Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent toujours pas...

Note : Vraiment VRAIMENT Désolé pour cette attente. En cour de correction. (J'ai honte de mes fautes...) Première correction publié ! Je prendrais plus le temps pour une plus approfondie.

Merci pour vos reviews. Ça me fait énormément plaisir !


Chapitre 2 : Découverte

« Oï Nagisa ! C'est à ton tour de jouer ! »

L'azuré, jusqu'alors perdu dans ses pensées, les yeux rivés vers un extérieur dont il n'avait pas eu l'accès depuis bien longtemps, tourna la tête vers les cinq dés présents en face de lui. Il les saisi, mollement, et les lança avant de constater le résultat, souriant.

« Full ! En un coup !

- Fiouu.. Moi j'arrête de jouer avec lui. C'est toujours la même chose. Il a trop de chance. »

Il était vrai qu'au jeu de Yams qui, pour faire court, ressemble à un jeu de poker avec des dés, il gagnait souvent. Pourtant, il ne sentait pas "chanceux" en vue de l'endroit où il se trouvait. Ça faisait 3 ans maintenant qu'il était enfermé dans cette partie du bâtiment. Ne voyant que des blocs opératoires et sa chambre qu'il partageait désormais avec un autre jeune d'à peu près son âge. Il en avait oublié la sensation du vent dans ses cheveux, l'odeur d'un bon repas ou même le doux son du rire d'un ami. Bien qu'il n'était pas vraiment bronzé de base, l'absence de soleil sur sa peau l'avait rendu très pâle. Limite cadavérique. Ses cheveux avaient beaucoup poussé, le coiffeur étant un luxe qu'il ne pouvait plus se permettre, et lui arrivaient en bas du dos. Il les attachait en chignon. Lui ôtant tout côté virile qu'il aurait pu avoir. Lui qui avait tant désiré avoir les cheveux courts... Il n'avait pas grandi. Ou alors ça devait se compter en millimètre. Sa croissance aillant énormément ralentit depuis qu'il était une goule.
D'ailleurs, Nagisa ne savait pas grand chose de son espèce. Il était loin de se douter la puissance que renfermait son corps, ni même qu'il se nourrissait quotidiennement et exclusivement de cadavres humains. Pour excuse, on avait dit à Nagisa, que pour les recherches, il avait besoin d'un régime ultra protéiné. Le Bleuté c'était contenté de cette réponse. Ne se posant pas plus de question sur la provenance de la viande.

Les premiers temps avaient été difficile pour Nagisa. Autant physiquement que mentalement. Les expériences qu'avait mené Gakuhô Asano sur son corps, avaient était atroces. On l'avait brûlé, mutilé, démembré, placé dans des températures extrêmes, privé de ses sens... Il ne comptait même plus le nombre de fois où il avait supplié qu'on l'achève, tant la douleur lui était insoutenable. Il en avait même fini par oublier son nom.

Puis, au fur et à mesure que les mois passèrent, la douleur physique s'estompa peu à peu jusqu'à disparaître, de même que les troubles psychiques. Il reprit doucement ses esprits, trouvant la force de se battre, déterminé à surmonter tout ça jusqu'à trouver un moyen de sortir de là. Quand il se sentait repartir, pour ne pas perdre la tête, il énonçait les noms de tous ses anciens camarades de classe. Autant de fois que nécessaire. Cette technique fonctionnait plutôt bien.
Puis, après deux années de solitude, d'autres jeunes, sûrement arrachés à leurs familles et amis également, arrivèrent au laboratoire. Nagisa se sentait heureux de pouvoir communiquer avec d'autres personnes. Même s'il avait conscience qu'ils allaient, plus ou moins, subir le même sort que lui. Ils étaient au nombre de quinze. Nagisa compris. Il avait cependant vu une cinquantaine de jeunes passer. Beaucoup d'entre eux succombaient, des suites d'une expérience raté. Sans compter qu'Asano père faisait exécuter toute nouvelle goule. Le Bleuté lui était bien suffisant. Dès que l'un mourait, il était remplacé dans les jours qui suivait.

