Salut tout le monde !

Voici enfin le dernier chapitre de cette petite histoire ^^

En espérant que cela vous aura plu.

Je vous laisse lire la fin et je n'ai donc qu'une chose à dire : bonne lecture (et n'oubliez pas de laisser un petit commentaire, même si c'est pour dire que ça ne vous à pas plu...)

Bye Bye !

PS : MERCI isatis2013 pour la correction ^^

°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°

Chapitre n°3 : Dernière chance...

Le lendemain matin Reese n'avait toujours pas eu de nouvelle de Finch. Ce dernier n'avait pas cherché à le contacter et il n'était même pas sur qu'il avait lu son message. Il était à peine 6 h 30 quand il sortit de chez lui pour rejoindre la bibliothèque où il se doutait que Finch ne se trouverait pas. Il était doué pour se cacher, et, même après tous ces mois à travailler ensemble, il ne savait toujours pas où l'informaticien vivait réellement. Il ne savait même pas par où commencer ses recherches. Il décida alors d'emmener Bear au parc pour se changer les idées en attendant enfin un signe de Finch.

Si un jour on lui avait demandé s'il croyait en l'amour fou, il aurait répondu "non" et ce sans aucune hésitation. Oui il avait aimé Jessica, oui il avait souffert de la perdre, oui il s'était senti anéanti, mais il s'en voulait surtout de ne pas avoir pu la protéger. Elle méritait d'être heureuse et c'est pour quoi il était parti. Elle méritait quelqu'un qui l'aimerait autant qu'elle. Quelqu'un qui la comprenne sans qu'elle ait besoin de prononcer le moindre mot. Quelqu'un qui serait prêt à tout quitter pour elle... Elle méritait quelqu'un de mieux que lui. Il tenait à elle, certes. Il l'aimait aussi, mais pas de la même manière qu'elle, pas de cet amour aussi fort qu'il aurait dû. Oui, il avait toujours été prêt à tout pour elle, pour son bien, parce qu'elle le méritait tout simplement. Le jour où elle était morte, son monde s'était écroulé. Elle était son seul lien avec le monde des vivants... en tout cas c'était le cas jusqu'à ce qu'on lui donne un nouveau but dans la vie. Une nouvelle raison d'exister.

Finch ne savait certainement pas à quel point il le remerciait de l'avoir approché ce jour-là. Il ne savait sûrement pas qu'à ses yeux il était son "sauveur". Il avait désormais un but, un chez lui, des amis sur qui il pouvait compter et surtout il l'avait lui. Lui, son employeur, son coéquipier, son ami, sa nouvelle raison d'être, son monde en somme. Si on lui demandait aujourd'hui s'il croyait en l'amour fou, sans aucune hésitation il répondrait "oui".

Assis sur le banc, Reese observait Bear s'amuser avec un autre chien. Le soleil commençait à taper de plus en plus, montant peu à peu dans le ciel. Il ne savait pas vraiment depuis combien de temps exactement il était là quand son téléphone sonna enfin. Il s'en empara rapidement et, quelle ne fut pas sa surprise quand il vit le nom de l'informaticien s'afficher sur l'écran.

- Finch ? Demanda tout de même Reese.

- Oui, vous vous attendiez à quelqu'un d'autre ? Répondit Finch sur un ton qu'il voulait habituel.

- Non, je suppose que vous avez besoin d'un coup de main pour un numéro.

- Non, pas pour le moment.

- Alors...

- Retrouvez-moi à la bibliothèque.

Finch raccrocha avant que Reese n'ait le temps de lui répondre. Ce dernier siffla Bear qui se précipita à sa rencontre. Dans quelques minutes son destin et celui de Finch allaient certainement se jouer. C'est tendu comme jamais que Reese prit une nouvelle fois le chemin de leur lieu de travail.

