Coucou, je poste rapidement après mon pavé sur Army Guy (dites le si ça devient indigeste ^^)

Comme toujours j'espère que ça vous plaira, et blablabla.

L's : Tu pourras pas dire que t'étais pas prévenue ^^ Mais je me rappelle que cette scène avec Cuddy avait beaucoup plu, j'imagine que ce sera aussi ton cas ^^

Voilà la suite, et lâchez un commentaire, ça fait plaisir ^^


- Oups … J'y suis allé un peu fort avec le bras …

- Un peu fort ? J'suis bon pour un plâtre, de la rééducation et surtout, je vais devoir tenir ma canne dans la main gauche pendant …..

- Oh, arrête de rechigner, il se réparera en une demi-journée ! C'est exactement pour ça qu'il faut que les transformations deviennent spontanées. J'ai eu 1000 fois le temps de te tuer ! En cas d'attaque, tu dois être capable de te transformer en une seconde.

- Attaque ? Je sais que je suis un connard, et on m'a déjà tiré dessus pour ça, mais….

-Les morts vivants peuvent être très collants parfois.

- Cliché !

- Réel ! La force vitale dont dispose les loups garou est très convoitée par les vampires entre autre… Le combat était inévitable !

House leva un sourcil, sceptique.

Clifton haussa les épaules.

- En tout cas, ne pense pas devenir ami avec l'un d'eux. Et ne commence pas à mettre des colliers d'ail, ça sert à rien.

- Pas mon genre. La lumière du soleil ?

- Accélère leur métabolisme. Ils digèrent plus vite et deviennent plus faibles.

- Ok… Y'a autre chose qui doit m'inquiéter ?

- Il existe une trentaine d'autres espèces inconnues pour les humains qui pour la plupart ont une intelligence presque humaine ou humaine. Mais elles ne sont pas toutes menaçantes. Les hôpitaux sont des endroits appréciés par les vampires : du sang facile et des cadavres et comateux à souhait. Ils sont capable d'exercé une sorte de contrôle mental sur les personnes inconsciente, mais ça prend du temps, quant aux cadavres, ils peuvent les transformer en zombies qui obéiront au doigt et à l'œil.

- Je vois …

- Bien. Discussion mise à part, retransforme-toi.


Cela faisait maintenant deux mois que House avait été mordu et qu'il avait rencontré Clifton. Il avait prit l'habitude de se transformer chaque soir et de courir aussi vite que ses muscles sur-développés le lui permettaient. Il aurait presque remercié le pervers qui l'avait attaqué, lui rendant cet aspect de sa vie.

Son équipe aussi était contente : il était de moins mauvaise humeur et Wilson n'arrêtait pas de le harceler pour savoir, le test toxicologique qu'il avait fait étant revenu négatif.

House se dirigea vers sa moto, content de lui : il avait enfin fermé le clapet de Foreman, sauvant un patient avec un diagnostique totalement improbable.

Il s'arrêta un instant, reniflant une odeur plus que familière : Cuddy était passée par là, il l'avait vue passer dans cette petite tenue de sport dont il avait vanté les mérites à Wilson.
Son humeur s'assombrit en un instant. Vie professionnelle au top, vie personnelle inexistante. Et ça ne risquait pas de changer.
Il enfourcha sa moto, et s'apprêtait à démarrer lorsqu'il sentit un léger changement.
Il enleva son casque et huma l'air. L'odeur de Cuddy avait quelque chose de plus par rapport à tout à l'heure… Adrénaline. L'hormone secrétée en cas de situations extrêmes… En gros de la peur !
Peut-être avait elle été surprise par un chat ou un truc du genre…

Une autre odeur, plus virile lui parvint. De la transpiration, maladroitement cachée par du déodorant et une forte odeur d'alcool, et apparemment, il n'y'en avait pas qu'un.
La rage s'empara de lui, il descendit rapidement de sa moto, se cacha rapidement derrière des bennes à ordures où il se déshabilla et se transforma.
Il courut aussi vite que possible, suivant la piste que Cuddy avait laissé en faisant son jogging pour arriver dans un coin assez reculé du parc, couvert par les arbres et où 4 silhouettes se dessinaient .

