainsi un moment, devenant de plus en plus nerveux, attendant que l'autre personne finisse par parler, afin de savoir de qui il s'agissait et priant intérieurement pour que ce ne soit pas Morgan. Après un moment, son soudain voisin lui parla, et, soulagé, il reconnut immédiatement la voix de son supérieur. Ce dernier entama alors la conversation, quelque peu sans détour :

« Reid, je sais que tu ne dors pas »

Il se releva alors légèrement vers lui, et regarda Hotch à la manière de dire, comment saviez-vous?

Hotch le regarda un moment, mais sembla comprendre, puisqu'il lui répondit : « Depuis que tu es dans l'équipe, tu n'as jamais dormi paisiblement. Et je suis sûr que ce n'est pas aujourd'hui que ça changerait. »

Reid ne répondit pas. Il se demanda ce que venait faire son supérieur hiérarchique près de lui, il n'avait jamais fait cela auparavant. Néanmoins, une partie de lui préférait ne pas le savoir, car il craignait que ce soit à propos de sa demande de transfert...

Après quelques longues minutes de silence, Hotch se lança: « Je suis au courant. Cruz m'a appelé. »

Reid se redressa alors complètement, et lui dit en le regardant dans les yeux: « Vous ne pourriez pas attendre d'être au bureau? Je ne tiens pas à ce que les autres entendent. »

Hotch continua de le regarder et soupira. Non, mais, il vient de lui dire qu'il savait qu'il avait demandé à être transféré et lui s'inquiétait que les autres puissent entendre? Il devait bien savoir qu'ils le sauraient puisque son départ les toucherait aussi. Mais bon, il verrait cela plus tard, pour l'heure, il devait régler certains points : « Ils sont tous occupés, on est tranquille. Donc, pourquoi es-tu passé par Cruz au lieu de venir me parler directement? »

Reid parla alors : « Vous le savez aussi bien que moi, je ne suis pas très difficile à profiler. »

Hotch acquiessa. « Ma théorie c'est que tu voulais éviter que je te questionne sur les motifs de ton soudain départ »

« C'est cela, je pars pour des raisons personnelles et vous ne l'auriez pas accepté aussi bien que Cruz, c'était donc plus simple de passer directement par lui. »

Hotch resta silencieux un moment à ses côtés, avant de se lever et de retourner s'asseoir à sa place, conscient que Reid ne lui dirait rien de plus et qu'il devait respecter la décision de son subordonné. Il n'avait pas tort après tout, s'il avait fait sa demande auprès de lui il ne l'aurait pas accepté avant de comprendre les raisons le poussant à agir de la sorte. C'était un défaut chez lui, toujours à s'inquiéter un peu trop pour ses agents que son titre de patron ne lui permettait. Reid avait donc bien fait finalement.

L'arrivée au bureau fit plus calme qu'habituellement, une tension étant palpable entre les membres de l'équipe dans chacun des véhicules, formés des mêmes équipes que précédemment. Dans le premier véhicule, Hotch et Reid restèrent tous deux silencieux, et Rossi ne tenait vraisemblablement pas à faire la conversation sentant qu'il s'était passé quelque chose entre les deux hommes et qu'il valait mieux attendre d'être mis dans la confidence. Après tout, il savait qu'il saurait, que ce n'était qu'une question de temps, et il était un homme patient. Dans l'autre véhicule, Morgan conduisit silencieusement, visiblement tourmenté, mais personne n'osa demander ce qui le tracassait sachant que lorsqu'il ne voulait pas parler de quelque chose il n'hésitait pas à rembarrer l'autre, et ce, sans détour, lui mentionnant que ça ne le regardait pas. Par conséquent, ils attendraient qu'il soit prêt à en parler, comme à son habitude, auprès de Garcia, sa meilleure amie, comme il le faisait habituellement. Ils ne savaient peut-être pas les tracas que pouvait avoir le métis à certains instants, mais le voir retrouver le sourire un peu plus tard après s'être confié à Garcia leur suffisait toujours, ce cas ne faisant pas exception.

Chacun rentra doucement à Quantico et s'installèrent à leur bureau en rédigeant tranquillement leurs rapports, comme l'agent Hotchner leur avait demandé de faire avant de quitter le bureau. Ils avaient parfois l'habitude d'aller boire un verre tous ensemble après une enquête, mais aujourd'hui faisait bien exception. Reid attendit un long moment que ses collègues partent en simulant de continuer à remplir ce rapport de l'enquête qui n'avait pourtant en rien avancé depuis le début, n'ayant vraiment pas la tête à réfléchir à cela, et commença rapidement à vider son bureau quand tous ces derniers étaient partis. Quand la moitié de son bureau fut emballé, il vit Dereck s'approcher de lui, et il se demanda ce qu'il fichait ici puisqu'il l'avait vu partir un peu plus tôt, mais il préféra continuer à vider son bureau tentant de faire comme si de rien n'était.

