The Tales of the Spinner
- Partie Une : Wish -
Avertissement : Les personnages principaux et lieux ne m'appartiennent pas. Pour ce qui est du reste… je vous laisse juge.
Demande: Je vous prierais de bien vouloir me communiquer un moyen de vous répondre dans vos reviews.
Résumé : Au début je me disais que ce n'était que pour le plaisir de la voir tomber de son piédestal. Mais le piège s'est refermé…
…
The Tale of a Dream
…
« PLACE ! » hurla une voix avant qu'une flèche noire ne dépasse le groupe de Gryffondors qui venaient de donner le mot de passe à la Grosse Dame et s'engouffre dans le passage ainsi dégagé. Une seconde flèche noire suivit la première et s'engagea à toute vitesse dans le couloir de pierre, sous les protestations des quelques élèves bousculés et celles, plus véhémentes, de la Dame en Rose. Nombreux seraient les élèves à dormir dehors suite à cet « infâme traitement » subi par la gardienne de la Tour qui, en signe de contestation, abandonna son cadre et les élèves qui lui faisaient face.
« PATMOL ! »
Les deux jeunes hommes, puisque voilà ce dont il s'agissait, coururent à travers la Salle Commune tapissée de velours et tentures rouge jusqu'à atteindre l'escalier qui menait aux dortoirs des garçons. Sur leur passage s'éteignaient les conversations et se tournaient les visages, curieux de voir qui surgissait ainsi parmi eux.
« TU LAMBINES, CORNEDRUE ! »
Ce furent les derniers mots qu'entendirent les élèves massés dans la Salle Commune avant qu'une porte de bois ne soit claquée, réduisant les cris au silence comme sait si bien le faire le chêne anglais. Les conversations reprirent bien rapidement, malgré un petit flottement, après cet intermède qui n'en était qu'un parmi les centaines qui s'étaient déjà produits au gré des années passées. Cela faisait six années que Gryffondor vivait avec les célèbres Maraudeurs. C'eut été impossible de n'en pas retirer un quelconque enseignement. Malgré tout, une demoiselle aux cheveux de feu et au tempérament tout aussi ardent se leva et suivit les dénommés Patmol et Cornedrue dans l'escalier qui la mènerait à leur dortoir. Nul dans la Salle Commune n'eut besoin de comprendre que les hostilités venaient d'être rouvertes entre la représentante de l'autorité et les fauteurs de trouble les plus célèbres de Poudlard. Et nul n'eut garde de se mettre en travers du chemin de la Préfète Lily Evans.
Dans le dortoir des garçons de Sixième Année régnait le désordre habituel des chambrées masculines, à ceci près qu'un grand nombre de parchemins étaient étalés sur les quatre lits présents dans la pièce circulaire. Ces parchemins étaient tous recouverts de dessins et d'inscriptions, certaines fixes comme l'annotation « Sorcière Borgne - Honeyducks » écrite d'une fine écriture noire, ou mouvantes comme l'étiquette « Albus Dumbledore » qui suivait un petit point noir actuellement en déplacement le long du couloir des Enchantements, suivie de près par un « Argus Rusard » que ne semblait pas vouloir distancer un certain « Mr Blight », chat de gouttière dans la force de l'âge et fidèle assistant du jeune Concierge nouvellement nommé.
« Maître Lunard, où en sommes-nous ? » demanda cérémonieusement Sirius après que James eu refermé la lourde porte de bois de leur Dortoir.
« Nous n'attendions plus que vous, Maître Patmol. » répondit Remus d'un ton amusé, baguette sous le menton.
Le jeune loup-garou récemment éprouvé par une nuit de pleine Lune se tenait face à son lit sur lequel était posé une grande feuille de parchemin annoté à l'encre verte dont le haut semblait avoir été laissé vierge à dessein. A son côté, l'on pouvait trouver un petit bonhomme grassouillet répondant au nom de Peter Pettigrow que Mère Nature n'avait pas gâté le jour de sa conception. Les yeux brillants d'anticipation, Peter avait entre les mains une plume et un gros encrier vert qu'il posa à côté du parchemin lorsque ses amis entrèrent.
« Tu es vraiment sûr que ça marche, Remus ? » demanda-t-il tandis que James offrait à son sac un vol plané qui prit fin sur les quelques parchemins étalés sur son lit mais auxquels il ne prêta aucune attention.
« Maître Queudver, oseriez-vous douter des Maraudeurs ? » s'insurgea Sirius en fronçant les sourcils, les poings sur les hanches.
