Disclaimer : Je ne suis pas J.K.R, je fais simplement mumuse avec ses personnages.
Cet os est écrit dans le cadre des nuits du FoF, il fallait rédiger un texte sur le thème Flamme en une heure maximum (divulgation du thème, écriture et postage).
Bonne lecture ^^
Les flammes dansent sur ta peau nue et je n'arrive pas à déterminer ce qui me fascine le plus dans ce spectacle.
Les jeux d'ombres et lumières qui se créent sur le hâle discret de ton corps ou toi te confondant dans mon esprit avec les flammes du feu de cheminée s'agitant furieusement derrière toi ?
Tu as toujours était comme ça à ta manière : flamboyant, incandescent. Insaisissable.
Un instant tu me semblais à la fois fort et furieux, un homme capable de mettre le monde à ses pieds. Je croyais te saisir mais déjà tu t'évanouissais. Tu redevenais un gamin pâle, effrayé et écrasé par les trop lourdes charges qu'on jetait sur ses frêles épaules, un petit garçon que le monde entier essayait d'éteindre.
Alors, je te surveillais de loin, prêt à raviver la flamme dans tes yeux si le besoin s'en faisait sentir.
Prêt à t'insulter pour faire étinceler un peu d'arrogance, prêt à te pousser à bout pour voir naître des brasiers de colère. Des feux de Bengale dévorant une forêt d'émeraude. Une telle beauté.
Tes yeux ont toujours brillé d'un éclat particulier, s'enflammant à la moindre émotion forte. J'adorais les faire brûler de haine, j'aimais voir l'emprise qu'avaient mes mots sur toi.
Et un jour, j'ai été trop loin, je l'ai senti à l'instant même où les mots franchissaient mes lèvres. Je t'ai vu trembler, serrer les poings, mordre tes lèvres et, soudain, plus rien. Visage inexpressif, yeux d'un vert terne, fadasse.
Après un mois entier à te voir déambuler comme un pantin désartibulé dans les couloirs du château, à te voir vaciller dans les corridors telle une flammèche agonisante, j'étais prêt à n'importe quoi. Même à t'affirmer que je t'aimais.
C'est ce que j'ai fait.
Et tu es là. Maintenant.
Nu.
Face à moi, l'homme le plus froid, cassant et constant du monde.
Faisant danser les flammes incandescentes le long de ton corps, d'indécents traits de lumières striant tes reins et ton torse.
Un sourire vague et lumineux étire tes lèvres. Décadence.
Je me lève et caresse fébrilement ton corps. Quitte à m'y brûler.
