Coucou à tous !
Et voilà l'avant dernier chapitre ! Je poste tant que j'ai le temps, je vais bientôt reprendre le travail et la fac aussi je serais un peu moins active, eh oui le jour où écrire des fanfictions sera un métier, je serais la féline la plus heureuse du monde. Je vous remercie beaucoup pour vos reviews, je ne m'attendais pas à en avoir aussi rapidement (comme quoi Starkk a davantage d'adeptes que Kyoraku ! Tant mieux comme ça je me garde le capitaine de la huitième division pour moi *est trop contente*). Merci beaucoup lecteurs (enfin lectrices surtout), j'espère que ce chapitre vous plaira !
Au passage je vous conseille cette superbe vidéo trouvée en fouinant sur le net, qui résume bien l'ambiance générale de la deuxième partie du chapitre. Oui c'est pas joyeux-joyeux tout ça, j'ai même versé ma petite larme mais la musique est vraiment superbe et le montage ainsi que l'incrustation des voix est une vraie tuerie (et puis la voix de Starkk me fait fondre aussi). Enlevez juste les espaces, le site n'aime pas les liens ^^"
http : / / w w w . youtube . com / watch ? v = d f B s N M Q D q c Y
Bonne Lecture et je vous donne rendez-vous à la fin pour les reviews, comme d'habitude !
"Bon alors gamine tu me fais bouffer le sol oui ou non ?
-C'est pas drôle Grimmjow, t'as un reiatsu de malade, une force de titan et moi j'ai l'impression d'être une souris face à un chat !
-Pas l'envie qui me manque de te dévorer d'ailleurs, lâcha le Sexta en se léchant les lèvres.
-Espèce de pervers, marmonna Kei en resserrant sa prise sur son sabre d'entraînement."
Depuis son cadeau de réconciliation, elle et le bleuté s'entendaient comme larrons en foire, malgré les allusions un peu graveleuses de l'Arrancar par moments. Elle avait découvert que derrière ses allures de brute épaisse Grimmjow était quelqu'un de droit et loyal, qui ne faisait pas de chichi et d'une honnêteté parfois un peu brusque mais appréciable. De son côté le Sexta s'amusait de voir que la gamine n'avait pas un caractère si effacé que ça et qu'elle n'hésitait plus à lui tenir tête pour peu qu'il la provoque légèrement. Et lorsqu'elle avait timidement émis le souhait d'apprendre à se battre, il avait sauté sur l'occasion, prétextant vouloir laisser le temps à Starkk de faire la sieste. Et il n'avait pas été déçu. Juste terriblement surpris. Kei était une véritable catastrophe. Faible, incapable de tenir un sabre correctement et d'une résistance quasi nulle. Il ne parvenait pas à comprendre comme une petite souris comme elle pouvait supporter les reiatsus des habitants de Las Noches sans sourciller alors qu'elle était si frêle. Pendant l'entraînement il lui arriver de lâcher son sabre et d'aller se cacher derrière un piller en prétextant qu'il lui faisait bien trop peur. Il s'amusait alors à la poursuivre, à la pousser dans ses derniers retranchements et elle se recroquevillait alors sur elle-même avec un couinement pitoyable.
Sauf que parfois elle attrapait son sabre ou bien se redressait avec l'intention brûlante de le combattre à mains nues. Et là Grimmjow sentait en son "élève" une force latente, ou du moins une farouche volonté dont il ne percevait que des bribes. Comme si la petite brunette cachait un pouvoir dont elle ne connaissait pas elle-même l'existence. Même si cela ne durait qu'un instant et que la jeune fille poussait alors un véritable cri de terreur en le voyant si près, le bleuté se réjouissait d'entrevoir rapidement une certaine férocité en elle.
"Tu m'attaque petite souris ?
-J'y arrive pas tu bouge trop vite !"
Jetant son sabre dans un coin, Kei alla s'asseoir contre le mur histoire de se reposer un peu. Elle aimait bien Grimmjow mais c'était une véritable brute infatigable. Elle n'était qu'une petite chose fragile qui se fatiguait beaucoup trop vite comparé au Sexta mais elle appréciait leurs entraînements, ne serait-ce qu'à cause de leurs échanges verbaux. L'Arrancar vint s'installer à côté d'elle et lui ébouriffa les cheveux, lui arrachant un grognement boudeur... avant que la petite brunette ne se blottisse contre lui, l'air préoccupée.
"Grimm'... je peux te dire un secret ?
-Ben ouais. A qui veux-tu que je le répète hein ?
-Aizen, fit Kei en frissonnant. Je ne veux pas qu'il soit au courant, il me poserait des questions et je ne saurais pas quoi répondre.
-Oh t'en fais pas. Aizen est bien la dernière personne à qui j'irais faire des confidences."
La petite âme releva la tête et plongea son regard changeant dans celui aux mille nuances d'azur de l'Arrancar.
"A chaque fois que j'essaye de me battre, il y a toujours un moment où je sens que je pourrais être forte. Mais je n'ai pas le temps de faire quoi que ce soit. Il... Il y a cette voix dans ma tête et elle... elle me dit que je dois être faible, que je dois avoir peur de vous tous ici. Alors que pendant un instant, je n'ai pas peur du tout... en fait je me dis que je pourrais être plus forte que l'Espada, finit elle dans un murmure à peine perceptible.
-Tu la connais cette voix ? demanda Grimmjow après quelques secondes de silence.
