Me revoilà après une longue absence, je m'en excuse. Voici le chapitre deux rien que pour vous!
Rencontre surprise!
PoV James Potter
J'attendais depuis déjà dix bonnes minutes sur le quai à côté de ma mère qui me faisais ses habituelles recommandations de dernière minute que je n'écoutais pas et j'observais les élèves qui arrivaient tout en répondant à ceux qui me saluaient, et oui, c'est ça la popularité ! J'aperçus alors un jeune homme aux cheveux bruns et longs un peu plus loin qui avançait à grands pas en trainant sa grosse valise, Sirius. Il avait dû semer sa cerbère de mère. J'en informais la mienne rapidement avant de partir le rejoindre. Il me vit et se précipita vers moi en laissant tomber sa valise sur le sol. Il sourit de toutes ses dents et ouvrit grand les bras.
-Jamesie! Mon chou, qu'est-ce que tu m'as manqué!
-A moi aussi Sirichéri! Qu'est-ce que c'est long deux semaines sans voir ta superbe frimousse! J'étais affreusement impatient de te retrouver mon chéri!, dis-je en entrant dans son jeux sans problème sous les rires des quelques élèves qui passaient devant nous.
Il me fit un moue et m'envoya un baiser, nous continuâmes sur notre lancée sous le regard mi-amusé, mi-exaspéré de ma mère qui commençait à avoir l'habitude au bout de cinq ans. Au bout d'un petit moment cependant, nous arrêtâmes et Sirius se mit à chercher sur le quai nos deux amis qui brillaient par leur retard en ignorant avec une hautaine indifférence les filles qui gloussaient et se pâmaient en le voyant. Je me retournais vers ma mère et lui signala qu'elle pouvais maintenant me laisser entre les mains de Sirius qui se ferait un plaisir de bien s'occuper de moi.
-C'est bien ce qui m'inquiète James, dit-elle avec un visage soucieux, je pus quand même voir la lueur de malice dans ses yeux. Je compte sur toi pour être sage, ne pas faire trop de bêtise avec tes amis, bien travailler toutes tes matières, n'oublie pas qu'il y a les BUSE à la fin de l'année. Je n'aimerais pas avoir une correspondance trop régulière avec le professeur McGonagald cette année...
Je pris alors mon air sérieux et lui assurai que je ferais des efforts. Elle eut l'air sceptique mais n'ajouta rien. Elle salua Sirius, nous souhaita une bonne année et s'éclipsa. Je me retournais vers mon meilleur ami et me rendis compte qu'il n'arrêtais pas de me donner des coup de coude dans les côtes depuis tout à l'heure. Je lui lançais un regard interrogatif et il me désigna les deux silhouettes solitaires de Remus et Peter un peu plus loin. Un sourire malicieux se dessina sur son visage et nous nous comprîmes sans un mot. Nous les contournâmes discrètement - enfin, aussi discrètement qu'il était possible avec toutes les groupies qui nous tournaient autour – et je m'exclamai:
-Salut les gars! Vous cherchez quelqu'un?
Peter sursauta mais Remus se retourna avec un grand sourire, que nous lui rendions. Peter nous regardais avec une mine stupéfaite et finis par sourire lui aussi. Ils nous saluèrent et nous discutâmes de tout et de rien jusqu'au moment où Remus nous signala qu'il fallait monter dans le train, toujours aussi stressé celui-là. Nous lui obéîmes cependant en trainant nos lourdes valises derrière nous. Nous cherchions un compartiment et je nous en trouvais un vide au moment où le train se mit en marche. Nous entrâmes de rigolant aux éternelles blagues de Sirius, son rire faisait penser à un aboiement de chien. Je souris en repensant à son animagus. Remus n'était pas encore au courant et Peter n'avait réussi que cet été sa première transformation, il était resté mystérieux sur l'animal dont il prenait la forme. De toute façon nous le saurions bientôt.
Je vis Remus se raidir tout un coup mais n'y fis pas plus attention que ça jusqu'à ce qu'il attrape un pigeon qui était sur le porte-bagages. Nous le regardâmes avec surprise. L'oiseau ne semblait pas super content, je dirais même qu'il nous lançais des regards meurtriers. Je dois avouer que je doutais sur ce dernier point car il ne me semblait pas qu'un pigeon puisse être assez intelligent pour avoir des envies de meurtres. A moins que je sois tout d'un coup sujet aux hallucinations, ce dont je doutais tout autant.
-Bah dis donc! C'est la première fois que je vois un pigeon dans le train, s'exclama Sirius.
