je ne veux que toi !

chapitre 3 : Remontrance et Lien

Les Weasley et le corps enseignant se précipitèrent dans la salle dès qu'ils sentirent la magie de l'elfe s'évaporer. Leur arrivée précipitée fut saluée par le rire de Ron…

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Dobby les avait transplané dans les appartements du Maître des Cachots et avait discrètement lancé quelques sorts pour que ses Maîtres soient tranquilles un bon moment avant de s'éclipser.

Severus et Harry se regardaient dans les yeux …

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Ron n'en pouvait plus de rire en voyant sa famille, sa meilleure amie et ses professeurs médusés par l'enlèvement du Héros du Monde Sorcier. D'autant plus que son meilleur ami avait eu la bonne idée de demander de l'aide à Dobby qui avait magnifiquement tenu en échec l'un des plus grand sorcier de sa génération, Albus Dumbledore. Le petit elfe n'avait pas rechigné à aider Harry à voir son cher et tendre – juste avec lui cela va s'en dire. L'air de stupeur qu'ils partageaient tous le faisait pleurer de rire et il devait se tenir au mur pour ne pas s'écrouler à terre.

Merlin, que c'était bien fait pour eux ! Pourquoi ne pouvaient-ils pas les laisser vivre leur amour en paix ? Ils l'avaient pourtant bien mérité, l'un comme l'autre… Harry avait du supporté le monde sorcier sur ses épaules depuis ses onze ans et avait affronté la mort chaque année depuis. Quant à Snape, il avait sacrifié sa vie pour espionner le Mage Noir, il avait souffert mille maux auprès du cadavre ambulant. À cette réflexion, il ne put s'empêcher de donner son avis :

« Vous vous êtes bien fait avoir ! Vous ne croyez pas qu'ils méritent tous d'être heureux et qu'on cesse de les juger et de les surveiller ? Ils s'aiment ça crève les yeux ! Snape a été le seul à pouvoir aider Harry à la mort de Sirius alors que vous n'aviez même pas remarqué qu'il allait mal. Tout comme vous n'avez pas remarqué qu'il est fou amoureux de Snape depuis deux ans ! Vous vous fichez bien d'Harry, tout ce qui vous importe c'est les apparences et le qu'en-dira-t-on. Vous ne voyez en lui que le Sauveur et non l'être sensible ! »

Sur ces paroles, le jeune homme quitta l'infirmerie en claquant la porte et partit rejoindre sa Luna. Elle au moins ne s'intéressait pas à la célébrité des gens…

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Perdu dans les yeux l'un de l'autre, Harry et Severus étaient comme hors du temps, ils voguaient sur les flots de sentiments que leurs âmes laissaient transparaitre dans les iris d'émeraude et d'obsidienne. Ils ne virent pas l'aura Rouge qui les enveloppait. Cette couleur était hautement symbolique dans l'Ancienne Egypte : le rouge symbolisait l'amour divin. C'est la couleur du sang frais et du feu qui, selon les anciennes croyances a créée le monde et le détruira. Il symbolise la vie, la chaleur et la génération, mais aussi la destruction. Le rouge vif, ou clair est la force vitale, la richesse et l'amour.

Leur amour était tellement puissant qu'il s'échappait de leur corps, il irradiait tel le soleil.

« Es tu certain Harry de vouloir rester avec moi pour l'éternité ? Es tu certain de pouvoir m'aimer jusqu'à la fin des temps ? » Demanda le Maître des Cachots, brisant le silence dans un doux murmure

« Et toi Sev' ? Es tu certain de me supporter jusqu'à ce que la mort vienne te prendre par la main ? Penses-tu m'aimer assez pour toujours me chérir et me protéger ? Pour ne jamais me quitter ? Parce que moi je suis sûr de toujours vouloir être avec toi, dans tes bras, je suis certain de t'aimer au-delà de la fin temps, au-delà de tout ce que tu pourras jamais imaginer ! » Rétorqua le jeune homme

Severus eut un tendre sourire pour son petit lion. Salazar, qu'est ce qu'il l'aimait ! Il était fait pour lui, il en était parfaitement convaincu !

