JIM

Note de l'auteur: Voilà, le chapitre 3 tant attendu (ou pas...)! J'espère que ça va vous plaire, je n'en suis pas totalement satisfaite, mais bon, il faut bien avancer dans l'histoire, sinon on se retrouve vite en panne d'inspiration. Qu'est-ce que je pourrais vous dire d'autre sur ce chapitre, à part qu'il est possible qu'un détective hautain aux yeux bleus face son apparition... Je tenais également à remercier la personne qui suit mon histoire, et celles qui m'ont laissées des reviews pour le premier chapitre, ça m'a fait très plaisir et m'a encouragé à poursuivre cette histoire. Bonne lecture!


Chapitre3- Première séparation

Et puis un jour, le lycée s'est fini, et nous avons été définitivement séparés. Moi, j'ai poursuivi mes études à Cardiff, lui est parti vagabonder sur les routes d'Europe. Il n'y avait personne pour l'en empêcher ou pour le persuader de poursuivre ses études, et je n'allais sûrement le faire moi-même: je le connaissais trop bien pour vouloir le forcer à faire quoi que ce soit. Cela fut notre première séparation en huit ans, et ce fut un des moments les plus douloureux de ma vie. D'autant plus que je ne pouvais pas le joindre quand je le voulais, vu que je ne savais jamais où il allait. Il n'y avait que lui qui pouvait me contacter. Et pourtant, comme j'aurais voulu entendre sa voix, son timbre bas et doux, avec ses intonations résonants d'intelligences et d'une légère pointe de folie parfois.

Ce qui me manquait le plus, c'était nos longues discussions le soir, et me réveiller à côté de lui tous les matins, son pied dans ma figure, ou mon coude dans ses côtes, ou tout autre position fort inconfortable quand on dort à deux dans un lit une place, et sa sempiternelle grimace quand l'horrible bruit du réveil le coupait dans ses rêves de gloire et de vengeance. Maintenant, ma chambre de bonne sous les toits me paraissait immense comparée à mon ancienne maison, à cause du vide de son absence. Parfois, je croyais entendre ses pas dans l'escalier, son rire dans la rue, ou même sa respiration la nuit. C'est comme si une partie de lui vivait en moi maintenant que nous étions séparés. Et quelque part, cela ne pouvait pas être autrement, puisque nous étions depuis huit ans comme les deux moitiés d'un tout. Chacun de ses appels étaient comme une bouffée d'air après une longue séance d'apnée. Et pourtant, il ne me racontait quasiment jamais rien. Il m'écoutait attentivement, je l'entendais grogner légèrement quand je lui racontais mes difficultés avec tel ou tel personne, il riait de mes mésaventures que tout étudiant connaît un jour, mais de ses journées, je n'entendais jamais parler. C'est tout juste s'il me disait où il était. Par contre, nous raccrochions toujours en nous faisant le décompte des mois, puis des semaines qui nous restaient à être séparés. Il avait prévu de partir un an, puis de venir avec moi à Cardiff et d'y trouver un travail. Un an s'est passé. Il n'est pas revenu.

A partir de là il n'a plus donné de nouvelles. L'inquiétude me rongeait la première année, mêlée à de la tristesse, puis la seconde année elles se sont estompées pour faire place à une colère dévastatrice. Il avait abandonné notre navire, cela m'apparaissait clairement maintenant. Au cours de cette année-là, j'ai quitté Cardiff pour m'installer à Londres. Je ne voulais plus entendre parler de Jim. J'avais trouvé une place dans une fac là-bas (j'étudiais la microbiologie), et c'est alors que je l'ai rencontré. Mon premier amour.

Ca s'est passé dans une soirée étudiante où j'essayais de ne surtout pas me faire remarquer. Il s'est approché de moi, un grand jeune homme brun à la peau pale, puis s'est adossé nonchalamment à côté de moi contre le mur et m'a dit "Si vous ne voulez pas qu'on vous remarque, pourquoi être venu?". Je l'ai alors regardé, la surprise qu'il soit tombé si juste et l'horreur de retrouver dans sa voix des intonations de Jim se mêlant dans mes yeux, si bien qu'il a ajouté "Je vous rappelle quelqu'un n'est-ce pas? Quelqu'un de cher, quelqu'un que vous avez perdu, mais dont vous espérez toujours le retour, même si vous prétendez que non". Et après une courte pause il a ajouté en me tendant la main "Mon nom est Sherlock. Sherlock Holmes".


Le retour de l'auteur: Alors? Qui trouve que Jim est un salop d'avoir abandonné Sam? Qui le défend bec et ongles et lui trouve des excuses? Qui veut savoir comment la relation Sherlock/Sam va évoluer? Qui veut voir le retour de Jim, ou pas d'ailleurs? Qui trouve que l'auteur pose trop de questions et à envi de la passer par la fenêtre (internet)? [et qui veut se cotiser pour lui acheter "Faire des blagues drôles- Pour les nuls"?] Laisser moi une review pour me faire savoir tout ça! :)