Tout à fait, il vient de dire ce que nous pensions tous. Et Remus fut d'accord, je lui demandais alors s'il pouvait être un mouchard des Serpentards. Ce ne serait pas la première fois, ils nous ont déjà fait le coup l'année dernière et avaient ainsi fait rater une super blague que nous destinions au concierge de l'école. Bon pas dans le train et je ne sais pas comment ils auraient fait pour savoir où nous allions nous installer mais on n'était jamais trop prudent...
En plus nous avons un détecteur de mouchards : j'ai nommé Remus Lupin, loup-garou à ses heures. Sauf qu'il n'eut même pas le temps de me répondre car le pigeon se mis à enfler, il le lâcha et s'éloigna en attrapant Sirius par le col de sa robe au passage pendant que j'en faisais autant avec Peter. Nous regardâmes horrifiés le pigeon, bien qu'il ne ressemblait plus du tout à un pigeon maintenant mais plutôt à une grande panthère noire au poil hérissé. Elle gronda et nous reculâmes d'un pas. Elle s'arrêta et nous jeta un regard bizarre que j'identifiais comme exaspéré, si tant est qu'une panthère puisse être exaspérée, mais après tout j'ai sous-estimé le pigeon aussi. Elle ferma les yeux et deux secondes plus tard et quelques exclamations de surprise de notre côté nous nous retrouvâmes devant une magnifique jeune fille de notre âge à peu près. Elle avait les yeux d'un vert émeraude encore plus brillant que ceux de Ma chère Lily – je veux bien sûr parler de Lily Evans, l'amour de ma vie, le jour où elle s'en sera rendue compte - et des cheveux lisses d'un noir de jais avec des reflet bleuté qui lui descendaient jusqu'à la taille. Ses trais étaient fins et délicats, elle avait un petit nez retroussé et nous vîmes ses dents blanches et régulières quand ses lèvres s'étirèrent en un petit sourire mi-amusé, mi-gêné.
- Salut la compagnie ! Je suis désolée mais j'ai pas trop apprécié de me retrouver entre des mains inconnues donc...
Elle soupira et ajouta:
- Bon aller c'est pas comme si vous n'aviez pas l'habitude de voir une bête féroce non ?
A la réflexion, non, nous n'avions pas l'habitude de voir des bêtes féroces. Et d'où elle sortait ça cette fille d'abord? D'ailleurs elle eut soudain un petit éclat de compréhension dans les yeux et sembla être un peu gênée, je me décidai de casser la glace et d'essayer d'en apprendre un peu plus sur cette jolie demoiselle autant pour moi que pour Sirius qui semblait ne pas vouloir la lâcher des yeux. Je crois qu'il aime les filles dangereuses, et si celle-là l'était pas je sais pas ce qu'elle est. Je pris le risque de lui demander son nom et elle me répondit poliment – avec cette bonne humeur étrange pour la situation – qu'elle s'appelait Mia Kinks avant de nous demander nos propres noms. Nous lui répondîmes doucement – Sirius ne manqua pas cette occasion de faire son intéressant.
- Enchantée, je suis désolée de vous avoir fait peur mais je ne me contrôlais pas tout à fait...
Ne se contrôlait pas ? De quoi parlait-elle ? Ah, sûrement de ses transformations... Par Merlin, mais c'est vachement dangereux alors ! Qu'est-ce qu'elle fait en liberté ? Et puis, elle doit avoir notre âge... Je ne me rappelle pas l'avoir déjà vue à Poudlard, et pourtant une beauté pareille on l'aurais quand même remarquée ! Je voulus lui demander d'où elle venait mais aucun sons n'avais la décence de sortir de ma pauvre bouche. Elle eut l'air encore plus amusée et me voyant. Sirius prit les choses en main.
-Dois-je en déduire que nous n'avons pas affaire à une Serpentard et qu'en plus tu avais aussi peur de nous que nous de toi ?
Qu'est ce qu'il allait lui raconter ? Nous n'avions pas eu peur ! Quel idiot ! Gryffondor était notre maison...
-Exactement, enfin je n'ai pas vraiment eu...
-D'accord ! Et d'abord nous n'avions pas peur Sirius ! L'interrompis-je, puis j'enchainai. Alors de quelle maison viens-tu si se n'est pas indiscret ? Sauf si tu ne viens pas de Poudlard ? Attends, non c'est sûr et certain que tu ne viens pas de Poudlard sinon tu nous connaîtrais déjà ! Tout le monde rêve de nous au collège, enfin surtout les filles !