-J'ai l'impression que oui, répondit prudemment Kei. C'est bizarre... elle me demande d'être faible et je devrais détester ça non ? Pourtant je... je l'aime cette voix, tu n'imagine pas à quel point je l'aime. Si elle me demandait de me faire tuer, encore, je... je crois que j'obéirais sans chercher à comprendre.
-A quoi elle ressemble ta voix ?"
La jeune fille rougit violemment et entreprit d'accorder toute son attention à ses chaussures qu'elle trouvait soudainement très intéressantes. Le Sexta lui donna un petit coup de poing dans l'épaule avec un sourire amusé et légèrement psychotique.
"Ben alors t'as perdu ta langue ?
-C... c'est une voix d'homme...
-Tu m'étonne que tu l'aime, ricana l'Arrancar.
-Je... Ce n'est pas du tout ce que tu crois Grimmjow, s'indigna la jeune fille. Quand je dis que je l'aime je veux dire que je me fiche pas mal d'être aimée en retour. De toutes manières je sais que cette voix m'aime aussi, ajouta-t-elle d'un ton boudeur. Mais tu ne peux pas comprendre, je me demande bien pourquoi je me casse la tête à essayer de t'expliquer...
-Essaye toujours gamine, j'ai tout mon temps.
-Je... je te l'ai dit je serais prête à disparaître si cette voix me l'ordonnait. Et je serais heureuse de le faire pour elle. Sa simple existence me rend heureuse, c'est comme ça que je l'aime. Pas comme toi tu le pense espèce de chat pervers !
-Je te charrie Kei, même si j'ai du mal à comprendre comment tu peux aimer quelqu'un qui te demande d'être faible alors que tu pourrais être forte."
Elle se blottit un peu plus contre son ami et ferma les yeux.
"Et si elle te demandait de partir, tu le ferais ?"
La brunette acquiesça.
"Même si ça me rendrait triste de vous laisser toi, Starkk et Lilynette. C'est vous ma famille maintenant."
"C... comment ça vous partez ?"
Abasourdie, Kei restait plantée dans le couloir sans se soucier de qui pouvait l'entendre. Starkk la regardait d'un air peiné tandis que Grimmjow rongeait son frein dans un coin. La main du Primera glissa tendrement sur la joue de la brunette qui semblait au bord des larmes. Son petit coeur d'âme battait de plus en plus vite et il lui semblait qu'il allait se briser. Sans prévenir, elle se jeta dans les bras du brun et le serra contre elle de toutes ses forces.
"Je veux venir avec vous !
-Non Kei. C'est dangereux.
-Je m'en fiche, je veux aller avec vous ! Je te jure je me tiendrais tranquille, je t'en prie Starkk ne me laisse pas toute seule !
-Aizen a dit qu'il emmenait les trois plus forts de l'Espada et leurs fracciones. Tu n'es pas capable de te battre Kei... Je suis désolé, reste ici avec Grimmjow... ça vaut mieux pour toi."
Il s'écarta et partit sans un regard en arrière. Sans un mot, elle glissa sur le sol alors que ses larmes s'écrasaient par terre dans le plus grand silence. Il était partit. Lilynette aussi. Seuls les bras de Grimmjow qui l'entouraient à présent l'empêchaient de complètement fondre en larmes. Sa poitrine se soulevait irrégulièrement alors qu'elle tentait de réfréner les sanglots qui se coinçaient dans sa gorge. Le Sexta la souleva doucement de terre et l'emporta loin, jusqu'à ses propres appartements et la déposa sur son lit. Sa grande main glissait sans s'arrêter sur le dos tremblant de son amie et d'un ton étonnamment doux, il lui souffla de pleurer de tout son soûl, qu'elle était à l'abri des regards maintenant. Un instant de silence et un cri déchirant brisa le silence des quartiers de l'Arrancar. Pendant plus d'une heure il la regarda pleurer, il la serra contre lui, embrassa ses larmes, se faisait gros chat au lieu de panthère, se faisait doux et tendre, déposait des baisers sur ses joues et son front, jusqu'à ce qu'elle s'endorme, épuisée.
Lorsqu'elle s'était enfin éveillée, elle avait regardé le plafond longuement. Les larmes ne coulaient plus sur son visage, elle se sentait étrangement sereine malgré son inquiétude pour le Primera et sa compagne. Elle poussa un petit cri indigné quand un oreiller s'abattit sur son visage et sourit faiblement en voyant le Sexta qui la regardait avec une inquiétude mal dissimulée.
"Je vais bien Grimmjow. Arrête de me regarder comme ça et reprends ton sourire de psychopathe qui fait peur, je préfère.
-T'as pas arrêté de chialer. Comme si t'allais crever. Bordel Kei ! Tu m'as vraiment filé la trouille ! J'te foutrais des claques si j'me retenais pas !
- ... où ils sont allés... pourquoi Aizen vous a laissé ici ?
-T'es pas au courant ? Aizen a kidnappé la copine du shinigami remplaçant. Elle est enfermée à Las Noches depuis plusieurs jours et c'est ce dépressif d'Ulquiorra qui s'occupe d'elle.
-Kuro... saki ?
-Tu le connais ?
-N... non...
-Putain Kei arrête ! T'es pâle comme la mort ! Tu te sens bien ?
-N... La suite, réclama-t-elle d'un ton impérieux. Dis moi la suite."
