Merci aux tits nouveaux et aux anciens reviewers….. Indocile, Lessa42, Ste7851, Nimidias, Jabelherdra, Poly, Maxine92, S. , Line2302 et Xfaces.

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Terrible Attente.

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Une véritable torture. Voilà ce qu'il endurait depuis des jours maintenant. Depuis qu'*Elle* avait laissé cette monstruosité derrière elle, avec lui.

Ce foutu journal qui trainait sur le coin droit de son bureau et qui le narguait quasi constamment.

Non content de lui rappeler qu'il avait été assez faible et fou de se laisser aller à embrasser Granger, ce torchon était un véritable recueil de débauche.

Il avait résisté, au début, à l'appel de sa curiosité malsaine, mais les jours passants, sans aucune visite de Miss Granger, l'avaient finalement convaincu de se laisser tenter.

Et ça avait été sa chute finale.

Feuilleter les pages tout en lisant en diagonale était une chose, prendre le temps d'assimiler les fantasmes à peine dissimulés derrière ces mots en était une autre.

Oui, lui qui s'enorgueillissait d'avoir une volonté à toute épreuve venait de déchanter, et ça n'était rien en comparaison de l'Enfer qu'il vivait maintenant chaque nuit.

Son esprit, non content d'avoir intégré les pensées intimes de Miss Granger, se mettait à fonctionner de plus belle, bien contre son gré.

Jamais, après tant d'années à enseigner, il ne s'était retrouvé dans une telle situation. Ne pas avoir de vie sociale ne voulait certainement pas dire n'avoir aucune vie sexuelle.

Il avait eu son lot de femmes rencontrées dans un bar quelconque après un dur moment, et bien entendu, de temps à autre il éprouvait le désir de faire appel à une professionnelle, mais tout cela était des moyens, non une fin.

En tant que professeur c'était également son devoir de fermer les yeux sur l'étrange évolution qui faisait de ses élèves des adultes avec tout ce que cela pouvait inclure.

Et difficile de croire qu'il avait eu le droit à deux ou trois propositions indécentes de la part de ses charges au fil des années mais c'était le cas.

Il ne cacha pas un sourire sarcastique au souvenir de l'un de ces cas qui était tout ce qu'il y avait de plus Gryffondorien.

Mais rien ne l'avait préparé à ce cas bien précis. Celui d'une jeune femme terriblement désirable justement parce qu'elle ne s'était pas déclaré à lui. Pas avant ce baiser échangé.

Son regard se posa une nouvelle fois sur le journal, le caressant inconsciemment. Il ferma les yeux, se remémorant avec une parfaite lucidité l'un des rêves qui avait découlé de sa lecture.

/

C'était le son d'une respiration difficile qui lui fut ouvrir les yeux la première fois. Il se savait endormi en sécurité dans ses quartiers et pourtant il avait la conviction de ne pas être seul.

Ce qu'il constata lorsqu'effectivement ses yeux tombèrent dans ceux ombragés de la jeune femme.

Il sut avec une impossible certitude qu'il se trouvait dans ses quartiers à elle, le décor étant abyssalement trop Gryffondorien pour lui appartenir.

Elle se trouvait sur le lit, son top remontant sur sa poitrine, l'élastique de son short reposant paresseusement sur ses hanches et les draps négligemment chiffonnés à ses pieds dans un tableau terriblement gourmand.

Elle le regardait fixement, pourtant il avait l'impression qu'elle ne le voyait pas. Comme si elle voyait à travers lui.

Il comprit que tel était le cas lorsque sa main, qui se trouvait discrètement posée sur son ventre, s'aventura plus haut, taquinant sa poitrine.

Sa respiration se coupa en même temps que celle de la jeune femme, qui ferma les yeux sous le plaisir.

L'atmosphère qui régnait était teintée d'étrangeté, l'espèce de brume commune à tous les rêves était présente, pourtant la nette précision de la scène en faisait quelque chose de plus… palpable, réel.

Un gémissement empressé le fit revenir à la scène, pour constater que le short s'était perdu dans les draps et qu'une seule de ses mains s'attardait maintenant sur ses seins, l'autre venait de se perdre entre ses cuisses écartées.

Ses paupières se refermèrent instantanément sur ses pupilles dilatées.

Il n'avait rien vu. Il ne pouvait pas avoir vu, c'était bien trop dérangeant si tel était le cas.

Le problème maintenant c'était qu'avec la perte momentanée de ce sens là, les autres venaient à son secours.

Les sons qu'elle émettait lui parvinrent avec plus de netteté tandis que sa fragrance se fit plus distincte.

Respirant pleinement plusieurs fois, il se décida de nouveau à être un témoin muet.

Il plissa les yeux, à l'affût du moindre détail, se délectant de la silhouette en face de lui.

Il put constater que si la main posée sur son sexe était à la limite de l'indolence, celle qui s'activait sur sa poitrine avait tout du contraire tant elle se contractait violemment.

Sa main droite s'amusait paresseusement à tracer les contours de son entrée, en dérivant de temps à autre plus haut, sur son clitoris, ce qui la faisait se raidir tout en émettant des sons inintelligibles alors que sa main gauche jonglait, avec une parfaite synchronisation, entre ses deux globes dont elle faisait le contour sans vraiment s'approcher du téton dressé avec intention.

