Hey,

J'ai eu du mal à écrire ce chapitre. Je n'en suis pas entièrement satisfaite mais ma bêta l'aime bien alors je vous livre ce soir tel quel.

J'espère que vous l'apprécierez.

Je tiens à remercier toutes celles qui m'ont laissé une review : fan2manga, RioTousse, Lydie's, Mayssa, miiss88, oliveronica cullen massen, encreviolette, Delphine94, Yumi25, vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me fait plaisir.

Bon je vous laisse lire ce chapitre.

Enjoy.


Chapitre 3 : Rencontre

Après avoir passée les portes de la cafétéria, je regardais autour de moi. En France, je n'avais jamais mangé au lycée « à la cantine ». J'avais toujours deux heures de pause et j'avais donc largement le temps de rentrer manger chez moi, et j'avoue que je préférais. Je n'aimais pas manger avec d'autres personnes, et de plus, d'après ce qu'on m'en avait dit la nourriture n'était pas très bonne. C'était donc une première pour moi. Cette salle était grande, capable d'accueillir une bonne centaine d'élèves. Plusieurs tables rondes étaient disposées, pouvant accueillir chacune entre 6 et 8 personnes. Tout était blanc du sol au plafond, en passant par les murs et les tables ainsi que les chaises. Ça faisait un peu penser à la cantine d'un hôpital. Un brouhaha d'une grande intensité parvenait à mes oreilles.

Je suivais toujours Angela dans la file d'attente pour se servir, tout en continuant d'observer. Après avoir balayé du regard l'ensemble de la pièce, je m'attardais un peu plus sur les personnes que je pouvais voir. Il y avait un groupe composé d'une dizaine de garçons et filles au centre de la pièce. Ils parlaient comme s'ils étaient seuls ici. Je remarquais que les garçons portaient tous le même blouson et les filles une tenue de... Pompom girl ? Très certainement, car elles étaient de la même couleur que les blousons des garçons. Angela qui n'avait rien dit jusqu'ici, me laissant le temps d'observer, prit la parole en voyant la direction dans laquelle je regardais :

- C'est le groupe des pompom girls et des joueurs de foot de l'école. Ce sont les plus populaires du lycée, tout le monde les connait, mais ne leur parle pas. Le commun des mortels n'est pas assez bien pour oser s'adresser à eux à moins d'y avoir été invité.

Je la regardais interloquée par ce qu'elle venait de dire. Elle souriait. Je devais avoir une drôle de tête parce qu'elle se mit à rire.

- C'était de l'humour Bella ! Même si c'est comme cela qu'ils se considèrent. Crois-moi, je ne les envie pas du tout. Je préfère ma vie.

- Ok.

- J'avais oublié que tu n'es pas de notre pays. C'est tellement rare les étrangers chez nous. Il n'y avaient pas de groupe de personnes en France ?

- Et bien, oui et non. Il y a des groupes bien sûr mais la plupart du temps ils sont assez homogènes. On se retrouvent avec ses amis, les personnes avec lesquelles on a des affinités. Mais il n'existe pas de pompom girls, ni d'équipe de foot spécifique à une école. Le sport reste une activité extra-scolaire à laquelle on peut participer ou non par le biais de club sportif externe à l'école. Nous n'avons que quatre heures d'éducation physique et sportive par semaine, et aucune autre activité sportive liée à l'école. Il n'y a pas non plus de personnes « populaires ». C'est très différent d'ici.

J'avais l'impression d'être dans un de ces films américains qui raconte la vie de lycéen et c'en était un peu flippant. Ce n'était pas mon monde, je ne me sentais pas à ma place ici. Je poussais un profond soupir.

- Que la France me manque...

- J'en suis désolée.

- Tu n'as pas à être désolée. Ce n'est pas de ta faute et au contraire, toi, tu m'apportes un peu de réconfort dans ce calvaire.

- Merci. Je suis heureuse de pouvoir te réconforter. Mais ne t'inquiète pas, je suis sûre que tu vas très vite t'adapter à la vie ici. Et puis, mes amis et moi faisons partis des gens ordinaires. Tu n'as donc pas à te sentir mal à l'aise.

- Je te remercie d'être aussi gentille avec moi.

- Ne me remercie pas. J'ai su en te voyant que tu étais quelqu'un de bien. Sinon, je ne pense pas que je t'aurais parlé.

- Ça fait plaisir.

- Allez, viens allons manger. Je vais te présenter les quelques personnes qui constituent mon groupe d'amis. Enfin certains qui seront à la table, ne font pas partis de mes amis. Mais je ne te dis pas qui. Je veux que tu te fasses ta propre opinion.

