(vous méritez un petit quelque chose de joyeux^^. Je reviens à fond sur come back dès que j'aurai terminé mon mois de campnano...ou peut-être même avant. Tout est déjà planifié)
Trois têtes devant un tableau blanc à demi rempli. Ces trois têtes, des collègues proches, avaient vu défiler la lumière du soleil à travers l'étage des homicides du commissariat. Les rayons de l'aube, doux. Les rayons forts du midi, un réveil-matin pour mettre fin à l'engourdissement du matin. Les rayons chaleureux de l'après-midi.
Le tableau blanc, lui, s'était à peine modifié pendant ce temps.
Les vibrations d'un téléphone cellulaire interrompt leur silence réflexif. La tête à l'extrémité droite, avec ses longs cheveux auburn ondulés, appuyée contre le bureau le plus près. Sur celui-ci, une pancarte qui dévoile l'identité du possesseur du bureau. Lieutenant Kate Beckett. Le cellulaire hurle pour se faire entendre. Cette tête tend la main vers l'appareil. Un sourire remplace sur son visage l'exaspération face à l'enquête. Elle lit ce qui ressemblait à un texto. Un rire comme une bouffée d'air. Le rire attire l'attention des deux autres têtes. L'une, latino, esquisse les sourcils dans un air soupçonneux. Sourire espiègle au coin des lèvres. L'autre l'imite, le miroir de leur complicité. Beckett tâtonne sur son appareil pour répondre au texto, ignore les expressions de ses collègues. Téléphone en mains, elle lève les yeux et les remarque. Elle leur répond d'un haussement de sourcils. Ne fait qu'attirer leur curiosité sur le vingtième texto de la journée. Beckett qui tape sur le clavier tactile de son appareil pour la vingtième fois, vingtième sourire, vingtième roulement des yeux. Elle ne dépose pas son téléphone sur son bureau, mais empoigne son manteau pour l'enfiler.
« Bon les Gars, vous pouvez vous débrouiller sans moi pour quelques heures? Je dois partir plus tôt » affirme Beckett aux deux hommes.
« Qu'est-ce qu'il y a, Beckett? Vous avez un rendez-vous secret avec votre amoureux secret? » répondit Esposito en s'attirant un roulement des yeux. Beckett hausse aussi les sourcils, scrute soudain les deux visages pour déterminer ce qu'ils savent. Elle se contente de répondre sur le même ton qu'eux.
« La ferme, Esposito. C'est pas de tes affaires. » Les deux hommes ne disent rien de plus, mais leurs yeux brillent. Beckett hoche la tête en guise de dernier aurevoir avant de se diriger vers l'ascenseur.
Dehors, l'automne New Yorkais commence a se teinter d'hiver. Beckett frissonne, marche quelques mètres sur le trottoir pour rejoindre l'homme stationné devant le bâtiment voisin du commissariat. Au moins, il est discret, presque un miracle pour lui. Arrivée près de lui, elle croise son visage et ne peut s'empêcher de passer une main dans ses cheveux courts ébouriffés par le vent.
« Hey » Et elle se penche vers Castle pour déposer sur ses lèvres un baiser, un soupir de soulagement. L'une de ses paumes cherche appui sur sa joue rosée à force d'être fouettée par le froid à l'attendre. Il a l'air d'un gamin, avec en plus des yeux fébriles et enthousiastes.
« Hey » il murmure contre ses lèvres, avant qu'elle ne se recule à contrecoeur. « Alors, ta journée? Qui était le coupable, le majordome, le frère, la femme? Le CIA peut-être? » Une lueur excitée dans ses yeux, alors que l'amusement brille dans l'autre regard, féminin celui-ci.
« Tu m'as texté toute la journée pour suivre l'enquête Castle, tu veux vraiment que je te raconte tout encore? »
« C'est pas ma faute, tu as répondu à mes textos toute la journée aussi. » Il croise les bras, le regard illuminé par un amour qui remplaçait sans peine le soleil d'été. Sa bouche se pince dans une moue qui prend d'assaut le reste de son visage.
Des yeux en l'air, mais il perçoit le sourire qui fleurit sur ses lèvres. Un bouffée de fierté gonfle ce qu'elle appelle son insatiable ego.
« Alors on va manger, Castle? Je meurs de faim » Elle marmonne en se penchant pour enlacer ses lèvres contre les siennes. Cela ne suffit pas pour effacer la moue adorable sur son visage.
« Si ça continue, Beckett, je vais me mettre à penser que tu es avec moi juste pour mes talents culinaires et les bons restos. » Une bouffée de rire sort de la bouche de Beckett pour venir chatouiller ses lèvres. Fier des rires qu'il cause chez elle, Castle marque ses tempes d'un baiser alors qu'elle a niché sa tête contre son cou. Beckett se détache un peu, passe encore une main dans les cheveux irrésistibles de l'écrivain. « Exactement Castle, tu as tout compris. Bon, on y va. » Elle enlace leurs doigts, lui lance un sourire espiègle, puis le tire vers l'automobile.
Malgré le départ de la tête brune, les deux autres sont demeurées au même endroit. Ils échangent un regard complice, les bras croisés face au tableau blanc.
« Tu penses qu'ils se doutent qu'on est au courant? » demande le lieutenant aux yeux bleus qui se fixent un instant sur l'ascenseur qu'a emprunté Beckett.
Le latino réfléchi en scrutant l'enquête sans la voir. « Nah. Castle et Beckett sont aussi subtils qu'un gamin dans un magasin de bonbon. »
« On leur fait savoir qu'on est au courant ou on attend? » continue l'autre, Ryan.
« On attend bro, on attend. Sinon ça serait moins marrant » termine le latino.
Un silence, puis Ryan reprend la parole, pensif.
« Tu l'as déjà vue si heureuse toi? »
« Nah, bro, pas que je m'en souvienne. »
Leurs regards se croisent, des regards fiers de leur petite sœur. Et ils retournent à l'enquête.