La partie de dés arriva à son terme. Nul besoin de calculer les points pour deviner qui gagnait haut la main. Depuis qu'ils étaient plusieurs, Gakuhô avait autorisé un petit temps de distraction avant de manger. Ils avaient le choix entre jeux de sociétés ou lecture.

Un bruit de clef interpella le petit groupe qui se tourna vers la porte où Igor fît son apparition.

« Aller, en ligne et tous au réfectoire »

Ils s'exécutèrent. Tous en file Indienne, direction une salle d'opération aménagé provisoirement en cantine. En chemin, quelque chose attira Nagisa. Le bureau d'Asano avait la porte grande ouverte et, sur la table, on pouvait apercevoir un dossier portant le Numéro 32. Son numéro de matricule. Ce dossier renfermait donc toutes les informations à son sujet. Empris d'une violente curiosité, il s'éclipsa de la file et se faufila dans le bureau, s'y enfermant. Il feuilleta rapidement les pages, lisant en diagonale, ne comprenant pas la moitié de se qui était écrit. Le jargon médical lui étant inconnu. Il reconnut cependant quelques mots qu'il avait déjà entendu à son sujet. Du genre : œil écarlate, kagune, cellule RC ou bien borgne..
Il bloqua sur la dernière page. Et ce qu'il lut lui glaça le sang.

"Le sujet 32 est nourrit 3 fois par jour de 300 grammes de viande humaine. Ce qui fait approximativement un cadavre d'homme par moi."

Est-ce vrai ? Il ne pouvait pas y croire.

Il referma rapidement le dossier, prit d'une panique qui lui bloqua la respiration.

« Il faut que je sorte d'ici. »

Nagisa quitta le bureau et traversa le long couloir, essayant bêtement d'ouvrir toutes les portes, espérant tombé sur une qui mènera à sa liberté. Toutes étaient bien-sûr, fermées à clef. Mais arrivé au coin le plus reculé du bâtiment, il abaissa la poignet de la dernière porte qui s'ouvra avec sucées. Il stoppa net. Hésitant d'aller plus loin. La température était vraiment très basse ici. Il finit par entrer, doucement, et tomba directement sur de nombreux cadavres, encrohés et suspendu la tête vers le sol. Une chambre froide. Sur le côté, étaient placés des corps démembrés. Les autres parties déjà transformées en steak.

Les yeux de Nagisa se remplirent de larmes. Non pas parce que c'était un bon nombre de ses camarades de laboratoire qui étaient là. Mais parce son estomac se mit à se tordre sous les crampes tant l'odeur de la mort lui donnait faim. Il s'effondra, genoux au sol, en pleure, retenant ses pulsions animales lui dictant de tout dévorer. C'est donc ce qu'il était devenu.

Derrière le bleuté, Gakûho Asano fît son apparition entourée de plusieurs de ses sbires armés. Impassible.

« Que fais-tu là Nagisa ? Cet endroit t'es interdit. Et tout le monde t'attend pour manger.

- Manger ?.. MANGER ? Comment pouvez-vous dire ça sur un ton aussi neutre ? Allez-vous faire foutre. »

Nagisa était fou de rage. Il se sentait tellement stupide de ne rien avoir remarqué avant.

« Allons, cesse de faire l'enfant ! Tu as besoin de te nourrir.

-Hors de question. Je préfère encore mourir. »

Gakuhô se pinça l'arête du nez, agacé. Il n'avait pas la patience de faire face à un autre adolescent en crise. Son fils l'ennuyait assez.

« Très bien. Tu veux mourir de faim ? Soit. Je vais accéder à ta demande. »

Il se tourna vers ses sbires.

« Attrapez le ! »

Obéissants,ses employés se rapprochèrent de la goule, méfiants. Nagisa recula, tout aussi méfiant qu'eux.

