Chapitre 3

Rencontre intéressante

Harry avait passé une très mauvaise nuit. La réponse de Lupin l'avait perturbé. Comment allaient-ils trouver une fille qu'ils n'avaient jamais vue, en plein Paris une ville de plusieurs millions d'habitants. Bien sûr, la magie pourrait les aider, mais à quoi? C'est sur cette pensée qu'il arriva enfin dans la cuisine des Weasley. Son cerveau prit plusieurs secondes à réaliser que tout le monde était déjà là dans une agitation fébrile et qu'il était en retard :

Ah! Harry te voilà enfin, s'écria Mme Weasley. Dépêche-toi, tu veux des toasts? Je suis désolée, tu n'as plus le temps pour des œufs.

Les toasts, c'est bien, répondit Harry. Il regarda l'horloge, il était huit heures moins quart.

Harry! Je t'ai réveillé deux fois, s'écria Ron. La troisième fois, tu m'as lancé un maléfice de chauve furie, continua Ron d'un air indigné.

Je suis désolé Ron, dit Harry en pouffant pendant qu'Hermione et Ginny riaient sous cap.

Allez vous trois, vous êtes prêts, lança George.

Nous partons dans cinq minutes, continua Fred.

Attendez-moi, je vais chercher mon sac, dit Harry en pensant à prendre sa cape d'invisibilité.

Harry s'élança dans l'escalier. Derrière lui, il entendit Mme Weasley faire ses dernières recommandations aux jumeaux :

Et surtout, ne faites pas de stupidité et ne les mettez pas dans vos combines.

Maman, se défendit George. Tu devrais avoir un peu plus confiance en nous, Dumbledore nous juge dignes de confiance.

Oui, mais quand même… commença Mme Weasley.

Maman, tu sais très bien que de toute façon, ils sont assez bons pour se créer des embrouilles eux-mêmes, la coupa George.

Bon d'accord je me rends, dit Mme Weasley pour couper cour à cette discussion. Harry arriva dans la chambre de Ron et attrapa son sac et le passa en bandoulière. Une voix se fit entendre derrière lui :

Harry pour ce que tu as dit hier soir, dit la voie d'Hermione. J'ai une petite idée d'où nous pourrions l'a trouver.

Hermione, tu m'as fait peur. Je ne t'ai pas entendue arriver, dit Harry. Euh… Tu disais que tu avais une idée d'où elle pourrait être.

Oui, je pense que… commença-t-elle d'une voix excitée, mais une voix venant du rez-de-chaussée l'interrompit.

Et vous deux vous vous dépêchez, lança Ron aux bas de l'escalier. On part dans deux minutes.

On arrive, s'écria Hermione. Au fait Harry, je voulais te parler de quelque chose. J'ai remarqué que depuis quelque temps, tu me regardais d'une drôle de façon et que tu agissais étrangement avec moi.

Euh… c'est parce qu'enfin euh! bredouilla Harry décontenancé. Je… eh bien, c'est parce que tu es de plus en plus proche de Ron et que peut-être que je suis un peu jaloux, dit Harry piteusement.

Ah! je vois, dit Hermione d'une voix compréhensive.

Tu vois ce n'est pas que je… que je ne suis pas heureux pour vous, mais j'ai peur que cela ne m'arrive jamais et que je reste seul indéfiniment.

Harry tu…

Harry, Hermione vous arrivez on part, cria Ron du bas de l'escalier.

Hermione jeta à Harry un regard inquiet, mais sans ajouter un mot lui tourna le dos et descendit. Harry se sentait ridicule de lui avoir confié cela. Il soupira et la suivit.

Alors, vous êtes prêts, dit Mme Weasley. Bonne chance et soyez prudent.

Bien sur, maman alors on devrait être de retour au plus tard vers minuit, dit George.

C'est un départ, lança Fred.