Marchant à grands pas dans les couloirs de Las Noches, Kei en décolérait pas. Derrière elle Grimmjow essayait de la rattraper en se massant la mâchoire. Non contente de sombrer dans une crise d'hystérie lorsqu'il lui avait annoncé que le Primera et les autres allaient combattre les capitaines de la Soul Society, elle lui avait collé un coup de poing dans la mâchoire et s'était enfuie vers les quartiers de l'humaine Inoue Orihime. Il n'avait pas trop compris ce qu'il s'était passé, elle s'était mise à trembler comme une feuille, avait hurlé comme si on lui arrachait le coeur puis s'était brusquement calmée et s'était sauvée.
Kei marchait vers la cellule de l'humaine en tirant nerveusement sur ses manches. Elle voulait, elle devait absolument changer de fringues. Ce blanc, tout ce blanc, elle ne pouvait pas, elle ne pouvait plus depuis que... Quand Grimmjow lui avait parlé du shinigami remplaçant, elle avait candidement laissé échapper le nom Kurosaki. Elle ne le connaissait pas mais ce nom avait glissé sur sa langue et avait électrisé ses lèvres. Et quand Grimmjow avait parlé de la Soul Society... Son corps s'était brusquement tendu et une vague de chaleur insupportable l'avait envahie. Elle brûlait. Comme si on lui avait injecté de la lave en fusion dans les veines. Alors un cri de pure douleur lui avait échappé et avait résonné dans tout le palais. Elle n'était qu'âme et pourtant son corps spirituel souffrait comme un corps physique. On lui arrachait ses membres, on déposait de l'acide sur ses plaies, on lui arrachait les ongles. Sa tête était en feu, on plantait des dagues chauffées à blanc dans son cerveau. Et puis plus rien. Elle avait sauté du lit, à peine étonnée de voir que la douleur avait disparu. Elle devait trouver Inoue Orihime.
"BORDEL KEI TU VAS M'EXPLIQUER CE QU'IL SE PASSE ?
-Ce qu'il se passe c'est que vous allez tous vous faire massacrer ! hurla la jeune fille d'un ton paniqué. Merde, pourquoi je ne m'en suis pas souvenue plus tôt ! Je ne comprendrais jamais pourquoi il s'amuse comme ça avec moi..."
En réalité si elle comprenait parfaitement. Il voulait qu'Aizen soit parti avant qu'elle ne se souvienne. La brunette lâcha un soupir exaspéré. Il ne s'était sûrement pas attendu à ce qu'elle s'attache autant aux Arrancars. Tsss, ça t'apprendra à jouer avec moi, pensa-t-elle en ouvrant la porte de la cellule avec fracas.
"Inoue Orihime ? Enchantée, pas le temps de faire les présentations tu viens avec moi, on retrouve ton copain et tu te barre avec lui.
-KEI !
-Oh tais toi Grimmjow ! fit la jeune fille en se tournant vers lui. J'essaye présentement de t'éviter de mourir stupidement alors tu nous emmène loin d'ici avant qu'Ulquiorra ne déba... rque..."
Mer-vei-lleux. Ce qu'elle avait essayé d'éviter à tout prix venait de se produire. Elle avait tout sauf envie de se retrouver face au Cuarta, d'affronter son regard froid et sans vie alors qu'elle tentait manifestement d'enlever la prisonnière dont il avait la garde et tout ça en compagnie de Grimmjow, l'Arrancar le plus indiscipliné de l'Espada. Enfer et damnation ! Attrapant la main de l'humaine qui semblait dans un état de terreur avancée, puis celle de Grimmjow, Kei sortit son plus beau sourire pour amadouer l'Arrancar, mais avec peu d'espoir. Pourtant c'était étrange, elle n'avait plus peur. Pour elle. Pour ses amis en revanche, c'était une autre histoire. A la seule pensée de Starkk et Lilynette, et même Hallibel qui n'était pas désagréable, juste trop silencieuse à son goût, la jeune fille sentait ses entrailles se nouer de la plus désagréable des façons. Le regard polaire du Cuarta y était aussi sûrement pour quelque chose.
"Bon, on va tous mourir, déclara joyeusement Grimmjow."
La phrase était tellement incongrue et traduisait pourtant tellement sa pensée actuelle que Kei ne put s'empêcher d'éclater de rire, se raccrochant comme elle le pouvait à Grimmjow et Orihime qui, la pauvre, se demandait bien ce que ces deux fous-furieux pouvaient bien lui vouloir.
"C'est certain, fit Ulquiorra d'un ton froid. Lâchez l'humaine.
-Je ne peux pas mourir maintenant, rétorqua Kei avec un sourire mutin. Il ne m'a pas donné la permission. Ah au fait Ulquiorra, je t'aime bien mais si tu essaye de nous tuer je devrais te botter les f...
-Ne sois pas ridicule. Tu es faible.
-Hum... et toi tu n'es pas aimable du tout. Je suis encore faible pour le moment, le corrigea-t-elle. Et s'il te plaît, pour une fois dans ta v... mort, montre toi conciliant avec quelqu'un d'autre que ce traître d'Aizen qui se fiche pas mal que vous mourriez tous !
-Parce que toi...
-Franchement ça me ferait mal de vous voir mourir. Même toi Ulquiorra. Et je crois que je ne serais pas celle qui pleurerait le plus, ajouta la brunette en jetant un coup d'oeil à Orihime. Maintenant laisse nous passer ! Ou bien va te faire tuer par les shinigamis, je m'en moque, après tout ce n'est pas ma mission de te sauver !"