« Ne me touchez pas ! »

Sur le cou de l'émotion, son œil vira à l'écarlate, pour la première fois depuis 3 ans. Il tomba en avant, ce retenant pour ne pas totalement s'affaler sur le sol, du à une sensation étrange. Il sentit quelque chose de bouillant, parcourir ses veines et voulant s'échapper de son corps. Quand huit longues pattes d'une couleur saphir, fines et pointus, semblables à celles d'une araignée, sortirent du milieu de son dos. Elles dansèrent au-dessus de lui dans un rythme déchaîné.
Pour la première foi, on aurait presque pu distinguer de la peur dans le regard de Gakuhô.

« Stop ! Ne faites plus un geste ! » ordonna t-il

La goule se releva, sereine. Les traits de son visage s'étaient transformés et sa personnalité changée. Il affichait un sourire sadique et sa posture était bestiale. Puis, sans que personne ne puisse percuter le moindre mouvement, il étira l'une de ses pattes et empala avec, l'homme se trouvant le plus proche de lui. Tous, autour de la goule perdirent leurs sangs froids, pointant leurs armes à feu en sa direction.

« NON ! Ne le tuez pas. Pas avant d'avoir essayé de le neutraliser. Profitez du spectacle. Son Kagune est magnifique. Quelle puissance !

Les sbires d'Asano se regardèrent entre eux, septique. Personne ne voulait finir comme leur collègue aux tripes à l'air.
La goule ramena vers elle le cadavre fraîchement tué. Elle enfonça sa main dans la plaie du mort et la ressortit afin de se délecter de son sang. Elle lécha ses doigts avec sensualité et gourmandise. Sans l'image, les bruits de satisfaction qu'effectuait Nagisa feraient, sans aucun doute, penser à un acte sexuel.

« Quelle jouissance ! Ce met est délicieux. Tellement meilleur que la merde surgelée que vous osez me servir ! »

La créature était ravie. Enfin, elle commença à dévorer le corps. Les employés d'Asano profitèrent de ce moment d'inattention de la part de la goule pour l'immobiliser avec de grosses chaînes. Étonnamment, elle ne se débattit pas. Comme si elle savait que dans tous les cas, elle pourrait se défaire de ses chaînes à tout moment. On la traîna dans la pièce morbide ou elle s'était réveillée le premier jour puis, l'attacha contre le mur. Emprisonnée au niveau des chevilles, des poignets et de la gorge. Ses pieds touchant à peine le sol.
Gakuhô s'approcha d'elle, stoïque, et une foi son visage proche du sien. Il répliqua :

« Tu as tué un de mes employé. Je ne laisserais pas passer ça. »

Toujours le sourire collé aux lèvres, la goule profita de cette extrémité pour lui cracher le peu de sang qui lui restait dans la bouche, au milieu de son visage. Gakuhô se recula et sorti un mouchoir en tissu de sa poche, avec élégance et s'essuya. Puis, il tourna les talons, verrouilla la porte, laissant la bête seule.


Bordel... Elle ne pouvait pas faire moins de bruit ? Karma était en compagnie d'une charmante jeune fille. Il l'avait déniché dans un bar. Elle était assise au comptoir, entourée d'un groupe de copines, vêtu d'une simple robe noire qui dessinait parfaitement les courbes de son corps. Son regard était communicatif et son sourire ravageur. De quoi attirer beaucoup d'hommes et attiser la jalousie de la plupart des femmes. Une pure beauté. Cependant, un détaille avait retenu l'attention de Karma, sa longue chevelure bleue azure.
Ça n'avait pas était bien difficile pour le jeune prodige de convoiter la belle. A vrai dire, c'était elle qui avait fait tout le boulot. Il lui avait suffi d'un seul regard et d'un léger sourire pour qu'elle abandonne son cercle d'amies en s'approchant de lui, féline et sûr d'elle.

«Vous avez les mains vident ? Laissez-moi vous payez un verre.»

Elle encra son regard aguicheur dans ceux de sa proie, posant sa main sur son torse.

«Voyons.. Quel genre de gentleman ferais-je si je me laissais inviter par une fille ? C'est moi qui offre !»