Elle n'était plus qu'une masse d'énergie qui se mouvait furieusement et lorsqu'elle remonta ses genoux pour pouvoir écarter les jambes un peu plus, il se retourna, pour s'arrêter instantanément.

Il comprit aussitôt pourquoi il avait l'impression qu'elle voyait à travers lui.

Son miroir.

Toute son attention était dirigée vers un vulgaire miroir. *Elle* se regardait se masturber.

Il sentit son cœur s'emballer sous cette nouvelle révélation. Le spectacle prit tout d'un coup une tournure plus dépravée encore.

Il s'était retourné pour échapper à cette vue impudique, dont il se retrouva tout de même spectateur involontaire.

Elle se stimulait plus rapidement maintenant, de ses doigts en elle et sur elle.

Il fixait ouvertement son majeur et son annulaire qui apparaissaient et disparaissaient sous sa direction.

Ses yeux se posèrent avec envie sur ces doigts agiles et fins couverts de cyprine, avec la tentation de les gouter.

Il remonta son regard le long de son corps quand son cœur s'arrêta pour de bon. Cette fois-ci elle le regardait bien, de ce regard effronté.

C'est les yeux accrochés aux siens qu'il fut l'observateur de ses derniers instants de plaisir.

/

Ses paupières s'ouvrirent d'un coup.

Il n'eut pas besoin d'aucun temps d'adaptation, se sachant pertinemment seul dans son lit. Seul avec son cœur qui s'emballe, son corps lourd et moite et son érection qui n'avait rien de matinal ni d'habituel.

Son soupir résonna lourdement dans la pièce silencieuse.

Faisant une fois de plus ce qu'il n'avait pas eu à faire depuis des années, il se dirigea vers sa douche.

Douche qu'il voulu glacée, jusqu'à ce que tous ses membres tremblent et que ses lèvres ne deviennent violettes.

Douche qui pourtant n'arrivait pas vraiment à faire taire son anatomie.

Pendant une seconde il fut tenté de prendre les choses en main, littéralement parlant, mais c'était sans compter sur sa conscience qui lui rappelait insidieusement que son état était dû à Granger.

Il continua de se préparer avec empressement, s'arrêtant juste dans son bureau à la vue du fameux journal délictueux.

Inutile de dire que ce matin là il sortit de ses quartiers plus furieux que jamais.

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Il était d'une humeur massacrante.

Jusque là rien d'inhabituel, sauf qu'il était à cran depuis une semaine et qu'apparemment sa limite n'allait pas tarder à être franchie.

Il en était réduit à l'observer de loin, à devoir jeter des coups d'œil discrets à la dérobée. Non content d'être en colère contre elle, il l'était à présent contre lui et contre toute personne croisant son chemin.

Pour ainsi dire tout le monde.

Il l'avait aperçut dès le matin même sans réellement la chercher et avait dût faire taire cette envie d'aller la voir pour lui demander de plus amples explications, ainsi que pour lui faire comprendre, d'une remarque bien sentie, qu'elle pouvait récupérer son torchon.

Et ça avait continué comme ça toute la journée. Peu importait où il se trouvait, elle arrivait toujours à passer au même endroit, toujours accompagnée évidemment.

Il avait donc prit son mal en patience, ayant décidé de trouver le moment opportun de la journée où il pourrait la coincer, c'est-à-dire en fin de journée, après le diner.

Il dût se rendre compte tout de même qu'il ne la trouverait jamais seule.

Tant pis.

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La surveillant alors qu'elle quittait la Grande Salle en compagnie de ses sempiternels «meilleurs amis», il attendit patiemment qu'elle vienne vers lui.

Elle n'était plus très loin lorsqu'il se plaça délibérément sur leur route, cassant ainsi leur rythme.

-Professeur ?

C'était l'une des rares fois où son regard noir n'était pas dirigé vers Potter, ce qui valait forcément à ce dernier de ce faire remarquer.

Il détourna son regard de celui de Miss Granger avec une lenteur calculée.

-Oui, Mr Potter ?

Le jeune Potter gesticula, mal à l'aise.

-Excusez-nous, on voudrait passer.

Il leva un sourcil narquois.

-Non.

Ses yeux sombres se posèrent de nouveau sur la jeune femme, manquant ainsi l'expression incrédule de ses deux comparses.

Un silence confus se fit de nouveau.

-Miss Granger, suivez-moi s'il vous plait.

-Quoi ? Mais elle n'a rien fait !

Inutile de préciser qui venait de la défendre.

Il braqua des yeux furibonds sur celui qu'il aimait à appeler Le Mécréant.

-Et vous, vous appelez *Miss Granger* depuis quand Potter ?

Le garçon rougit devant la remarque mais ne baissa pas ses yeux insolents pour autant.

Il ne fit néanmoins pas d'autre commentaire.

-C'est ce que je pensais. …. Miss Granger… ?

Hermione jeta un coup d'œil rapide aux deux jeunes hommes qui l'entouraient avant de leur balbutier quelque chose.

Elle tenta d'observer les réactions de son professeur avant de baisser la tête et de le suivre en rougissant.

Quelque chose lui disait qu'elle savait de quoi il était question ici.

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