À peine avait-il raccroché que Finch s'en voulait déjà d'avoir appelé Reese. Mais pourquoi avait-il fait cela au juste ? Il n'était pas encore prêt à avoir cette discussion, mais pas du tout prêt ! Alors qu'est-ce qui lui était au juste passé par la tête pour passer ce maudit coup de fil ! Une partie de lui-même lui hurlait de partir tout de suite, de partir le plus loin possible, là où personne, et encore moins Reese, ne pourrait le retrouver. Mais une fois là-bas, que ferait-il ? Que deviendrait-il ? Et les numéros ? Sans oublier Reese, il n'avait pas le droit de lui faire subir cela. Péniblement, Finch resta finalement installé derrière les écrans de l'ordinateur. Il inspira profondément avant de vérifier combien de temps il lui restait exactement avant l'arrivée de John.

Finch tenta tant bien que mal de garder son esprit sur autre chose que sur la venue de John, mais les tremblements de ses mains l'empêchaient de pianoter correctement sur le clavier en face de lui. Il s'adossa complètement au dossier de sa chaise, prenant une profonde inspiration. Que dirait-il à Reese une fois que ce dernier aurait franchi les escaliers ? Qu'il ne voulait plus le voir ? Non, il ne voulait pas mentir. Il se devait d'être complètement honnête avec ce dernier. Mais avant toute chose, il avait lui-même besoin de savoir si ce qui s'était passé était oui ou non uniquement dû à la drogue, qui avait alors agit sur lui comme un désinhibiteur. Si la réponse était oui, alors il savait pertinemment qu'il ne pourrait plus continuer ainsi. Il ne pourrait pas supporter de rester si près de lui après ce qu'ils avaient fait. Mais si la réponse était non, si John l'aimait sincèrement, profondément, sans aucune arrière-pensée alors... alors le problème serait tout autre.

Il se leva finalement, passant ci et là entre les nombreux rayons que comptait la bibliothèque. Il n'en pouvait plus de rester sur place. Il effleura du bout des doigts un des livres préférés de Grace. Charles Dickens. Il avait toujours pensé que Grace serait la seule et unique. Après tout elle était son âme sœur que se soit dans le domaine de la littérature, de la peinture, de la musique aussi. Elle partageait son goût du voyage, son goût pour les mystères du monde, sa passion de l'inconnu. Elle lui avait toujours semblé être sa moitié, son double spirituel, son avenir... et pourtant. Et pourtant, il n'était plus sûr de tout cela depuis l'arrivée de John dans sa vie.

Il reprit peu à peu sa marche entre les livres. Au moment où il faisait son retour vers la table où se trouvaient les écrans de l'ordinateur, il fut accueilli par Bear. Il tourna lentement son regard sur sa droite, croisant enfin le regard de Reese, avant de porter son attention sur les livres se trouvant en face de lui.

- Thé vert sencha avec un sucre, dit doucement Reese en lui montrant la boisson qu'il tenait.

- Merci bien, répondit-il.

Reese posa la tasse sur la table avant de s'en éloigner de quelques pas. Finch en fit alors le tour, reprenant alors la place qu'il occupait quelques minutes plus tôt. Il ôta le couvercle de la tasse avant de souffler sur la boisson. Aucun des deux hommes ne semblait vraiment prêt à entamer la discussion, ne sachant par où commencer.

- Pas de nouveau numéro ? Demanda finalement Reese pour briser le silence.

- Non, pas depuis celui de Mr Tao.

Un nouveau silence s'installa. Finch but enfin une gorgée, essayant de gagner un peu de temps. Reese cherchait autour de lui un sujet de conversation mais rien. Il inspira profondément avant de passer au sujet sensible.

- Je... Je suis désolé de ce qui s'est passé... commença Reese avant de s'interrompre.

Le cœur de Finch loupa alors un battement au mot "désolé", ces craintes étant sur le point de se concrétiser.

- … mais je ne regrette rien de ce que j'ai fait, acheva finalement John.

L'informaticien s'arrête tout simplement de respirer devant cette confession.

- Alors la drogue...

- N'a en rien altéré mes pensées ou mes sentiments, si ça peut vous rassurer. Même si je ne suis pas sûr que cela vous rassure en fait, ajouta Reese.

Comment Finch pouvait-il être rassuré par le fait de savoir qu'il le désirait sincèrement, et ce depuis un bon moment déjà ? Après tout, il se souvenait parfaitement que Finch avait plusieurs fois tenté de le repousser cette nuit-là, même si la majeure partie de ses souvenirs était encore floue.