Il lui accorda un sourire des plus charmeur et la saisie par la taille, l'escortant jusqu'au comptoir. Tous deux savaient que le verre était pour la forme. Des préliminaires avant de passer aux choses sérieuses.
C'est comme ça qu'il se retrouva au beau milieu de la nuit, à essayait d'accéder discrètement à sa chambre. Vivant encore chez ses parents, il serait gênant de les réveiller. Malheureusement, partiellement éméchée, gloussant à tout va et marchant à pas lourd sur ses hauts talons, sa charmante conquête ne rendit pas la tâche facile.
Après avoir difficilement atteint la chambre, La belle n'attendit pas longtemps avant de sauter sur l'écarlate afin d'apprivoiser ses lèvres. Ce qui n'était pas du goût de Karma. Non. Karma Akabane n'embrassait pas. Trop intime. Il fronça les sourcils et dégagea cette bouche beaucoup trop dérangeante avant de la retourner dos à lui, lui enlevant toute occasion de recommencer. Il releva, de ses doigts agiles, le bas de sa robe, dévoilant le haut de ses cuisses et les effleurant sensuellement. Puis, il s'arrêta sur ses fesses, les tripotant machinalement. Enfin, il finit par retirer complètement le bout de tissu qui recouvrait encore le haut de son corps. Il lui restait uniquement sa petite culotte d'une fine dentelle blanche, que Karma ne prit pas le temps d'apprécier avant de lui enlever. Il poussa la demoiselle, sans délicatesse, sur son lit face contre le matelas. Il déboutonna son propre pantalon, baissa son caleçon et après quelques va et viens de sa main sur son attribut, le rendant plus ou moins dur, pénétra la femelle. Sans prendre en compte le désir de celle-ci. Ce qui n'avait pourtant pas l'air de la déranger outre mesure, en vue des grognements aigu qu'elle poussait. Nuisance sonore.
Il la baisa avec acharnement. Sans vraiment en prendre du plaisir. La jeune fille tourna sa tête, espérant un peu plus d'attention de la part de Karma qui n'avait pas vraiment l'envie d'accéder à sa demande.
Rien que voir son visage l'exaspérait. Dans un soupire de lassitude, il attrapa son crâne et plaqua la face de la fille sur l'oreiller. La seule chose qu'il désirait voir, qui le stimulait un tant soi peu, c'était ses cheveux bleus. Qu'il agrippa avec ferveur. Il ferma les yeux, essayant de faire marcher son imagination afin de s'exciter davantage mais la seule chose qui lui venu à l'esprit était le visage de Nagisa.
Nagisa...
Cette pensée le frustra plus encore et eu pour résultat de l'agacer.

«Putain ! Fais chier !»

Il se retira de la fille et s'allongea à ses côtés. Bien sûr, sans qu'il n'ait réussi à venir à bout.

«Qu'est ce qui se passe mon chou ?»

Elle avait prononcé ces mots d'un ton toujours aussi aguicheur tout en caressant affectueusement la joue du rouge. Mais l'entente de ce surnom ridicule l'irrita. Il dégagea violemment sa main.

«Rien. T'es juste mauvaise. Casse-toi.»

Les paroles de ce dernier la choquèrent. Elle le regarda avec stupeur.

«T'es pas sérieux là ?»

Cependant, l'expression de Karma prouvait qu'il était très sérieux. Vexée, La jeune fille se rhabilla en expresse et sorti de la chambre après avoir lancée un «Connard !» bien mérité.
Si ses parents n'avait pas entendu leurs entrés puis leurs étreintes, pour sûr qu'il y ait peu de chance qu'ils dormaient encore à point fermé.
Il culpabilisait légèrement d'avoir était aussi méchant avec cette fille qui semblait pourtant gentille. Ce n'était pas vraiment de sa faute à elle !