D'autorité, elle traîna ses deux compagnons derrière elle, repoussa la Cuarta d'un mouvement d'épaule et entreprit de sortir du palais. Elle allait mourir. Ulquiorra allait la découper en petits morceaux, les confier à Szayel qui allait les re-découper et... et...
"Aizen se fiche de notre mort ?"
Kei manqua de pousser un cri de victoire. Non, jamais elle n'aurait pensé un jour entendre cette note d'incertitude dans la voix de l'Arrancar. A vrai dire elle n'aurait jamais pensé le voir éprouver du doute, ou même une seule émotion. Elle ne prononça pas le moindre mot -elle en était bien incapable d'ailleurs- et se contenta de hocher la tête en priant pour qu'il ne mette pas en doute sa sincérité qui, elle l'espérait, transpirait par tous les pores de sa peau spirituelle. Le Cuarta cilla un instant et rejoignit la petite troupe d'un sonido. Sa main glissa sur l'épaule de l'humaine qui esquissa un sourire candide, quoi qu'un peu effrayé et ils se fixèrent dans les yeux pendant un long moment. Avant que Kei ne se racle la gorge le moins discrètement du monde. L'émeraude rencontra les yeux changeants et un éclair de compréhension brilla. Avant que la brunette ne puisse esquisser le moindre geste, Orihime avait tendu la main au Carta qui l'avait prise après un bref instant d'hésitation. Kei avait sourit. Tout ne dépendait pas que d'elle. L'humaine avait inconsciemment rempli sa mission de la plus merveilleuse des manières, elle avait éveillé le coeur de l'Arrancar à la beauté et à la violence des sentiments. Lui avait elle appris l'amour ? C'était le plus terrible des sentiments pour Kei, car elle vivait un amour si absolu, si total que le reste n'avait que peu d'importance à ses yeux. Elle l'aimait, "Lui". Et elle devinait que l'humaine, derrière la peur qui l'habitait, aimait l'Arrancar en toute simplicité. Ils avançaient tous d'un pas égal et Kei parlait. Elle racontait d'une voix chantante et musicale sa peur lorsqu'elle s'était retrouvée face à Aizen pour la première fois. La terreur qui s'est emparée de son être lorsqu'il l'avait serrée contre lui et qu'il avait glissé ses mains dans ses cheveux avec douceur pourtant. Le froid qui l'avait envahie lorsqu'il avait son corps frêle et nu contre le sien. Elle racontait le vent glacé qui courrait dans l'âme du traître, sa solitude et le mal qui le rongeait. Elle murmurait qu'il ne comptait pas sur les Arrancars pour vaincre, qu'ils n'étaient voués qu'à la mort selon son plan, qu'il les achèverait lui même s'ils survivaient à cette ultime bataille. Sa voix s'éteignit alors qu'elle révélait qu'elle le savait depuis le début mais qu'elle venait juste de se souvenir parce qu'"Il" l'avait bien voulu. Elle désirait ajouter qu'elle était désolée mais sa voix s'étrangla dans sa gorge et se mua en un sanglot.
"Pleure pas Kei. On va retrouver les autres. Et on les sauvera."
Ravalant ses larmes, la brunette attrapa la main que Grimmjow lui tendait et sourit faiblement.
"Oui mon roi.
-On va d'abord retrouver Kurosaki, déclara le bleuté. Ensuite on ira tous rejoindre Aizen et lui botter les fesses.
-C'est présomptueux de ta part Panthera, rétorqua Ulquiorra avec un reniflement de dédain.
-C'est Kurosaki qui va lui botter les fesses, fit Kei avec un sourire. Récupérons Nnoitra avant tout. Même s'il est arrogant et pervers, on ne va pas le laisser mourir hein ?"
Starkk s'effondra sur le toit d'un immeuble, le souffle court. Son adversaire était vraiment fort. Pourquoi devait-il combattre quelqu'un d'aussi puissant ? Pourquoi devait-il voir ses compagnons tomber les uns après les autres ? Lilynette n'était plus que quelques loups aux contours incertains, lui-même était épuisé. Il ne voulait plus se relever, se battre, il détestait ça en réalité. Mais il était le Primera, il devait se battre n'est ce pas ? Qu'arriverait-il s'il tombait, s'il échouait ? Lilynette mourrait en même temps que lui, ses compagnons se feraient décimer... et à Las Noches... Son coeur, du moins il le supposait, fit un bond dans sa poitrine. Est ce que Kei allait bien ? Il espérait que Grimmjow veillait bien sur elle et que Nnoitra n'avait rien tenté. Si les shinigamis parvenaient jusqu'au palais... il n'osait imaginer ce qui attendait sa protégée. Il tenta de se redresser et un gémissement de douleur s'échappa de ses lèvres. Le cri à peine étouffé de Lilynette le fit presque sourire et il lui souffla de ne pas s'inquiéter. Pourtant il n'avait plus réellement la force de continuer. Son adversaire, Kyoraku Shunsui, allait le battre, ce n'était qu'une question de temps. Lentement, le Primera se releva, fit face à son ennemi avec détermination et désespoir. Il n'avait même plus la force d'attaquer. Il vit comme au ralenti le shinigami arriver vers lui à une vitesse effarante. Il n'avait plus la force d'esquiver. Il voyait ses sabres se rapprocher inexorablement. Il n'avait plus la force de se battre. Alors il ferma les yeux.
"STARKK ! LILYNETTE !"
