Coucou à toutes et à tous :) Je tiens à vous présenter mes excuses, le rythme de publication des chapitres a été très nettement retardé du fait qu'étant à la fac j'ai beaucoup de travail à préparer du coup je suis plus lente pour publier...encore navrée ^^' Malgré tout j'espère que ce chapitre vous plaira ! :)

Vous constaterez que j'ai introduit un personnage mystère de ma propre création, n'hésitez pas à me donner vos avis et vos hypothèses le (ou plutôt la) concernant ;)

Mis à part ça, pas beaucoup d'action, mais je vous promets que le chapitre suivant marquera l'entrée d'Akihito dans le cœur de l'intrigue :)

Et sinon je voulais dire un grand merci à toutes les personnes qui me suivent et m'encouragent à continuer ! Je vous aime :)

Bonne lecture & enjoy


Lorsqu'Akihito pénétra dans l'appartement, il entendit des voix provenir du salon. Il pensa tout d'abord qu'Asami devait être rentré, auquel cas il était dans de beaux draps car celui-ci avait sans doute dû se rendre compte de l'absence de la clé et de la disparition du flacon d'eau de toilette, mais en s'approchant un peu, il constata qu'il n'en était rien. Ce n'était pas Asami qui se trouvait là, assis sur le grand canapé en cuir, mais une femme. A côté d'elle se tenait, planté droit comme un piquet, l'un des plus fidèles hommes de main d'Asami : Suoh.

- Puis-je vous proposer un rafraichissement, madame ? proposa-t-il à l'invitée, mais celle-ci répondit d'un ton sec, sans appel :

- J'ai déjà dit que je ne veux rien. Je suis ici pour voir Ryûichi et je ne partirais pas avant de m'être entretenue avec lui.

Pour qui elle se prend celle-là ?! songea Akihito, en fronçant les sourcils. Personne n'appelait jamais Asami par son prénom, pas avec autant de…familiarité.

Il devait tenter d'en apprendre plus sur cette femme. Dissimulé à demi par la cloison du mur du salon, le jeune photographe espérait pouvoir continuer à épier cette harpie en toute tranquillité, mais c'étant sans compter sur Suoh qui braqua son regard sur lui, révélant par la même sa présence à l'invitée. Tous deux se mirent à le fixer. Bon sang, ce mec avait des antennes ou quoi ?! Akihito était bel et bien grillé. Il entra alors timidement dans le salon et croisa le regard acéré de la femme. Son cœur dû, l'espace d'un instant, rater quelques battements. Ce regard... il avait l'impression de voir Asami. Deux prunelles ambrées, profondes, capables de transpercer et de souffler le chaud comme le froid en un instant. Des prunelles de fauve, aussi captivantes que celles de son amant. Impossible...

Face au silence perplexe du photographe, la femme prit la parole, sans le quitter des yeux.

- Eh bien jeune homme, vous ne vous présentez pas ?

Tiré de sa torpeur, Akihito hésita. Il lança un regard quasi désespéré à Suoh – comme s'il pouvait l'aider, quelle idée – qui lui adressa un bref signe de tête pour lui intimer de répondre.

- Takaba Akihito. Je suis photographe, dit-il finalement, tout en s'inclinant poliment. Puis il se redressa, et sans rien perdre de son audace habituelle reprit : - et vous ?

Face à cette réplique impromptue, on eut dit que Suoh allait s'étouffer vu le visage crispé qu'il affichait. Que craignait-il au juste ? Cette femme était-elle donc si redoutable ?

L'homme de main d'Asami s'apprêtait à intervenir, mais cette dernière l'en empêcha d'un simple geste de la main.

- Laissez.

Elle replongea alors son regard ambré droit dans celui du photographe, puis répondit non sans une pointe d'ironie à peine masquée :

- Il est étonnant que vous l'ignoriez. D'ailleurs je me demande bien comment quelqu'un comme vous a pu mettre les pieds ici. C'est pour le moins surprenant…

Son regard se reporta sur Suoh. Comme si elle eut voulu sous-entendre que celui-ci s'acquittait mal de son devoir.

