22/05/2016
Coucou hibou. J'ai été absente longtemps, loooongtemps et je le serais encore à l'avenir :je passe le bac en juin prochain. Je tiens à vous prévenir : le scénario de cette fanfiction, le plan et les personnages... tout est déjà rodé. Vous n'imaginez pas le taf que c'est de créer 35 personnes de toutes pièces, vu qu'on ne connait presque rien de la promotion de Ginny dans les livres. J'ai fait de mon mieux pour rendre le tout sinon cohérent, au moins crédible. Merci de votre attention, je laisse sa voix au chapitre. (Vous l'avez ?)
"Ma proposition va peut-être te paraître aberrante, jeune fille. Mais n'aurais-tu pas mieux fait de venir directement par cheminette?" interrogea Xenophilius d'un ton badin, alors qu'il croisait une Ginny rougissante, enroulée dans la serviette orange de sa fille.
En effet, Luna avait proposé à la jeune Gryffondor d'utiliser la salle de bains pour se remettre de ce qu'elle avait poétiquement nommé "sa séance de cardio dans les bois".
"Et je rentrerai chez moi nue comme un veracrasse?" S'était exclamée la plus petite.
Elle aurait pu, si Luna n'était pas aussi prévoyante. Ou plutôt si les Weasley n'étaient pas si tête-en-l'air.
"Tu as laissé ici un de tes uniformes de quiddich, il y a quelques temps déjà."
Ravie de pouvoir se rafraîchir, Ginny n'avait pas hésité une seconde de plus. Et Luna avait continué ce qu'elle avait commencé, c'est à dire cuisiner le goûter : une galette à la citrouille, un des plats dont Ginny raffolait. La Serdaigle espérait pouvoir lui en servir juste après une séance de sport, un jour.
Consciente d'avoir traîné tout l'après midi chez Luna et un peu gênée, Ginny avait quitté le foyer Lovegood en bafouillant ses au-revoirs du ton confus qui était le sien dans les moments de panique. Luna lui avait souri sereinement, et lui avait désigné les jumelles posées sur son étagère.
Au moment où sa vue était troublée par les cendres de la cheminée, la rousse acquis la certitude que Luna continuerait à en faire usage. Elle sentit ses joues se réchauffer en même temps qu'elle décollait en tourbillonnant, sa chevelure fauve dansant autour d'elle comme un halo.
Personne ne l'aborda frontalement de la soirée: même Fred et Georges étaient capables de tact et de prudence. Les tentatives conjointes de Molly, Charlie et Hermione pour réchauffer l'atmosphère ne suffirent pas à rapprocher une Ginny glaciale du jeune Potter. Le soir même, la benjamine fit semblant de dormir lorsque Bill remonta ses couvertures. Une fois la porte de sa chambre close, elle entendit la sonorité de la voix de Fleur s'enquir de son moral et les pas du couple s'éloigner vers leur propre lit, où gazouillait Victoire.
Elle se redressa, soupirant en pensant à sa belle-sœur: Fleur avait toujours été trop curieuse pour rester silencieuse et pas assez franche pour oser lui adresser directement la parole. Avec un petit peu de cynisme, elle songea que la nouvelle maman était sans doute trop épuisée pour parler à quiconque n'étant pas Bill.
À présent parfaitement éveillée, Ginny entreprit de s'occuper en écrivant une lettre à sa camarade de Gryffondor: Prima Gatling. Cette dernière était d'un naturel arrangeant et exubérant, qui donnait à la jeune Weasley de bonnes raisons de sourire. Lors de son dernier pli, Prima exprimait avec force de ponctuation son enthousiasme à l'idée de finir leur cycle à Poudlard.
"Tu te rappelles qu'à la même époque, l'année dernière nous craignions de ne pouvoir seulement rester en vie! Dire que depuis, nous avons organisé un réseau clandestin et résistant digne d'un film, changé deux fois d'équipe pédagogique pour cause de problèmes techniques et refait l'aménagement du parc du château..."
Un fin sourire se dessina sur le visage constellé de Ginny. C'était tellement typique de Prima: la jeune fille ne se concentrait jamais sur les points dramatiques en public, elle était beaucoup trop pudique. Elle s'était fabriquée une armure d'humour pour oublier ses cicatrices. C'était cette décence instinctive, cette volonté d'agir sans discourir sérieusement qui les avaient rapprochées au fil de leur scolarité. Depuis leur quatrième année et la menace d'Ombrage sur le château, Ginny pouvait affirmer être devenue son amie: si certaines relations sont menacées par les dangers extérieurs, d'autres s'en trouvent consolidées. Ça avait été le cas entre Prima et Ginny, mais aussi avec Harry...