Harry se concentra très fort sur sa destination. Il se visualisa le lieu où il devait transplaner Paris dans une rue du nom de Chemin des Élysées, une rue sorcière comme l'Allée de Traverse à Londres à ce qu'il avait compris.

Quand il ouvrit les yeux, il était dans une rue qu'il devina être le Chemin des Élysées. Il avait réussi, il avait transplané jusqu'à Paris et apparemment Ron et Hermione aussi. Harry regarda autour de lui, la rue était calme, il était encore tôt. Il regarda sa montre, il n'était que 8 h et quart la plupart des boutiques étaient encore fermées.

Je crois que nous devrions nous rendre chez Gringot, dit Hermione.

Oui une petite transaction de change, dit George. Très bonne idée Hermione.

Fort à propos, ajouta Fred.

Ils se dirigèrent vers la banque. Harry observait la rue. Si on oubliait les étranges articles mis en ventes dans les boutiques, la rue aurait pu être une rue toute à fait moldue. Cependant, l'impression qui se dégageait de l'ensemble était très spéciale, tout simplement magique.

Harry repensa soudain à ce que Hermione voulait lui confier avant de partir. Il l'arrêta et lui demanda ce qu'elle avait eu comme idée :

Ah! Oui, c'est vrai. Je sais où nous pourrions trouver cette Émilie O'Neill. J'ai posé quelques questions à Lupin et il m'a dit qu'elle était là pour une sorte d'évènement. Je ne sais pas quoi, mais je sais qu'aujourd'hui, à Paris, il y a une compétition importante de judo. Le championnat mondial junior. Alors, je me suis dit que c'était peut-être pour ça qu'elle est ici. En plus, il m'a remis une de ces lettres de Poudlard qui localise leur destinataire et je crois que j'avais raison, dit-elle en exhibant la lettre.

Ça a du sens, mais comment tu savais ça Hermione? dit Harry surpris qu'Hermione soit au courant d'un tel évènement.

Hermione le regarda avec l'air de dire que ce n'était pas de ses affaires, mais ignora sa question et s'exclama :

Ah! Voilà! Gringot au bout de la rue. Tu viens Ron.

Après être sortis de Gringot avec une bonne quantité d'euros, en effet ils devraient se déplacer sans magie pour la journée, ils étaient mineurs en France et ils devaient se faire remarquer le moins possible. Après s'être donné rendez-vous à 20 heures sur le Chemin des Élysées aux trois autres, les jumeaux partirent, ils avaient des affaires en vue. Ils voulaient ouvrir une succursale de leur boutique sur ce qui était le chemin de traverse français, c'était pour cela qu'ils les avaient accompagnés à Paris.

Les trois acolytes se dirigèrent vers ce que Fred et George leur avaient indiqué comme la sortie de la rue sorcière. Ils se retrouvèrent sur une grande rue commerçante comme Harry n'en avait jamais vu. Il jetait de grands yeux ébahis partout. Il s'attendait à voir une rue miteuse comme les rues dans lesquelles se trouvaient les endroits sorciers à Londres, mais ils débarquaient dans une des plus belles rues qu'il n'est jamais vue.

Harry, dit Hermione. Mais qu'est-ce que tu fais? En effet, il était resté planté au beau milieu du trottoir la bouche ouverte.

Euh! désolé Hermione c'est seulement que c'est si beau ici.

On dirait que tu n'es jamais allé nulle part Harry, dit Ron d'un air surpris.

Eh bien, commença Harry. C'est la première fois que je quitte l'Angleterre et que je me retrouve dans une autre ville que Londres, dit Harry un peu honteux.

Eh bien, commença Hermione, bienvenue à Paris. Elle commença alors un petit exposé sur l'endroit où ils se trouvaient. Harry apprit ainsi qu'ils étaient sur les champs Élysée une artère des plus importante à Paris, bien sûr il l'avait déjà vu à la télévision, lors de l'arrivée du tour de France par exemple, mais ce n'était rien comparé à la réalité.