Lorsque le Primera ouvrit les yeux, Kei se tenait entre lui et son ennemi. Sa douce et fragile protégée, sa frêle amie qui tremblait à chaque ombre qui se découpait sur le sol. Elle tenait un sabre qui semblait immense entre ses mains de poupée, trop grand pour elle, ou bien était-ce le simple fait de la voir avec une arme entre les mains qui le surprenait à ce point ? Agenouillée, la petite brunette parait avec des difficultés évidentes l'attaque du capitaine de la huitième division. Le temps semblait figé autour d'elle. Sa main droite tenait la garde de son sabre tandis que la gauche à plat sur la lame, tentait de contenir la force de l'homme face à elle. La petite âme haletait, du sang perlait de sa paume pourtant elle ne semblait pas vouloir bouger.
"Je... désolée je... je suis en retard, fit elle en reprenant son souffle. Vous allez bien ?
-MAIS T'ES COMPLETEMENT MALADE OU QUOI TU VAS TE FAIRE TUER ! hurla Lilynette. QU'EST CE QUE TU FOUS ICI HEIN !
-Je devais être là, c'est ce que mon maître désire, répliqua la brunette en fronçant les sourcils. J'en ai juste profité pour vous donner un coup de main. Starkk je suis ta fraccion non ?
-Non. Tu n'es pas un arrancar et...
-Théoriquement je suis ta fraccion, répliqua Kei. Aizen m'a offerte au Primera pour que je le serve au mieux. En tant que ta fraccion je vais me battre contre ton adversaire. Et je vais le battre. Sans vouloir vous vexer, ajouta-t-elle précipitamment à l'encontre du shinigami en rougissant quelque peu. Vous êtes ?
-Kyoraku Shunsui, capitaine de la huitième division.
-Enchantée, vous pouvez m'appeler... Kei, juste Kei.
-Petite, tu ne peux pas me battre, regarde ton bras tremble, fit l'homme d'un air soucieux. Rends toi, je ne veux pas te faire de m...
-Vous avez blessé Starkk et Lilynette, le coupa la jeune fille. Vous avez blessé les personnes que j'aime, ajouta t-elle d'une voix blanche. Je ne peux pas vous le pardonner ! Buki (Arme) ! Tanken (Poignard) !"
Sa main gauche brilla d'un éclat ardent et soudain, une dague à la lame aussi noire que l'uniforme des shinigamis apparu. Le métal finement ouvragé était parcouru de signes étranges qui luisaient doucement, d'une lumière bleutée délicate qui semblait palpiter comme un coeur qu'elle aurait tenu au creux de sa main. Si le temps s'était arrêté, alors il reprit brusquement son cours lorsque le poignard blessa Kyoraku à la main. Il recula avec une exclamation de surprise mais Kei bondit. Elle devait le battre. Sinon ses amis seraient toujours en danger. Starkk et Lilynette voudraient la venger si elle mourrait. Elle ne pouvait pas mourir. Pas maintenant. Son regard se posa sur Starkk et elle sentit son coeur se serrer. Elle ne pouvait concevoir sa mort, le simple fait d'y penser lui arracha un cri de douleur qui se mua en cri de rage. La jeune fille criait à s'en arracher la gorge alors que ses doigts se crispaient sur ses lames. Elle aurait pu invoquer n'importe quelle autre arme, elle le savait. Cela était son pouvoir. Elle ne pouvait mettre son âme dans un sabre comme les shinigamis. Elle ne pouvait que la chanter, la hurler. Pourtant son maître ne la voulait pas désarmée, aussi il lui avait accordé le pouvoir de défendre ses amis. Elle n'était pas faite pour tuer. Pourtant elle y était préparée.
Elle se perdit un instant dans l'acier du regard du Primera et alors le capitaine de la huitième division hésita à l'attaquer. Elle ne criait plus mais un mot s'échappait de ses lèvres. "Starkk...", elle le soufflait comme si l'air ne pourrait plus jamais pénétrer ses poumons. Il avait pitié, non il ressentait une profonde compassion pour cette fille aux allures de femme-enfant. Le shinigami savait, ressentait au plus profond de lui-même que la perte de l'espada et de sa fraccion lui serait insupportable. Pourtant lui aussi avait une mission à remplir. Un cri de rage s'échappa de ses lèvres alors que l'homme l'enferma dans une prison de vent. Elle n'avait entendu qu'un mot : Bushōgoma. Il avait réellement décidé de se battre contre elle ? Très bien, elle allait lui montrer ce qu'il en coûtait de s'en prendre à ses amis. Prenant son courage à deux mains, elle fonça à travers sa prison d'air et esquiva de peu le coup que lui asséna son ennemi. Elle ne savait pas se battre mais son corps le savait. Elle avait regardé Grimmjow et tous les autres, elle avait tout enregistré mécaniquement. Elle avait peu de temps. Mais assez pour défendre ceux qui comptaient à ses yeux.