- Alleeeeeez, viens par là ma jolie, on va pas te faire de mal…

- Ouais… Il se pourrait même que t'apprécies…

Cuddy fit un pas en arrière.

- Non merci, vraiment, ma fille m'attend, j'ai pas l'intention de rater l'heure du coucher…

- On sera pas longs… Commença celui qui semblait mener les deux autres. Il fut interrompu par un grognement.

Les yeux des quatre humains s'agrandirent alors qu'une énorme bête au pelage poivre et sel s'avançait vers eux d'un air menaçant.

Le loup garou claqua des mâchoires, faisant sursauter les trois hommes. Cuddy ne bougea pas, le regardant avec de grands yeux, sa bouche formant un « O » choqué.
Le plus petit prit les jambes à son cou, trébuchant à chaque pas à cause de son état d'ébriété avancé. Un autre, plus costaud, sortit un pistolet mais n'eu pas le temps de s'en servir : House venait de lui donner un coup de boule dans le nez, provoquant un craquement assez satisfaisant.
Comprenant qu'ils n'avaient aucune chance, les deux hommes restant s'enfuirent à leur tour, abandonnant Cuddy à son triste sort.
House les poursuivit sur quelques mètres en grognant, pour la forme puis retourna vers sa patronne, content de son petit effet.
Cuddy était tombée assise contre un arbre, trop apeurée et trop choquée pour bouger.
Elle se tendit quand la bête s'approcha d'elle, s'arrêtant à un mètre, comme si elle avait sentit le malaise de la jeune femme.
Le loup avança le museau, ouvrant légèrement sa bouche, découvrant ses crocs luisants ce qui eu pour effet de la faire se ratatiner un peu plus contre l'arbre.

Aussitôt, le loup baissa la tête et donna de légers coups de museau sous ses genoux, comme pour l'inciter à se lever.
Poussant le bouchon un peu plus loin, il ramassa les clés de voiture que la jeune femme avait sorti dans un futile effort de défense et les posa sur son ventre, recevant en échange un regard abasourdi.

- Tu… Veux que je retourne à ma voiture …. Marmonna Cuddy sans trop y croire.

Le loup inclina sa tête sur le côté, la fixant de ses grands yeux bleus.

- C'est un de tes amis qui a attaqué House ? s'exclama t'elle, fronçant les sourcils.

Devant le manque de réaction de la bête elle se frappa le front affligée.

- Quelle idiote ! Essayer de faire la conversation à un loup !

Elle se releva.

- Enfin … Merci quand même…

Elle partit en direction de l'autre bout du parc : jusqu'au parking, mais au bout de quelques mètres, ne sembla pas vouloir aller plus loin.

- Tu comprends ce que je dis non ? Tu as un minimum d'intelligence pour avoir l'idée de secourir une femme agressée par une bande d'ivrognes !

Elle était bien bonne celle là ! Son QI était quand même bien supérieur à la moyenne et Cuddy lui attribuait « un minimum d'intelligence ».
Il lui fit un signe de tête pour lui dire d'approcher, ce qu'elle fit en fronçant les sourcils.

- Tu n'as pas l'intention de me faire du mal hein ?

House secoua la tête et s'éloigna, l'incitant à le suivre.
Elle le rattrapa et ils marchèrent côte à côte, coupant à travers les arbres, jusqu'à arriver au parking et à la voiture de Cuddy. Celle-ci se racla la gorge.

- Et bien…. Merci je suppose…

Cependant elle ne fit aucun mouvement pour partir. Elle scrutait son sauveur.

- Qu'est ce que tu es ?

Le loup inclina légèrement la tête, puis la poussa du bout du museau vers sa voiture. Cuddy sembla hésiter, il lui fit un signe de tête impatient.

- Bien… Au revoir.

Il attendit que la voiture soit hors de vue pour retourner à sa moto.