Trois ans... ça faisait trois fichus années que Karma n'avait pas eu de nouvelles de Nagisa. Trois ans qu'il se sentait vide et que le sexe lui semblait bien fade. Depuis cette fameuse soirée ambiguë, peu importe l'âge, la taille, la corpulence ou la beauté, il ne couchait qu'avec des filles au cheveux bleus. Et toujours de dos. Voir un autre visage que celui du bleuté le refroidissait directement.
Nagisa l'obsédait et ne pas savoir où il se trouvait le rendait complètement fou.
Au début, il avait cru que le silence radio de son ami venait probablement du fait qu'il lui en voulait pour son soudain rapprochement ou qu'il en était gêné. Dans les deux situations, il avait répété plusieurs discours dans sa tête pour quand Monsieur déciderait de refaire son apparition. Mais après plusieurs semaines, toujours rien. Jusqu'au jour où il reçut la visite de la police chez lui. Ces derniers interrogeaient un par un, les élèves de la classe E cherchant des informations sur la disparition de Nagisa. En effet, sa mère avait signalée son absence quelques jours plus tôt, affolée. Le jeune assassin n'était pas rentré chez lui depuis la mort de Mr Koro et Karma était la dernière personne à l'avoir vu. Cette nouvelle eu l'effet d'un coup de massue dans la tête du prodige. Si le bleuté n'était pas chez lui à bouder... Où était-il ?
Après ça, Karma ainsi que les anciens élèves au complet, s'était investis corps et âmes à la recherche de leur camarade. Mr Karasuma et Mademoiselle Irina avait annulés toutes missions du gouvernement pour se consacrer pleinement à aider leurs protégés. Mais après plusieurs mois, toujours aucune trace de Nagisa. Même Ritsu n'avait pas réussi à trouver la moindre piste. Quand la police conclut à une fugue, faute de preuves, ses amis ne tardèrent pas à parvenir à la même conclusion. « Il a dû partir pour devenir l'assassin qu'il était destiné à être.» Avait était la pensée générale. Mais dans ce cas-là, Karma ne comprenait pas pourquoi ce silence. Un appel, un message, un signe, n'importe quoi aurais était suffisant ! Au fil du temps Nagisa était tout simplement devenu une légende. Un souvenir lointain dont on se demande si ça à vraiment existé. Il était très douloureux pour l'écarlate de penser à Nagisa. Pourtant, pas un jour ne se passait sans qu'il hante son esprit. Jamais il n'aurait imaginé, trois ans auparavant, que l'absence du bleuté aurait un impact aussi énorme dans sa vie. Il se demandait sans cesse où il était, ce qu'il faisait, avec qui il parlait, s'il allait bien ou même si il mangeait à sa faim...
Dans un soupir de tristesse, Karma tourna la tête vers son radio-réveille qui affichait 06h10. Les cours commenceront dans deux heures. Ce n'était plus la peine d'essayer de dormir.


07H50, lycée Kunugigaoka. Karma venait de faire nuit blanche et, il aurait bien esquivé les cours tant il était fatigué. Cependant il ne voulait pas rater la moindre chance d'exploser Gakushû Asano à l'examen de fin d'année. Dans quelques semaines, commencera la première année de fac. Et même s'il allait être accepté dans toutes les universités les plus prestigieuses haut la main, il ne savait pas vers quelle filière se tourner. Politique ? Commerce ? Droit ? Finance ? Au fond, il avait tout simplement envie de retourner quelques années en arrière, ou chaque heure de cours semblait un véritable terrain de jeux.
Il alla aux toilettes, avant la première sonnerie, où il croisa Gakushû. Ce dernier essayer maladroitement, de camoufler un hématome qui lui prenait une bonne partie du visage, à l'aide d'un fond de teins, beaucoup trop claire pour sa peau.

« Papa chéri ta encore cogné dessus ? »

Sans lui accorder un regard, Asano répliqua :

« Mêle-toi de se qui te regarde. Abruti. »

Le voyant galérer à essayer de cacher une plaie au coin de sa lèvre, Karma esquissa un sourire, moqueur.

« Tu devrais aller aux toilettes des filles. Leurs demander du rouge à lèvres.

-Ton humour faiblit Akabane. Serais-ce Nagisa qui est parti avec ? »

Au nom de son ami, le sourire de Karma s'estompa. Ennuyé, le roux sortit des toilettes, heurtant volontairement, l'épaule de son rival.
Il monta au dernier étage, où se trouve le bureau de son père et y entra.

A la vue de son fils qui entra sans prévenir, Gakuhô eu pour réflexe de rapidement fermer l'écran de son ordinateur portable. Ce qui intrigua Gakushû.

