Himeru-chan : C'est sûr qu'il souffre, notre blondinet préféré... Mais ça s'arrangera avec le temps. :D Ne t'inquiètes pas pour les gamins, Alois saura se venger... *w*

Et il est vrai que j'ai du mal avec les reprises pronominales... Je vais essayer de m'améliorer. Merci en tout cas pour tes encouragements. 3

Voilà la suite ! Je suis pas trop fière de ce chapitre, mais bon... Alois et Ciel vont vraiment commencer à se renvoyer la balle dans deux chapitres... Jusqu'à là, soyez patients. :3

Bonne lecture ! (et mangez des chocolats, mêmes si Pâques est passé !)


Chapter Two: Math Lesson

Trouvant l'intercours trop long à son goût, le jeune Trancy se décida enfin à se lever et déambula dans la classe sans but précis. Alors qu'il passait à côté d'une table, il entendit les murmures des élèves qui parlaient de lui...

« T'as vu, c'est Alois Trancy... Il paraît qu'il a été enlevé quand il était petit, et qu'on ne l'a retrouvé que récemment... Non, tu crois que ce serait un imposteur ? Ca expliquerait beaucoup de choses... »

Piqué au vif, le jeune Lord se retint de faire taire ces mioches arrogants. Il opta plutôt pour la méthode tranquille : il arriva comme une fleur et demanda d'un air innocent :

« De quoi est-ce que vous parlez ? »

Les trois garçons se retournèrent vivement et restèrent pétrifiés pendant quelque secondes. Alois en profita et enchaîna :

« Vous en faites des têtes ! Serait-il possible que vous parliez de moi ? Mais je me demande ce que vous pouviez bien dire, il n'y a pas grand-chose à dire sur ma modeste personne... N'est-ce pas ?

- Tout... Tout à fait ! » Répondit un des élèves, mal assuré. « D'ailleurs, on ne parlait pas de toi !

- Vraiment ? Et bien, il semble que je me suis trompé. Veuillez accepter mes plus plates excuses. Je ne vais pas vous importuner plus longtemps, une prochaine fois peut-être ? »

Il commença à s'éloigner, puis, semblant se souvenir de quelque chose, il se retourna vers le petit groupe et leur annonça gaiment :

« Oh, et si vous aviez, par le plus grand des hasards, des questions à mon sujet, n'hésitez pas à me les poser, je me ferais une joie de vous répondre...

- Oui... Bien sûr ! »

Satisfait, il s'en alla. Aaah, qu'est-ce que cela pouvait être agréable de refiler son stress aux autres ! Maintenant qu'il avait évacué toute la frustration et la rage que lui avait causé cet imbécile de Michaelis et son crétin de voisin, il se sentait beaucoup mieux. Pendant sa petite marche solitaire à travers la (grande) classe, une personne d'origine inconnue se jeta sur lui et s'écriant :

« Oooh, c'est mignon ! »

Emporté par son élan, il fut déséquilibré et ils s'écrasèrent lamentablement sur le sol, sous le regard amusé des autres. Ciel, lui, était plutôt scandalisé et se fraya rapidement un chemin dans la foule des curieux et releva l'inconnu(e) :

« Lizzie ! Combien de fois t'ais-je dis de te comporter en Lady en publique ?

- Mais Ciel, il est si mignon ! D'ailleurs, comment il s'appelle ?

- S'il te plaît, tu pourrais m'écouter quand je parle ? » Demanda Ciel, excédé

Pendant ce temps, notre jeune comte fut soulevé et remit debout par... un autre inconnu au bataillon.

« Ca va ? Rien de cassé ?

- Non, ça peut encore aller... Tu connais cette... furie à couette ?

- Lizzie ? C'est la cousine et fiancée de Ciel ! Elle est très sympa mais... Un peu obnubilée par tout ce qui est mignon.

- J'avais cru comprendre, merci...

- Au fait, on n'a pas été présenté ? Je m'appelle Soma Asman Kadar, mais tu peux m'appeler Soma !

- Alois Trancy...

- Oooh ? Tu t'appelles donc Alois ? C'est mignon~

- Lizzie, j'étais en train de parler ! »

Alois détailla la jeune fille qui venait de le faire tomber. Elle avait les yeux verts, des cheveux blonds attachés en deux couettes, et portait une petite robe d'été bleue... En septembre ?