Hermione était heureuse d'être à Paris cela faisait longtemps qu'elle n'y était pas venue. Quand elle était plus petite, elle venait souvent voir sa grand-mère maternelle, mais elle était morte, il y a de cela 4 ans, pendant les vacances d'été de sa 2e année à Poudlard, d'un arrêt cardiaque. La mort de sa grand-mère l'avait beaucoup marquée parce qu'elle avait été si subite. Ses parents et elle l'avaient vue 2 semaines plus tôt et elle semblait aller très bien et deux semaines plus tard pendant qu'ils étaient sur la Côte d'Azur, sa mère lui avait annoncé que sa grand-mère venait de mourir soudainement d'une façon inexplicable.

Hermione sentit l'ancienne peine renaître, cette peine qui faisait ressurgir, comme à chaque fois, la haine qu'elle éprouvait pour ce qu'elle ne pouvait arriver à maîtriser et comme à chaque fois, elle sentit une grande chaleur monter en elle et du se contrôler pour ne pas faire prendre en feu ce qui se trouvait autour d'elle.

Oui, Hermione aussi avait plusieurs secrets que ses deux amis les plus intimes ne connaissaient pas. Hermione savait qu'elle était spéciale bien avant de recevoir sa lettre de Poudlard, il y a 6 ans. Elle avait toujours pu faire certaines choses, en allant à Poudlard elle croyait qu'elle ne serait plus si différente des autres, mais elle s'était bien vite rendu compte que, même à Poudlard, elle était différente un peu comme Harry était différent des autres élèves de Poudlard à cause de sa cicatrice, mais pour elle ce n'était pas de notoriété publique.

Flash-back

Hermione était assise par terre dans son salon elle avait quatre ans. Elle était en colère ses parents venaient de se chicaner encore à cause d'elle, du moins c'est ce qu'elle pensait. Elle avait encore fait une de ces choses si étranges qui donnait toujours lieu à des disputes entre ses parents. En effet, sans le vouloir elle avait fait s'enflammer un arbuste du jardin. Alors qu'elle jouait au ballon avec sa mère d'une façon inexplicable, le buisson qui se trouvait derrière elle avait pris feu, au moment où elle avait voulu attraper le ballon. Hermione avait eu très peur.

Elle écouta ses parents, qui se chicanaient une fois de plus, de derrière la porte du salon. « On devrait le lui dire, disait son père, elle a le droit d'être au courant » « peut-être, disait sa mère, mais elle est bien trop jeune pour qu'on lui dise tout cela. »

Fin du flash-back

Hermione revint à elle. Sa colère s'était calmée, l'envie de tout brûler était passée, mais les paroles dont elle venait de se souvenir la troublaient, qu'est-ce qu'avait voulu dire sa mère. Elle fut alors ramenée au présent par la voix de Ron qui lui disait :

Alors Hermione, Harry m'a dit que tu savais où on pourrait la trouver, dit-il d'une voix enjouée et pleine d'espoir.

Heu oui, dit Hermione d'une voix rêveuse. Pardon, j'étais perdu dans mes pensées. Oui, je crois qu'elle va être au championnat mondial junior de judo.

Comment tu connais un truc pareil? dit Ron impressionné.

C'est une longue histoire, dit Harry se souvenant de la réaction d'Hermione.

Oui, acquiesça-t-elle.

Alors, tu sais où cela va se passer, dit Harry.

Oui, c'est au palais omnisports de Paris Bercy, on devrait y aller immédiatement pour vérifier si elle va y participer. On est prêt de l'Arc de triomphe. On devrait s'y rendre. De là, je crois qu'on peut prendre la station de Metro Charles de Gaulle et ensuite on verra.

