Chapitre 3 : Un toucher traître.
Précédemment : Devant le silence éloquent de Jim, le docteur comprit et il écarquilla les yeux.
-Sur les 400 membres qui constituent l'équipage tu as dû tomber sur le plus inaccessible !
Coefficient espace-temps : 71723.4
Jim retourna dans ses quartiers. La discussion qu'il venait d'avoir avec McCoy avait permis de lui remettre ses idées en place. Grâce à cela, il se sentait plus calme, plus serein et il était sûr de ce qu'il allait faire. Il s'était convenu de ne rien dire à Spock, sachant que ce dernier était très pudique lorsqu'il s'agissait de sentiments. Il ne ferait donc rien qui puisse mettre en puéril, la belle amitié qu'il entretenait avec Spock, même si cela lui demanderait de contrôler continuellement ce qu'il faisait ou disait.
Il rentra dans ses quartiers et permit de souffler un peu. Il ne lui restait à peine une heure avant de reprendre son quart. Il décida donc de prendre une douche afin de se rafraichir et de se rendre plus présentable lorsqu'il se rendrait sur la Passerelle. Il se déshabilla, rentra dans la douche et l'alluma. Il laissa l'eau chaude couler le long de son corps, détendant ses muscles engourdis et tendus par des heures interminables passées assis sur sa chaise de Capitaine. Il ne put empêcher ses pensées de dévier vers Spock, ses lèvres, ses oreilles, ses cheveux toujours impeccablement coiffés. Jim se mit une grande claque mentale. Il devait arrêter de penser à de telles choses, surtout si cela concernait son ami. Des fourmillements dans son bas-ventre le tirèrent de ses rêveries. Voilà à quoi le menaient de telles pensées. Il activa l'eau froide afin de faire disparaître son léger problème. Jim resta longuement dans la douche et lorsque ses ardeurs se calmèrent, il sortit, se sécha et sélectionna un nouvel uniforme au réplicateur, qu'il enfila prestement.
Ensuite, il s'installa à son bureau pour consulter les données que recevait l'Enterprise de la planète Altaïr III. Bien que celles-ci soient affreusement ennuyantes, il lui était indispensable de les consulter afin de prévenir de toutes éventualités s'il voulait se rendre sur la planète. Et le plus tôt possible serait le mieux. Un peu de divertissement durant ce voyage ennuyeux ne serait pas du luxe. Jim était tellement plongé dans la consultation des données qu'il ne vit pas le temps passer. C'est donc en quatrième vitesse qu'il se rendit sur la passerelle lorsqu'il remarqua que son quart avait déjà débuté depuis 5 bonnes minutes.
Jim marchait d'un pas rapide vers le Turboflit tout en consultant son PADD sur lesquels il choisissait les membres de l'équipage qui l'accompagnerait sur Altaïr, en fonction de leurs compétences. Spock, en premier officier scientifique, serait de la partie ainsi que Uhura en tant que lieutenant de communications leur serait indispensable s'ils croisaient un groupe d'indigènes. Selon les données qu'il avait consultées un peu plus tôt sur la planète, il y avait présence de vies. Quelques sédentaires, vivants par groupes isolés les uns des autres étaient répartis un peu partout sur la surface de la planète. Jim et son équipe ne devaient en aucun cas les croiser. Ils descendraient, dans un milieu inhabité, que pour analyser certains échantillons, rien de plus.
Jim était tellement plongé dans la contemplation de son PADD qu'il ne fit pas attention lorsqu'il entra dans le Turboflit. Il percuta quelqu'un et faillit tomber en arrière. Mais une main chaude le rattrapa avant qu'il ne touche le sol. Jim leva les yeux et croisa ceux de Spock.
- Merci Spock. Sans vous je….
Mais Spock lâcha la main de Jim, comme si celle-ci était devenue subitement brûlante. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise et sa bouche s'entrouvrit brusquement. Le haut de ses pommettes et les bouts de ses oreilles verdirent violemment. Jamais Jim n'avait vu un sentiment franchir le masque impassible de son visage. D'habitude seuls les yeux du Vulcain exprimaient des émotions. Et encore fallait-il s'y habituer. Seul Jim, accoutumé à côtoyer le Vulcain en dehors du cadre professionnel, avait appris à définir les expressions du Vulcain. Et il comprit. Spock venait d'entrapercevoir, dans son esprit, l'amour que lui accordait Jim. A cette pensée Jim se raidit, son cœur se mit à battre à une vitesse folle, son sang monta à sa figure, ses tempes battirent douloureusement et une boule se forma dans son ventre.
- Spock, je…
- Excusez-moi Capitaine, des travaux m'attendent dans le laboratoire fit le Vulcain.
Il se retourna et partit d'un pas rapide. Jim n'avait pas le courage de l'arrêter et de s'expliquer. C'était au-dessus de ses forces. Il fallait laisser le temps au Vulcain de digérer cette information. Il regarda donc son ami, qui essayait de ne pas fuir en courant, se diriger vers les laboratoires. Jim s'en voulut à lui-même de ne pas pouvoir contrôler ses pensées. Et à cause de cela, il venait de briser la parfaite amitié qu'il vivait avec Spock.
Qu'ai-je fais ? pensa Jim. Comment pourrais-je réparer ce qui vient de se passer ? Acceptera-t-il de me reparler un jour ? Resterons-nous toujours amis ou cela changera-t-il tout entre nous ? Et s'il décidait de quitter l'Enterprise pour retourner sur Vulcain, que deviendrais-je ? Que deviendra l'Enterprise sans lui ?
C'est le cœur en miette, le moral au plus bas et des questions irrésolues et angoissantes que Jim entra dans le Turboflit afin de commencer son quart qui allait s'avérer long et ennuyeux.
Suite…..
Voilà déjà la fin du troisième chapitre. Le quatrième s'avère un peu plus long, il sera donc publié dans deux voir trois semaines(en fonction du travail que j'ai à fournir pour l'école). Les sentiments de Jim envers Spock vont évoluer… Mais je ne vous en dis pas plus, gardons une part de mystère.
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires.
Bisous