- Je vois, répondit Finch ne sachant quoi dire d'autre.

Oui, il était soulagé, il n'y avait pas à dire. Mais comment pouvait-il maintenant lui dire qu'il ne se sentait pas prêt à être aimé et encore moins à aimer en retour ? Il avait abandonné tout cela le jour où il s'était caché de Grace. Aimer, c'était donner les armes à l'autre de le blesser encore et encore. C'était donné accès à ses faiblesses sans possible retour en arrière. Après tout, aimer c'était donner à l'autre le pouvoir de le détruire. Il avait déjà bien assez souffert comme cela, bien assez perdu aussi, il ne pouvait tout simplement pas accepter ses sentiments tout comme ceux de Reese. Et puis, avait-il vraiment le droit d'aimer encore ? Le droit de désirer ? Le droit d'être chéri ?

- Finch ? L'interrompit Reese, je pense qu'il ne doit plus être si chaud maintenant.

L'informaticien n'avait cessé de souffler sur la boisson qu'il tenait fermement dans ses mains. Plongé dans ses pensées, il n'y avait pas vraiment fait attention. Il avala d'une traite le reste de son thé avant de jeter la tasse dans la corbeille à ses côtés.

- Je comprendrais si vous ne voulez plus me voir pendant un moment ou même...

- …

Bien malgré lui, les mots ne sortaient pas. Il voulait pourtant lui dire qu'il ne lui en voulait pas vraiment, que même s'il ne voulait pas l'accepter, lui aussi l'aimait. Il savait que c'était douloureux un amour à sens unique. Il voulait le dire mais... aucun son ne sortait. Il ne voulait pas blesser John, mais voulait encore moins souffrir de nouveau.

- Vous avez remarqué que depuis que vous êtes parti de chez moi l'autre jour, vous n'avez plus prononcé ni mon nom ni mon prénom ? Ajouta alors Reese. J'aurais vraiment préféré que vous n'appreniez rien de mes sentiments, mais ce qui est fait est fait et, encore une fois, je m'excuse de vous avoir blessé, d'avoir trahi votre confiance. Sincèrement.

Finch avait bien sûr entendu une certaine souffrance, une certaine culpabilité dans les dernières paroles de Reese. Celles-ci ressemblaient même plus à une supplique qu'autre chose. S'il lui disait qu'il n'en était rien, qu'à ses yeux il était toujours le même, il finirait blessé. Mais s'il s'obstinait à se taire, c'était Reese qui finirait par souffrir le plus. Quoiqu'il fasse, quelqu'un risquait de finir blesser, dans ce cas...

- Vous vous trompez Mr Reese, avoua finalement l'informaticien en accentuant volontairement le nom de Reese. J'ai toujours autant confiance en vous, ne vous en faite pas pour cela.

- Pourtant je ne vous ai pas écouté quand vous m'avez repoussé, s'autoflagella Reese.

Finch ne savait plus trop quoi faire ou dire pour que Reese ne culpabilise plus autant sans trop en dire sur ses sentiments. Mais, pourtant, il préférait largement avouer ce qu'il ressentait, plutôt qu'être la cause de la souffrance de celui qu'il aimait plus que tout maintenant. Il inspira profondément et avoua enfin :

- Vous pensez vraiment que je n'aurais pas pu me défendre plus que ça si je l'avais voulu ? Vous me pensez donc si faible Mr Reese ?

- Non, mais... je me souviens vaguement que vous souhaitiez rentrer, ajouta Reese tout en essayant de se rappeler plus en détail cette nuit-là.

- Oui, il est vrai que j'ai peut-être dit cela à un moment donné, mais... comment dire, commença Finch avant de chercher ses mots, je vous rappelle que vous étiez sous l'effet de la drogue et que du coup, je ne pouvais pas vraiment juger de votre sincérité. Me laisser faire dans ces conditions aurait été absurde.

- Alors pourquoi ne pas avoir cherché à partir avec plus d'insistance si vous le pouviez ? Demanda Reese qui commençait à se dire que, peut-être, il avait une chance.

