Merci pour toutes vos adorables reviews... qui dit lundi, dit nouveau chapitre... bonne lecture?


Edward PDV

J'ai jamais été ce genre de garçon . Je veux dire. Pas avec de tels besoins. Voir des pulsions sexuels si forts qu'on soit obligé de... et pourtant... je ferme les yeux comme pour chasser mes pensées qui prennent une direction... inappropriée.

Rien n'y fait. J'entends sa douce voix dans ma tête. Chaude.

Coulant comme une berceuse.

Je vois son visage. Je vois ses rougeurs adorables lorsque je l'ai interrogé sur son tee-shirt.

Je vois... et mon esprit s'égare...

Bon, non, allez, douche. Froide. Me calmer. Respirer. Voilà.

Et toi, Eddy-junior, tu te tiens tranquille. Tranquille on a dit. Couché!

Je laisse l'eau chaude ruisseler sur mon corps tendu.

Malheureusement, Eddy-junior n'a pas l'air de vouloir... se reposer... ou se ranger... ou... bref, il sort sa petite tête, ce petit curieux.

Et zut. Cette fois, je n'y échapperais pas. En plus, je n'ai pas spécialement envie de me coller de l'eau froide sur cette partie de mon anatomie. Parce que quand on fait ça, c'est douloureux. Et puis... oh, non.

Mon imagination déborde et se débride là.

Douche. Bella qui sort de la douche. Entourée d'une grande serviette. Son corps encore humide.

Grr... non, ça n'aide pas à calmer ce genre de pensées.

Bella, son visage d'ange et ses yeux profonds qui me regardent avec une petite étincelle coquine. Ses longs cheveux bruns qui tombent en cascade le long de son dos, caressant sa nuque gracile... je suis sûr qu'une mèche pendrait entre ses seins que j'imagine fermes. Et ronds. Et doux. Avec leurs petits tétons roses qui poindraient vers moi. Une petite goutte coulerait entre ses deux monts majestueux. Je veux être cette goutte. Je veux lécher cette goutte. Goûter la saveur de sa peau. Me délecter des réponses qu'elle pourrait me donner. Me...

Définitivement, je ne laisse pas mon imagination vagabonder dans la bonne direction pour me calmer. Du tout. Bien au contraire. Le feu dans mes reins se propage dans une urgence que je ne peux plus ignorer. Jamais une fille ne m'avait fait tant d'effets. N'avait créé tant de désir charnel en moi. Le besoin d'un soulagement surgit avec une violence indicible.

J'attrape fermement mon sexe et commence à le faire coulisser dans ma paume impatiente, en fermant les yeux et en imaginant que ce sont les petites mains de Bella qui s'emparent de moi. Que mes hanches voyagent grâce à ses caresses.

M'emmenant dans des contrées inconnues.

Et je la suis, je me laisse entraîner par la magie dont elle semble seule détenir le secret.

Un grondement sourd surgit dans ma poitrine, ma respiration se fait plus hachée, mon cœur s'emballe. Si elle était avec moi, ici et maintenant, je pourrais sentir sa chaleur, je pourrais sentir la soie de sa peau contre la mienne.

Le feu se propage en moi, j'accélère mes mouvements, comme si c'était elle qui, sentant mon sexe grandir davantage dans sa main, imprimerait ces gestes délectables.

Jusqu'à l'apothéose.

Jouissance.

Libération.

Mon sexe pulse dans ma poigne, et ouvrant les yeux, je vois ma semence disparaître dans un ruissellement.

Tout comme mon fantasme. Balayé par la réalité de l'onde claire.

Je secoue la tête. Je devrais être détendu. Et pourtant. Non. Car cela n'était qu'un rêve. Mon corps est moins rigide, mais tremble.

Car elle n'était pas là. Ce n'était que mon imagination. Le fruit de mon imagination de pervers. Enfin. Je ne pensais pas que je deviendrais... comme ça un jour. Non, je n'ai pas honte, après tout, je préfère cette solution là plutôt que de faire un tour dans un bar et « lever » une fille. Ce n'est pas mon genre et je respecte trop les autres.

