Voici le chapitre 3 :) Désolée pour le délai, j'essayerai de faire mieux pour le prochain. Merci à nenfert pour la correction!
-Beau spectacle en pleine grande salle! Félicitation Granger!
Je posai mes yeux sur le possesseur de la voix. Cette voix sarcastique où perçait un air jovial insoupçonné. Le sourire goguenard par contre, je le connaissais par cœur. C'était celui du roi des Serpentards. Drago Malefoy. Hum... Des souvenirs dont j'étais la seule à me souvenir véritablement emplirent mon esprit. Pour ne pas qu'il remarque mon envie et qu'il y ait méprise, je détournai le regard. Anormalement, je ne me trouvais pas à l'infirmerie mais bien dans une chambre. Rouge et or. Mais pas dans mon dortoir des six dernières années. Dans mon nouveau. Dans ce dortoir que j'allais partager avec Malefoy. En parlant de celui-ci, j'allais devoir lui répondre un jour!
-Alors... Tu as aimé mon rôle de belle au bois dormant, cher prince?
Ma voix, à mon grand dame, était rauque de n'avoir pas servi pendant un bon moment.
-Je ne dois pas être ton prince, puisque tu t'es réveillé sans que je t'embrasse!
-Je ne suis pas réveillée! C'est juste ton imagination qui te fait m'halluciner éveillée, c'est pour te dire ce que tu dois faire!
Waouh! J'étais vraiment entrain de faire des avances à Malefoy? Ça devait être vrai, puisqu'il se rapprochait dangereusement de moi, puis que ses lèvres se posaient fiévreusement sur les miennes. Ma main trouva automatiquement sa cravate, comme si j'avais fait cela pendant des années, et je le tirai vers moi, dans le lit. Il était maintenant couché sur moi, m'écrasant de son poids, mais c'était loin d'être désagréable, c'était plutôt excitant. Nous nous embrassions de plus en plus passionnément, tandis que ses mains se glissaient sous mon chemisier et que les miennes allaient fourrager dans ses cheveux. Sa langue se fit taquine, quémandant l'entrée de ma bouche, ce que je lui accordai sur le champ, laissant nos langues se lancer dans un ballet sensuel.
-Mione? Tu m'entends?
-Madame! Elle marmonne! Venez vite!
Soudain, toute cette belle réalité partie en éclat. Derrière le rideau de mes paupières bien closes, j'entendais les voix de Ron et d'Harry. Puis celle de madame Pomfresh. Faiblement, je papillonnai des yeux. À peine avais-je réussi à les ouvrir que je les refermais, la lumière de l'infirmerie m'aveuglant. Une main pressa fortement la mienne.
-Tu vas bien? Tu nous as inquiétés, Mione! Mais qu'est-ce qui s'est passé?
Ron. Mes yeux n'avaient été ouvert que l'espace de quelques secondes et il se mettait déjà à me parler comme si j'avais toute ma tête. Mais merde! Je venais de sortir d'un rêve érotique avec Malefoy dans le premier rôle! J'avais besoin de souffler un peu, non? Le réveil que le blondinet m'avait donné était vraiment mieux que celui auquel j'avais le droit en réalité. Oh, non! Pas que je voulais que Ron se mette à... Ark! Non, vraiment, c'était inconcevable. Je préférais encore qu'il continu son long et interminable monologue.
Bon, un petit effort, Mione. Tu dois ouvrir les yeux. Un, deux, trois. Mais c'est quoi l'idée de mettre la lumière aussi forte dans une infirmerie? Ah, non. Là encore, c'était loin d'être super comme vision de réveil. En gros plan, Pomfresh, et des médicaments. Puis la main de Ron qui serrait la mienne, trop fort, bien entendu. Et sa bouche, mon dieu, il n'arrêterait donc jamais de parler? Au moins, maigre consolation, il y avait Harry, un peu plus à l'écart, qui me regardait tendrement. Il y avait eu de l'inquiétude dans ses yeux, il en restait encore, mais là, il était heureux de me voir présente d'esprit, heureux aussi, de constater que rien ne changeait entre nous. Avec le peu de force que j'avais, j'esquissai un sourire qui lui était destiné.
-Bonjour Miss Granger. Comment allez-vous?