A chaque coup que lui portait le shinigami, la brunette répliquait avec hargne, parait de son mieux et parfois le nom de son Espada lui échappait, et plus rarement mais tout de même celui de Lilynette venait à ses lèvres. Un gémissement de douleur sortit de sa gorge alors que la lame du capitaine sortait de son ombre pour venir la blesser à la jambe et elle recula alors que Lilynette hurlait son nom. La plaie n'était que superficielle, du moins Kei essayait de s'en persuader. Néanmoins le sang s'échappait abondamment et elle su en croisant le regard de son adversaire que celui-ci irait jusqu'au bout. C'était un homme dangereux. Elle n'était clairement pas à la hauteur, quels étaient ses maigres pouvoirs comparés au sien ? Que pouvait-elle faire ? La solution était évidente. Il fallait que plus un seul des combattants n'ai une raison de combattre. Elle savait. Elle devait juste... attendre ? Son regard se vida alors qu'elle répliquait mécaniquement à chacune des attaques, indifférente à chaque blessure qu'elle recevait. La douleur... elle ne la ressentait plus. Elle ne pouvait pas mourir maintenant. Ce n'était rien, elle en était persuadée. Ses yeux virent le prochain coup arriver comme au ralenti et elle esquiva. Ou du moins fit mine de l'esquiver et se jeta sur son adversaire au dernier instant, sa dague se plantant profondément dans son ventre.
"Mahi sa seru (Paralyse), murmura-t-elle alors que son arme brillait plus intensément.
-Que...
-Je n'ai jamais dit que je voulais vous tuer. Mon maître m'en voudrait si je le faisais, fit elle d'un ton triste alors qu'elle accompagnait sa chute avec douceur. Je ne suis pas faîte pour tuer. Je veux simplement protéger les gens que j'aime, même si ce n'est pas ma mission."
Délicatement, elle étendit Kyoraku sur le sol, lui assurant que les effets de son arme disparaîtraient bien assez tôt. Elle ajouta en rougissant qu'elle était vraiment désolée de l'avoir blessé et courut rejoindre le Primera. Le capitaine de la huitième division sourit faiblement et ne put s'empêcher d'envier un instant l'arrancar auprès de qui elle s'affairait. Du bout des doigts, elle parcourait son visage, comme si elle craignait de lui faire mal, et l'instant d'après elle le serrait dans ses bras de toutes ses forces avant de le lâcher en s'excusant, complètement paniquée. Le shinigami éclata de rire en regardant le Primera qui se défendait plutôt mal face à sa maladroite infirmière. Presque amoureusement, elle caressait le front de l'espada, écartant les mèches collées par la sueur. Ses lèvres déposaient de légers baisers sur ses joues et ses larmes de soulagement restaient dans ses yeux sans parvenir à couler. Méthodiquement, elle déchirait des pans de sa veste pour panser les blessures de l'Arrancar, sourde à ses protestations, lui enfournant un bout de tissu dans la bouche sans ménagement pour qu'il se taise. Non elle n'allait pas se soigner avant d'en avoir terminé avec lui ! Son regard déterminé et sévère fit à nouveau rire Kyoraku.
Quelle étrange jeune fille ! Douce et forte, timide et intraitable, vraiment il enviait à cet instant énormément son "ennemi". Il enviait l'inquiétude qu'elle éprouvait visiblement pour ses amis, le dévouement qui la poussait à ignorer les blessures qu'il lui avait faîtes, finalement l'amour qui transparaissait à travers chacun de ses gestes sans qu'elle ne le perçoive. Starkk leva doucement la main jusqu'au visage de sa protégée, effleura sa joue, s'interrogeant sur ce sourire qu'elle lui offrait, ce sourire si triste. Il voulait s'excuser de ne pas l'avoir emmené avec lui. Néanmoins il s'en voulait de lui avoir fait de la peine en la laissant, mais tout autant en se faisant blesser. La voir pleurer, la voir souffrir, l'entendre crier de douleur aussi bien physique que morale lui arrachait le coeur. Lui était tout bonnement insupportable. L'atmosphère qui s'était faite plutôt légère redevint lourde lorsque la prison de feu qui enfermait le traître et ses acolytes disparut. Levant les yeux vers Aizen, Kei frémit. Le regard qu'il lui lançait la transperçait de part en part. La voix en elle se fit pressante. Il était temps. Elle ne voulait pas...
"Gomen Starkk, Lilynette... Wakare (Adieu)."
Ses armes tombèrent sur le sol. Elle ne regarda pas en arrière. Pourtant une goutte d'eau salée s'écrasa sur le toit de l'immeuble. Ses grands yeux verts pailletés d'or posés sur le tyran, elle ne retenait plus ses larmes. Pourtant elle n'avait pas peur. Elle n'avait jamais eu peur pour elle. Jamais. Elle était incapable de ressentir de la peur pour sa personne. Pourtant, elle était sensée ne pas être capable d'aimer quelqu'un d'autre que Lui. Si Kei hésita, elle ne recula pourtant pas malgré toutes les questions qui l'assaillaient. Pourquoi maintenant ? Pourquoi... pourquoi... Sans ciller, elle se jeta sur la lame du traître, s'accrocha faiblement à sa chemise. Son coeur battait à tout rompre. Ses larmes coulaient sans discontinuer, glissant sur ses joues déjà dotés de la pâleur de la mort alors qu'il la serrait dans ses bras, l'air complètement stupéfait.
"Pourquoi Kei ? Ma jolie petite chose, ma charmante distraction...
-Il me l'a demandé... de mourir... alors j'ai obéi... Il... Il est mon maître...
-Qu'importe ma jolie Kei, bientôt tu ne seras plus. Tu seras réellement inutile, ajouta le tyran avec une once de cruauté. Chante pour moi, une dernière fois, chante ma jolie petite chose."