Et ma mère ne nous a pas élevés ainsi. Respect de la femme. Galanterie.

Il n'empêche, je me sens mal. Parce qu'elle n'est pas avec moi. Ici. Et maintenant.

Concentration sur le moment présent. Je me sèche, me rhabille.

Bella PDV

Je passe pour quoi, moi avec cette histoire de tee shirt ?

Il doit me prendre pour une allumeuse, ou…Je ne sais quoi ?

Je me sens…toute bizarre.

Cet homme est une star.

Une vraie ! Une rock star même !

Mais ça ne me fait aucun effet.

Ni chaud, ni froid.

Il est, surtout, juste un homme, comme les autres. Avec de l'humour aussi.

Et il a l'air…seul. Solitaire. Je ressens une certaine fragilité venant de lui.

En même temps, pourquoi ? Pourquoi est-il venu me chercher comme ça ?

Qu'est ce qu'il attend de moi ?

Ce serait n'importe qui d'autre, ce ne serait pas quelqu'un de célèbre, je me dirais qu'on a…peut-être un avenir ensemble.

Mais là…

Je secoue la tête .Je suis idiote. Et fatiguée aussi.

Je m'étire et m'habille enfin.

Un jean, un tee shirt noir que j'aime bien. Mes sandales. Je m'attache les cheveux. Les laisse retomber. Je me maquille un peu. Je ressemble à une petite fille déguisée.

Mon cœur se serre. Jamais je ne serai assez bien…Jamais je ne serai à la hauteur. A sa hauteur.

Je pars en claquant la porte.

Respire Bella…Respire.

Tu ne vas pas te mettre à fantasmer comme une idiote ? Sur une rock star qui ne doit voir à travers toi qu'une bouffée d'oxygène dans un monde d'artifices ?

Je monte dans l'ascenseur de la bibliothèque. Musique.

Je me concentre sur les dernières paroles de Lady Gaga.

Et la chanson suivante.

Argh !

Vampires in heaven !

Je ne me souviens plus du titre.

Jusqu'à ce que le refrain arrive.

Sa voix, grave, chaude.

Envoûtante.

When I was young

I was thinking of love

Eternal love

In your arms

When I was young

It was so easy

So good too

To think about you

Where are you my lover

I m not so young

Come in my arms

I want to hold you

And never let you go

Sincèrement, je comprends leur succès. Ils savent parler d'amour!

Je me concentre sur mon travail.

J'aime les livres. Depuis toujours.

Je n'ai jamais été une fille populaire ou à la mode.

Je suis une fille cérébrale, une littéraire.

J'ai toujours eu des bons copains, et une vrai amie : Angela. Je m'en contente.

Je ne suis pas le genre fashion attitude ou groupie.

Hum…

Je rougis et tente de m'absorber dans ma tache, qui est de remettre les rayonnages en ordre.

Qu'est ce que les gens peuvent être irrespectueux !

J'aime les livres, et je suis souvent outrée par la façon dont les ouvrages sont manipulés !

J'ai mal au dos à la fin de l'après-midi.

Je grogne en m'étirant.

Je quitte la bibliothèque sous un soleil relatif.

Je me demande quel temps il fait, à Houston.

Chaud, c'est certain !

Edward me recontactera-t-il ?

Je ne sais pas. On dirait que oui.

Est-ce que j'aurai le culot de lui demander pourquoi il discute avec moi ?

Pourquoi il…perd son temps avec moi ?

Je ne suis même pas bonne pour son ego, je ne le flatte pas, en plus !

Je passe à la superette.

De la salade, du thé, du chocolat. J'adore le chocolat. Je prend ma marque favorite : du chocolat au lait avec du riz soufflé…Mhhh !

Il me reste du poisson dans mon frigo, et quelques pommes de terre. Je me préparerais le poisson avec les patates au four. Et un peu de salade. Et le chocolat en dessert !

Je rentre tranquillement, en passant par le parc.

Ma vie va être calme et tranquille cet été.

Edward PDV

J'ai failli faire une crise cardiaque lorsque cet abruti d'Emmett me serre dans ses bras à m'en étouffer.