-Mieux, merci professeur Dumbledore.
-J'en suis heureux.
-Hum... Suis-je resté longtemps?
-Toute la soirée, vous n'avez rien manqué, ne vous inquiétez pas. Vous sentez-vous prête à sortir?
-Oui.
-Je vais aller chercher madame Pomfresh pour quelle vérifie que tout est correct, alors.
-Oui, merci Professeur.
Il se leva et se dirigea vers le bureau de l'infermière, pour en ressortir avec elle à sa suite. À partir de maintenant, l'enfer pouvait commencer.
-Mangez-vous bien miss Granger?
-J'ai eu une petite baisse d'appétit ces derniers jours.
-Dormez-vous bien?
-Pas vraiment.
-Depuis combien de temps exactement?
-Environ deux semaines.
-Avez-vous besoin d'un médicament? Je ne le proposerais pas à n'importe qui, mais comme je sais que vous êtes responsable et que vous savez ce qui est bien pour vous, je vous remets ce choix entre les mains.
-Je ne dirais pas non à quelques somnifères, mais je n'en veux pas une dose constante. Seulement, s'il m'arrive encore d'avoir une incapacité à dormir, j'en aurai à portée de mains. Merci.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle me prépara un petit pot avec quelques somnifères et me laissa entre les mains du directeur.
-Vos bagages ont été apportés à votre nouvelle chambre. Votre collègue y ait déjà. Je vous y conduis et je vous laisse vous reposez.
Je suivi le Professeur Dumbledore à travers les couloirs, jusqu'à arriver au tableau de mon dortoir. Le tableau représentait un pré fleuri où courrait une jeune fille d'environ quatre ans.
-Il n'y a pas encore de mot de passe, vous devrez le choisir avec monsieur Malefoy. Maintenant, je vous laisse. Reposez-vous bien.
-Merci, professeur.
Je poussai le tableau et me retrouvai devant un petit salon. Il y avait un grand divan face à un petit feu. La salle était au couleur de Gryffondor et Serpentard. Ça donnait tout de même un beau mélange. Vert et rouge, argent et or.
-C'est pas trop tôt! Tu n'aurais pas pu te dépêcher, Granger? Faut qu'on parle tous les deux.
-Moi aussi, je suis contente de te voir, Malefoy.
Dommage. Son accueil dans mon rêve était tellement mieux! Mais je ne devais pas m'imaginer de chose, c'aurait été impossible de la part de Malefoy de se comporter aussi galamment. Après tout, il n'était pas si différent de Ron. Tout les deux m'avaient agressée verbalement dès qu'ils m'avaient vu consciente. Et les deux aimaient les contacts, puisque Malefoy venait de me prendre le poignet et me tirait sur le divan, où il m'assit de force avant de faire de même. Il nous avait assis proche tout de même et il ne faisait pas mine de lâcher mon poignet. Oups. Des images me revenaient en tête. Ou plutôt, des sensations, puisque je n'avais rien vu à proprement parler.
-Bon, va falloir se supporter toute l'année, alors ont va établir des règles. J'ai pas envie que Potter et Weasmoche rappliquent en permanence ici.
-Et moi, je ne veux pas de tes minettes.
-Jalouse?
-Tu m'prends pour qui là, Malefoy?
Non, je n'étais pas jalouse. Mais le voir à l'acte... Ça risquait de me donner trop d'idées pas catholiques envers lui. Surtout que je savais à quel point il était un bon coup! Puis je ne pourrais pas mentir avec aplomb en lui disant que je ne voyais pas ce qu'elles pouvaient lui trouver, parce que je ne voyais que trop bien, malheureusement.
-Pour une femme, Granger. À moins que tu sois aveugle ou dénuée de sex-appeal. Vu ce que tu portes et comment tu agis, c'est peut-être ça...
-Tu pourrais être surpris Malefoy. Mais ce n'est pas parce que tu essuies un refus que la fille est automatiquement anormale.
-Surpris? J'aimerais bien voir ça!
-On s'égare du sujet, Malefoy...
-La douche... Je prends la mienne à 6 heures. Tu t'arranges comme tu veux, mais je veux de l'eau chaude.