Ils suivirent les conseils d'Hermione et se dirigèrent vers l'Arc de triomphe. Quand ils y arrivèrent, Hermione s'informa pour savoir quelle ligne ils devaient prendre pour aller à la station Bercy. Encore une fois, Hermione surprit ses deux amis. En effet, quand elle s'adressa à la préposée qui vendait les billets, elle s'exprima en un français impeccable avec à peine une légère trace d'accent britannique. Les deux garçons restèrent estomaqués par Hermione. Elle les entraîna alors dans les dédales du Metro de Paris. Ils ressortirent à la gare de Lyon et reprirent une autre ligne qui les mena à la station de Bercy. Harry regarda sa montre il était maintenant 9 h 30.

À la sortie du Metro, Harry eut un choc, il régnait une chaleur épouvantable à l'extérieur. Il venait de passer de la fraîcheur du souterrain au plein soleil de l'avant-midi. La chaleur était écrasante, Harry se souvint vaguement que la France vivait une canicule qui était en passe de devenir la plus grande de leur histoire. Ils se dirigèrent tous trois sous les directives d'Hermione vers leur destination.

Il faisait chaud dans l'aire de compétition, trop chaud, la journée allait être difficile, les combats seraient éprouvants. C'était bien sûr dû à la canicule qui régnait à l'extérieur, la France était en ébullition. La climatisation suffisait à peine à rafraîchir l'édifice. Le report de l'événement était impensable, alors les compétiteurs devraient se préparer à avoir chaud.

C'était sa première compétition internationale, et pas n'importe laquelle c'était les championnats mondiaux. Émilie était nerveuse, mais elle savait gérer la pression. Elle inspira profondément en regardant les gradins, presque pleins, bien que la compétition ne commence pas avant 1 heure encore. Ça aussi c'était différent, même au championnat canadien, elle n'avait jamais vu autant de monde. Michel la regardait d'un œil impatient, elle décida d'aller ce changer.

Pendant ce temps, nos trois compères étaient à sa recherche. Grâce à Hermione, ils avaient fini par rejoindre le lieu de compétition. Après avoir payé leur entrée, ils trouvèrent une bonne place dans les gradins. Les deux garçons étaient maintenant seuls, Hermione étant partie, Merlin savait où, en leur disant d'attendre là :

Tu savais qu'Hermione connaissait ce genre de chose, dit Ron incrédule.

Non, en plus, elle a l'air de connaître bien Paris, continua Harry tout aussi incrédule.

Mais où crois-tu qu'elle est allée?

Probablement, se renseigner, avança Harry en haussant les épaules.

Pendant ce temps, Hermione menait sa petite enquête. Elle fit le tour de l'endroit pour trouver où était affiché le nom des participants à la compétition. Elle avait ramassé le programme de la journée en entrant et avait été heureuse de constater que les catégories féminines étaient pour la plupart présentées dans la journée. Elle avait enfin trouvé les listes des compétitrices et surprise! Dans la catégorie -57 kg se trouvait notre « amie » Émilie O'Neill, l'intuition d'Hermione ne l'avait jamais trahie. Elle décida d'aller faire part de sa découverte aux garçons.

Notre nouvelle protagoniste était en train de se préparer à une rude journée de compétition. Elle asseyait de ne pas penser à trop de choses et de mettre le focus uniquement sur son premier combat. Comme d'habitude, elle courait avec son lecteur cd, elle écoutait toujours Green Day pour se concentrer, la musique l'aidait à se concentrer, lui donnait de l'énergie. Sa concentration l'avait empêché de voir les trois adolescents qui étaient en train de la pointer du doigt. Elle continua son réchauffement, tout en pensant que c'était bien superflu sous cette chaleur, mais bien sûr son entraîneur Michel l'avait ramenée à l'ordre en lui rappelant l'importance de bien se réchauffer pour éviter les blessures surtout avec ses genoux.