La voix de la brunette s'éleva alors, claire et sûre alors qu'elle aurait dû être tremblante. Elle chantait la tristesse, les regrets qui l'emplissaient toute entière. Elle aurait tellement voulu vivre ! Et à présent elle ressentait totalement la douleur. Elle ressentait tout avec une terrible intensité et ne voulait pourtant pas que cela cesse. Les doigts du traître courraient dans ses cheveux, presque tendrement, aidaient les mèches brunes à s'étaler convenablement sur ses épaules, dégageait doucement son visage pour voir l'ultime étincelle de vie s'éteindre dans ses yeux qui se fermaient déjà. Sa voix s'éteignit en un murmure douloureux et soudain elle ne fut plus capable de chanter, ni même de parler. Alors seulement Aizen lâcha ce corps qu'il avait aimé tenir entre ses bras et sentir frémir sous la peur qu'il lui inspirait, ne le regarda même pas s'écraser sur le sol. Pourtant aucun bruit n'accompagna la chute de Kei. Son petit corps si frêle reposait maintenant dans les bras du Primera qui la serrait contre lui, mâchoire contractée.
Elle ne pouvait pas être morte. Pas comme ça ! Pourquoi s'était elle jetée sur l'arme de cet homme qui n'avait que du mépris pour elle ? Qui était ce maître qui lui avait ordonné de... Les larmes du Primera coulaient sur le visage de Kei. Il n'avait pas réussi à la protéger. Il n'avait même pas essayé. Il aurait voulu bouger, se relever tandis qu'il serrait ce petit corps, cette petite âme sans vie contre lui. Il aurait voulu l'emmener loin des combats et mourir avec elle. Ses doigts crispés sur le corps de sa protégée, Starkk ne parvenait pas à... non il ne pouvait l'accepter. Du bout des lèvres, il embrassa ces joues baignées de larmes, en cueillit une sur sa bouche, la caressant doucement de sa langue. C'était impossible... Sa petite Kei si vivante, c'était... Les sanglots de Lilynette ne parvenaient pas à le ramener à la réalité. Il ne se rendit pas compte que tous deux avaient retrouvé leur forme première, qu'elle était à nouveau une enfant et qu'il était sans arme. Non il ne voyait que la brunette qui reposait dans ses bras, si froide...
"Non..."
Il voyait ce corps qu'il serrait tellement fort lui échapper, s'évaporer en une poussière dorée qui s'élevait doucement dans l'air, qu'il tentait désespérément de retenir entre ses doigts.
"Non !"
Autour de lui personne ne semblait s'en préoccuper. Aizen était déjà parti, il ne l'avait même pas remarqué. Le shinigami remplaçant arrivé depuis peu allait partir lui aussi. Personne ne se préoccupait de Kei. Il n'y avait que Lilynette qui pleurait à côté de lui. La poussière dorée s'était faîte lumière et entourait le shinigami remplaçant qui ne semblait pas comprendre. Lui même ne comprenait pas. Une seule pensée occupait son esprit : elle n'était plus là.
"Elle savait. Elle savait qu'elle devait mourir pour me servir. C'est elle qui s'est jetée sous les roues de cette voiture. Elle devait mourir et renaître pour ensuite mourir pour de bon. Je ne pouvais souffrir qu'un shinigami se prenne pour un dieu. Elle est l'instrument de ma volonté. Son sacrifice est mon jugement. Shinigami remplaçant, accepte son aide, elle est une particule de mon pouvoir. Va et bat Aizen."
La voix s'était élevée, forte et spectaculaire, terrifiante et chaleureuse à la fois. Les portes de l'enfer s'ouvrirent et sur le seuil on vit une silhouette, puis un homme à la haute et fière stature. Le regarder était presque insupportable. Il était à la fois sombre et lumineux. Ses longs cheveux d'ombre glissaient sur ses épaules mais ses yeux d'or et de pourpre brillaient d'un éclat presque aveuglant. Le sang de l'étoffe de son kimono était brodé d'or et de ténèbres, des dragons aux griffes de soleil et aux ailes noires. Dans sa main tendue, la poussière dorée trouva un refuge, se pelotonna comme si elle était heureuse de le retrouver. Précautionneusement, il ramena sa main à son coeur, un sourire lumineux aux lèvres qui murmurait des mots tendres. En le voyant, Starkk comprit alors la dévotion sans faille de sa protégée. Il comprenait pourquoi elle était morte, ou du moins il commençait à saisir la portée de tout ce que celui qui lui faisait face pouvait inspirer. Les portes commencèrent à se refermer et le Primera se redressa soudain.
"Attendez !"
L'homme se retourna, son sourire toujours aussi lumineux collé aux lèvres, ses yeux brillants d'une lueur d'intérêt.
"Que veux-tu Arrancar ?
-Rendez moi Kei !
-Te la rendre ? Comme c'est amusant et pourquoi donc t'écouterais-je ?
-Vous ne pouvez pas disposer d'elle ainsi ! Elle n'est pas une chose, elle a une conscience, des sentiments !
-Sais-tu ce que Kei signifie Arrancar ? Cela signifie vénération. Elle a elle-même choisi ce nom alors qu'elle ne savait plus rien à mon sujet. Elle savait juste qu'elle m'aimait. J'ai disposé de son corps et de son âme pour y enfermer mon pouvoir afin de contrer les plans d'Aizen. Qui es-tu pour t'opposer à un dieu, tonna-t-il. Qui es-tu pour t'opposer à celui qui a créé les shinigamis et les arrancars !"