House arrêta sa moto devant la maison de Cuddy. Il resta un moment assit, ne sachant pas vraiment quoi faire. Au moins l'odeur faiblement masculine de Lucas était quasi absente, ce qui voulait dire qu'il n'était pas là. Ca lui laissait un meilleur champ d'action. Mais pour faire quoi au juste ?
Il allait pas se pointer pour lui dire « Salut Cuddy, Bon anniversaire, au fait la grosse bestiole poilue qui vous a sauvée d'une bande de malfaiteurs y'a deux semaines, c'était moi ! »
Un billet gratuit pour Mayfield.
Secouant la tête, il retira son casque, descendit de la moto et boita jusqu'à la porte qu'il frappa à plusieurs reprises, chaque coup gagnant en intensité, au fur et à mesure qu'il trouvait du courage.

La porte s'ouvrit trente secondes plus tard, sur une Cuddy plus que surprise.

- House ? Qu'est ce que vous faites là ?

- Eh ben… Commença t'il la jaugea de haut en bas, C'est votre anniversaire et comme je passais dans le quartier…

Il était sans doute l'une des créatures les plus dangereuse de la planète, et il se retrouver à balbutier devant une femme qui faisait deux têtes de moins que lui.

- Vous n'avez rien apporté. Fit-elle suspicieuse.

- Je savais pas ce qui vous ferait plaisir, j'suis nul à faire des cadeaux ! se défendit le diagnosticien.

- Et cela n'a rien à voir avec le fait que Lucas n'est pas là ?

- Ah ? Il est parti ?

Le visage même de l'innocence. Même si « House » et « innocence » sont difficilement assimilables.

- Oui, et ma mère a prit Rachel avec elle pour que lui et moi ayons un peu d'intimité. Expliqua t'elle laissant une note sarcastique sur la fin de sa phrase.
Elle secoua la tête.
- Parfois il a plus de travail que moi…

- Dans ce cas là, ça ne vous dérange pas que je vous tienne compagnie ? Demanda House avec espoir.

- Non bien sur, entrez marmonna t'elle.

Même si elle le cachait, House savait qu'elle était contente qu'il soit là. Cette pensée lui donna l'assurance qui lui manquait.

Il scanna le salon, remarqua la bouteille de vodka et le verre à moitié vide posés sur la table basse, alors que Cuddy se dirigeait vers la cuisine pour servir deux tasses de café. Une vague de colère le traversa. C'était lui qui était sensé se saouler tout seul le soir de son anniversaire, pas une femme aussi forte que Cuddy ! Maudit Lucas !
Le type si attentionné que lui avait décris Cuddy la laissait seule et déprimée le soir de son anniversaire ! Peut-être que Cuddy se trompait au sujet de Lucas… Ou peut-être qu'elle avait menti ! House était bien décidé à tirer ça au clair.
Il fut sorti de ses pensées quand une tasse de café entra dans son champ de vision.

- Merci grommela-t-il

- Ah quoi pensez vous ? demanda Cuddy étudiant la mine renfrognée de son employé.

- Foreman et sa débilité, Chase et ses boucles blondes, Thirteen et sa bisexualité et Taub et son gros nez. Bref, mon idiote d'équipe qui en ce moment même est en train de tester le patients pour un Lupus alors que…

- C'est jamais le Lupus, je sais House. Sourit-elle.

« Mensonge parfait. Bravo Greg ! » se félicita t'il en buvant une gorgée de café.

- Alors … Vous aviez des plans pour ce soir ?

- Pas vraiment. Je pense que Lucas avait préparé quelques chose, mais quoiqu'il en soit, ce ne sera pas possible… répondit Cuddy amèrement.

- Dites moi ce qui vous ferait plaisir, je peux essayer d'arranger ça ! proposa House fier de son idée.

- Et bien …

- NON ! Cuddy je ne coucherai pas avec vous !

- Crétin !

- Oui mais super sexy !

Il sourit en voyant qu'elle ne le contredisait pas sur ce point.

Les pensées de Cuddy glissèrent vers la nuit où un loup gigantesque l'avait tirée d'une situation plus qu'humiliante. Elle aurait vraiment voulu le revoir, mais n'avez pas eu de signe de lui depuis deux semaines…
Elle chassa cette idée. Comme si House allait traquer un loup géant pour lui ramener comme animal de compagnie alors qu'il avait été attaqué par une bête similaire !

Toutefois il fallait bien qu'elle réponde.

