Je profite d emon bref retour chez moi pour publier le 3ème chapitre. Enjoy

Résumé : Harry perd les être auxquels il tient le plus, mais la lune remplacera un jour le soleil...

Avertissement : Attention, cette fanfiction est un slash, c'est à dire qu'elle raconte une histoire d'amour entre deux personnes du même sexe. Donc, les homophobes peuvent aller voir ailleur si le pingouins peuvent voler.


Je crois que j'ai les yeux ouverts. Tout ce que j'ai l'impression de voir est blanc... Blanc comme les neiges éternelles, blanc comme le teint pâle de ma Lilyan. Lilyan... Elle vient souvent me rendre visite, dans mes rêves. Ginny faisait ça elle aussi, au début. En réalité, je ne suis pas vraiment seul. C'est bon de les avoir près de moi.

Des couleurs s'ajoutent au décor. Des sensations aussi. Je sens des draps blancs. Ce ne sont pas ceux de mon lit; le matelas est posé sur des ressorts en fer qui donnent une impression d'enfoncement. Je ne sais pas pourquoi tout est aussi flou...

- Harry !

Harry ? Mon prénom, si mes souvenirs sont exacts. Oui, c'est comme ça que je m'appelle, comment pourrais-je l'oublier ?

Quelquechose bouge devant moi, se rapproche. Instinctivement, je ferme les yeux, et je sens que quelqu'un place un objet métalique sur mon nez Quand je les ouvre à nouveau, tout est beaucoup plus clair.

Je m'assois sur le lit et laisse Hermione Granger me prendre dans ses bras.

-Harry, nous craignions que tu ne te réveilles jamais, sanglote-t-elle en me serrant un peu plus fort.

-Je suis là m'entendais-je murmurer, je ne partirais plus.

Je n'ai pas la moindre idée de ce dont je parle. Une sorte de vide serein flotte dans ma boite cranienne... Comme si on avait éradiqué toutes mes pensées et qu'elles revenaient lourdement une par une, me raccordant au monde réel. J'avais la sensation d'avoir été longtemps ailleurs puis de nouveau présent. Où aurais-je bien pu partir ? Dans les airs, avec les oiseaux. Je suis tellement léger... Et en même temps je fais mon poids sur cette terre.

-Un mois Harry... Etat comateux profond. C'est une chance que tu te sois accroché à la vie. Même les médicomages disaient.

Accroché à la vie ? C'est la vie qui s'accroche à moi. Est-ce que je veux vivre, vraiment ? Je n'en sais rien. Je suis en vie. Je suis en vie et d'autres sont morts. Si seulement mes idées pouvaient s'ordonner, je ne comprend plus grand chose.

Je sens que je me lève. Que je fais quelques pas sur mes jambes engourdies. Que je cherche le soleil. Où est le ciel ?

-Nous allons sortir d'ici, faire un tour dans les couloirs...

Je suis dans mon appartement, seul, un peu hanté par leurs fantômes. Quelque part cela fait du bien. Je n'ai personne pour me regarder avec des yeux plein de tristesse et d'apitoiement. Je n'ai plus confiance en personne et je ne sais même plus où en est le monde. A vrai dire ce n'est pas la principale de mes préoccupations. Depuis que la prophétie a été révélée au grand public et que mon comas aussi, j'ai reçu un bon millier de lettres. Toutes d'un contenu foutaisement larmoyant et niaseux. Ma nouvelle activité est donc de les lire une par une, puis de les classer selon leur niveau de niaiserie. Cela va du niveau 10 : "Harry tu es mon héros ne penses pas que tu es seul je t'ai toujours aimé et si tu as besoin de quoique ce soit gnagnagna l'amour de ma vie..." au niveau 1, simple lettre de profonde compassion ou de simples condoléances. J'ai quand même eu le droit à de gentils pavés philosophiques voulant me rappeler avec justesse ma condition actuelle. Ceux-là sont les plus intéressants, je les lis en simple philologue, oubliant que je suis le premier concerné. Alors que j'y pense, une énième lettre arrive par la fenêtre. J'indique au hibou le chemin de ma nouvelle mangeoire de repos pour hiboux d'admirateurs et décide de la lire tout de suite.

Mon nom est écrit à l'encre verte. Dans une calligraphie parfaite, presque professionelle. Alors que je la tiens dans mes mains, la lettre semble se révéler à l'avance. Elle n'a rien à voir avec les autres. Elle vient de quelqu'un qui a l'intention de me dire quelque chose.

Cher Harry,

Cela fait tant d'années. Tu n'as pas tant changé, à part le fait que tes joues se creusent de fatigue et de tristesse. Tu ressemble un peu à une de ces vieilles loques qu'on garde par fierté mais qui ne sont bonnes qu'à jeter. Oui, Harry Potter, une loque. Un vieux machin, une chose, et je pense qu'on va pouvoir s'arrêter là pour le moment. Tu as de sèrieuses raisons qui te laissent la possibilité d'afficher une telle apparence extèrieure. Mais intèrieurement Harry, es-tu resté le même ? Impossible. Un sentimental comme toi ne peux pas survivre à deux décès. Il a fallu que ton organisme, ton cerveau se reprogramme complètement pour t'aider à surmonter ce choc - d'où ton récent comas. D'après mes réflexions, tu n'as pas pu rester l'idiot aveugle que tu as toujours été. Les seuls qui peuvent affronter la mort en face n'ont pas de réels sentiments. Ou alors ils croient en d'autres sortes de sentiments, des sentiments plus complexes, ne se basant pas sur le simple amour de l'autre, mais sur de l'intelligence, de la réflexion, du... Pouvoir. Je sais que tu as changé. Et je sais que tu lis tes lettres une par une, et que tu ne jetteras pas celle-ci au feu. Je t'observe attentivement et je vois en toi un être refait, de la tête aux orteils. Et je ne laisserais pas passer l'occasion de te laisser filer. Tu as un profil exploitable, et je te parle franchement parceque cela a toujours été ma façon d'agir. Je veux te montrer un autre aspect de la vie, je veux t'apprendre des choses. Tu es la seule personne que je pense capable de quelque chose dans ce monde... Tu ne le regretteras pas, je t'assure. J'aimerais que tu répondes à cette lettre, pour changer, et que tu oublies toutes les autres. Que tu me laisses te prouver l'étendue de ton âme. Que nous accomplissions ensemble les quatre cent coups et que nous les envoyions tous au diable.

A bientot.

PS : Pour me répondre, donne juste ta lettre à mon hibou.

Je ne savais pas quoi penser. Finalement, cette lettre était celle d'une folle-dingue de moi, qui en plus croyait que j'étais disposé à faire tout ce qu'elle voulait. Et cette personne me conaissait ? Je la relu plusieurs fois. L'envie me vint de jouer le jeu. Je répondis simplement :

Cher(e) inconnu(e),

De quoi es tu capable ?


Aucune review pour le chapitre précédent, c'est donc qu'il n'était pas intéressant ? Ma boite à review est toujours ouverte et bientôt, la suite