Bonjour a tous. Désolé pour mon retard. La suite m'a posé quelques problèmes d'organisation. Merci de vos reviews. Enjoy.


Le Joker

Le Joker n'était pas un homme stupide. Il se considérait même comme assez malin et il fallait bien avouer qu'il ne s'était pas si mal débrouillé jusque là. Il savait que ces révélations pousseraient Batman à refaire son apparition. D'ici une semaine au plus tard il le reverrait enfin. Une semaine et ils reprendraient la lutte qui plaisait tant au psychopathe. Une escorte armée guidait le condamné dans les couloirs interne du Palais de Justice. Arrivé au parking, deux hommes poussèrent le Joker sans ménagement dans le fourgon blindé ce qui le fit sourire. C'était tellement facile de les manipuler, tellement amusant de les regarder courir dans tout les sens. Pas aussi amusant qu'avec Batman mais divertissant néanmoins. Le camion démarra, emmenant son contenu tout droit vers une cellule capitonnée. Au dehors, des sirènes assourdissantes laissaient imaginer une escorte conséquente. Gordon n'avait pas fait les choses à moitié. Le Joker sourit de plus belle en se remémorant cette matinée. Il voyait déjà les gros titres des journaux de demain. Harvey Dent, l'assassin ? Ah ah ah. Si Batman pensait pouvoir gagner contre lui il se trompait lourdement. C'était lui le meilleur. Il ne le laisserait pas faire. Batman ne faisait pas le poids.

Le Joker était presque sur qu'il était au tribunal ce matin, dissimulé parmi les spectateurs. Il l'avait sentit dès son entrée dans la salle. Il ne se l'expliquait pas mais il savait c'est tout. Son cœur s'était mit à battre deux fois plus vite ce qui, pour lui, était un signe de sa présence. Il avait scruté la foule mais n'avait vu personne qui pourrait correspondre. Personne n'était assez ……. Assez quoi ? Quel était le mot ? Digne ? Noble ? Intègre ? Pour prétendre à ce nom, pour pouvoir prétendre l'égaler. S'il l'avait vraiment voulu, le Joker se serait déjà échappé depuis longtemps mais pourquoi rater l'occasion d'accabler Harvey devant la presse et la justice en même temps? Autant faire d'une pierre deux coups. Et puis cela lui permettait de peaufiner son plan. Si tout se passait comme il l'espérait, ….. Bientôt oui, bientôt.

Le camion s'arrêta net, le projetant sur la paroi blindée. Il y avait plus agréable pour sortir de ses pensées en conclu le Joker en se massant la joue droite. La porte s'ouvrit brutalement. Deux hommes lui intimèrent l'ordre de sortir, le menaçant d'armes à feu. Docile, il obéit. Au dehors, le soleil l'aveuglait mais il parvint tout de même à compter 9 policiers dont Gordon et 3 infirmiers d'Arkham. Aaaaah l'asile Arkham. Devant lui se tenait l'imposant édifice de briques entouré d'un énorme parc, le tout bordé d'un mur d'enceinte doté d'une seule entrée. Ce qu'il aimait cet endroit. Le bâtiment était immense et vétuste, sans oublier la sécurité qui devait dater de la construction. De toute évidence, l'asile avait été construit pour des malades mentaux inoffensif ou, tout du moi, différent de lui. Il lui fallait plus que 4 murs et quelques gardes pour le retenir. De plus, il connaissait le bâtiment. Il y était déjà venu à plusieurs reprises en tant qu'acquéreur. C'est ici qu'il venait faire son marché à la recherche de mains d'œuvre docile. Autrement dit, des pigeons qu'il entubait en beauté. Il serait vite sorti. Cet asile était une vraie passoire. Le Joker sourit au nez des policiers.

-Qu'est ce qui vous fait rire ? demanda Gordon d'un ton méfiant. Le fait que ce soit la dernière fois que vous voyez le ciel ?