Akihito ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Le ton qu'employait cette harpie le contrariait profondément. « Quelqu'un comme lui » qu'est-ce que ça voulait dire ça encore ?! Il commençait à en avoir vraiment plus qu'assez de se sentir toujours rabaissé au contact des personnes que fréquentait Asami. Oui il n'était pas du même monde qu'eux et alors ?! Il ne s'en portait pas plus mal après tout !
Akihito dû faire un effort surhumain pour se retenir de tirer puérilement la langue à la pimbêche endimanchée qui continuait de l'observer avec condescendance. Il fut même tenté de répliquer mais un bruit de clé et de porte le coupa dans son élan. Asami venait de rentrer, accompagné de Kirishima, son secrétaire personnel, dont Akihito avait appris à reconnaître la voix. Kirishima débarrassa son patron de son manteau et de sa mallette en cuir noir et Asami se rendit au salon. A sa vue, Suoh s'inclina respectueusement en un « bonsoir Asami-sama », quant à la femme, sa présence n'avait pas l'air de ravir le mafieux.

Le jeune photographe, avec le temps, avait appris à décrypter les ressentis d'Asami et le fait que ce dernier venait de plisser légèrement les paupières ne faisait que traduire son agacement. Son regard était devenu aussi aiguisé qu'une lame de rasoir et le silence qui baignait le salon était chargé en électricité mais la harpie ne semblait pas s'en formaliser le moins du monde.

A la vue d'Asami, elle se leva gracieusement du canapé et vint vers lui. Malgré son air hautain parfaitement insupportable, Akihito devait bien reconnaître que cette femme avait beaucoup de classe. Elle portait un tailleur gris perle visiblement fait sur mesure, un chemisier en soie blanc, un petit foulard assorti à son tailleur, et ses cheveux noirs étaient coiffés en un chignon des plus élégants. Tout en elle était signe de raffinement.
Le photographe dû s'empêcher d'ouvrir grand la bouche lorsqu'il vit cette femme déposer un léger baiser, tout en retenue néanmoins, sur la joue d'Asami. Qu'étaient-ils l'un pour l'autre au juste… ?

- Je t'ai déjà dit de ne pas venir ici, déclara froidement Asami à son attention, mais elle ne sembla pas s'en formaliser outre mesure.

- Jamais un coup de fil de ta part, rien. Que veux-tu que je fasse ? J'en suis réduite à devoir passer par tes hommes de main. Et il faut que nous parlions, au sujet d'un de tes clients.

- Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour parler de ça. Passe au bureau demain.

La femme émit un léger sourire en coin.

- Même moi tu me congédie comme l'un de tes subalternes.

Mais Asami resta parfaitement impassible face à cette remarque.

- Suoh va te raccompagner jusqu'à ta voiture.

La femme, tout en enfilant le manteau que lui tenait Kirishima, lui répondit froidement :

- Inutile. Mes hommes sont dans le couloir. Je passerais te voir dans la matinée.

Asami, laissant Akihito dans le salon, alla raccompagner la mystérieuse harpie jusqu'à la sortie. Ils échangèrent encore brièvement quelques paroles, puis Akihito la vit s'éloigner, accompagnée de deux hommes bâtis comme des armoires à glace et vêtus de costumes sombres. Il ne faisait aucun doute qu'elle devait être quelqu'un d'important, une collaboratrice d'Asami peut-être ? La curiosité d'Akihito était piquée au vif, d'autant plus qu'il n'avait vraiment pas apprécié le comportement de celle-ci vis-à-vis de son amant.
Après elle, ce furent Suoh et Kirishima qui quittèrent l'appartement en souhaitant une bonne nuit à leur patron. Maintenant le jeune photographe allait donc se retrouver seul avec Asami...

Lorsque le yakuza revint au salon quelques instants plus tard, Akihito se risqua à lui poser la question qui lui brûlait tant les lèvres :

- C'était qui cette femme ? Elle travaille avec toi ?

Bon d'accord, en fait ça faisait plutôt deux questions, mais le jeune homme n'aimait pas beaucoup l'idée que des femmes inconnues (ni même des hommes d'ailleurs) se montrent si familières avec Asami. D'ailleurs c'était bien la première fois, depuis qu'il connaissait le mafieux, que quelqu'un d'autre que ses hommes de main était entré chez lui, alors oui il avait bien le droit de se poser quelques questions tout de même !

- Tu sais bien que je travaille seul, se contenta de répondre Asami.

Eh bien non j'en sais rien figure-toi ! songea rageusement Akihito. Comment aurait-il seulement pu le savoir ? Après tout Asami ne lui parlait jamais de ses affaires. Mis à part ses trafics, le photographe n'avait aucune idée de ce à quoi le mafieux occupait ses journées loin de lui.

- Alors quoi, c'est ta secrétaire ? insista-t-il, bien qu'il eut parfaitement conscience qu'il n'en était rien.

