Coucou :D désolée pour ce jour de retard mais je n'ai vraiment pas eu le temps d'aller sur l'ordi hier^^ tout d'abord, merci à toutes les personnes qui me lisent et à celles qui ont mis cette histoire dans leurs favoris ou qui la suivent :)
lena-malefoy : merci beaucoup pour ta review, j'espère que tu aimeras la suite :)
bonne lecture !^^
CHAPITRE 2 : AVEUX
POV Hermione :
« T'as tout entendu ? »
J'acquiesçai. James plonge ses beaux yeux noisette dans les miens. Je ne pus soutenir son regard très longtemps, c'est pourquoi je détournai rapidement les yeux. Il ressemblait tellement à Harry : de par son physique, mais également l'intensité de son regard, pourtant si différent à cause de la couleur de ses yeux.
- Comment t'appelles-tu ?
Sa voix semblait douce mais pourtant si méfiante.
- Hermione, Hermione Granger, répondis-je en évitant soigneusement de le regarder à nouveau.
- Et d'où viens-tu ? demanda une voix charmeuse
Je me tournai vers mon interlocuteur : c'était un jeune homme à l'air joyeux, aux cheveux noirs et aux traits fins. Je plongeais alors dans ses profonds yeux bleu-gris. Je compris alors ce qui m'avait échappé : ce garçon, je le connaissais. Certes, celui que je connaissais avait 20 ans de plus, mais c'était bien lui : Sirius Black, le parrain d'Harry et meilleur ami de James Potter, père de l'Elu.
Je baissai les yeux et regardai les autres personnes présentes : à gauche de Sirius, se trouvait un garçon plus petit et assez gros, il avait de petits yeux marrons et ne m'inspirait pas confiance. Soudain, je reconnus son visage : Peter Pettigrow, le traitre, celui qui a révélé la cachette des Potter à Lord Voldemort. Je le haïssais, c'était par sa faute qu'Harry avait perdu ses parents, par sa faute qu'ils avaient eu une vie si difficile, elle et ses meilleurs amis et, enfin, par sa faute que l'Elu était mort. J'étais en colère, j'aurais voulu le tuer sur place, sans aucun remords. Je lui jetais un regard noir, rempli de haine et le vis déglutir, tandis que les autres me regardaient, surpris, n'ayant pas suivi mon échange avec leur traitre d'ami. Il fallait que je me calme, c'est pourquoi, pour ne pas l'étrangler sur place, je tournai la tête encore à gauche : là, un grand rideau blanc cachait un lit, tout ce que je voyais était l'ombre d'une personne, assise sur ledit lit. Ayant précédemment reconnu trois des Maraudeurs, je devinai rapidement que ça devait être Rémus.
- Euh…ça va ? Tu n'as toujours pas répondu à ma question.
- Hein ? Ah, oui, oui, ça va. J'étais juste…perdue dans mes pensées, répondis-je en rougissant. En fait, je…je viens de…
- Cornedrue, ta cape ! s'exclama la voix de Rémus.
L'intéressé ne se le fit pas dire deux fois et les trois Maraudeurs se cachèrent sous la cape d'invisibilité de James, tandis que Mrs Pomfresh accourait alertée par des voix. Elle était vêtue d'une longue chemise de nuit à fleurs qui la rendait assez…ridicule. En arrivant, elle regarda Rémus, qui, manifestement, fit un geste dans ma direction puisque l'infirmière vint vers moi.
- Ah, vous êtes enfin réveillée, commença t'elle en m'observant. Miss ?
- Granger Madame, Hermione Granger.
- Très bien Miss Granger, comment allez-vous ? Vous avez mal quelque part ?
- Euh…oui, partout, dis-je alors que mes joues s'embrasaient.
L'infirmière me fit un sourire rassurant et me fit avaler une potion anti-douleurs.
- Maintenant, racontez-moi ce qui vous a mise dans un tel état.
Je secouai la tête négativement sous le regard étonné de Mrs Pomfresh.
- Je…je ne peux pas, répondis-je à sa question muette avec un sourire désolé. Je dois parler au professeur Dumbledore.
- Je vais le prévenir que vous êtes réveillée mais pour le moment reposez vous, vous le verrez demain.
J'acquiesçais tandis qu'elle s'en allait. Lorsque je fus sûre qu'elle ne nous voyait plus, je me tournais vers la porte qui se refermait dans un minuscule craquement : les Maraudeurs étaient partis. Je pris la potion de sommeil sans rêves que Pompom avait déposé sur ma table de nuit et fermai les yeux.
Lorsque j'ouvris les yeux quelques heures plus tard, j'eus un sursaut en voyant le professeur Dumbledore, assis sur une chaise à côté de moi, perdu dans ses pensées. Ça me faisait un choc de revoir cet homme, décédé un an auparavant.
- Eh bien Miss, décontractez-vous, on croirait que vous avez vu un fantôme, dit une voix moqueuse me sortant de mes pensées.
Je relevais les yeux, le regard triste, vers mon ancien directeur. Il n'avait pas la moindre idée de la véridicité de ses paroles. Il ne semblait pas avoir remarqué mon changement d'attitude :
- Pompom m'a appris que vous vous étiez réveillée. Alors, racontez-moi tout. Ne vous inquiétez pas, pour plus de sûreté, j'ai insonorisé la pièce, précisa-t-il.
Je hochai la tête. Alors que j'allai commencer à lui raconter mon histoire, je me souvins d'un détail. Angoissée, je tournai la tête vers la gauche, vers le rideau abritant le lycanthrope. Ayant suivi mon regard, Dumbledore me fit un sourire rassurant :
- Ne vous en faites pas, il ne dira rien. N'est-ce pas Mr Lupin ?
Celui-ci tira le rideau, me lança un regard furtif et acquiesça. Il avait le visage pâle mais semblait encore plein de vie. Je ressentis encore plus de nostalgie en repensant au Rémus Lupin que j'avais connu à mon époque.
Que pouvais-je véritablement leur raconter ? Je pris mon courage à deux mains et commençai enfin mon histoire :
- Tout d'abord, je m'appelle Hermione Jean Granger, je suis née le 19 septembre 1979 et j'ai fait ma première rentrée à Poudlard le 1er septembre 1991.
J'avais lâché cette phrase d'un seul coup et, bizarrement, je m'en sentais soulagée. Je regardai autour de moi : Rémus avait les yeux écarquillés et le directeur, qui gardait pourtant un visage impassible, était muet de stupéfaction.
Voyant qu'aucun des deux ne m'interrompait, je continuais mon récit, la voix tremblante. Je faisais attention à ne pas révéler trop de détails, tels que l'identité de l'Elu ou des autres personnes décédées. Déjà parce que je ne voulais pas que mes interlocuteurs sachent qu'à mon époque, ils étaient morts, et aussi parce que je m'étais promise que j'empêcherai tous ces meurtres alors pourquoi prédire une chose qui ne se produira pas (du moins je l'espère).
Quand j'eus fini mon histoire, je relevai de nouveau les yeux. Rémus n'avait réagi que lorsque j'avais abordé le sujet de la guerre, moment où il avait eu un léger hoquet de stupeur en en apprenant les conséquences. Mon futur directeur me regarda dans les yeux puis ouvrit la bouche.
alors qu'est-ce que vous en avez pensé ? a mercredi :)