« Bon sang. On ne t'a jamais appris à frapper avant d'entrer ? Qu'est-ce que tu veux ? »

Sans quitter des yeux l'ordinateur de son père, il répliqua :

« Juste utiliser ta photocopieuse. La collective est en panne.

- Va s'y. Je dois sortir un moment. On se retrouve ce soir à la maison. »

Il se leva de sa chaise, prenant bien soin de récupérer son ordinateur. Ce qui n'était pas habituel. Le jeune génie soupçonnait qu'il cachait quelque chose. Ce que le directeur avait remarqué.

« Oublie pas de fermer la porte en sortant ! »

Et il disparut.

Après cette épisode, Gakushû passa la journée à imaginer ce que pouvait bien renfermer cet ordi, le déconcentrant pendant les heures de cours. S'il y avait bien une chose qu'il désirait plus que la place de numéro 1 national à l'examen de fin d'année, c'était bien de découvrir le point faible de son père. Arrivé le soir, le repas se passa en silence. Aucun des deux ne voulaient faire l'effort de rendre l'ambiance moins hostile. Après le dessert, Asano fils réintégra sa chambre. Attendant que son père aille dormir pour pouvoir fouiller dans son ordinateur. C'est vers 1h du matin qu'il passa à l'action. Il chercha dans toute les pièces de la maison. Le bureau de son père, le salon, la cuisine, il risqua même de chercher dans la chambre où il était endormi. C'est finalement dans le garage qu'il mit la main dessus.
Les fichiers ne contenaient rien de bien excitant. Emplois du temps, dossiers scolaires des élèves, résultats des examens, CV du personnel. Mais en persévérant un peu plus, il tomba sur un dossier "vidéo" protégé par un mot de passe. Ce qui le fît sourire. Aucun mot de passe ne résistait à Gakushû Asano ! Après plusieurs essais, il trouva le bon. Même pas besoin de le hacker. Les premières vidéos montraient des jeunes en train de dormir dans des chambres vraiment modestes. Inintéressant. Mais il se demandait qu'est-ce que ça foutait là. Était-ce en direct ? Il zappa à plusieurs reprises jusqu'à tomber sur une silhouette familière. Attaché en croix à un mur et semblant très affaiblit. Sa chevelure bleue azure était reconnaissable entre mille.

« Nagisa ?! »

Il mit sa mais sur sa bouche, abasourdit.

« C'est quoi ce putain de bordel ? »

Il continua sa recherche, son cœur battant à une vitesse folle par sa première découverte. La suite, il la regardait d'un seul œil, tant ce qu'il voyait le répugnait. Les vidéos enchaînaient de multiples expériences contre-étique sur le corps de jeunes cobayes endormis. Écœuré, angoissé et tremblant, il alla sur un fichier mis à part portant le nom de "sujet 32". Il lui fallut que quelques secondes pour refermer le média aussi sec. Nagisa.. Il ne s'était jamais vraiment intéressé à lui. Pour ne pas dire qu'il en a toujours eu rien à faire. Il était juste conscient de son existence. Élève insuffisant, discret, pour ce qu'il en savait avant son entré dans la classe E. Mais le voir ainsi, entaillé, sanglant, conscient et bien éveillé, entendre ses hurlements de détresses, imaginer son supplice... c'était trop dur. Gakushû resta quelques instants, les poings serrés, le regard vide, des larmes coulants de rage. Qu'est-ce que son père avait à voir avec tout ça ? Reprenant rapidement ses esprits, il prit le temps de vite recopié le dossier sur une clef USB et de remettre l'ordinateur à sa place.