Franchement cette femme n'avait rien à voir avec une secrétaire, elle était bien trop hautaine pour ça mais c'était la seule chose qui était venue à l'esprit d'Akihito pour pousser Asami à lui dire ce qu'il voulait savoir. Mais à voir le sourire en coin qui se dessinait sur les lèvres du yakuza, Akihito sentit que la situation n'allait de toute évidence pas tourner en sa faveur. Que pouvait-il encore avoir derrière la tête ?

- J'ai une meilleure question : qu'est-ce que contient ce sachet ? demanda Asami, avec l'air d'un fauve parfaitement conscient que sa proie ne lui échappera plus.

Un sachet ? Akihito cligna plusieurs fois des yeux puis se figea, comme pris d'une terreur soudaine. Le sachet de la parfumerie, Akihito l'avait encore en main ! Il ouvrit la bouche, puis la referma plusieurs fois, comme un poisson en manque d'air et Asami plissa légèrement les paupières. Cette fois il était coincé et une fois de plus il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même et à sa trop grande bêtise.

- Tu es sorti pendant que je n'étais pas là..., déclara le mafieux, tout en attrapant Akihito par les hanches.

Leurs visages n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et le jeune photographe sentait qu'il allait perdre pied et se noyer dans les prunelles ambrées d'Asami s'il ne faisait rien, alors il le repoussa doucement et se retourna, prêt à quitter le salon.

- Il est tard et je suis crevé. Ce serait bien qu'on aille se coucher, non ?

Si Akihito espérait qu'Asami allait renoncer si facilement, il était bien naïf. Après tout, le yakuza finissait toujours par arriver à ses fins, surtout avec lui. Celui-ci fronça légèrement les sourcils et son regard se fit plus acéré. Akihito essayait de se défiler, et il le savait. Il était donc absolument hors de question qu'il lui échappe. Il le retint aussitôt par le bras, assez fermement, et l'obligea à nouveau à lui faire face, bien décidé à obtenir les explications qu'il voulait. Il commença par lui lancer comme un avertissement :

- Si tu fais quoi que ce soit dans mon dos, ou si tu me trahis, sache que je finirais par le savoir, Akihito, d'une façon ou d'une autre...

Le brun joignit le geste à la parole, murmurant à l'oreille d'Akihito et faisant glisser sensuellement ses mains le long de ses hanches, jusqu'à faire tomber les barrières du jeune homme. Il était à lui. Rien qu'à lui.
Lorsque toute la vigilance du photographe fut évanouie, Asami se saisit sans peine du sachet qu'il tenait toujours et fit quelques pas pour s'éloigner de son amant qui se mit à protester vivement.

- Eh ! Rends-moi ça !

Mais Asami l'ignora royalement et ne se gêna pas pour l'ouvrir. A l'intérieur il découvrit une boite qui lui était familière : celle de son eau de toilette. Il fronça légèrement les sourcils et se tourna vers Akihito.

- Tu as sûrement quelque chose à me dire maintenant, déclara le mafieux avec un léger sourire en coin, conscient que le photographe était désormais pris au piège.

Oui, les choses allaient sévèrement se compliquer... Asami était loin d'être le genre de personne que l'on pouvait berner facilement juste en inventant deux trois bobards. Il savait aussi bien qu'Akihito lui-même qu'une telle fantaisie n'était absolument pas dans ses moyens et il allait devoir se montrer très convainquant s'il voulait se tirer d'affaire sans trop de dégâts.

- Quoi, j'ai plus le droit de sortir faire des achats ? Il faut que je te fasse un rapport de tout ce que j'achète maintenant ?

Akihito s'efforça d'adopter un ton détaché tout en haussant les épaules, comme s'il ne se sentait pas coupable le moins du monde. Mauvaise stratégie.

Le regard d'Asami se fit un peu plus froid et il le piégea dans un coin, comme un petit animal. Le photographe sentit son assurance lui descendre dans les chaussettes. Le mafieux n'allait faire qu'une bouchée de lui s'il continuait à éluder ses questions de la sorte. Il déglutit péniblement en sentant la panique le gagner.

- Tu as exactement trois secondes pour me dire où, comment, et surtout pourquoi tu t'es procuré ça.

- Ecoutes...je voulais juste te faire un cadeau, c'est pas un crime quand même !

- Hm. Asami laissa sortir ce son avec un air des plus cyniques. Il n'y croyait pas et il avait raison. Il te reste deux secondes, reprit-il.

Merde, merde ! Il faut trouver quelque chose, vite ! songea Akihito, au bord du désespoir. Il savait parfaitement comment les choses allaient tourner. S'il n'obtenait pas la réponse voulue, Asami allait probablement faire du reste de sa nuit un enfer et demain matin il serait incapable de marcher. Ça finissait toujours comme ça lorsqu'il était contrarié.

