Note d'auteur :
Voilà le chapitre 3... j'espère que vous l'aimerez !
Avant que vous ne le lisiez, je voudrai juste remercier toutes les personnes qui prennent le temps de lire mon histoire et qui la suivent en attendant la suite, et particulièrement celles qui prennent le temps de me laisser des reviews. Chaque fois que je lis vos messages, ça me donne envie de continuer d'écrire.
Babibou1234 : Wow, quelle tartine ! ;P
Je suis contente que l'histoire te plaise. Je me suis dit exactement la même chose par rapport à Lincoln ! A la base, je n'avais pas prévu de faire un parallèle entre Lincoln et son dessin (supposition correcte pour le personnage) et Clarke et le sien, mais je me suis dit que c'était un bon moyen pour les rapprocher. Je comprends pour tes sentiments pour la fin du chapitre 2... j'espère que tu seras moins frustrée avec le chapitre 3...
Bellarke-Princesse : Et cette fois, il y a des dialogues :P
Blague mise à part, je suis contente que le chapitre t'ait plu, tout comme la relation entre Lincoln et Clarke. J'espère qu'il en sera de même pour celui-ci.
cyhame (Guest) : Désolée pour la "souffrance" occasionnée avec la fin du chapitre 2, mais je pense que ce chapitre va te réconforter... :)
Oui, je comprends que tu trouves un peu long pour la mise en place de l'histoire, ça va un petit peu changer ! Sinon, je suis totalement d'accord avec toi concernant le manque de fanfiction sur The 100. Je ne sais pas quel est ton niveau d'anglais mais si jamais n'hésite pas à les lire, il y en a de très bonnes (tu peux en trouver certaines dans mes favoris) ! Pour ta question sur le nombre de chapitres, je ne sais pas encore très bien, je sais quel est mon but, mais le reste est encore un peu incertain. Concernant leur publication, je vais essayer d'en poster le plus souvent possible (soit à peu près un par semaine, du moins, c'est ce que j'aimerais faire), mais je préfère ne pas faire trop de promesses à ce niveau-là !
Nanoush (Guest) : Toi aussi c'est une jolie tartine ! ;P
Merci beaucoup, c'est super gentil et ça me touche beaucoup ! Je te comprends, quand j'ai fait le passage du café "The Grounders", je ne pouvais m'empêcher de me dire que j'adorerais que cet endroit existe ! Oui, c'est exactement ça, Clarke et Lincoln ont pas mal de points communs et je trouve que c'est dommage que la série n'approfondisse pas leur lien (je crois que le moment le plus intense de leur "relation" c'est dans l'épisode 13 de la saison 2). Enfin vu que la saison 3 recommence dans... 12 jours (Aaaah, c'est trop long / Non, non, je ne suis pas du tout impatiente), ça peut toujours évoluer !
Elianegirs : Merci beaucoup ! :D
Ta review m'a vraiment fait plaisir ! Ce chapitre est un peu moins centré sur l'amitié Lincoln / Clarke et plus sur celle de Raven / Clarke parce que je trouvais que Raven n'avait pas encore été beaucoup présente et que son personnage (avec son caractère) correspondait mieux à ce qu'il se passe dans ce chapitre, mais j'espère que ça te plaira !
Chapitre 3 : Heartbeat
PDV Bel Inconnu :
Il aimait bien les voyages en train. Pouvoir s'asseoir dans un siège plus ou moins confortable et se relaxer quelque peu en écoutant les roues du train glisser sur les rails tout en pouvant observer les paysages qui défilaient par la fenêtre. Souvent, il prenait un livre avec lui et profitait de ces trajets pour avancer dans l'histoire. Aussi, ce n'était pas étonnant qu'il ait eu les yeux rivés sur un livre lorsque Clarke vint se poser dans un siège à l'opposé d'où il se trouvait.
Il fut tiré de sa lecture au moment même où il entendit un rire tout à fait charmant, son rire. Il leva les yeux et trouva assez facilement la jeune femme blonde qui venait de poser la tête sur son appuie-tête, lui offrant la vue de son joli cou gracile. Il referma son livre et continua de l'observer alors qu'elle pianotait sur son téléphone.
Tout d'un coup, elle se leva en vitesse et partit. Alors qu'elle arrivait devant les portes, il se dit : Allez, retourne-toi et regarde-moi ! Montre-moi encore tes splendides yeux bleus. Mais Clarke ne se retourna pas et ne le vit pas. Il continua de la suivre du regard, la voyant emprunter le chemin pour retourner à son chez elle, du moins c'est ce qu'il pensait... ou plutôt ce que j'espère. Il l'étudia avec envie, un sourire se formant sur son visage.
Il la trouvait belle, magnifique même. Elle était plus petite que lui d'au moins une tête, mais elle dégageait une certaine force dans sa manière de se tenir, mais surtout au travers de ses yeux bleus qui semblaient transpercer l'âme des gens. Oui, elle dégageait une certaine prestance, digne d'une princesse. Sa chevelure blonde, aussi dorée que les blés, tombait sur ses épaules et dans son dos formant de jolies vagues qui étaient sublimées par les reflets du soleil. Alors que le train s'ébranla pour se remettre en marche, il la regarda disparaître au détour d'un chemin et repensa à la veille, quand il l'avait vue pour la première fois.
La veille :
Ses yeux avaient tout de suite été attirés par ses beaux cheveux blonds et, juste à ce moment-là, alors qu'il venait de poser le regard sur elle, elle s'était retournée et leurs regards s'étaient immédaitement trouvés.