Il l'aborda alors, l'air visiblement furieux. : « Reid, qu'est-ce que tu fais »

« Je range mon bureau comme tu peux le voir. »

« Pourquoi? »

« C'est simple. J'ai demandé à être transféré »

« Hein, c'est quoi cette histoire? »

« — Ce n'est pas une histoire. J'ai demandé à être transféré »

Reid s'arrêta alors de ranger son bureau et se tourna dans sa direction, bien qu'il soit toujours incapable de le regarder et s'appuya le dos contre son bureau.

« — QUOI! Mais pourquoi? C'est à cause de ce que je t'ai dit. Je t'ai dévoilé mes sentiments justes pour que, enfin tu saches que tu n'es pas seul, c'est tout. Je ne t'ai pas demandé d'y répondre et encore moins de partir »

« — Morgan… »

« — Non! Je ne comprends pas. On peut rester collègues au moins, si t'es trop mal à l'aise d'être mon ami en sachant çela je comprends, il n'y a aucun problème, mais je t'en prie ne part pas pour ça. Je savais déjà que tu ne m'aimais pas, mais… »

« — Morgan! »

« — Je te promets que mes sentiments n'interviendront jamais dans mes actions, comme ça ne l'a pas fait auparavant, et si ça peut te faire plaisir et rester je peux même arrêter de te surprotéger, c'est vrai que je le fais trop après tout, ta raison, comme toujours d'ailleurs, mais laisse-moi au moins une chance de faire des efforts pour arranger ça s'il te plait, je te jure que… »

« — Dereck! » Il l'appela par son prénom espérant que ça puisse le calmer un peu et qu'il puisse enfin placer quelques mots. En vain…

« Non Spencer laisse-moi finir. D'ailleurs, comment veux-tu que je reste dans l'équipe en sachant que tu pars à cause de moi? Franchement! Je savais que je n'aurais jamais du te dire ça, je suis un vrai crétin, excuse… »

« — DERECK! Vas-tu te la fermer, ça n'a rien à voir »

Ce dernier le regarda et rigola quelques instants d'un rire ironique, avant de répondre : « — ah bon? Eh bien c'est quoi alors? Tu veux peut-être me faire croire que tu as envie de partir depuis un moment et que comme par hasard c'est juste après que je te dévoile mes sentiments. Dis-moi, quelles sont les probabilités qu'une telle coïncidence se produise? »

Reid osa enfin le regarder, et soupira, lasse : « — pratiquement aucune… »

« — Alors quoi? C'est ça ou ce n'est pas ça! Franchement j'en ai marre, j'aimerais bien comprendre à la fin. Pour moi c'est clair : je te dégoute maintenant et tu veux t'en aller. J'ai tout gâché, comme toujours, mais t'a qu'à me le dire au lieu de rester comme ça »

Franchement épuisé de l'entendre déblatérer toutes ces conneries, Reid lui hurla : « — c'est que je t'aime aussi bon sang! »

Un silence régna tout à coup autour d'eux auprès des personnes encore présentes, visiblement gênées d'avoir entendu cela, et mal à l'aise au plus haut point. Puis, tout le monde reprit leur chemin tentant de faire comme s'ils n'avaient rien entendu.

Morgan regarda Reid, abasourdi. Il ne savait pas pas quoi dire. Vraiment, ça, il ne s'y attendait pas du tout. Trop d'émotion se répercuta en même temps à l'intérieur de lui. Un mélange d'incompréhension, de tristesse et même de colère déferla en lui. Vraiment, ça n'avait aucun sens. Tout n'avait pas de sens. Reid, quant à lui, était incapable d'esquisser un geste et n'osait pas de regarder en face. Après un silence pesant, Morgan prit enfin la parole.

Il lui murmura : « Ça n'a pas de sens »

Reid prit alors une grande inspiration

« Je ne peux pas, d'accord? Je suis pathétique. Les défauts que je t'ai énumérés plus tôt ne sont rien face à ça. Les autres ont toujours eu raison en fait, je ne suis qu'une fleur bleue, une mauviette, une maudite gamine, c'est tout. » Il sort alors un livre de son sac, le roman que lui avait offert Maeve alors qu'ils devaient se rencontrer au restaurant quelques temps avant sa mort, et le posa sur la table : « Le récit de John Smith ». Il reprit alors, après quelques secondes de silence : « Tu savais que je ne suis même pas foutu de me séparer de ce stupide livre? Voilà tout. Lamentable, ça résume bien qui je suis, pas vrai? En plus, je suis lâche, je fuis toujours, je suis comme l'était mon père. Tu es quelqu'un de bien, tu mérites d'être heureux. D'accord? »

Il rassembla alors toutes ses affaires qu'il lui restait dans son bureau en les lançant rapidement avec le reste dans sa boîte et s'enfuit alors en courant vers l'ascenseur, sans même se retourner, en laissant un Dereck complètement figer sur place qui n'y comprenait toujours rien, en plan.