- « Alors, Eddy-chou, tu rêves devant ton écran! Qui c'est? Je la connais pas... encore une fan? Elle est pas mal... mais je préfère les blondes! »

- « C'est privé Em, c'est privé »

- « Ouais, ouais.. c'est pas clair ton histoire mon petit bonhomme. Raconte tout à ton frère préféré »

- « Si je devais choisir un confident mon grand, ça ne serait certainement pas toi et ta délicatesse légendaire »

- « Rhooo... mais c'est qu'on est susceptible mon chéri... peut-être qu'il faudrait vraiment que tu apprenne à te détendre... avec une fille par exemple... »

- « Emmett! »

- « Bon, allez, c'est pas que je m'ennuie avec toi, mais j'ai été envoyé pour faire rempart de mon corps musclé et t'amener sain et sauf jusqu'à la conférence de presse ma caille »

- « Merci Em... »

Je regarde une dernière fois les yeux bruns et suis mon grand dadais, avant de me faire mitrailler par des flashs.

Ouche, je vais avoir une belle tête là, sur les photos! Enfin, ce n'est pas comme si ça m'importait, mais bon... si on pouvait éviter les photos où j'ai les yeux fermés parce qu'on m'éblouit la tronche, ça serait mieux pour mon ego. Allez, focus. Horde de journaliste.

- « Messieurs Cullen! Comment se passe votre séjour dans notre ville? » dit un grand gaillard

- « C'est merveilleux, la population de Houston est particulièrement accueillante. C'est un vrai bonheur de chanter ici »

- « Oui, et la nourriture est franchement super bonne! »

Je donne un coup de coude à Emmett. Il sort cette phrase dans toutes les villes. Il refuserait d'aller dans une ville où il n'y aurait pas une montagne de bouffe...

- « Nous tenons à être proches de notre public, et à chaque rencontre, nous sommes galvanisé »

- « Edward... Je suis Tanya Denalie, du Hérald City Houston, nous savons que vous êtes le seul célibataire du groupe. La cohabitation avec les autres couples n'est-elle pas trop difficile? »

- « Hum... pourrait-on s'en tenir à des questions qui n'abordent pas la vie privée s'il vous plaît? »

- « Pourtant, Edward, ces questions font parties intégrantes de votre travail... car... »

- « Je ne vois pas en quoi cela peut intéresser... », elle commence sérieusement à m'agacer cette journaliste qui n'en a de fonction que le nom

- « Laissez-moi finir je vous prie... savoir que vous êtes un cœur à prendre c'est aussi savoir pourquoi les paroles de vos chansons nous appellent, nous autres femmes »

- « Hum... je dirai qu'il s'agit plus d'inspiration sur le moment qu'autre chose? Et puis, ce n'est pas parce que je ne m'affiche pas avec une femme à mon bras que je suis... seul »

- « Ho... aurions-nous droit à une exclusivité Edward? »

Fugitivement, l'image de Bella traverse mon esprit. Mais non... non... trop tôt, trop... non, pas comme ça.

- « Disons qu'il est bien de maintenir un certain... mystère n'est-ce pas? »

- « Vous piquez ma curiosité! »

- « Elle n'a pas lieu de l'être... ma vie privée reste ainsi. Merci, ça sera tout pour les questions. Vous comprendrez que nous avons un concert à préparer. Merci à tous de votre participation »

Et sur ce, je m'en retourne dans le calme de ma chambre, Emmett sur mes talons. Grognant intérieurement. Je déteste ce genre de journaliste là. Parce qu'il y a de vrais amateurs de musique qui font leur métier, mais pas celle-ci. Elle, c'est une « fouille-merde », et là, là je déteste!

- « Hé, Eddy-chou. T'inquiète mon grand, c'est une pétasse, elle va laisser tomber. Tes réponses étaient géniales »

- « Merci Em. Mais je sens que c'est plus le genre... tique sur la queue du chien ou pou sur la tête des gosses tu vois »

- « Te laisse pas pourrir la tête... tu vas nous faire une belle chanson contre ces saletés de fouilleurs de poubelle! »

- « Peut-être Em. Peut-être. À tout à l'heure? Je vais me reposer un peu avant le concert »

- « Ok ma caille. À toute »

Malheureusement pour moi, en attendant l'ascenseur, je vois la... journaliste s'approcher. Oh. Non. Non.