D'habitude les pensées de ce type étaient fuies comme la peste par Ginevra, mais aujourd'hui elle laissait son remord s'étendre à la faveur de la nuit. Quand est-ce qu'elle avait cessé d'aimer Harry ? Quand avait elle découvert que la plus grande qualité qu'il possédait à ses yeux était la célébrité ? C'était une pensée durement humiliante: elle s'était inventé un amour en s'appuyant sur son adoration pour le jeune homme. Elle avait complètement instrumentalisé Harry, sans aucun doute possible. Et elle avait été malhonnête pendant beaucoup trop de temps. Même si il avait agi stupidement à la fin, Ginny n'était pas une blanche colombe dans cette affaire.
Elle devrait discuter avec lui, mettre les choses à plat, faire table rase sur le passé grâce à la force de l'honnêteté, et toutes les formules bateaux qui avaient jamais été prononcées.
On pouvait quand même assumer ses erreurs et essayer d'avancer, jugea Ginny en s'étirant sur son bureau. En jetant un coup d'œil à sa lettre encore vierge, elle fut lentement gagnée par une idée amusante. Elle n'allait pas seulement faire appel à Prima pour regagner son moral, elle allait employer les grands moyens : elle devait adresser une deuxième lettre, ce soir.
Sur le quai de King's Cross, la famille entière était réunie pour observer le dernier départ de la génération vers Poudlard. Selon Molly, on entendait à cent mètres à la ronde Hermione et Ron se disputer. Selon George, ils se disaient des adieux mièvres de passion entre deux regards rougis par le désespoir. La fin du spectacle était très prévisible : ils allaient tomber dans les bras de l'autre.
Ginny se pressait en poussant son chariot, aidée d'Harry qui faisait visiblement tout pour se faire pardonner.
"Je peux quand même porter ma valise, grogna t-elle entre deux secousses.
-Je veux juste te rendre service Gin... marmonna Harry. Je veux pas que tu gardes cette image de moi."
-L'image de quelqu'un qui ne respecte pas le refus de ses proches?"
C'était bas, mais elle en avait assez. Ça faisait cinq jours qu'Harry tentait de se rapprocher d'elle, mais elle avait fini par le trouver collant. De plus, elle ne doutait pas que le savon que lui avait passé sa fratrie y était pour quelque dans ce changement soudain. Molly avait confirmé cette dernière information : Harry avait été "mis à l'épreuve" par les Weasley. Ginny ne cherchait pas à connaître le pourquoi du comment pour l'instant. Elle voulait surtout entendre une véritable apologie, sincère et droite de la part de son ancien ami et petit-ami.
C'est pourquoi elle choisit la manière directe:elle saisit le jeune homme au col et le traîna dans un compartiment qu'elle verrouilla.
"Ginny?" l'exclamation de Harry s'étrangla au fond de sa gorge quand sa cadette sortit sa baguette et l'appuya assez fermement contre sa pomme d'Adam.
"Je vais obéir à ma morale et te laisser parler. Mais c'est bien parce que l'on était camarades et amis avant. C'est aussi parce que je me sens responsable de cette rupture foireuse, mais!" Ginny coupa Harry dans son élan vocal en appuyant plus fort avec sa baguette lorsqu'il tenta de s'exclamer.
"Mais je veux que te saches que tu as perdu ma confiance, autant que je ne mérite pas la tienne. Je ne veux plus être avec toi Harry, jamais."
Le survivant déglutit, puis fronça les sourcils.
" Tu ne mérite pas ma confiance ? Comment ça ? Son ton méfiant inspira à Ginny un sursaut d'orgueil qu'elle s'assura de dissimuler.
-Je ne t'ai jamais trompé, si c'est bien ça qui te perturbe." Déclara t-elle d'un ton calme, mais dur.
Le sorcier se redressa et eût la décence de rougir.
"Je sais juste que j'ai attendu trop longtemps avant de te dire que je ne t'aimais plus. Peut-être même que je n'ai fait qu'apprécier ta célérité. Je suis désolée, j'aurais dû être plus sincère, et plus courageuse."
Sa voix n'avait presque pas tremblé, elle s'accorda une pause et une pensée sereine. Elle avait réussi son pari, son défi.
Harry amorça un mouvement pour l'enlacer, mais finalement il lui toucha la joue.
-Ginny, je ne te trouve pas lâche du tout. C'est plutôt à mon tour de remballer ma trouille. Parce que j'ai la trouille. J'ai fait quelque chose que je regrette profondément. Je ne me connaissait pas comme ça. J'ai peur de devenir quelqu'un de mauvais et de ressembler de plus en plus à...
Elle serra fermement son épaule. Il n'avait pas le droit de balancer un truc pareil sans réfléchir. Elle comprenait mieux que quiconque le sentiment insidieux qui fait douter de notre personnalité.
-On sait tous que ça n'arrivera pas, Harry.
-Je n'ai pensé qu'à moi. Avoua t-il en secouant la tête. J'ai été une sombre merde égoïste alors que je tiens à toi, comme à une amie. C'est complètement ridicule, mais Je voulais me prouver quelque chose à travers toi, alors que je n'en ai pas le droit. Je te respecte Ginny. Je suis vraiment ton obligé, je m'excuse. Je ne trouve rien d'assez frappant pour te dire à quel point je suis honteux.