- Je crois que je suis contente d'avoir de la compagnie ce soir… Je m'étais résignée à passer mon 42ème – il ne manqua pas l'amertume quant à son âge- anniversaire seule.

- Si ça peut vous consoler, j'ai 50 ans en Juin rappela House. Et il y'a de grandes chances que je les célèbre en tête à tête avec une bouteille de bourbon !

- Ce n'est pas pareil. Vous vous complaisez dans votre solitude…
« Que nenni ! » cria une petite voix dans la tête de House.
- … Je dirige un hôpital, j'ai un fiancé et une fille, une sœur, un beau frère, des neveux, toujours ma mère, et pourtant ces derniers temps il n'y'a qu'une chose qui s'est vraiment soucié de moi.

- Ce n'est pas très gentil d'appeler Lucas une chose ! Plaisanta le diagnosticien, bien qu'il sache parfaitement de quoi elle parlait.

- Je ne parlais pas de Lucas. Répondit-elle amusée.

- Wilson alors ? Je sais qu'il a une tête de nounours mais ça ne fait pas de lui une chose !

-Non ! rit elle faussement indignée.

- Alors quoi ?

- C'est … Je ne peux pas vous dire.

House la regarda impassible, mais à l'intérieur il était estomaqué. Elle était en train de défendre une bête qu'elle n'avait vu que moins d'une heure et qui pourrait s'avérer très dangereuse.
Avec elle son secret était bien gardé.

- Même pas une idée générale ?

- Je ne sais pas… C'était étrange. J'avais des ennuis…

- Quel genre d'ennuis ? interrogea House.

- Pas grand-chose…

House leva un sourcil à cela. Si une tentative de viol n'était pas grand-chose…

- Enfin bref. J'avais des ennuis et d'un coup il était là.

- Il ?

- Je ne sais pas ! Mais ça avait l'air si masculin…

House eu du mal à ne pas sourire.

- J'ai même pas le droit à une petite description ?

- Il était…
Elle sembla chercher ses mots un instant, House ne fut pas déçu du voyage.
- Magnifique.

Elle regarda un instant son interlocuteur qui la fixait plus que surpris. Jamais personne ne l'avait qualifié de « magnifique » c'était une grande première.

- Cuddy… Est-ce que vous êtes heureuse avec Lucas ?

- Pourquoi cette question ?

Le moment était parfait, il fallait qu'il gâche tout en amenant son hypothétique bonheur avec Lucas sur la table.

- Vous m'avez dis qu'il ne se souciait pas de vous. Même pas des « Chérie tu as passé une bonne journée ? » ou « Tu vas bien ? » ?

- House arrêtez ça grogna Cuddy menaçante. Pourquoi vous me faites ça ?

En l'espace de deux secondes, son visage était si proche que leurs nez se touchaient presque.

- Parce que s'il vous rend heureuse, alors je serai content de vous voir sourire, mais s'il vous fait pleurer… Alors laissez-moi une chance de plus. Je ferai de mon mieux pour vous donner ce qu'il vous manque.

L'envie de caresser les lèvres de la brune lui traversa l'esprit, mais il se retint et se redressa. Cuddy gardait la tête baissé, étudiant ses pantoufles.

- Je… Je pense que vous feriez mieux de partir…

- A une condition.

Cuddy leva un sourcil, l'air de dire qu'il n'avait pas à poser de condition. Ca ne l'arrêta pas.

- Promettez-moi que vous ne finirez pas la soirée totalement bourrée. Dit House en désignant la bouteille du menton.

Devant l'air renfrogné de la doyenne, il ajouta :

- Je ne vous ai jamais vu comme quelqu'un qui part noyer ses problèmes dans l'alcool. S'il vous plait, ne me donnez pas tort.

- Ce n'est pas dans mes intentions. Marmonna Cuddy.

House lui fit un signe de tête et enfilant sa veste, se dirigea vers la sortie. La voix de Cuddy l'arrêta.

- House, vous vous souciez de moi ?

- D'après vous, pourquoi je suis venu ?

Voyant qu'elle ne répondait pas, il sortit.
Il irait la voir sous sa deuxième forme ce soir.