Voici enfin le chapitre 3 des chevaliers en soubrette! Désolée pour ce retard, entre mon ordi qui déconne et d'autres soucis plus personnels, l'envie d'écrire m'a fait souvent défaut. Merci à Itinerys pour sa correction ^^ Je ne sais pas quand je sortirai la suite quoi que ça ira peut être plus vite car ça sera au tour de mes chouchous adorés *_* les gémeaux évidemment!
Je vous souhaite une bonne lecture!
Arrivé à sa maison, le taureau se laissa tomber sur son divan qui faillit s'écrouler sous le poids de son propriétaire. Aldébaran ne savait que faire : faire le ménage n'était pas une mauvaise idée en soit surtout si c'était pour aider une femme mais la vaisselle, il n'y avait vraiment pas moyen. Sa force avait des avantages, hélas, c'était bien maigre comparé aux désavantages que ça lui apportait. Un bête exemple : serrer la main à une personne. Combien de fois n'avait-il pas brisé ou failli briser la main d'une malencontreuse personne. Même une tape dans le dos était de trop. Pourtant de caractère jovial et sociable, le taureau préférait éviter le contact physique mais cela ne l'empêchait pas de voir ses compagnons et de discuter avec eux. En ce qui concerne le ménage, c'était autrement plus délicat surtout quand on parlait de vaisselle. Aldébaran était tellement content que sa femme de ménage s'en occupe encore qu'il avait dû la supplier pour le faire.
La situation actuelle étant un peu différente, le taureau devait se creuser la tête pour trouver un moyen de casser le moins d'assiettes possible sinon il ne pourrait pas manger aujourd'hui ! Il avait beau se triturer la tête, aucune idée ne lui vint à l'esprit. C'est alors qu'il se souvint qu'en plus de cette corvée, il y avait cette tenue qu'il devrait porter et qu'il devait se débarrasser de certains de ses souvenirs ou du moins les ranger. Aldébaran secoua la tête et respira un bon coup. Il se sentit mieux et trouva le courage d'enfiler cette tenue pour le moins bizarre pour un homme. Dans sa chambre, il plia ses habits et les mis de côté. Etonnamment, la tenue était à sa taille et le taureau se demanda comment sa femme de ménage avait pu avoir les bonnes mensurations. Sofia était douée mais pas au point de savoir les mensurations d'une personne rien qu'en la voyant. Personne n'en était capable.
Retour au salon. Aldébaran préféra s'occuper de ses souvenirs en premier, la vaisselle qui l'attendait ne l'inspirant pas pour l'instant. Des souvenirs, le taureau en avait plein et de toutes sortes. Des tableaux, des vases, des peluches, bref des babioles en tous genres qui encombraient son temple. Il prit un sachet poubelle et commença à trier ses objets. Il prit les plus vieux et les plus abîmés. Pris dans l'élan, Aldébaran oublia qu'il n'était pas en pantalon puis finit par s'en rappeler et quand la robe remontait pour une raison ou pour une autre, par pudeur, il la rabaissait.
*Hmrpf, voilà que je me comporte comme une fille, maintenant*
Cette soudaine pudeur n'avait point lieu d'être car personne ne viendrait le déranger et il en était sûr. Mü le respectait trop pour ça et les jumeaux étaient surement trop occupés à se chamailler comme d'habitude. Les autres chevaliers aussi avaient de quoi s'occuper en ce moment. Ils avaient fière allure, ces chevaliers en soubrette ! Le sanctuaire avait bien changé depuis la dernière grande guerre… Au final, le seul chevalier dont il pouvait redouter une venue soudaine, c'était Aphrodite du poisson qui, pour rien au monde, n'aurait raté cette occasion. Seulement, lui aussi était puni et, le connaissant, nettoyer la salle de bain allait lui prendre un certain temps. Par-dessus tout, ce qui inquiétait Aldébaran, c'était cette punition s'ils n'arrivaient pas à accomplir leurs tâches respectives. Pas le temps de rêvasser, pas que le temps pressait mais rester trop longtemps dans cette tenue commençait à avoir des effets néfastes sur son esprit.
Après plusieurs heures de nettoyage et de larmes versées après chaque souvenir jeté dans le sachet poubelle, Aldébaran décida de faire une courte pause et de manger. Direction la cuisine où l'attendaientt les assiettes bien empilées à côté de l'évier. Le choc fut rude, pas d'assiettes= difficile
de manger. Heureusement pour lui, il avait encore un encas dans le frigo. Pas grand-chose, juste de quoi calmer un peu son appétit jusqu'au soir. A condition qu'il fasse les courses, c'était en fait sa priorité du jour jusqu'à la convocation chez le grand Pope. Décidément, ce n'était pas son jour : presque plus rien à manger, faire le tri dans ses souvenirs de missions, la tenue en soubrette, la punition si les conditions n'étaient pas remplies. Tout cela faisait un peu beaucoup pour une seule journée. Aldébran relativisa en se disant que demain serait un autre jour. L'encas enfilé, au tour de la vaisselle, tâche plus que laborieuse pour lui. Et encore, une drôle de surprise l'attendait.