Un dieu. C'était un dieu. Le dieu de la mort, Shi No Kami, celui qui avait donné son nom aux shinigamis. Incroyable. Alors Aizen avait même attiré l'attention d'un dieu ? Sa menace était donc si réelle pour ces êtres dont l'existence paraissait parfois obscure ? Starkk détesta alors le traître davantage s'il était possible. Par sa faute Kei était... Par sa faute il s'était attaché à ce petit bout de femme si doux, si attentionné et maladroit que... Et il détestait cet être soit-disant divin qui avait eu besoin de sa protégée. N'aurait-il pas pu régler le problème lui même au lieu de la faire souffrir ? Il aurait dû le faire ! Il...
"Néanmoins je t'accorde que malgré toute sa vénération ma chère enfant t'aimait."
Le dieu souriait à nouveau et ses yeux de sang et d'or brillaient d'une joie à peine contenue. Sa main s'ouvrit et la poussière s'envola.
"Prends soin d'elle Arrancar, il est temps qu'elle vive pour elle et non pour moi. Tu m'as bien servi ma belle enfant... va à présent."
Entre les bras de Starkk la poussière redevenait corps, le vent devenait respiration. Un visage caché par des mèches brunes que le Primera se hâta d'écarter. Les paupières de sa protégée papillonnèrent et soudain elle ouvrit les yeux. Son air étonné, stupéfait même, le fit rire nerveusement et il la serra contre lui de toutes ses forces jusqu'à ce qu'elle proteste et qu'il relâche un peu la pression. Les doigts de l'Arrancar parcouraient son visage avec douceur, ses lèvres caressaient ses joues, son front, son nez, effleuraient sa bouche la laissant tremblante. Elle s'accrochait faiblement à lui, perdue, ne sachant pas ce qu'elle faisait là, pourquoi elle était toujours vivante.
"Wakare Kei."
Le coeur au bord des lèvres, elle se redressa un cri de détresse lui échappant. Main tendue vers celui auquel elle avait voué son existence, elle tentait désespérément de remplir d'air ses poumons mais n'y parvenait pas. Non... elle ne parvenait pas à croire qu'Il partait, qu'Il la laissait seule alors qu'Il avait été toujours là avec elle, que son pouvoir l'avait accompagnée. En mourant afin de libérer cette énergie qui n'était pas sienne et revenait à Kurosaki, elle avait cru disparaître complètement. Pourquoi avait il choisi de la ramener à la vie et de l'abandonner ? Les bras de Starkk se refermèrent autour d'elle, sa bouche se posa sur la peau si sensible de son cou et elle inspira profondément. L'air pénétra ses poumons et reflua. Elle vivait. Quand les portes de l'enfer se refermèrent avec fracas, un cri déchirant lui échappa et tout devint noir.
Et voilà ! Oui je sais ce n'était pas joyeux du tout hein ? Promis la prochaine fanfiction sera humouristique, je l'ai déjà commencée et puis si vous voulez rire un peu je vous conseille Le seigneur des mers, ma collaboration avec la talentueuse Tsuki !
Shizuka : (Aizen : je n'ai pas la grosse tête, je suis irrésistible d'abord ! / Kei : merci Shizuka-Sama *s'incline*)
Oui j'avoue que ça m'a bien éclatée de la faire se disputer avec Grimminou. Hahahaha ! Mais c'est fait pour t'intriguer justement, j'espère que cette suite te plaira !
Kelly : han merci ! Oui j'avoue elle a eu beaucoup de chance, je ne pense pas qu'elle aurait survécu longtemps entre les mains de Grimmjow ou pire, de Nnoitra (pour moi c'est rien qu'un vilain psychopathe qui ressemble à une parabole), oui c'est un bel étalon tout à fait ! (Starkk : ah euh... merci beaucoup, c'est hum... flatteur) Il est un peu timide excuse-le. (Kei : oui je... j'allais pas me laisser faire par... par Grimmjow et euh... désolée je vais me cacher dans le placard !)
Merci ma chère pompom girl ! Tes encouragements ont porté leurs fruits, j'espère que ce chapitre t'a plu ! (d'ailleurs tu m'as bien fait rire !)
Hikari no Ai : oui j'avais peur que ce changement ne soit trop brutal mais apparemment j'ai bien réussi mon coup, merci beaucoup ! Hahahaha, je crois que tu n'es pas la seule à être séduite par Starkk, j'avoue que j'aime beaucoup ce côté mature chez lui et les "vieux" de Bleach (à savoir Kyoraku, Ukitake et Aizen) je trouve ça terriblement sexy ! Je pense que je n'arriverais jamais à faire de Grimmjow un personnage foncièrement méchant tant j'ai pu pleurer sa "mort", pour moi ça reste un gros chachat affectueux malgré son côté psychopathe. En effet, Aizen est pour moi le type même de l'homme aux goûts raffinés et classes !
J'espère que ce chapitre a été à la hauteur de tes espérances !
Lenaa-chan : oui, c'est pour pallier à ce manque ENORME d'OC que je me suis décidée à écrire mes fanfics :D d'autant plus que Starkk est bien trop délaissé à mon goût alors que c'est un personnage très riche. Haha ! J'ai laissé un peu de mystère quant au fait que Kei se retrouve à Las Noches en entrant dans un Garganta apparu comme par magie... mais je suppose que tu as deviné maintenant que tout cela elle le doit à son maître ainsi que son reiatsu qui, s'il avait été fort, aurait trop attiré l'attention d'Aizen sur elle :D Et la petite voix c'est son maître, voilà tous les mystères ont été résolus !
A bientôt pour le dernier chapitre et ce que vous attendez toutes... hahahaha !