Je n'avais même pas eu le temps de penser aux mots que déjà, ils commençaient à sortir, d'une voix qui se voulait sensuelle et aguichante.
-On peut...
Réalisant ce que je m'apprêtais à dire, je mordis à pleine dent dans ma langue. Ne me restait qu'à espérer qu'il n'ait pas prit conscience de mon ton et de la phrase en suspend dans mon silence. prendre notre douche ensemble...
-Hum?
Il releva la tête vers moi, planta ses yeux dans les miens. Et, horreur, il se mit à analyser. Je pouvais quasiment entendre les rouages de son cerveau s'activer. Ce n'était qu'une question de secondes avant qu'il ne comprenne. Il était vif d'esprit, je le savais, et il avait aussi l'esprit assez mal tourné pour tout comprendre. Je devais faire diversion.
-Faudrait que tu te laves à 6h15.
-Et pourquoi je ferais ça?
-Parce que tu vas prendre toute l'eau chaude. Il n'est pas question que je passe après toi.
-Une journée c'est moi, l'autre c'est toi.
-Marché conclu. Tu as autre chose à régler ou je peux aller dormir?
J'avais vraiment dit qu'il n'était pas question que je passe sous la douche après lui? Parce que je venais en quelque sorte de mentir. J'avais accepté. Et pas dure, dure la fille à convaincre. Quelle nouille!
-Tu ne t'es pas assez reposée tout à l'heure?
-J'ai du sommeil à reprendre. J'avais mieux à faire que de dormir cet été, moi.
Oui, c'était risqué. Je me rendais bien compte que je jouais un jeu dangereux, que je m'aventurais sur un terrain où je risquais de perdre beaucoup, beaucoup trop, mais j'en avais tellement envie. Cette nuit là avait été si... Hum... Trop de mots pour la décrire et aucun assez fort, assez juste. Je ne souhaitais qu'une chose, récidiver. Et il ne faisait rien pour m'aider, avec sa proximité, ses sous-entendus, et surtout, sa main qui encerclait encore mon poignet. S'en rendait-il seulement compte?
J'étais partie dans ma tête, perdue dans mes souvenirs comme tant de fois depuis cette merveilleuse nuit. Sans me voir, je savais mes réactions physiques visibles. Mon regard absent et un peu lubrique, mes joues rosies et mes lèvres humides, sans cesse lubrifiées par ma langue. Et Malefoy, je ne me rendais pas vraiment compte, qui me regardait, estomaqué d'abord par mes paroles, puis attentif ensuite à mes réactions involontaires.
-À quoi penses-tu ainsi, Granger?
Boum. Je redescendis automatique de mes rêveries, de sur mon petit nuage. Quelle mauvaise idée de fantasmer éveillée sur Malefoy alors qu'il était juste à côté de moi, qu'il me scrutait de ses yeux si lourds de sens. Ses si beaux yeux... Je dus faire mon possible pour continuer sur ma lancée, je m'étais embarqué dans ce petit jeu, mon problème, je devais continuer maintenant, plus moyen de faire machine arrière, je n'étais pas une froussarde.
-À ce que j'ai fait pendant l'été, au lieu de sagement dormir.
-Et t'as fait quoi? T'as lu et relu en boucle les lettres d'amour de Weasmoche?
-Jaloux?
Oh... Mauvaise idée d'inclure Ron là-dedans, surtout en lien avec de l'amour. Peut-être aurais-je du nier, sauf que je lui aurais fait trop plaisir. Puis, je ne pouvais m'empêcher de lui renvoyer sa question, tout de même!
-De toi?
-Non, de Ron!
-Pour être avec une Sainte-Nitouche frigide comme toi? Pas du tout.
-Tu pourrais être surpris...
-On se répète. Et je ne vois toujours rien. Tu es la même bonne vieille miss je sais tout coincée.
-C'est que tu n'en vaux pas la peine. Tu demanderas à Ron, si tu veux des preuves!
Petit clin d'œil aguicheur pour terminer le tout. Et voilà, deux beaux mensonges servis sur un plateau d'argent. Ça sonnait tellement faux à mes oreilles! Pas Ron, Ron on s'en foutait dans l'histoire, mais le fait qu'il n'en valait pas la peine. Mais tant qu'il ne le remarquait pas, j'étais sauve. Sur ces belles paroles, je me levai, dégageant mon poignet de sa main et partant à la découverte de ma chambre.