J'acquiesçais et munie de mon plateau repas composé d'une salade mélangée et d'un yaourt (oui je n'avais pas très faim), je la suivis à nouveau. Tout en nous dirigeant vers la table où se trouvait ses amis, je continuais mon observation. Je sentais les regards se poser sur moi, mais je ne m'en formalisais pas. C'était normal que les gens m'observent, j'étais la « nouvelle » et de surcroît « la petite française ». Je ne prêtais pas attention à ceux qui me dévisageaient, après tout, j'étais habituée. En France, c'était toujours ainsi. Même si tous les élèves de mon lycée savaient qui j'étais et qu'ils me côtoyaient tous les jours de la semaine, ils continuaient pour la plupart de me regarder comme si j'étais une extra-terrestre. Et ça me faisait rire. De toute façon, il valait mieux en rire qu'en pleurer.

Je balayais toujours la salle de mon regard le plus observateur, car tout ceci était nouveau pour moi, quand mes yeux se posèrent à une table de cinq personnes. Elle était dans un coin de la cafétéria, assez reculé. Il y avait deux filles et trois garçons. Je ne saurais dire pourquoi, mais quelque chose en eux m'attirait. Les filles étaient en quelques sortes les opposées, tout en étant chacune d'une beauté à couper le souffle. L'une était blonde aux cheveux longs, l'autre brune aux cheveux courts. Pourtant, elles avaient le même teint blafard. Elles étaient minces toutes les deux mais la brune faisait beaucoup plus chétive. Les garçons aussi étaient blêmes. Mais y avait-il quelque chose d'exceptionnel à avoir un teint blanchâtre dans une région pareille ? Je ne pensais pas. Le garçon qui se trouvait à côté de la blonde, avait les cheveux très courts noirs. Il avait la musculature d'un athlète de haut niveau. Il devait certainement être un grand sportif. Aux côtés de la petite brune, était assis un grand blond aux cheveux mi-longs. Il était plutôt mince mais on pouvait deviner ses muscles sous son pull moulant. Et enfin le dernier avaient les cheveux cuivrés. Ils n'étaient ni longs, ni courts et coiffés de manière... comment dire...décoiffés dans un désordre organisé. Je ne trouvais pas d'autres mots pour décrire ses cheveux qui, soit dit en passant, étaient sublimes. De là où j'étais, je ne pouvais distinguer son visage. J'avais vu sur son dos. Il était mince mais avait les épaules carrées. Il n'était pas en reste par rapport aux deux autres au niveau des muscles. Ils étaient tous sans conteste magnifiques. Ils pourraient tous faire une carrière dans le mannequinat.

Une main passant devant mon visage me sortit de ma contemplation. Et je vis le visage d'Angela tout sourire.

- Je vois que tu as remarqué la famille Cullen.

- Ils font tous partis de la même famille ?

Pourtant, je ne trouvais pas qu'ils se ressemblaient plus que ça. Hormis leur blancheur.

- Oui. Mais ils ne sont pas tous frères et sœurs. Ils ont été adoptés par le Docteur Cullen et sa femme. La jolie blonde s'appelle Rosalie et elle est la sœur jumelle du blond Jasper. Le grand brun c'est Emmett, il est le véritable frère de la petite brune Alice et de celui qui est dos à nous Edward. Alice et Jasper sont en couple, ainsi que Rosalie et Emmett. Je sais que ce que je viens de te dire peut paraître bizarre pour la plupart des gens mais je ne juge pas. Leurs parents adoptifs l'acceptent et puis « l'amour a ses raisons que la raison ignore ».

Je lui souris. Elle est vraiment gentille. Je ne pense pas que j'aurais pu tomber mieux qu'avec elle.

- Bon et maintenant, remets toi en marche, parce que déjà que tout le monde te regardait là, ça a empiré.

Je regardais autour de moi, et effectivement, une bonne partie des personnes présentes à la cafétéria m'observait. N'étant pas intimidée le moins du monde, je me remis en marche comme me l'avait suggéré Angela et je la suivis jusqu'à la table où nous allions déjeuner.

- Je vous présente Bella. Bella je te présente Mike, Jessica, Tyler, Lauren et Eric.

- Enchantée.

- Alors c'est vrai que t'es française ? Me dit un blond qui devait être Mike, enfin je crois.

- Oui. Pourquoi ?

- Pour rien. Je trouve ça génial. La France …... …...Paris...?

Il parlait tellement vite que je n'avais rien compris. Il allait vraiment falloir que je m'améliore. Heureusement qu'Angela allait me donner des cours. Le fameux Mike me regardait, attendant visiblement une réponse de ma part. Malheureusement je n'avais rien compris.

- Je suis désolée, mais je ne maîtrise pas très bien votre langue, et tu as pas parlé beaucoup trop vite pour moi. Je n'ai rien compris.

- Oh. Excuses moi. Je . vais . parler . plus . doucement.

Il avait appuyé sur chaque mot et parlé avec une lenteur exagérée.

- Je . ne . suis. pas . débile . ni . sourde., dis-je en appuyant moi aussi sur chaque mot, tu peux parler à une allure normale.

- Fais gaffe Mike, la nouvelle n'a pas l'air commode. Dis celle que j'identifiais comme Lauren.

