Coucou les mandragores !
Me revoilà pour le troisième chapitre de la fic ! Et cette fois-ci je me concentre sur le personnage de Grunlek !
Encore une fois je ne prétends pas savoir le passé des personnages et j'invente purement et simplement à partir des éléments laissés par Mahyar.
Audree : Tu as le droit d'avoir des spasmes de fangirlisme, c'est autorisé ^^
Zro Kiryu : Non la fic n'est pas abandonnée, mais entre toutes les fics en cours et les études, je suis obligée de prendre mon temps pour écrire un truc bien ^^ Merci pour les compliments !
Jafaden : Oui la Wazabi, tu peux me haïr du coup ;)
Bonne lecture ! =D
Chapitre 3 : Grunlek
L'enfant se resservit goulûment en civet de lapin. Ce qu'il pouvait aimer ça ! Et puis c'était plus intéressant que d'écouter les incessantes conversations des adultes. Ce que sa mère finit par remarquer.
- Grunlek ! Tiens-toi convenablement je te pris ! Quelqu'un de ton rang ne dois pas se comporter comme un glouton et doit participer à la conversation !
- Mais Maman, ce n'est pas intéressant la politique !
Grunlek se prit une tape sur l'arrière du crâne de la part de son père, qui n'était pas content. Son regard menaçant coupa toute envie à l'enfant de protester. Sa mère ne fut pas aussi froide à son égard mais ne lui offrit aucun soutien. Grunlek soupira, toute envie de civet envolée. A la place, il se tint bien droit et écouta poliment toutes les grandes personnes attablées, notamment le roi, un nain imposant à la barbe fleurie, qui discutait tout en dévoilant ses ambitions pour son peuple.
Grunlek n'y comprit pas grand-chose, mais il devait écouter ses parents, sinon il serait encore réprimandé. Il était un espoir auprès des siens, il ne devait en aucun cas décevoir quiconque croyait en lui, c'était son devoir.
Mais il n'aimait pas ça.
...
Le lendemain matin, profitant d'un trou dans son emploi du temps, Grunlek alla se promener et alla jusqu'au terrain de jeu privilégié des enfants nains, un coin de verdure avec de l'herbe bien verte et des arbres de grande beauté en plein milieu des monts souvent rocailleux.
Jeu de balle, du loup, du massacre des elfes, les enfants débordaient d'enthousiasme et d'énergie. Grunlek se mêla facilement à eux et s'amusa à la balle-du-panier quand une fille du camp adverse le regarda plus attentivement et s'exclama, les yeux écarquillés :
- Mais tu es Grunlek Von Krayn ! Tu es l'un des héritiers du trône !
Aussitôt, tous les autres enfants s'arrêtèrent de jouer pour le regarder lui, stupéfaits. Et ce que voulait évite Grunlek arriva : les enfants le regardèrent bizarrement, ne sachant comment se comporter avec lui, qui était peut-être leur futur roi. Or, Grunlek voulait juste jouer comme tous les enfants de son âge, sans qu'on prenne en compte qui il était et qui il pouvait être. Voyant que la situation restait figée, il décida de s'en aller, malheureux.
Plus le temps passait, moins le jeune nain assumait sa position vis-à-vis des autres, qui le privait d'être à l'égal des enfants.
Car de par sa naissance, Grunlek était l'un des héritiers de l'actuel roi, qui n'avait pas d'enfant mais d'innombrables neveux, petits-neveux et arrière-petits-neveux et la même chose pour les nièces. Et selon les coutumes du royaume, les plus jeunes de la ligné devenait héritiers. Grunlek avait ainsi remplacé son père dans la rôle d'héritier de sa lignée, qui descendait d'un des oncles du roi.
Cependant, rien n'indiquait que Grunlek dispose du trône un jour. En effet, plus d'une quinzaine de candidats était en lice et tous pouvaient coiffer la couronne un jour. Le roi choisirait son successeur quand cela lui plairait. Aussi, en attendant le verdict, toutes les familles faisaient tout pour que leur(e) héritier/héritière se fasse choisir, et entre les compliments au roi et les bonnes actions, coups bas et manipulations pleuvaient de partout.