Avant que Peter ne puisse répondre, des coups furent portés contre la porte de chêne dans une visible intention belliqueuse. Soupirant contre « ces idiots qui osent interrompre pareil moment », Sirius se dévoua pour ouvrir à l'opportun et lui faire entendre sa façon de penser. Dans l'embrasure de la porte, bras le long du corps, se tenait Lily Evans qui n'était clairement pas sur le pas de leur porte dans le but de leur rendre une visite de courtoisie à en juger par son faciès ombrageux annonciateur des pires sermons. Malheureusement pour la jeune femme, Sirius ne lui laissa pas le temps d'ouvrir la bouche pour les réprimander sur leur récent comportement.
« Ah, Evans, fit-il. Tu tombes mal, James n'a pas le temps de flirter aujourd'hui. Repasse plus tard, tu veux ? »
Et sur un sourire des plus polis, le rejeton des Black ferma la porte au nez et à la barbe de la Préfète qui n'eu pas le temps de placer un mot. De l'autre côté de la porte, en revanche, ce fut un James rouge qui porta ses mains à sa tête dans l'intention évidente de ne pas étrangler celui qui lui souriait avec tant de désinvolture.
« Tu la bécoteras plus tard, on a du boulot. »
Et sans plus de cérémonie, il attrapa le bras de James et le tira face au lit de Remus avant d'attraper la plume que Peter lui tendait et d'inscrire son nom à côté de ceux de Lunard et Queudver. James fit de même avant de redonner la plume à Remus tandis que Sirius relisait ce qui était déjà inscrit.
« Messieurs Lun… nanananana et Cornedrue… sont fiers de vous prés… »
« Ca ne peut pas être aussi simpliste, Patmol ! » se récria James. « Nous sommes les Maraudeurs, que diable ! »
« Il a raison sur ce point » admit Remus qui se passait la plume d'une main à l'autre en attendant qu'une suite soit décidée.
« Qu'est-ce que vous voulez mettre, alors ? » intervint Peter d'une petite voix.
« Admirez l'artiste. » dit James avec un grand sourire suffisant. « Maestro ? » fit-il à l'intention de Remus qui arrêta de jouer avec sa plume pour la tremper dans l'encre verte et la tenir prête à écrire ce qui allait être dicté. « Virgule, Pourvoyeurs d'Aide aux Maniganceurs de Mauvais Coups »
Un instant de silence s'installa, troublé par le grattement de la plume de Remus sur le parchemin qui servait de support à leur carte. Puis Sirius laissa échapper un sifflement d'admiration à l'endroit de son meilleur ami.
« Mais c'est qu'il y en a, là-dedans, en fin de compte ! » lâcha-t-il en ébouriffant les cheveux de James sous les éclats de rire de Peter et les récriminations du concerné.
Remus se permit un sourire tout en terminant la présentation de la carte d'une belle écriture ronde. Les Maraudeurs se permirent de longues secondes d'observation de leur chef d'œuvre sur laquelle l'on pouvait lire ce qui suit :
Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue,
Pourvoyeurs d'Aide aux Maniganceurs de Mauvais Coups
Sont fiers de vous présenter
La Carte du Maraudeur
Puis les baguettes furent tirées comme on tire l'épée pour faire une haie d'honneur. James, Sirius, Remus et Peter échangèrent un regard par-dessus la carte et le sourire qu'ils affichaient était aussi plein de fierté pour le travail colossal effectué que d'émotion pour le résultat qui se tenait sous leurs yeux sous la forme d'un morceau de parchemin. Alors dans un même mouvement fluide et plein de respect, ils pointèrent leurs baguettes vers la carte nouvellement estampillée et prononcèrent d'une même voix chargée de fierté :
« Méfait accompli ! »
Le parchemin redevint lentement vierge de toute écriture, retrouvant les marques de pliures propres à tout parchemin longuement utilisé. Un parchemin sans aucun signe pouvant prouver que sous ces dehors insignifiants se cachaient des heures de travail et un ouvrage magique exceptionnel, fruit d'esprits talentueux qui avaient mis en commun leurs connaissances et leurs recherches pour créer un plan parfait de Poudlard pour qui souhaitait tout explorer sans se faire repérer.
« Quelqu'un n'aurait pas un mouchoir ? » demanda Sirius tout de go, brisant par cette remarque incongrue la gravité de l'instant.
James regarda Sirius qui dévisagea ensuite Remus qui lui-même rendit ce regard à Peter qui clôt la boucle en dévisageant James. Un premier rire se fit entendre. Puis un second. Et enfin, les Maraudeurs se retrouvèrent pliés de rire, soulagés d'avoir enfin mis un terme à plus de quatre années de labeur. Ils avaient réussi leur pari insensé.