Les trois adolescents étaient bien sûr nos trois sorciers préférés, c'est-à-dire Hermione, Harry et Ron. Harry avait désigné la jeune fille au deux autres en voyant le judogi orné du numéro dont Hermione venait de lui faire part, le 31. Bizarres, pensa Harry, ma date de fête et la date d'aujourd'hui coïncidence? Il se concentra de nouveau sur la jeune fille et eût une impression étrange, un peu comme s'il l'avait déjà vu quelque part. En plus, elle était plutôt…Harry ne savait pas comment définir ce qu'il ressentait, de l'attirance? Non un peu plus… Sa pensée fut interrompue par la voie de Ron :

Alors qu'est-ce qu'on fait, on lui parle tout de suite ou on attend?

Eh bien! je pense qu'on devrait aller lui… commença Harry, mais il fut interrompu par la voie d'Hermione.

Non, attendons, j'ai envie de voir la compétition et je crois qu'elle sera plus réceptive si on ne la brusque pas. De toute façon, on a toute la journée.

Bon alors attendons… au moins, elle est jolie, glissa Ron à Harry, pas le mot que j'aurais employé, se dit Harry, mais il devait avouer que c'était l'essentiel de ce qu'il pensait.

C'était le milieu de l'après-midi, Émilie se préparait pour son dernier combat de la journée. Elle était en final, c'était tout simplement incroyable. Six combats pour atteindre la finale et tous gagnés par ippon (bon alors, pour les inconnus du merveilleux monde du judo, ippon c'est le plus haut pointage qu'on peut avoir au cours d'un combat, ça consiste à envoyer son adversaire directement sur le dos et ça met fin automatiquement au combat.) C'est d'ailleurs ce que son entraîneur lui avait conseillé « Plus vite tu mets fin au combat, moins tu seras fatigué et moins tu souffriras de la chaleur ». Émilie avait suivi cette directive à la lettre en six combats, elle était restée moins de trois minutes au total sur les tatamis. Mais le combat pour la finale serait plus ardu. Elle s'était déjà battue contre cette fille et s'était faite complètement lessiver. En moins de 10 secondes, elle était sur le dos à chercher son souffle, elle n'avait même pas compris ce qui s'était passé. Cette Française était redoutable, c'était d'ailleurs la championne du monde de sa catégorie.

Au fil des pensées de la jeune fille, les minutes s'écoulaient et le combat final se rapprochait. Pendant qu'Émilie parlait à son entraîneur qui lui prodiguait des conseils, dans les gradins, une autre jeune fille parlait à deux adolescents d'une voix enthousiaste :

Je n'ai jamais vu une compétition aussi palpitante, s'exclama Hermione. Cette fille est tout simplement époustouflante. Elle a été ceinture noire à 15 ans, c'est seulement sa première année junior et elle est en final aux mondiaux avec six combats irréprochables. Sa technique est très vive et explosive et en même temps fluide et puissante. On dirait que ses adversaires n'ont pas de prise sur elle.

Du calme Mione, tu t'emportes, dit calmement Harry, mais c'était peine perdue, Harry voyait la flamme dansée dans ses yeux noisette. Elle avait été comme ça depuis le premier combat de cette fille.

Je suis d'accord avec toi, dit-il. Elle se bat extrêmement bien.

Moi aussi, renchérit Ron. Je ne croyais pas que je pourrais apprécier autant un sport moldu.

C'est plus qu'un sport Ron, dit Hermione exaltée.

Je sais, je sais, tu nous l'as expliqué toute la journée, répondit celui-ci.

Au fil de la journée, Hermione avait confié une partie de sa vie à ses amis qu'elle avait toujours cachée, par nostalgie peut-être ou pour ne pas expliquer pourquoi elle avait arrêté, pour éviter les questions gênantes? Cette journée avait été riche en découvertes sur Hermione pour les deux garçons. En effet, après avoir découvert qu'Hermione avait une grand-mère française, elle avait fini par leur dirent, après toutes les questions qu'ils lui avaient posées, qu'elle avait fait du judo depuis l'âge de 4 ans jusqu'à ce qu'elle entre à Poudlard. Cela avait troublé les garçons d'apprendre qu'Hermione leur cachait tant choses sur sa vie. Hermione recommença son monologue sur la compétition :

Par contre, la fille qu'elle va affronter est une adversaire de taille. C'est la championne du monde et à ce que j'ai vu aujourd'hui, elle est très en forme. J'espère qu'Émilie va gagner.