Et Grunlek détestait tout cela. Il n'aimait pas toute cette hypocrisie ambiante, tout ce jeu du pouvoir, le fait d'être comme un trophée de guerre que ses parents exposaient à tout va plutôt que lui-même, un enfant. A seulement dix ans, le jeune nain rêvait d'aventures, d'exploits et de découvertes du monde, alimentés par ses lectures, les récits des nains aventureux et son imagination débordante. C'était ça qu'il désirait connaitre plus tard, pas une vie de roi. Mais ses parents ne l'entendaient pas ainsi et il devait leur obéir.
L'enfant, inattentif, se fit bousculer par un adolescent qui passait dans le couloir en courant.
- Hé ! protesta ce dernier en se massant un bras. Mais fais attention ! Déjà que tu veux me voler mon héritage, mais en plus tu es maladroit ? Je te déteste !
Et l'adolescent disparut aussi vite qu'il était arrivé. Cependant, Grunlek l'avait aisément reconnu : il s'agissait d'un des autres prétendants au trône, Groarr van Krotte. Pourtant, malgré la douleur et la colère, le plus jeune choisi de ne rien dire et continua son chemin, non sans avoir lancé un regard noir dans la direction où avait disparu Groarr.
Une naine adulte arriva à ce moment-là devant Grunlek.
- J'ai tout vu, Grunlek Von Krayn ! Tu aurais pu te battre contre Groarr, pourquoi n'as-tu rien fait ? Pourquoi n'as-tu pas utilisé la violence pour te venger de l'affront commis ?
L'enfant ignorait de qui il s'agissait, quand bien même son visage lui disait quelque chose. Cependant, la femme avait le regardait avec sérieux et attendait de lui une réponse toute aussi sérieuse. Et puis, elle connaissait son identité et pourtant lui parlait normalement, ce qui changeait agréablement à Grunlek, et ce qui le motiva grandement à répondre.
- J'aurais pu utiliser la voie de la violence et de la force physique, mais ce n'est pas uniquement à cause de notre différence d'âge qui fait que Groarr m'aurait battu à plate couture qui m'a fait reculer. Je pense que parfois, la discussion, la ruse ou la sagesse peuvent êtes des alliées bien plus fortes et puissantes que n'importe quel combat où on utilise nos muscles. Mais Groarr ne m'aurait pas écouté, alors j'ai préféré ne pas lui répondre. Cependant, je n'oublie pas ce qui s'est passé, et un jour, il me le paiera ! Je lui monterai par mes propre moyens qu'on ne me traite pas comme un moins que rien !
La femme ne dit rien sur le moment mais un éclair traversa ses yeux. Elle finit par sourire.
- Tu es différent des autres, Grunlek, et bien sage pour un enfant de ton âge… Continue comme ça et je crois que tu seras promu à un grand avenir !
Et elle partit sans chrcher à connaitre la réaction de son vis-à-vis.
Grunlek ne comprit pas ce qu'elle avait voulu dire.
Jusqu'au soir même.
Où il découvrit que la femme était la conseillère du roi. Voilà pourquoi son visage lui disait quelque chose : il l'avait vu à de nombreuses reprises ! Pourquoi lui avait-elle posé des questions ? Était-ce un test pour savoir s'il était digne du trône ?
La femme finit de chuchoter aux oreilles royales et le roi se tourna vers le petit Grunlek. Et lui sourit avant de lever sa coupe à sa gloire.
De ce soir-là, il fut le favori en titre en tant qu'héritier. Et cette faveur ne le quitta pas.
...
Grunlek avait déjà quinze ans et s'entraînait avec des camarades de son âge à combattre à la fois à la hache et à l'épée quand sa mère arriva en courant dans la salle, dans un état proche de la folie.
- Grunlek ! hurla-t-elle. Fuis ! Il faut que tu partes immédiatement d'ici !
- Mère ? demanda son fils, ahuri.
- Le roi est mort dans son sommeil cette nuit ! Mais Groarr et les siens ont refusé que tu sois leur souverain alors ils ont manigancé un coup d'Etat ! Tu es le premier qu'ils cherchent à supprimer, fuis vite d'ici !
- Mais, et vous ? Et Père ? Et les autres ?
- On les retient ! Vite, pars d'ici, on se rejoindra plus tard !
Grunlek hésita. Sa mère le sentit et le pressa.
- On te rejoindra je t'ai dit. GRUNLEK PARS D'ICI TOUT DE SUITE !
Et Grunlek s'en alla.
Il se cacha dans un lieu sûr, connu seulement de ses parents et de lui-même, précaution nécessaire au cas où.
Il attendit patiemment de longues heures.