- C'est pourtant simple. Tout simplement parce que, même si une partie de moi refuse encore de l'accepter, j'en avais peut-être envie, avoua-t-il finalement dans un murmure.

- Je peux vous poser une question ?

- Vous venez de le faire Mr Reese, répondit Finch le cœur battant à tout rompre après cet aveu. Mais allez-y, je vous écoute.

- Est-ce que je peux prendre ça pour un "Je vous aime aussi" ?

Il osait vraiment lui demander ? À partir du moment où il lui avait dit ne pas lui en tenir rigueur, Finch savait que cette question risquait d'être posée à un moment ou à un autre. Il avait juste espéré y échapper un peu plus longtemps tout de même. Il déglutit péniblement avant de répondre :

- Mr Reese, vous devriez savoir que je ne suis pas très doué avec tous ce qui concerne les relations humaines. Il y a bien longtemps que j'ai abandonné volontairement l'idée d'aimer quelqu'un ou même d'être aimé. Je ne sais pas à quoi vous vous attendiez exactement après m'avoir avoué vos sentiments, mais je crains de ne pas pouvoir y répondre. L'idée de le faire me paraît bien trop irréelle.

- Vous m'aimez pourtant, n'est-ce pas ?

- Je... commença Finch avant de s'interrompre.

- Je ne vous forcerais pas à faire quoi que se soit, je veux juste que tout soit clair, pas de sous-entendu, juste une réponse claire et nette.

- Oui, on dirait bien que c'est le cas mais...

- J'attendrais aussi longtemps qu'il faudra Finch, l'interrompit Reese. Qu'importe le temps que ça prendra pour que vous soyez prêt, j'attendrais. Nous irons à votre rythme, si ça peut vous aider.

- Mr Reese, je... ne sais pas si c'est une bonne idée, lui répondit Finch.

- Si vous craigniez que je ne me lasse de vous ou je ne sais quoi encore, sachez, Harold, que rien n'y personne ne pourra me faire changer d'avis. Vous le savez, je suis du genre têtu quand je m'y mets. Je n'ai vraiment aucune chance de vous faire changer d'avis ? Demanda-t-il finalement, plein d'espoir.

Finch sourit légèrement. Oui, il savait parfaitement à quel point son partenaire pouvait être têtu quand il s'y mettait, et cela aussi il l'aimait.

- Vous ne savez vraiment pas abandonner, on dirait ? Se moqua gentiment Finch en se tournant vers lui pour la première fois depuis le début de leur conversation.

- Pas quand ça vaut le coup de persister. Et vous en valez vraiment la peine.

- Vous avez des goûts bizarres Mr Reese, vous le savez ça au moins ?

- C'est vous qui le dites, moi je ne suis pas du tout d'accord. Je ne vois pas ce qu'il y a de bizarre dans le fait de vous aimer.

Pour le première fois, il pouvait voir la réaction de Finch à ses mots. Il ne s'était pas attendu à le voir aussi gêné et cela le fit sourire.

- Je n'aime pas ce sourire Mr Reese, ajouta alors Finch.

- Vous devriez arrêter de faire ce genre de chose Harold.

- Quel genre de chose ? Demanda-t-il ne voyant pas de quoi parlait son partenaire.

- Le genre de chose qui me fait tomber un peu plus amoureux de vous.

Écarlate. Les joues de Finch étaient instantanément devenues écarlates.

- Je me souviens... ne me souviens pas avoir fait quelque chose de la sorte, bégaya Finch sous le regard amusé de Reese. Cela vous amuse vraiment de ma taquiner de la sorte, n'est-ce pas John ?

- Désolé, s'excusa-t-il. Bien, je suppose que l'on peut considérer le problème comme étant réglé ?

- Quel problème ? Plaisanta alors Finch. Je ne vois pas à quel problème vous faites référence.

- Bien, une dernière chose. Je vous ai dit que je ne vous forcerai pas la main, mais, commença t-il tout en s'approchant de lui, j'ai quand même le droit de vous montrer à quel point je vous aime en faisant cela, dit-il avant de rapprocher son visage de celui de Finch, toujours assis.