Elle eut l'air offensée et indignée, je ne compris pas pourquoi.
- Ravie de savoir que vous êtes connus mes chers mais effectivement je ne viens pas de Poudlard ni même du monde sorcier à proprement parler et je ne sais pas comment j'ai fait pour me retrouver dans ce train mais il serait peut-être bien pour moi d'y aller. Oh ! Et vous pouvez vous rasseoir vous savez je ne risque plus de vous sauter dessus maintenant, Pettigrow je crois que tu n'as pas à avoir peur sauf s'il te prenait l'envie de m'embêter. Et pour terminer je suis encore désolée de m'être invitée comme ça et de m'être transformée !
Elle avait tout lâché d'un coup. C'était plutôt marrant malgré le ton ironique du début. Résultat nous éclatâmes tous de rire et nous nous laissâmes tomber sur la banquette en lui faisant remarqué à l'unanimité que nous n'avions jamais rencontré de personnes comme elle. Bien sûr, Remus mit le point sur le truc qui nous gênait tous soit : sa non connaissance du monde magique selon ses dires.
-Je n'ai pas dis que je ne connaissais rien au monde magique à proprement parler, rétorqua-t-elle, sèchement.
Elle ajouta une petite phrase méchante selon laquelle, contrairement à ce que nous venions d'affirmer, nous avions eu peur, sauf Rémus le brave notre héros préféré. Malgré tout, elle marqua un point et nous en mit un bon coup à la fierté, nous échangeâmes un regard dépité très discrètement, enfin je crois.
Et là je vis une lueur de tristesse dans ses yeux, je ne compris pas pourquoi mais je n'avais pas envie de la voir triste, je lançais un coup d'œil aux trois autres, ils semblaient l'avoir vue aussi. Elle s'empara soudain d'une petite valise posée sur le porte bagages et s'apprêtait à partir quand Remus la retint doucement. Nous nous étions levés prêt à la retenir nous aussi, on allais pas la lâcher en plein trajet! Remus lui fis remarquer certaines petites choses logiques que nous approuvèrent et elle répliqua sèchement avec un regard dur:
-Lâche-moi.
-Non.
Je trouvais quand même le courage de Remus impressionnant face à cette fille, mais moi je ne suis pas un loup-garous remarque... Il la défiait presque et mine de rien, elle était impressionnante, un regard vraiment incroyable, je n'aurais pas réussit à être aussi stoïque que notre Remus. Elle changea d'attitude du tout au tout, nous prenant au dépourvu.
-Lâche moi p'tit loup, dit-elle avec un regard langoureux.
Mais d'où est-ce qu'elle sait ça, elle? Cette fille venait de taper dans le mile, je vis Remus se raidir et la relâcher, d'un même mouvement moi et Sirius lui barrâmes le passage vers la porte du compartiment. Pendant ce temps Peter s'était rapproché de notre loup adoré. Elle sembla nous détailler, jeta un regard vers la fenêtre mais les deux autres lui barraient le passage. Elle siffla et s'avoua vaincue. Nous soupirâmes de soulagement, que d'aventures dans le train cette année! Et que d'étrangetés ! Je n'avais pas l'habitude de dire ça mais j'allais faire une petite visite au bouquin qui nous avait aidé à devenir animagis pour savoir ce qu'est son pouvoir.
Tout le reste du voyage se passa dans le calme. Vers midi Remus se souvint qu'il était préfet et qu'il devait patrouiller en plus du fait qu'il avait raté la réunion. Il se précipita hors de notre compartiment et ne revint que trois heures plus tard en nous informant que Lily allait nous tenir à l'œil cette année car elle n'était pas contente que l'on empêche Remus de faire son travail. Sirius et moi comprîmes qu'elle aussi était préfète, cela ne m'étonna pas plus que ça. Mia ne bougea pas de tout le voyage, elle semblait plongée dans ses pensées profondes et pas forcément très joyeuses rien qu'à voir son regard. Mia... Je l'appelais déjà par son prénom. C'était bizarre mais j'avais l'impression d'avoir déjà entendu son nom quelque part... Kinks...
Aucun Serpentard ne vint nous pourrir le voyage, heureusement pour eux d'ailleurs car nous avions dans nos poches de quoi leur faire regretter leur entrée. Nous arrivâmes tranquillement à la gare. Au moment où Peter ouvrit la porte du compartiment, je me retournai pour voir un superbe hibou aux couleurs du soleil couchant s'envoler avec une valise, me passer au-dessus de la tête et sortir du train. J'espérais que nous la reverrions, mine de rien.