Mais personne ne vint jamais.
...
Grunlek erra pendant des années après ce drame. Jamais plus il ne remit les pieds dans son pays natal. Jamais il n'oublia son désir de vengeance. Mais réaliste, il savait qu'il ne pouvait rien contre le nouveau roi. Et puis, il n'oubliait pas ses convictions : il refusait d'utiliser la violence pour la violence. Il le battrait avec les paroles censées. Aidées d'armes et d'une armée peut-être. Pour appuyer ses dires.
Mais en attendant il était seul.
Seul.
Jusqu'au jour où il tomba sur Ugryn, un mage-ingénieur.
Ils se rencontrèrent par hasard alors qu'Ugryn se faisait attaquer par des bandits de grand chemin. Grunlek utilisa sa force et sa maîtrise à l'escrime pour battre les deux hommes, sauvant ainsi l'ingénieur, qui avait été pris par surprise et n'avait pu contre attaquer. En remerciement de cette aide, Ugryn proposa au nain de venir sur son lieu de travail, vu que c'étaient des pièces de mécanique – précieuses car rares et donc chères sur le marché – qui avaient été prises pour cible. Grunlek se retrouva dans un milieu qu'il connaissait et appréciait, les nains étant naturellement doués et portés sur la mécanique et l'artisanat comme tout ce qui se rapportait au monde des ingénieurs.
Tous deux devinrent de très bons amis, s'appréciant et en en apprenant toujours plus sur l'autre. Le mage en connaissait beaucoup sur le vaste monde et racontait mille récits à Grunlek qui demandait des détails et des informations supplémentaires. En contrepartie, Ygryn apprit tout de la vie des nains, au point de pouvoir presque prétendre être un nain. Leur amitié amena Ugryn à confectionner ce qui allait changer radicalement sa vie à son nouvel ami : un bras artificiel puissant qui pouvait lui procurer une grande force ainsi que bien d'autres utilisations, bien souvent mystérieuses pour les personnes qui n'y connaissaient rien. Il s'agissait d'un artefact rare et précieux, gage d'une grande amitié.
Mais s'ils s'entendaient à merveille, une faille se créa finalement entre eux. D'abord minime, le fossé se creusa rapidement au fil du temps. Grunlek rêvait d'aventures et de grands voyages, contrairement à Ugryn, qui avait bougé toute sa vie et qui souhaitait rester sédentaire.
Ce qui devait arriver arriva : au bout de quelques années de très bonne entente, Grunlek s'en alla un jour pour ne jamais revenir.
Et il erra encore de longues années encore.
- Un bras de fer le nain !
Grunlek soupira et accepta le duel. Il allait se faire un peu d'argent et pourrait se payer de quoi se nourrir pour le chemin qui l'attendait. Un bon investissement en somme.
Son adversaire choisit un large tronc d'arbre qui se situait sur la place centrale du village. Chacun des duellistes se fit face. L'homme en face de lui était un grand baraqué sûr de lui. Sur la place, plusieurs personnes s'arrêtèrent pour regarder le résultat. Qui gagnera entre cette force de la nature et ce nain qui battait toujours tout le monde ?
Grunlek empoigna la main de l'homme. Il sentit sa force mais son bras et les gemmes présentes à l'intérieur eurent raison de son adversaire. Et ce fut sans grande surprise qu'il fit cogner le poing de son adversaire contre le tronc.
- Aaahh ! hurla l'homme. Tu as triché, ce n'est pas légal !
- Tu savais à quoi t'attendre, répondit sans se démonter Grunlek. Mon bras contre la force et la taille d'un homme pour l'équité. J'ai gagné, tu me dois mon dû.
L'homme grogna, hésita, puis; voyant le bras fort mystérieux et puissant du vainqueur, lui donna les quatre pièces mises en jeu. Le nain en fut satisfait et quitta le village, empruntant un chemin forestier.
Grunlek n'aimait pas sa vie actuelle. Exilé de chez lui, privé de son héritage, séparé de son ami, il vivait à l'aide de paris avec les bras de fer. Au moins ne vivait-il pas de banditisme ou de quelque autre façon malhonnête, c'était déjà ça. En vérité, il aurait très bien pu vivre autrement, s'être établi quelque part et mettre son savoir dans l'art de la mécanique n'importe où. Mais l'appel incessant de l'aventure le poussait à vivre en tant que nomade, toujours sur la route.