Je crois que c'est à elle, signala Harry. Les trois amis se turent subitement et portèrent leur attention sur les tatamis.

Les deux opposantes se faisaient face sur l'aire de combat chacune de leur côté attendant le signal de l'arbitre pour se saluer et avancer. L'arbitre leur fit signe d'avancer, elles se saluèrent à l'entrée du Tatami, Émilie avança d'un pas rapide et décidé, on voyait la détermination dans ses yeux bleus pâle, glacés même, pensa Harry. Son adversaire fit de même avec un peu plus de désinvolture, elle semblait considérer le combat gagné d'avance. Elles étaient maintenant à quelques pas, séparées par l'arbitre, elles se saluèrent une seconde fois et attendirent le signal de l'arbitre pour entamer le combat. La tension était palpable, les deux antagonistes étaient tendues prêtes à bondirent sur leur rivale, dès que l'arbitre aurait dit :

Agime!

Le combat était commencé. Émilie monta immédiatement à l'assaut. On entendit Hermione murmurer : « Sois patiente laisse la venir à toi, fais comme tu l'as fait toute la journée. » Et elle avait raison, la Française saisit l'occasion de faire des points immédiatement. Elle voulut déséquilibrer Émilie en lui balayant le pied qui lui servait de point d'appui, mais Émilie esquiva habilement en servant la même recette à la Française. « Elle avait tout prévu, souffla Hermione. » On entendit l'entraîneur d'Émilie crier des encouragements. La Française fut prise au dépourvu, tomba, mais évita le pire au dernier moment en ne tombant pas sur le dos. Mais cette action de la Française entraîna Émilie dans sa chute. Heureusement, Émilie garda son avantage en tombant sur la Française. C'était waza ari pour Émilie (c'est le pointage juste en dessous de ippon). Les deux combattantes roulèrent alors dans un corps à corps effréné, chacune essayant de prendre le contrôle sur l'autre. C'est alors qu'Hermione remarqua que quelque chose n'allait pas, Émilie continuait à se battre, mais n'utilisait plus du tout sa jambe droite et semblait souffrir énormément.

Crac ! « Mon genou, pensa Émilie. Il s'est disloqué à cause de la torsion qu'a causée mon mouvement. Je dois finir le combat, pensa-t-elle. » Elle devait le terminer, maintenant l'arbitre avait remarqué, qu'elle souffrait et voulait arrêter le combat. Elle devrait déclarer forfait s'il le stoppait maintenant, car elle ne réussirait pas à se tenir debout. La Française resserra sa prise, elle sentait qu'Émilie faiblissait, elle en avait le droit le combat n'était pas arrêté. Émilie résolut de faire la dernière chose qu'il lui restait à faire pour gagner. Sa rivale l'immobilisait du côté gauche, une chance pour elle, elle allait tenter un étranglement qui nécessiterait ses deux jambes. Elle fit réagir la Française qui se déplaça exactement à l'endroit désiré. Émilie, par un mouvement de souplesse extrême, d'une grande fluidité, réussit à coincer son adversaire dans un blocage de ces deux jambes, l'étranglement fut immédiat. Dans les gradins Harry pu voir l'expression d'horreur qui traversa les yeux de la Française quand elle comprit qu'elle s'était elle-même offerte à l'étranglant. « Une erreur de débutante, lâcha Hermione. » Émilie semblait souffrir plus que jamais et alors on entendit dans la salle la main de la Française résonner sur le tatami, elle était vaincue. L'arbitre cria ippon et se mot sembla salutaire pour Émilie qui n'en pouvait plus de tenir l'étranglement. Elle défit aussitôt son étreinte et resta étendu sur le dos un sourire aux lèvres, malgré ses traits tirés par la douleur savourant sa victoire. L'auditoire éclata en applaudissement saluant la défaite de leur championne qui s'était malgré tout bien battue, mais surtout la virtuosité et la force de caractère de la gagnante qui même blessée avait tenue bon.