-Ah ah ah, très drôle commissaire. J'aime bien votre sens de l'humour. D'ici une semaine je serais libre à nouveau et vous, vous serez de nouveau à la case départ. Sans Dent, sans Batman pour vous sauver de moi.

Gordon pâlit à cette idée. Si jamais il disait vrai rien ne pourrait l'arrêter.

-C'est ce qu'on verra. Emmenez-le, ordonna Gordon, ayant trop entendu le clown pour aujourd'hui.

Une fois les portes de l'édifice passées, ils arrivèrent dans un grand hall. Un homme les y attendait. La cinquantaine, les cheveux gris, une barbe imposante lui mangeant la moitié du visage. L'homme s'avança vers eux.

-Bonjour. Commissaire Gordon je présume, dit-il en serrant la main de celui-ci.

-Vous présumé bien. Et vous êtes ?

-Richard Brody. Je dirige l'asile depuis que le Dr Crane à abandonné le poste. Il fait maintenant partie de nos patients. Alors c'est lui le Joker, constata-t-il en désignant le jeune homme menotté entouré de policiers armé. Il n'a rien d'impressionnant.

Le psychopathe lui fit un grand sourire. Il allait lui montrer ce qu'il savait faire.

-Je ne serais trop vous recommander de vous en méfier, lui conseilla le commissaire. Maintenant si vous voulez bien nous guider jusqu'à sa cellule.

-Si vous voulez bien me suivre.

Ils furent guidé à travers l'asile, montant des escaliers, longeant des corridors peint de blanc jusqu'à l'aile des patients dangereux. Ils n'avaient de dangereux que le nom, dangereux pour eux même avant tout. Là, ils enfermèrent le Joker dans une cellule pourvue de plexiglas à la place de traditionnel barreaux. La porte, elle aussi en plexiglas, était verrouillé électroniquement. A l'intérieur, une couchette sans couverture ni oreiller et une toilette sans planche constituait l'unique mobilier. Il y avait améliorations à n'en pas douter.

-Vous avez fait des progrès à ce que je vois, constata le Joker.

-On a spécialement conçu cette cellule pour vous. Allez s'y, échappez-vous, le provoqua Gordon.

-Une semaine, Gordon. Une semaine et vous devrez surveillez vos arrières.

-Nous verrons. Allez ! On y va, ordonna le commissaire après s'être assuré que le Joker ne pouvait pas s'échapper.

Gordon et ses hommes suivirent le directeur de l'asile.

-Qu'allez vous faire de lui, demanda Gordon sur le chemin de la sortie.

-Nous allons tout d'abord lui faire passer des tests pour définir le traitement qu'il recevra. Ensuite nous le traiterons. Il suivra parallèlement des séances de psychanalyse afin de l'aider à retrouver ses esprits.

-Je ne serais vous avertir d'être extrêmement prudent avec lui.

-Ne vous en faite pas, ce n'est pas le premier malade mental que nous traitons. C'est un asile je vous le rappelle.

-Le Joker est tout sauf un patient ordinaire. Il est extrêmement dangereux et je suis d'avis que …

-Nous nous en sortirons très bien commissaire, le stoppa Richard Brody, vexé du manque de confiance donc ce policier faisait preuve. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, j'ai des rendez vous à honorer. Vous connaissez la sortie. Jne vous retiens pas !conclut celui-ci avant de tourner les talons et de s'éloigner à grandes enjambées.

-Quel imbécile, murmura Gordon avant de continuer vers la sortie. Une fois dehors, il jeta un dernier regard vers l'édifice, priant pour que tout aille bien.

Cela faisait dix minutes que le Joker observait le mur blanc capitonné en face de lui. Dix minutes qu'il rêvait à sa sortie d'Arkham, espérant que Batman serait là pour l'accueillir. Peut être pourraient-ils échanger quelques coups de poings. Ca serait bien oui. Une chose était sur en tout cas, il sortirait de cette cellule la semaine prochaine au plus tard et il mettrait la ville à feu et à sang jusqu'à ce que la chauve souris se montre. Foi de Joker.