- KYYYYYYAAAAAAHHHHH !
Sous les yeux ébahis d'un Grunlek encore un peu perdu dans ses pensées, un homme encapuchonné avec un arc sortit de la fôret, coupa la route en courant en hurlant et s'enfonça parmi les arbres, poursuivi par un ours. 🐻
Encore interloqué Grunlek vit un homme en armure poursuivre l'ours en hurlant et agitant son épée comme un fou avant de disparaître à son tour.
Poussé par une envie de savoir ce qu'il se passait exactement, le nain se mit à courir derrière eux. Il était moins rapide mais sut garder une cadence. Il finit par tomber sur une scène fort comique : l'homme poursuivit se cachait dans les branches d'un arbre, s'y accrochant comme si sa vie en dépendait - ce qui était sûrement le cas - tandis que la bête tentait de déraciner l'arbre et que l'autre homme demandait à l'animal comment il voulait mourir.
C'était... étrange.
Mais une chose était sûre pour Grunlek : l'ours se fichait des coups d'épée et allait faire tomber l'archer. Aussi se décida-t-il et siffla, ce qui interpella l'ursidé, qui se retourna et cessa d'importuner sa proie pour se concentrer sur le semi-homme.
- Attaquez son cou ! hurla Grunlek à l'homme à l'armure.
Ce dernier se dépêcha et profitant que l'ours soit concentré ailleurs pour lui trancher la gorge. L'ursidé hurla et se vida de son sang avant de s'effondrer, morte, par terre.
- C'est bon Shin ! clama l'homme en armure. Tu peux descendre, la vilaine bêbête ne te fera aucun mal !
- C'est ça, moque toi ! grogna l'archer en descendant avec agilité.
- Pour quelqu'un proche de la nature, j'ai des doutes sur tes compétences avec la nature justement !
- Et pour quelqu'un de fort, tu n'as pas réussi à avoir tout seul le monstre !
- Répète un peu pour voir ?
Grunlek assista à l'échange, encore plus interloqué qu'avant. Les deux interlocuteurs ne se disputaient pas, ils se chamaillaient amicalement. Comme deux gamins qui s'entendaient bien. Ils étaient marrants. Et attachants. Et...
Une flèche de glace le frôla.
- Pardon ! s'excusa le dénommé Shin. Je visais Théo et je me suis trompé dans ma trajectoire !
- C'est le comique de service ! répondit le Théo. Attends, tu viens de dire que tu me visais ?
- Ta lance sous ma gorge c'est quoi, un signe de bonne entente ?
- Gnagnagna !
Grunlek soupira et commençait à s'en aller quand une main se posa sur son épaule.
- Hey ! Je peux voir ton bras ? demanda Théo. Il est étrange mais fascinant à vue d'œil !
Le nain était encore plus déstabilisé : ces deux-là le surprenaient constamment.
- Euh oui... D'accord.
Aussitôt l'étrange duo fixa avec curiosité le bras mécanique. Ils semblaient fascinés et se fichaient pas mal de qui il était. C'était naturel et simple. Comme s'ils se connaissaient depuis des années. C'était étrange.
- Vous semblez ébahi, remarqua Grunlek, mais ce monde regorge de choses bien plus étranges encore ! L'autre jour, j'ai vu un demi-diable se faire arrêter par la foule et qui...
Théo s'empara fermement de Grunlek et le secoua.
- Qu'est-ce que tu as dit ? Une demi-diable ? Où ? Quand ? A quoi ressemblait-il ?
- Il y a deux jours, dans le village que je viens de quitter ! Il est accusé d'avoir assassiné plusieurs familles dans un incendie. Il est grand, habillé en sombre et rouge, les cheveux mi-bouclés jusqu'aux épaules et une barbe de trois jours...
- Emmène moi là-bas ! hurla Théo comme un forcené. TOUT DE SUITE !
Et Grunlek servit malgré lui de guide pour aller jusqu'au demi-diable. Théo semblait presque fou depuis cette histoire. Même Shin n'osait rien dire. Mais que se passait-il ?
J'espère que vous avez aimé ! ^^
J'ai besoin de vous ! Je n'ai pas encore eu le temps de regarder les lives mais je sais qu'il a été développé la relation entre Bob et son père. Pouvez-vous m'en dire plus ? J'en ai besoin pour l'écriture du prochain et avant-dernier chapitre !
Review ? :3