Hermione n'en revenait pas et les deux garçons non plus. Ils exprimaient leur joie pour la victoire de la jeune fille qu'ils avaient l'impression de connaître maintenant et qui, en fait, leur était totalement inconnue. L'entraîneur de la jeune fille la soutenait maintenant avec l'aide d'un secouriste, car Émilie avait refusé de quitter la surface de combat sans saluer son adversaire. Elle partit alors pour l'infirmerie pour se faire soigner, il y avait là bien assez de personnels médicaux pour s'occuper d'elle :

Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant? dit Ron.

On va devoir attendre qu'elle sorte de là pour lui parler, souligna Harry.

Oui, on devrait surveiller sa sortie de l'infirmerie, continua Hermione.

C'est ce qu'il y a de mieux à faire, pour l'instant, conclut Harry.

Un peu plus loin, Émilie était allongée sur une table de soin. Son entraîneur à ses côtés lui souriait pour la réconforter, mais Émilie savait que sa blessure pouvait être grave. Le médecin qui était en train d'ausculter son genou et émettait des grognements désapprobateurs de tant à autres. Finalement, il déclara :

Mademoiselle, votre genou était déjà endommagé avant ce combat, vous n'auriez pas dû prendre part à cette compétition. Vous n'avez pas idée du stress que vous avez pu donner à votre blessure.

Son médecin lui a pourtant donné son approbation hier, dit son entraîneur.

Mmh, bon ce que j'en dis. Vous avez de la chance, la rotule s'est démis, mais est revenu à sa place immédiatement occasionnent de la douleur, mais les séquelles devrait être minime, pour le moment on va l'immobiliser et vous mettre sur béquille. Je ne veux pas que vous mettiez du poids dessus avant plusieurs jours, une visite chez votre médecin s'impose d'ici une semaine.

D'accord, merci, dit Émilie. Il n'y a pas de risque de déchirure.

Je ne pense pas, j'espère pour vous qu'il n'en sera rien je ne vous souhaite pas une nouvelle opération.

Moi non plus la dernière a déjà été assez difficile.

Et évitez les manœuvres aussi risquées à l'avenir, finit le médecin avec un sourire.

Oh! Regarde! Elle sort, s'écria Harry. Qu'est-ce qu'on fait?

Je reviens, dit Hermione en s'élançant sans laisser les deux garçons lui répondre.

Hermione descendit les gradins à toute vitesse :

Monsieur Sobry, Monsieur Sobry ça fait un baille, s'exclama Hermione en français. La personne interpellée se retourna à la recherche de la personne qui l'avait appelé ainsi. Une jeune fille lui faisait de grands signes pour qu'il l'aperçoive. Il s'approcha d'elle et la reconnut enfin.

Hermione! Mais que fais-tu ici?

J'étais à Paris et j'ai eu envie de venir voir la compétition.

Ah! Mais viens, j'ai quelqu'un à te présenter, je dois avoir un passe de sécurité quelque part à voilà, il lui tendit le passe par-dessus la balustrade. Hermione le prit et se dirigea vers l'entrée de la zone de compétition. M Sobry était son ancien entraîneur de judo c'était une drôle de coïncidence qu'il soit ici et qu'il entraîne Émilie, pensa Hermione. Mais c'était bien pratique pour elle. Michel Sobry l'accueillit à bras ouvert et la guida vers sa protégée.

Hermione Granger, je te présente Émilie O'Neill. Émilie je te présente Hermione une de mes anciennes judokates anglaises. Hermione tendit la main et dit :

Enchanté de te rencontrer et félicitations pour ta victoire c'était fantastique.