Faire couleur l'eau chaude, c'était fait. La brosse, prête. Liquide vaisselle, prêt. Les assiettes, prêtes aussi. Aldébaran prit la première avec le bout des doigts. *cling* Un morceau d'assiette se trouva entre les doigts du taureau qui, surpris par la chose, ne bougeait plus. L'autre partie de l'assiette n'avait presque pas bougé de la pile. Il retenta l'expérience, bien que sceptique quant au résultat. La même chose se produisit et ainsi de suite pour les assiettes suivantes. Aldébaran ne comprenait pas ce qui se passait, auparavant il pouvait les prendre sans trop risquer de les casser et encore, mais là, impossible, même s'il faisait tout son possible pour être délicat. Qu'allait-il faire ? Demander de l'aide à ses camarades ? Pour autant qu'ils ne soient pas débordés eux-mêmes. Le taureau décida de remettre la vaisselle à plus tard et de regarder un peu la télé.
Pendant ce temps, pas loin de la chambre du grand Pope, les fameuses femmes de ménages se prélassaient et rigolaient à gorge déployée en imaginant ces fiers chevaliers en soubrettes.
-Je le vois encore bien se maquiller et se coiffer afin de se faire passer pour l'une d'entre nous et espionner ses congénères.
- Et moi, je me l'imagine bien, mon petit lion en train de se débattre avec le fil à coudre !
- Les jumeaux alors, je n'ose imaginer le bordel qu'il doit y avoir en ce moment, surtout avec cette fameuse poudre à lessiver qui mousse un peu trop bien !
- Je me demande ce que ce cher Aldébaran doit faire comme tête en voyant toutes ses assiettes se briser en mille morceaux juste en les prenant en main. Je ne remercierai jamais assez ma grand-mère pour m'avoir refilé ces assiettes au combien fragiles.
- T'es pas un peu sadique sur les bords Sofia ? Avec ça, il ne réussira jamais à accomplir sa tâche.
- Qu'importe !, répliqua l'intéressée. De toute façon, nous avons chacune été un peu sadique avec notre chevalier respectif. N'est-ce pas, chef ?
- On peut le dire, ce qui m'étonne le plus, c'est que le grand Pope Shion ait accepté de jouer le jeu !
Toutes les femmes de ménages acquiescèrent : en temps normal, elles se seraient attendues à un refus vis-à-vis d'une idée aussi mirobolante, cependant, c'est le contraire qui arriva. Un peu d'ambiance au sanctuaire n'allait pas les tuer, loin de là. Qu'est-ce que ces pauvres chevaliers feraient sans elles ? Les femmes de ménages n'osaient l'imaginer.
Nous retrouvons le taureau complètement désemparé. Qu'allait-il pouvoir faire avec ces assiettes qui se brisaient comme du cristal ? Le temps passait inexorablement, peu de solutions s'offraient à lui pour ne pas dire qu'une seule. Soit Mü ou Aioros , un proche, l'autre plus loin et puis il risquait de déranger les autres. Il se leva et se résigna à une dernière tentative. Avec grande précaution, il
arriva à faire tremper quelques assiettes. Maintenant, les sécher. Une assiette puis deux, puis trois, aucune ne résista. En plus de faire la vaisselle, Aldébaran pouvait aussi ramasser les morceaux et passer l'aspirateur dans sa cuisine. A cet instant passa Shaka de la vierge. Le taureau vint à sa rencontre, se demandant ce qu'il pouvait bien faire ici à cette heure. Il le vit dans sa tenue de soubrette : aux premiers abords, on aurait dit une fille. En y regardant d'un peu plus près, on pouvait voir ses bras musclés et ses poils aux jambes. Oui, c'était bien Shaka de la vierge. Le plus frappant était ses mains bandées. Aldébaran en conclut qu'il n'était pas le seul à avoir des difficultés avec les tâches ménagères. La vierge passa sans dire un mot, il préférait la discrétion au possible afin d'éviter toute moquerie de la part des autres chevaliers. Celui-ci parti, Aldébaran se résolut à aller demander de l'aide à Aioros. Lui seul pouvait encore l'aider, même si pour cela il devait franchir les 6 maisons qui les séparaient. Ce n'était pas le moment d'être gêné car tous les chevaliers étaient dans la même galère. Sur ce, il laissa la vaisselle telle quelle et s'en alla, direction la maison du sagittaire. Quelles surprises allaient l'attendre sur le chemin ? Croiserait-il au moins un chevalier d'or qui aurait réussi le défi ? Le taureau le saurait tôt ou tard.