- « Edward... »

- « Miss Denalie »

- « J'avoue que vous êtes un homme... des plus fascinants »

- « Heu... merci? »

- « Non, ne me remerciez pas... un homme aussi beau que vous, aussi talentueux »

punaise, qu'elle ne s'approche pas plus, je ne vais pas supporter

- « Heu... »

- « D'où est-ce que vous tirez votre inspiration? Vous êtes un vrai mystère Edward »

j'ai la chair de poule. Pas celle du désir. Non. Celle de la peur. Elle me fait peur cette...

- « Mmm... Miss Dénalie, la conférence de presse est terminée, j'ai encore un concert à préparer »

- « Vous allez être fabuleux »

Et sans que je m'y attende, elle se jette sur moi, ventousant sa bouche sur la mienne, sa poitrine collée contre moi. Je saisis brusquement ses épaules pour la repousser, une rage indicible m'envahissant.

- « Bon sang, mais vous êtes folle ou quoi? »

- « Non... ne me dites pas que vous n'avez pas aimé... je peux être votre muse... je veux être votre muse... Edward »

- « Non, certainement pas! Je n'aime pas que l'on vienne se jeter sur moi comme vous le faites! »

- « Nous en rediscuterons Edwarrrrd »

- « Il n'y a rien de plus à dire Miss Denalie! Rien! »

Je monte dans l'ascenseur comme s'il était ma bouée de sauvetage, la rage au cœur.

Il n'y a qu'une chose qui pourra m'aider à me calmer. Un morceau de chocolat avec du riz soufflé. Le meilleur remède contre les agressions... ainsi qu'une bonne dose d'yeux chocolat...

Bella PDV

Je me déchausse en rentrant dans ma chambre et je me fais un thé avec un peu de lait, et autant de sucre que j'aime.

Une bonne journée ou presque qui s'achève pour moi. Pas trop tôt.

Je m'empare d'un livre.

Shakespeare.

J'aime lire. Tellement.

Roemo et Juliette.

Ca me fait sourire. Il y a tant d'amours impossibles sur cette terre.

Je me lève vers 20h00 et prépare mon repas.

Le poisson est bon, vraiment.

Mes pensées s'égarent, vers Houston ?

Que mange-t-il ?

Avec qui ?

Mon cœur se serre.

Zut… Je ne suis pas en train de faire ce que je n'ai jamais fait ? Craquer sur une star ? Non mais quelle idiote !

Le chocolat me fait du bien.

Je vais me reposer un peu. Il va monter sur scène, dans si peu de temps.

Je ne suis jamais allée à un concert, jamais.

Pas les moyens, et surtout j'ai peur de la foule.

Mais là, d'un coup, ça me manque.

Je file sur you tube.

Ouah, ils sont impressionnants, quand même sur scène.

Alice a une énergie…

Et Edward.

Il est tellement charismatique.

J'éteins rapidement la fenêtre.

Mon cœur se serre.

Mince, ça fait mal.

Je file sous la douche.

Pourquoi je ressens ça ?

Pourquoi je regrette qu'il soit si célèbre, si beau, si connu ?

Pourquoi je voudrais qu'il soit juste l'étudiant de la chambre d'à coté ?

Je m'allonge.

Je sais qu'il se connectera après son concert. Il le fait toujours, il me l'a dit.

Alors je lui envoie un message.

- « Je te dis le mot en cinq lettres pour le concert de ce soir. Je suis sûre
que tu seras fabuleux, comme d'habitude. Bella ».

La balle est dans son camp.

Edward PDV

Enfin dans le silence de ma chambre, je fais bouger la souris et revois le regard profond de mon Cygne.