Merci, dit Émilie l'air légèrement gêné, je ne m'en suis pas tirée complètement indemne, signifia-t-elle en désignant sa jambe droite étendue devant elle. Hermione s'assit à côté de la jeune fille et celle-ci continua :

Alors, c'est toi la fameuse Hermione j'ai souvent entendu parler de toi tu sais.

C'est alors en voyant les deux jeunes filles assises côte à côte que Michel fut frappé par leur ressemblance le même visage ovale, le même nez légèrement retroussé, le même menton volontaire, mais les yeux… les yeux eux étaient différents. C'est si étrange, se dit-il en s'éloignant pour aller parler à un autre entraîneur. Retournons à nos deux nouvelles amies.

Ah! oui! s'étonna Hermione.

Michel m'a souvent parlé de toi. Ceinture marron avant 13 ans c'est assez exceptionnel.

Bon… peut-être, j'ai arrêté depuis, constata Hermione un peu de regret dans la voix. Est-ce que ça va aller ton genou?

Ah! Heureusement rien de très grave, mais je vais être au repos forcé pour un certain temps.

Euh… commença Hermione tachant de venir au vif du sujet. Je dois te dire une chose, écoute-moi. Bien que j'aie apprécié la compétition, je ne suis pas ici que pour ça. Tu risques de trouver ça très étrange.

J'en ai entendu d'autres, dit Émilie avec un sourire.

Eh bien! Tu risques de me trouver folle, dit Hermione avec un sourire.

Alors, dis et je jugerai bien après.

Bon en fait, tu dois venir en Angleterre avec moi, Émilie fit une moue incrédule. Hermione continua :

Bon, allons-y directement. Tiens j'ai une lettre pour toi. Elle lui tendit un parchemin plié en 3 et cacheté avec de la cire. L'adresse était écrite en encre vert émeraude et disait :

Mme Émilie O'Neill

Présentement Paris, France

Émilie fronça les sourcils. Hermione la voyant hésiter:

Ouvre c'est bien pour toi. Émilie se décida à ouvrir la lettre :

Chère Mme O'Neill,

La présente est pour vous signaler que malgré une plus que malencontreuse erreur d'administration qui est enfin résolue, vous êtes invités à venir poursuivre vos études à l'école de sorcellerie Poudlard. Les trois personnes qui accompagnent cette lettre sont Hermione Granger, Harry Potter et Ronald Weasley, ils sont de confiance, ils vous indiqueront la démarche à suivre.

Bien à vous, dans l'espoir de vous voir prochainement.

Albus Dumbledore

Directeur de l'école de sorcellerie de Poudlard

Le froncement de sourcils d'Émilie s'était amplifié au cours de la lecture de la lettre. Elle fixait tour à tour la lettre dans sa main et Hermione qui la regardait en souriant timidement en attente de réaction. Le cerveau d'Émilie essayait désespérément de comprendre les mots qu'elle venait de lire : Poudlard, école de sorcellerie, poursuivre études, erreur d'administration. Qu'est-ce que tout cela voulait dire? Était-ce une mauvaise blague? Émilie était consternée parce qu'elle venait de lire, les mots ne voulaient pas faire de lien entre eux. Elle fixa Hermione attendant que celle-ci lui explique ce que cela voulait dire. Mais au moment précis où Hermione ouvrait la bouche, Michel qui s'était éloigné revint en déclarant :

Je suis désolé les filles, mai je vais devoir interrompre votre petit conciliabule. La remise des médailles va commencer et la nouvelle championne doit y être pour son prix.

Oui bien sûr, dit Émilie en se levant avec ses béquilles et laissant la lettre choir à ses pieds.

Écoutes, lança Hermione prise de cour je vais t'attendre, on en reparlera après la cérémonie. Émilie se laissant entraîner par son entraîneur acquiesça d'un signe de tête incrédule. Hermione se hâta de retourner dans les gradins pour expliquer à Harry et Ron ce qui venait de se passer.