Je lui lançais un regard de travers. Celle là, elle n'allait pas me plaire, j'en étais sûre. Elle devait certainement faire partit des personnes qu'Angela ne considérait pas comme ses amis.

- Ok. Alors je recommence à une allure normale, reprit Mike. La France doit être un pays trop cool. J'aimerais bien aller à Paris un jour.

- Effectivement c'est un pays magnifique et Paris est une ville magique.

- Vu que t'as l'air d'aimer ton pays, pourquoi t'es venue te perdre ici ? C'était encore cette Lauren. Vraiment, je n'allais pas l'aimer cette fille. Apparemment Angela ne l'aimait non plus car elle prit ma défense sur un ton légèrement agressif :

- Ça ne te regarde pas Lauren. Et puis on ne t'a pas demandé ton avis.

- C'est bon t'énerve pas. Je l'ai pas agressée.

- C'est rien. Pour faire court, toutes les personnes de ma famille en France sont mortes, je n'ai plus que ma tante qui vit ici. Étant donné que je suis mineure et que l'État Français n'a pas voulu m'émanciper, je n'ai eu d'autres choix que de venir vivre ici.

Je n'avais pas particulièrement envie de raconter ma vie à cette fille mais je ne voulais pas être une source d'ennui pour Angela. Elle avait été si gentille avec moi, je lui devais bien ça.

- Désolée, murmura Lauren.

Je n'avais pas envie que l'on s'étale plus sur ma vie, je décidais donc de changer de sujet.

- Alors, est-ce qu'il y a des choses sympas à faire par ici ?

Ils me regardaient tous avec un air ébahit.

- Quoi ? J'ai dis une bêtise ?

J'avais certainement fait une erreur de prononciation et ils avaient compris autre chose que ce que je voulais dire.

- Non, me dit Angela. C'est juste que dans la région, il n'y a rien de très intéressant à faire.

- Oh !

- Les choses que nous pouvons faire en dehors du lycée, c'est se balader sur la plage de la Push et parfois y faire du surf quand il y a de bonnes vagues. Sinon, il faut aller jusqu'à Port Angeles pour aller au cinéma, au restaurant ou faire un peu de shopping.

D'accord, il n'y avait donc pas beaucoup d'activités à faire dans cette ville. Tant pis, je m'occuperais en écrivant de nouveaux morceaux pour mon prochain album et en lisant. Car j'adorais lire mais, avant je n'avais pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture. Maintenant j'allais en avoir un peu plus.

Le déjeuner se termina sur tout un tas de question qui me furent posées sur la France, essentiellement par ce Mike. Il avait l'air sympa. Il était blond et avait de bonnes joues. Mais j'avais l'impression que je lui plaisais et qu'il essayait tant bien que mal de me draguer. Mais il n'était pas du tout mon genre. Et de toute façon je ne voulais pas avoir de relation amoureuse. A quoi bon cela servirait-il ? Je ne voulais pas rester vivre ici, avoir un copain nous ferait souffrir le jour où je rentrerais chez moi. Jessica avait parlé du fait qu'elle adorerait aller faire du shopping à Paris. Très peu pour moi. Lauren n'avait plus ouvert la bouche, ce qui n'était pas pour me déplaire. Quand à Tyler et Eric, ils n'avaient pas réussis à me parler beaucoup, étant trop accaparée par Mike. J'allais devoir un jour ou l'autre mettre les points sur les « i » avec lui, afin qu'il ne se fasse pas de fausses idées.

La sonnerie de reprise des cours de l'après midi retentit. J'avais biologie. Je me dirigeais donc vers ma salle. Ce cours là ne me dérangeait pas. J'étais bonne élève dans cette matière. Je me demandais si le déroulement du cours serait pareil qu'en France, avec des expériences, des TP (travaux pratiques) et des exposés. Par contre j'avais encore du mal avec le fait de ne pas partager toujours la même classe composée des mêmes élèves. J'arrivais à retrouver certains élèves d'une classe à l'autre mais ce n'était jamais la même au complet. Je devais arrêter de repenser toujours à la France, elle me manquait bien assez sans cela, mais je n'arrivais pas à m'empêcher de faire des comparaisons.

C'est plongée dans mes pensées que j'entrais dans la salle de biologie. Ça ressemblait à mon ancien lycée. Il y avait des paillasses blanches avec du matériel déposé dessus comme un microscope, des lamelles et autres objets que je ne distinguais pas bien de là où j'étais. Je me trouvais à côté du bureau du prof, attendant qu'il signe ma feuille. Je levais les yeux des paillasses afin de pouvoir voir où j'allais m'asseoir. Il n'y avait qu'une seule place de libre. Et... elle était juste à côté d'Edward.


Et voilà.

J'espère que ça vous a plus.

Je posterais le prochain chapitre à la fin de la semaine, si tout va bien.

Mais si vous voulez que je le mette plus tôt, il faut me le dire, alors une petite review siou plait.

Votre dévouée auteure.

Kiki