« Si seulement si, la vie était plus légère

Facile, aisée, grâce à tes yeux brûlants

L'amour coulant, amour infini, ruisselant

Rien n'existe plus, que nous deux dansant

Vibrant d'harmonie, oublié le monde fou

Dans la valse de nos corps chatoyant

Instant fugace, instants tenaces

Irruption de nos plaisirs

Explosion de mon rêve

Jusqu'à ce qu'il s'achève

Oubliée notre bulle

Qu'a fait exploser un mot

Mot de trop gribouillé par un stylet

Comme un couperet

Instillant son venin jaloux

Dans cet amour blanc

Rien ne peut réparer l'immersion

La jalousie du poison

La cruauté gratuite qui guide

La vente des journaux à sensations

Qui me laisse si vide

Sans toi, sans toi, sans toi

Parce que tu crois

À ces mensonges qui blessent

Au lieu des promesses

Ma foi en toi

Ma foi en toi

A ces assesseurs de vérités, je dirais

L'amour véritable, mérite carte sur table

Car à force d'inventer les faussetés

On cache la réalité

Mon cœur est consumé, noyé, dans vos contrevérités

Mais la réalité, moi, je la connais

Jamais je ne laisserai

La haine l'emporter »

Épuisé, je regarde l'heure. Il va falloir que je me prépare. Un dernier coup d'œil sur ma messagerie. Cœur qui saute.

- « Je te dis le mot en cinq lettres pour le concert de ce soir. Je suis sûre que tu seras fabuleux, comme d'habitude. Bella ».

Envolée ma fatigue.

- « C'est adorable Bella. Je penserai à toi pendant mon tour de chant. Merci. Peut-être que si tu te couches tard, on peut se faire un tchat quand j'aurai terminé? Edward »

Le cœur brûlant, la respiration hachée, je coupe la connexion, emporte mon portable avec moi, serré contre ma poitrine... je suis devenue une midinette. À cause de grands yeux bruns. Et le pire? C'est que j'adore cette sensation.

Deux heures de sueurs plus tard, je suis heureux. Heureux. Je suis fier de moi. Je me suis donné plus encore, plus à fond que d'habitude. La foule est hystérique. Bien sûr, comme les autres soirs de concert. Mais là, bien plus encore.

Ou alors, c'est juste moi qui suis plus réceptif ce soir.

Je rejoins ma loge. Et saute dans les bras de ma famille. On se fait un méga câlin de la mort qui tue. Emmett m'ébouriffe les cheveux:

- « t'as vraiment été génial ce soir ma caille »

Jasper crie

- « c'était de la balle, une énergie pareille! »

Alice sautille en tout sens

- « j'arriverai jamais à dormir »

(éviter de penser à la réponse que lui souffle son copain comme berceuse), et Rose, digne et fière:

- « Edward, c'était l'un de tes meilleurs shows! ».

Je suis à la limite de pleurer d'émotion.

- « Vous avez tous été géniaux, c'est pour ça qu'on a été aussi bons! ».

Et dans le fond de mon cœur, je me demande si ma « rencontre » avec un joli Cygne n'était pas le moteur de ma performance...

Emmett me montre les « cadeaux » des fans, divers et variés. Fleurs, bonbons, peluches...

- « Et un soutien-gorge, et à mon avis, c'est une taille spéciale pour toi, ça n'existe que dans les films porno des filles qui ont cette taille là »

rigole-t-il, en montrant une montgolfière rouge qui détonne parmi les strings...

Je souris. L'euphorie retombe. Pour nous tous. La fatigue prend le pas. Nous retournons à notre hôtel, nous séparant pour une bonne nuit réparatrice pour eux, et une soirée d'insomnie pour moi.

Une bonne journée ou presque qui s'achève pour moi. Pas trop tôt.

Arrivé dans ma chambre, j'ai encore une énergie incroyable. Et saute sur mon ordinateur. Me branche directement sur notre blog.

Raconte notre soirée. Expédiée plus rapidement que d'habitude. Parce qu'il faut bien que j'avoue que la seule chose qui m'intéresse maintenant, c'est discuter avec Bella...

De: lionaffamé

à : agneaubouclé

Objet: Merci!