-Alors ne me le dis pas, prouve-le. Montre-le moi et laisse moi l'espace pour me reposer."
Ils échangèrent un regard déterminé. Aucun ne garderait un souvenir terni du moment où la maturité les avait proprement divisés, sans non-dits ni fuite.
Le sifflement familier du Poudlard Express força Ron et Hermione à relâcher leur étreinte, sous le regard maussade des jumeaux. Depuis la fenêtre de son compartiment, Ginevra pouvait rendre à Bill et Charlie leurs baisers. Molly trempait littéralement l'épaule d'un Arthur habitué à ces effusions. Perceval lançait des regards désapprobateurs à Emma Dobbs qui tentait de pousser sa valise dans le wagon, complètement décoiffée. Ce fut finalement un autre Poufsouffle - Anjara Garnier- qui vint à son secours, hilare.
Le train se mit en route, et Ginny sentit son cœur se serrer en pensant aux proches qu'elle avait failli perdre mais qu'elle se devait de quitter. Elle espérait que George et Fred s'administreraient scrupuleusement leurs traitements l'un l'autre, que Harry rendrait visite régulièrement au petit Teddy et que Victoire finirait par faire ses nuits.
Elle s'étirait quand la porte s'ouvrit avec fracas. Elle se retourna juste à temps pour éviter que Prima ne lui tombe dessus.
"-Tu as jeté le sauveur du monde sorcier dans le plus grand des calmes, et tu me balance ça en soum-soum alors que tu devrais faire la une de Closer?!
-Salut, Gatling. Je n'ai pas compris la moitié de ce que tu viens de dire.
-Ah, ça ne m'étonne pas ! On sirote comme vous du jus de citrouille et on enfourche des balais mais on est pas dignes de votre intérêt, les sorciers.
-Tu es sorcière, Prima! S'esclaffa Ginny.
-Même pas capables de faire un selfie ou d'aller sur la Lune, niveau swag on repassera! La culture ça ne va que dans un sens, pas vrai? Laisse moi te dire que l'étude des moldus devrait être une matière obligatoire, parce qu'il suffit qu'on vous plante le Sida dans un seul hibou et..."
Gatling n'eût pas le temps de finir sa phrase.
Altan Harper, ainsi que Cain Urquhart, Liza Lender et Erin Farley venaient de faire coulisser leur porte.
Le visage de Prima se ferma immédiatement. Ginny ne savait pas comment réagir : aucun de ces Serpentard ne lui avait jamais fait de mal directement. Sauf si l'on compte la passion malsaine qu'entretenait la batte de Lender avec son visage durant les matchs. Mais d'un autre côté...
Elle jeta un oeil méfiant à Prima.
Aucun n'avait protesté face aux sévices imposés aux sangs impurs comme Prima, qui en gardait encore les marques.
"-On peut dire que tu n'as pas bronzé, Weasley! déclara Harper avec un sourire crispé. Gratitude.
-Gratitude, Harper; souffla Ginny. Ce n'est pas le bronzage qui fait attraper le vif d'or.
-Elle a raison; dit Urquhart et coupant l'attrapeur offensé qui était prêt à défendre son honneur. Gratitude." Prononça t'il à son tour.
La petit groupe hocha la tête et s'éclipsa.
Prima se laissa tomber sur le siège.
'"-C'est bien ce que je disais... le monde magique tu l'aime ou tu le quitte!
-Ne sois pas bête, tu vois bien qu'ils t'ont saluée traditionnellement. C'est une preuve de respect... avança Ginny en exerçant des extensions pour se détendre.
-N'empêche que l'on oublie pas facilement ceux qui se sont crus en Pologne des années 40."
Prima rit amèrement et secoua des cheveux blonds. Ginny, quand à elle se demandait comment se manifesterait le Programme d'Entente entre les Élèves que Mac Gonnagal comptait mettre en place cette année. Il n'était pas judicieux de l'évoquer devant Prima, cependant.
"Il y a encore plus de joncheruines que d'habitude autour de toi, Primadonna." C'était Luna. Rien qu'en la voyant, Ginny ne put se retenir de sourire: elle était chez elle en entendant cette voix.
C'est-t'y pas mignon, on attend avec impatience qu'elles se sautent dessus! Ce ne sera pas pour tout de suite, mais sachez qu'au moins un lemon lesbien est prévu pour cette fanfiction. Oui. Je fais sortir l'appât pour les lecteurs, et alors?
Allez, réponses aux reviews anonymes!
Et j'ai deux invités :
Invité gentil-le, je te le dis avec fierté :voici la suite !
Invité sans race: Mais! Mais j'ai un deuxième hater... Dis-moi tout: serais-tu membre d'une guilde visant à me faire mourir de rire? La confédération des frustrés ? Allez, sans rancune je te fais la bise avec une batte.
Merci d'avoir lu jusqu'ici, si ça vous a plu abonnez-vous et mettez un commentaire, si ça vous a déplu et bien ditez le avec un petit mot, si vous êtes faibles, et bien ragez anonymement pour remplir votre vie !