« Oui, j'en suis convaincu depuis longtemps déjà. Tu es l'être que j'aime plus que tout, je te chérirais pour le restes de notre immortalité, jamais je ne pourrais te quitter tu m'es encore plus indispensable que l'oxygène. Je te protégerais sans doute tellement que tu m'enverras sur les roses. » Répondit-il avec un petit sourire taquin

« Alors fait de moi ton Calice car il n'y a rien que je désire plus au monde que de t'appartenir »

À ces mots, le Maître des Potions s'approcha du petit brun et lui ravit les lèvres pour un baiser emplit de tendresse qui peu à peu gonfla sous la puissance de leurs sentiments et de leurs désirs. Ils se séparèrent par manque d'air, haletant, les yeux brillants tant ils en voulaient plus.

Severus s'ouvrir le poignet avec ses canines et le présenta à Harry pour qu'il s'abreuve de son sang qui achèverait de le guérir en quelques minutes et lui permettrait de construire le Lien. Il ne s'avait pas d'où il savait comment forger le Lien mais s'était instinctif comme si c'était naturel. Le jeune homme n'hésita pas un instant et but le sang de son amour, fasciné par les canines qu'il voyait étinceler à la lueur des flambeaux de la chambre de Severus.

Peu de temps après le Seigneur Vampirique lui retira son poignet et l'enlaça en fourrant son nez et sa bouche dans le cou du Gryffondor. Il huma l'alléchante odeur et traça sur la gorge de son brun de langoureuses arabesques avant de percer la peau tendre avec ses crocs. La sensation fut pour les deux incomparable, indescriptible. C'était un plaisir sans borne, ils avaient l'impression d'avoir trouvé leur place en ce monde. Le bonheur à l'état pur passait dans ce don de sang il enflammait leurs sens.

Une fois que le Lien fut scellé et sa soif étanchée, Severus revint ravir les lèvres de Son Calice pour un baiser passionnel qui ne laissait aucune place à l'imagination quant à ce qu'il désirait faire par la suite. Harry y répondit avec toute son âme qui menaçait de déborder : entre les bras de Son Vampire, il se sentait aimé pour la première fois de son existence, pour la première fois il sentait qu'il était tout pour quelqu'un, pour une personne spéciale à son cœur… Ce sentiment que Severus l'aimait autant que lui l'aimait, lui donna envie de pleurer de joie tout en hurlant qu'il était l'homme le plus heureux sur terre.

Grâce au lien, Severus comprit ce qu'étaient les larmes qui dévalaient les joues de son petit lion et les fit disparaître sous de doux baisers.

« Enfin je peux te le dire. Harry tu es tout pour moi, je ne laisserais personne nous séparer maintenant que je sais que mes sentiments sont partagés. Es tu prêt à fermer le Lien, mon amour ? » Interrogea le ténébreux espion

Pour toute réponse, le Sauveur se jeta sur ses lèvres avant de les laisser migrer dans son cou…

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Ron partit en calquant la porte. Par Godric, lui qui était si heureux des événements de la journée, le voilà en rage. Le soulagement qu'il avait ressentit en voyant Harry s'éveiller, la joie de le savoir près de celui qu'il aimait et qui l'aimait en retour, et enfin l'euphorie de voir les têtes que tiraient sa famille et ses professeurs, tout cela avait été balayé par le ressentiment qu'il éprouvait face à leur incommensurable hypocrisie. Pas étonnant que le brun n'ait pas voulu que quiconque le touche !

Dès qu'il eut formulé cette pensée, il se figea en plein milieu du couloir.

« Minute ! Il ne veut plus qu'on le touche ? Nom d'un dragon, ça me rappelle quelque chose que j'ai lu lors de mes recherches sur les Vampires… Mais quoi ? »

Rapidement il décida d'aller retrouver sa petite amie, et après un moment de câlin pour fêter le réveil d'Harry, il l'entrainerait à la bibliothèque. De toute façon où que soit Snape et son Calice, ils y resteraient au moins jusqu'à demain matin…

Mais au fond de lui, il ne s'inquiétait pas plus que ça si ça avait été grave, il l'aurait retenu ! Après tout, Harry était son frère…