Date: aujourd'hui, 12:55 pm

- «Tes encouragements ont été une vraie dose d'adrénaline! Merci! »

Je ne pense pas qu'elle se connecte. Il est tard. Très tard. Et pourtant. J'attends. Devant mon écran. Allez, au lieu de ne rien faire, hop, douche quand même!

J'en sors, la serviette autour de mon cou, les cheveux encore dégoulinant. Et regarde mon ordinateur. Ah, un message...

De: agneaubouclé

à: lionaffamé

Objet: De rien

Date: aujourd'hui, 01:10 am

- « Tu n'as pas besoin de dose de ma part. Il paraît que tu es toujours merveilleux sur scène »

De: lionaffamé

à : agneaubouclé

Objet: Si, j'insiste

Date: aujourd'hui, 01:20

- « Dois-je comprendre que tu n'as jamais vu notre groupe sur scène? Oh, je ne sais pas si mon cœur va s'en remettre! »

PS. « Merci pour le compliment quand même, même s'il n'est pas objectif, puisque tu-ne-m'as-pas-vu-sur-scène... ;-) »

Bella PDV

Je m'allonge. Je suis dans un drôle d'état d'esprit.

J'ai le droit de rêver, non ?

Mais si ça fait mal après…Je ne sais pas…

Je m'endors rapidement.

Quelque part, je sais que je rêve.

Je le sais parce qu'embrasser Edward Cullen comme je le fais en ce moment, ça ne peut être qu'un rêve.

Surtout sur un lit couvert de roses…Non mais quel cliché…

Il embrasse bien. Il est très doux…

Je me laisse aller.

Je suis nue, déjà ?...Il caresse ma poitrine, en plus…

Oh…C'est bon…Si bon…

Je me réveille à moitié, en transe…Mes doigts glissent tous seuls entre mes cuisses et je passe doucement mon majeur et mon index sur mon bourgeon gonflé. L'extase explose tout de suite.

J'en avais besoin, oui on va dire ça.

Alors pourquoi les larmes me brûlent-elles enfin les yeux ?

Je regarde l'heure.

Minuit et demi.

Je me relève et me connecte à internet.

Oui, il m'a envoyé un message…

Juste après le mien, celui pour lui souhaiter bonne chance.

- « C'est adorable Bella. Je penserai à toi pendant mon tour de chant. Merci. Peut-être que si tu te couches tard, on peut se faire un tchat quand j'aurai terminé? Edward »

Immédiatement, je me mets à sourire. Ma forme revient.

Il m'a répondu. Je n'étais pas seulement une lubie d'un jour… Il veut parler encore ?

Je frissonne.

Je réactualise ma messagerie sans cesse.

Et, à minuit 55…

- « Tes encouragements ont été une vraie dose d'adrénaline! Merci »

Je souris comme une idiote.

Ouah !

J'hésite. Je lui réponds quoi, moi, maintenant ?

Je pianote diverses phrases. Toutes plus bêtes les unes que les autres…

Pour une littéraire je me fais honte à moi-même !

Puis, je fais dans la simplicité. C'est encore le mieux !

- « Tu n'as pas besoin de dose de ma part. Il parait que tu es toujours merveilleux sur scène »

J'attends un peu le cœur battant.

Et puis…

- « Dois-je comprendre que tu n'as jamais vu notre groupe sur scène? Oh, je ne sais pas si mon coeur va s'en remettre!»
PS. Merci pour le compliment quand même, même s'il n'est pas objectif, puisque tu-ne-m'as-pas-vu-sur-scêne... ;-) »

Je rougis.

Mince !

- « Hum…je te dois la vérité : je suis une agoraphobe de la pire espèce ! Un concert pour moi c'est…juste impossible ! »

Je me suis grillée toute seule là…

Pourquoi j'ai dit ça ?

Mais il me répond tout de suite :

- « On va sur MSN ? »

- « OK »

Je me connecte. Il y est déjà.