- J'ai renversé par erreur ton flacon de parfum, alors je suis allé au nouveau centre commercial et il y avait des réductions sur ton eau de toilette, j'en ai profité…
Pour un peu, le photographe avait la tête d'un chaton conscient qu'il a fait une bêtise et qui fait de petits yeux en attendant de voir si son propriétaire va être suffisamment attendri pour lui pardonner ou pas. Au détail près qu'Asami n'avait rien d'un gentil propriétaire qui se laisse prendre par les sentiments. Peine perdue.

- Bien essayé. Une seconde, trancha impitoyablement Asami qui transperçait son amant du regard. Si tu ne me réponds pas tu risques de ne vraiment pas aimer ce qui va suivre… conclut-il, en espérant bien que cela le ferait réagir.

Déstabilisé par ses paroles, son regard, et le ton qu'il employait, Akihito abandonna toute résistance. Une fois de plus, il laissait le mafieux gagner et il détestait ça ! Mais plus que tout, il redoutait sa réaction lorsqu'il saurait toute la vérité sur cette histoire d'apparence anodine. Quelle serait sa réaction lorsqu'il apprendrait qu'il s'était introduit dans son bureau alors qu'il le lui avait expressément défendu... ?

- D'accord, d'accord, pas la peine d'être aussi désagréable ! ronchonna Akihito, puis il poursuivit en priant tous les dieux existants ou inexistants de lui venir en aide. – C'est ton employé, Sudô qui me l'a donné. Je l'ai croisé à la parfumerie...

Asami resta silencieux quelques instants, avec une expression parfaitement indéchiffrable sur le visage. Alors quoi, c'était la vérité pourtant ! Le mafieux ne le croyait-il toujours pas ou peut-être était-il déjà en train de préparer mentalement la punition qu'il allait lui infliger ? Décidément Akihito n'aimait pas ce silence, pas du tout... Mais le fauve en face de lui reprit vite le dessus, lui confirmant - par le ton qu'il employait désormais – ce qu'il redoutait. Oui, Asami était en colère.

- Il me semblait pourtant t'avoir interdit d'entrer dans mon bureau.

Eh bien, il n'avait pas mis bien longtemps à découvrir le pot-aux-roses ! En revanche, le fait qu'il ait pu croiser Sudô avait l'air de le laisser totalement indifférent. Quoique, le fait qu'il ait pénétré dans le bureau d'Asami en défiant son autorité était bien plus grave encore...

Ni une ni deux, le yakuza se saisit fermement d'Akihito, qu'il jeta sur son épaule comme s'il ne pesait rien. Ce dernier tenta bien sûr de protester en se débattant comme il pouvait mais c'était peine perdue. Asami était déjà bien plus fort que lui à la base, et en plus il était en colère. Le photographe pouvait la sentir irradier à travers tous les pores du mafieux. Qu'allait-il bien pouvoir lui faire... ?
En une fraction de secondes, il se retrouva projeté sur le grand lit moderne d'Asami, sans douceur aucune. Incapable de réagir, il ferma les yeux et se crispa, jusqu'à qu'il sente une main, grande, chaude, lui saisir le menton pour le lui relever. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il fut aussitôt plongé dans l'abysse aux couleurs d'or en fusion : le regard d'Asami braqué sur lui.

- Tout comme tu as pris ton pied à fouiner dans mes affaires, je vais prendre mon pied à te fouiller toi, dans tous les recoins..., déclara-t-il d'une voix rauque, un tantinet menaçante.

Akihito tenta de se relever, de se soustraire à la prise d'Asami, mais c'était purement et simplement inutile. Le mafieux lui saisit les poignets d'une main avec force, ce qui lui fit serrer les dents, retira sa cravate de l'autre, et les lui attacha solidement, sans lui laisser la moindre échappatoire.

- Asami...arrête..., tenta Akihito, mais il se fit couper la parole par les lèvres du fauve qui lui servait d'amant et – accessoirement aussi – de tortionnaire.

- Bon, on va pouvoir commencer l'interrogatoire, déclara Asami avec un sourire mauvais, satisfait non seulement de savoir qu'Akihito était à sa merci, mais aussi et surtout à l'idée des réjouissances qui allaient suivre. Le yakuza était bien décidé à montrer à sa propriété ce qu'il en coutait de lui désobéir.


Et voilà c'est déjà la fin.

Qu'avez-vous penser du personnage féminin?

Pensez-vous qu'Asami saura tirer les vers du nez à Akihito (mouhaha) X)

A suivre...