« Enchanté Alois ! Je suis Elisabeth Middleford, mais je préfère qu'on m'appelle Lizzie ! Et quand je serais grande, je serais mariée à mon cher Ciel...

- Lizzie... Tu m'étouffes...

- Eh Lizzie, garde pas Ciel pour toi toute seule ! En tant que son grand frère de cœur, j'ai moi aussi le droit de lui faire un câlin !

- Soma... Tu n'as jamais été...

- Mais bien sûr que si mon petit Ciel ! Ne t'inquiètes pas, je serais toujours à tes côtés ! »

Toujours... à tes côtés...

Reste toujours à mes côtés !

- Yes, your Highness !

Non... Ne me laisse pas seul ! S'il te plaît !

Tu es répugnant...

Maître... Vos ordres.

Crève !

« Alois ? Ca va ? Tu es pâle... » Demanda Lizzie.

Le jeune comte sursauta, puis plongea son regard dans celui inquiet de la jeune marquise. Il esquissa un sourire et répondit :

« Oui, ne... t'inquiètes pas. J'ai un peu mal au dos, c'estrien...

- Tu devrais aller à l'infirmerie, tu sais. Si c'est grave, il vaut mieux te soigner le plus vite possible.

- Qui doit aller à l'infirmerie ? »

Toutes les élèves se turent et se retournèrent au même moment vers la porte de la salle. Personne n'avait remarqué qu'il était arrivé.

« ... Claude ? » Murmura Alois, stupéfait.

« Veuillez m'excuser de mon retard. Je suis Claude Faustus, votre professeur de mathématiques. Ouvrez vos manuels page 33, et faites les activités 3 et 4, je reviens tout de suite. »

Pendant que les élèves sortaient leurs affaires en râlant, Claude se dirigea rapidement vers le petit groupe.

« Puis-je savoir ce qui s'est passé ?

- C'est de ma faute, monsieur. » Répondit Lizzie, en fixant ses souliers « J'ai fait tomber Alois et il s'est fait mal...

- Je vois. Monsieur Phantomhive, puisque vous êtes le voisin de Monsieur Trancy, veuillez l'accompagner à l'infirmerie.

- Claude... mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Veuillez m'excuser, mais je n'ai pas le temps de répondre à votre question actuellement, maître. Je vous expliquerais plus tard.

- Mais...

- Monsieur Phantomhive, je compte sur vous.

- Vous pouvez...»

Et laissant le jeune comte dans l'incompréhension, Ciel l'emmena hors de la classe et se partit vers l'infirmerie. Le trajet se déroula dans le silence complet, Ciel se contentant d'accomplir la tâche qu'on lui avait confié, et Alois ayant visiblement la tête ailleurs. Une fois arrivés, le plus jeune ouvrit la porte et exposa rapidement la situation à l'infirmière, pendant qu'Alois partit s'assoir dans un coin, le regard dans le vague.

«Monsieur Trancy, pourriez-vous vous levez, s'il vous plaît ? Je vais avoir du mal à vous examiner si vous restez assis.

- Hein ? ... Oui, bien sûr. »

Le blondinet se leva et laissa la jeune femme faire son travail, sous le regard consterné de Ciel. Il finit par s'en aller en maugréant un faible :

« Je retourne en cours...

- Bien... Vous n'avez rien de très grave, vous vous en sortirez avec un hématome, mais rien de plus. Mais si vous le voulez, vous pouvez rester à l'infirmerie... Après tout, un peu de repos ne fait de mal à personne !

- Je veux bien...

- Parfait ! Venez, je vais vous donner un lit... »

L'infirmière l'emmena à travers un dédale de lit vide pour la plupart, puis lui montra le sien avant de repartir sur son ordinateur.

Seul dans son lit, le jeune Trancy soupira et cacha sa tête dans l'oreiller. Il n'avait plus mal depuis longtemps, mais une autre sorte de mal le rongeait de l'intérieur... Un mal dont il ne pourra jamais se débarrasser qu'il devra toujours traîner comme un boulet... Ses souvenirs.

Peut importe où tu te caches, peut importe comment tu fuis, peut importe à quel point tu résistes : je te retrouverais. Et ce jour-là, je te tuerais de mes propres mains.