- « Alors Miss, on a peur de la foule ? »

- « Ben oui ! Moi mon truc c'est les livres, hein ! »

- « Tu as passé une bonne journée ? »

- « Oui ! Excellente, j'ai travaillé, à la bibliothèque »

- « Job d'étudiante ? »

- « Oui ! »

- « J'en ai eu fait. Mais moi je faisais le DJ ! »

- « Marrant ! »

- « Comme tu dis ! Sérieusement, tu n'es jamais allée à un concert ? »

- « Ben non ! Enfin, si, quand j'avais 5 ans, la tournée de Disney sur glace ! »

- « Tu me fais rire Bella ! Tu es tellement fraîche ! Ca me fait du bien tu sais ! Si tu peux assister à un concert sans être dans la foule, tu le feras ? »

- « Probablement ! »

Mon cœur bat à toute allure. Il va me proposer ce que je pense ?

- « Le mois prochain on est en concert à Seattle, j'adorerais que tu viennes en back stage… »

- « Quel jour ? »

- « Le 15 juillet »

- « Je pense que c'est bon ! »

- « Ouah ! Ce sera mon meilleur concert ! »

Je ne sais pas quoi répondre. Vraiment pas. Il se passe quoi, là ?

J'ai chaud !

- « Bella…On peut mettre un peu la web cam ? J'aime bien te voir quand je te parle… »

- « Euh, oui, pas de souci ! »

Je porte un tee shirt très sage, en plus.

Il apparaît, et je souris, gênée.

- « Tu as les cheveux vraiment longs ! »

- « Oui, je suis incapable de les couper ! »

- « Ma sœur adorera ça ! »

- « Tu as passé une bonne conférence de presse ? »

- « Pff, ne m'en parle pas, je déteste cette partie du métier ! Moi j'aime composer, chanter, me produire sur scène, le reste, c'est obligatoire mais ce n'est pas mon truc ! »

- « C'est comme ça dans tous les métiers j'imagine, il y a de bons et de mauvais cotés ! Moi je vais passer ma carrière avec des livres anciens, à ne tripatouiller que des ouvrages écrits par des gens morts depuis des siècles, parfois je me dis que je suis dingue ! »

- « Tu es vraiment drôle Bella, il faut que tu fasses autre chose que tripatouiller des archives, en effet ! »

- « Bah j'écris un peu moi-même, quand même^^ »

- « Tu écris qui ? »

Mince, pourquoi je lui ai dit ça ?

- « Des nouvelles ! »

- « Sérieux ? tu me feras lire ? »

- « Non ! Je n'ai jamais fait lire à personne ! »

- « Un jour tu te lanceras ? »

- « Je ne sais pas, je ne trouve pas ça bon ! »

- « Je suis certain que ça l'est. Tu es futée et pleine d'humour… »

- « Arrête ! Je n'ai pas l'habitude ! »

- « Je le pense ! »

- « ……. »

- « J'adore quand tu rougis ! »

- « Ça se voit ? »

- « Oh oui ! C'est flagrant ! »

Je me cache derrière mes bras.

Je l'entends rire.

- « BELLA ! Allez, je te charrie ! Tu es timide hein ?on peut arrêter la web cam si tu veux ! »

- « C'est surtout que demain je me lève tôt pour aller à la bibliothèque ! Je devrais dormir un peu si je ne veux pas confondre Shakespeare et Salinger ! »

- « File au lit alors ! Je m'en voudrais que tu sois renvoyée ! »

- « Bonne nuit, et merci pour la discussion ! »

- « À demain…On se reparle en fin de journée ? Je n'ai pas de concert demain ! On sera encore sur Houston on en repart que après-demain, pour Denver. »

- « OK, vers quelle heure ? »

- « 20h00 ça te va ? »

- « Oui, c'est parfait ! Bonne nuit »

- « Dors bien ! »

J'éteins tout.

Et je reste un moment assise devant mon PC. Je suis…bien.

Heureuse. Contente. En paix.

Il est drôle, il est gentil, il est marrant.

Beau, aussi, et célèbre, mais ça, je m'en moque.

Je ne sais juste pas où on va, ni ce qu'il veut de moi. On apprend à se connaître.

Mais a-t-on un avenir ?

Je me couche, refusant de me poser plus de questions. On verra bien.

Je suis sûre d'une chose : Edward Cullen n'est pas un salaud.