Alors que leurs lèvres n'étaient plus séparées que par quelques minuscules millimètres, Reese arrêta tout mouvement attendant une réponse. Les deux hommes pouvaient sentir le souffle de l'autre sur leur visage. Sa main gauche sur la joue de Finch, qu'il caressait doucement de son pouce. Après réflexion Finch répondit alors dans un murmure :

- Tant que vous n'en abusez pas...

Ni une ni deux, Reese combla le faible espace qui les séparait encore de leur premier vrai baiser. Cette fois aucune drogue n'en était la cause, ils étaient tous les deux pleinement conscient et surtout consentant. Reese finit par mordiller légèrement la lèvre de Finch. Il en profita ainsi pour glisser alors sa langue entre les lèvres désormais entrouvertes de ce dernier. La langue de l'informaticien vint d'elle-même accueillir l'intruse. Un faible gémissement franchit alors les lèvres de Reese, faisant sourire Finch. Des baisers bien plus passionnés et profonds que les précédents se succédèrent alors, avant que Finch ne le repousse doucement.

- Je croyais vous avoir dit de ne pas en abuser, le réprimanda Finch tout en reprenant une respiration normale.

- Désolé mais difficile de résister, avoua Reese qui prenait désormais appui que les accoudoirs de la chaise, le visage toujours à quelques centimètres de celui de l'informaticien.

- Je vois cela, mais comme je vous l'ai déjà signalé je ne suis pas très doué dans les relations humaines et j'apprécierais que les choses se fassent plus lentement, avoua-t-il malgré la gêne qu'il ressentait à devoir dire tout cela

- Compris, mais du coup... quand est-ce que l'on pourra finir ce que l'on a commencé chez moi ? Demanda Reese voyant déjà l'embarras se peindre sur le visage de Finch.

Cela n'y manqua pas. Alors que Finch s'apprêtait à lui faire des reproches, son téléphone vibra.

- Vous avez de la chance sur ce coup-ci Mr Reese, on a un nouveau numéro.

Reese se décala alors, laissant Finch partir à la recherche des trois livres qui leur donneraient le nom de leur prochain client. Reese ne voyait pas vraiment en quoi il avait de la chance, au contraire. Maintenant, il allait sûrement devoir partir alors que sa seule envie était de rester seul avec Finch. Bear ne pouvait pas être considéré comme une gêne. Finch revint enfin, posa les livres et entra les chiffres dans la base de donnée. Un nouveau nom en sortit, Finch fit rapidement les premières recherches préliminaires sous le regard soulagé et heureux de Reese.

- Vous pouvez y allez, ajouta alors Finch, le regard de Reese commençant à se faire trop intense et embarrassant pour lui. Je vous donnerai les informations en chemin.

- Bien, soupira Reese quelque peu déçu de devoir déjà partir, mais vous me manquez déjà Harold.

C

Finch le fusilla du regard. Il savait que Reese faisait cela pour le taquiner, même s'il pensait aussi ce qu'il disait, mais il n'y pouvait rien, cela l'embarrassait au plus haut point. Alors que Reese hésitait entre partir tout de suite et embrasser une dernière fois Finch avant, il vit ce dernier lever son index tout en évitant de croiser son regard.

- Un ? Murmura Reese avant de comprendre.

Il sourit, comprenant que Finch l'autorisait à l'embrasser une fois avant de partir. Il ne se fit pas prier et l'embrassa une nouvelle fois avant de partir le cœur léger et le sourire aux lèvres. Finch était tout autant, voir plus soulagé encore que Reese. Il n'était pas tout a fait sûr que sa décision fût la meilleure, mais il était pourtant sûr d'une chose, ou de deux : premièrement il ne regrettait pas la tournure que la situation avait finalement prise, et deuxièmement Reese l'aimait encore plus que ce qu'il aurait pu imaginer. Enfin, s'il avait un jour imaginé que ce dernier pouvait avoir de tels sentiments à son égard. Ce que l'avenir leur réservait ? Personne ne le savait, et cela, ils le découvriraient ensemble, quoiqu'il advienne.