Le soir suivant, il profita de l'absence de son père, qui dîner chez sa probable futur belle mère, pour fouiller la maison de fond en comble. A la recherche de plus d'information sur ce qu'il avait vu la veille. En prospectant dans une des poches de la veste de travaille de son père, il tomba sur un badge d'accès avec le nom de "Laboratoire RGGJ". Bingo. Il regarda rapidement l'emplacement sur la maps de son smartphone et appela un taxi.
Gakushû était vraiment stressé à l'idée de se jeter dans la gueule du loup. Si son père venait à apprendre ce qu'il était en train de faire. C'était plus qu'une correction qu'il allait recevoir. Mais il devait à tout prix savoir ce qu'il cachait exactement. Et sortir Nagisa de cet endroit. Devant l'entrée du labo, il se servit de son téléphone pour entrer dans le réseau de vidéo surveillance afin que les caméras passent les mêmes images en boucle. A l'aide du badge de son père il entra dans le bâtiment totalement désert et sombre. Par instinct ou par intelligence, il se dirigea directement vers les étages inférieurs. Des expériences illégales de ce genre, devaient forcément se produire au sous sol.
Arrivé au niveau le plus bas, il entra dans une salle qui donnait directement sur un long couloir. Dans le coin, un homme en blouse blanche roupillait bruyamment, assis sur sa chaise, pieds sur le bureau, trousseau de clefs à la main. Avec une extrême prudence, Gakushû retenu son souffle pour aller récupérer les clefs. Grande réussite. Une à une, il ouvra les portes prenant soins d'en louper aucune. Il y trouva pour la plupart, les mêmes jeunes en train de dormir que sur les vidéos de la veille.
Devant une porte beaucoup plus robuste que les autres, il entendit de légers murmures, à peine audibles. Il dût coller son oreille contre la porte pour en distinguer les mots.

« Itona Horibe... Hiro Maehara...Rio Nakamura... Sôsuke Sugaya... »

Les noms des anciens élèves de la classe E ?

« Yuma Isogai... Ritsu... Tomohito Sugino... Kirara Hazma...Yuzuki Fuwa.. »

La voix était douce, mais remplis de tristesse. Gakushû écouter la liste de nom se répéter. N'osant pas affronter ce qui se trouvait derrière.

« Taisei Yoshida... Kaede Kayano... Manami Okuda... »

Les murmures se stoppèrent quelques secondes et, comme si c'était beaucoup plus difficile à prononcer que le reste, la voix se brisa un peu plus.

« ...Karma Akabane... Meg Kataoka.. »

Asano ne tarda pas plus longtemps à ouvrir la porte. Ses mains tremblaient tellement qu'enfoncer la clef dans le verrou, n'avait pas était une chose facile. A peine avait-il entre ouvert, que les murmures s'arrêtèrent. La seule chose qu'il entendit d'abord, c'était les battements de son propre cœur. Il faisait totalement noir ici. En tapotant sur le mur, il accéda à la lumière. Même allumé, la luminosité restait très faible. Mais au moins, on y voyait quelque chose. Quand il put enfin constater ce qui se trouvait en face de lui, il se figea net.

« Oh mon dieu, Nagisa ! »

Ce dernier était vraiment en piteux état. Toujours enchaîné, sa peau et ses vêtements, s 'apparentant plus à un pyjama, étaient noirs de crasses. Les larges et épaisses menottes en aciers, lui rentrèrent dans la peau, laissant tomber en continue quelques gouttes de sang qui résonnèrent dans la pièce dès leurs impacts au sol. Gakushû se demanda même comment c'était possible qu'il puisse encore respirer avec un truc aussi serré autour du cou. Tout son poids était retenu par ses poignets et sa gorge. Une muselière de fer autour de la mâchoire.

Nagisa avait les yeux faiblement rivés vers l'intrus. Cependant, il ne semblait pas le reconnaître. Ou tout simplement pas le voir.

Après être resté un petit moment paralysé, Gakushû s'empressa vers le bleuté et lui retira la muselière.

« Je vais te faire sortir. T'en fais pas.. »

Proche.. Beaucoup trop proche... Tant pis pour lui. Gakushû eu à peine le temps de remarquer le léger sourire de sadisme que portait, ce qui ressemblait désormais, à une créature effrayante, que celle-ci lui avait arrachée un bon morceau d'épaule de ses canines et avaler sa chair.

« Putain de merde!. C'est quoi ça ?! »

Ca faisait déjà quelques semaines que la goule était affamé. D'où la muselière...


Fin de ce chapitre!