De la façon dont notre salle commune était faite, il y avait le petit salon, et à sa droite, deux escaliers, donnant accès au même balcon. De chaque côté des escaliers se trouvait une porte, donnant accès à nos chambres respectives. Donc, un escalier pour chacun de nous au bout duquel se trouvait la porte de notre chambre. Et sur chaque portes, notre nom. Je poussai la mienne et entrai, refermant la porte derrière moi et la barrant, même si je savais bien qu'un simple sort suffirait pour entrer si l'envie prenait Malefoy.
Devant mes yeux, je découvris un grand lit à baldaquin et un miroir au-dessus. La couverture était rouge, avec une bordure or, tandis que l'encadrement du miroir était or, lui aussi. Que d'originalité, une chambre aux couleurs de Gryffondor, pour une Gryffondor! Les murs étaient blancs avec un lion or dessiné de chaque côté du miroir. Au côté du lit, il y avait une petite table de nuit en bois, de la même couleur que les montants du lit. Face au lit: la porte d'entrée, à droite: une grande garde-robe devant laquelle traînait ma valise et à gauche: la porte qui donnait accès à la salle de bain.
Encore bien épuisée, je ne pris pas le temps de visiter cette dernière pièce, ni de ranger mes affaires. Je sortis un pyjama que j'enfilai en vitesse, réglai le cadran pour le lendemain et je me faufilai en hâte sous la couette pour la nuit. Ça ne faisait pas cinq minutes que j'y étais, le sommeil était à peine entrain de me gagner, qu'on cogna contre ma porte. Sur le coup, la tête dans les vapes du presque sommeil, je ne compris pas.
-Entre.
Le mot qu'il ne faut jamais dire. Qui aurait bien pu cogner à ma porte? Malefoy bien sûr! Il n'y avait que lui qui pouvait. Il tourna la poigné, barrée, il jeta le sort et pénétra dans la pièce.
-Putain, il fait noir!
-Qu'est-ce que tu crois? Que je dors la lumière grande ouverte?
-T'es déjà couchée? Ah, non. Dis-moi pas que tu dormais en plus?
Et il partit d'un rire, pas très long, mais il se foutait bien de ma gueule.
-J'allais dormir, mais tu m'en as empêché.
-Oh... Pauvre Granger! Tu veux que je vienne te border pour me racheter?
En disant cela, il vient s'asseoir sur mon lit, et se rapprocha dangereusement de moi. Hum... Les réponses et les scénarios pas catholiques du tout qui me passaient par la tête. Mais je ne pouvais pas. Alors je choisis le plus simple, faire diversion.
-Tu venais pour quoi, Malefoy?
Faire la bête à deux dos? Oh... Une chance que je ne l'avais pas dit!
-On ne s'est pas dit lequel de nous deux prend sa douche en premier demain matin.
-Ah... C'est juste pour ça?
Oups... Je n'avais pas pu m'en empêcher.
-Désolé de te décevoir, ma belle...
-Tu peux...
te racheter... Encore une fois, je me mordis la langue. Même sans lumière, je pouvais discerner sans le voir le sourire goguenard de Malefoy. Il avait très bien compris, peut-être même avait-il interprété d'autres fins encore plus compromettantes. Sa tête se pencha, je sentis son souffle sur mon visage, il se rapprochait vraiment trop, s'il continuait, je risquais de faire des bêtises.
-Fais de beau rêve, Hermione Granger...
C'était pour mieux me susurrer ses mots à l'oreille, uniquement. À mon grand malheur, je le sentis s'éloigner, puis se lever et quitter la pièce, en prenant soin de refermer la porte derrière lui. Ce n'est qu'à partir de ce moment que je pris conscience à quel point j'avais désiré qu'il... Mon Dieu! Je fermai les yeux et arrêtai de lutter, je laissai toutes ces images prendre forme dans mon esprit, tout ces désirs se réaliser sous mes paupières. Fais de beau rêve, Hermione Granger...
J'espère que vous avez aimé, et que vous voulez bien me faire part de vos commentaires ; )