Il avait eu le souffle coupé quand il avait plongé à corps perdu dans l'immensité de ses prunelles bleues. Il avait eu l'impression d'avoir été mis à nu et que, d'un seul regard, la jeune femme avait pu connaître tous ses secrets et tout ce qu'il tentait d'oublier.
Il avait senti un frisson traverser son corps et il trouvait cela totalement terrifiant, mais également follement excitant. Il n'avait pu empêcher ses lèvres de se retrousser et d'afficher un petit sourire satisfait quand, grâce à la teinte un petit peu plus sombre qui avait revêtue les yeux de la blonde, il avait remarqué qu'elle n'était pas insensible à son charme et qu'elle l'étudiait avidement.
A son plus grand regret, il avait senti le train redémarrer et l'éloigner de la gare, l'éloigner d'elle. Il avait continué à la fixer, à mesure qu'elle devenait plus petite. Quand il n'avait plus pu la voir, il avait réalisé que ni l'un ni l'autre n'avait rompu leur échange et que, avant qu'elle n'ait disparué de son champ de vision, elle n'avait pas bougé, pas même sourcillé, comme paralysée et, juste à ce moment-là, son coeur avait tapé plus vite et plus fort dans sa poitrine sachant pertinemment qu'il avait été la cause de tout ça.
Trois semaines plus tard
PDV Clarke :
La jeune femme venait de s'asseoir dans un siège du train qui la ramènerait chez elle après une rude journée. Elle soupira et ferma les yeux l'espace d'un instant. Ses cours lui prenaient beaucoup de temps, mais ils étaient nettement plus agréables depuis qu'elle connaissait Lincoln. A chaque cours, ils se mettaient l'un à côté de l'autre et même s'ils ne se parlaient pas beaucoup, c'était extrêmement rassurant de sentir sa présence paisible et amicale à ses côtés. De plus, ils s'aidaient mutuellement concernant leur travail et Clarke avait remarqué que les oeuvres de Lincoln, tout comme les siennes, s'étaient quelque peu améliorées depuis qu'ils étaient devenus amis.
Wells était lui aussi beaucoup plus pris par ses cours et elle ne le voyait plus autant qu'avant, cependant, elle n'était pas seule pour autant. Raven et elle étaient devenues très proches et elles se voyaient très souvent, mues par une amitié qui ne cessait de grandir. Elles passaient quasiment tout leur temps ensemble et, de temps à autre, Jasper et Monty se joignaient à elles, surtout le temps d'un repas, mais ils avaient vite compris qu'il ne fallait pas trop déranger les deux jeunes femmes quand elles étaient ensemble - ils n'étaient pas fous non plus !
Clarke n'avait pas revu une seule fois son bel inconnu et elle commençait à se demander si elle ne l'avait tout simplement pas imaginé, comme s'il était tout droit sorti d'un rêve. La première fois qu'elle avait invité Raven chez elle, le dessin trônait toujours sur son chevalet et la noiraude n'avait pas manqué l'occasion de l'interroger à ce sujet. Pour finir, et surtout devant l'obstination de sa nouvelle amie, elle lui avait tout raconté et avait également pris soin de ranger le dessin dans un coin de son appartement, essayant tant bien que mal d'oublier son bel inconnu.
Elle rouvrit les yeux quand elle entendit un bruit à côté d'elle. Une fille blonde, qui paraissait trop superficielle à sont goût, venait de s'asseoir à ses côtés. Oh non, pitié ! Ronchonna-t-elle intérieurement. Soudain, elle remarqua que sa voisine ne cessait de regarder un point précis et qu'elle se dandinait sur son siège tout en papillonnant des cils. Elle tourna lentement le regard afin de trouver qui donc pouvait bien la faire réagir pareillement.
Et là, elle fut abasourdie de remarquer son bel inconnu qui était tout sourire face à sa voisine mais qui, n'arrêtait pas de lui lancer des regards malicieux et insistants. A cet instant, sa voisine se pencha vers elle et lui chuchota :
- Il est trop beau, non ?
Clarke se contenta simplement de hocher la tête, étant actuellement trop choquée pour pouvoir parler ou penser correctement. Machinalement, elle sortit son téléphone et commença à écrire un message à Raven.
ClarkeG : Devine sur qui je viens de tomber, dans le train… mon bel inconnu ! Une blonde sans cervelle est en train de se trémousser devant lui.
Clarke leva les yeux de son téléphone pour tomber sur le regard brûlant du jeune homme. Elle ne put s'empêcher de rougir et de baisser la tête, embarrassée. Merde ! Qu'est-ce qui me prend de réagir comme ça ? On dirait une gamine qui voit le garçon qu'elle aime... Attends ? Qu'est-ce que je viens de dire là ?. Là-dessus, elle reçu une réponse de Raven :
RavenR : Sérieux ?! Il faut absolument que tu fasses quelque chose, va lui parler, avant que l'espèce de cruche te devance. Tu sais très bien que tu vas le regretter si c'est le cas.
La jeune femme sourit à la vue de ce message. Elle savait très bien que Raven avait raison, mais elle ne voulait vraiment pas se ridiculiser comme sa voisine. Au lieu de ça, elle agit comme une lâche et fit semblant d'être absolument fascinée par son téléphone.
Quelques minutes plus tard, elle entendit des pas se rapprocher d'elle et se fit violence pour ne pas lever la tête, continuant de paraître absorbée par sa tâche et, surtout, totalement indifférente à ce qui l'entourait. Elle entendit :
- Salut, je me suis dit que j'allais venir dire bonjour ! Je m'appelle Bellamy !
- Oh c'est tellement sympa ! Minauda sa voisine d'une voix haut perchée, ne laissant aucun doute planer sur l'effet que lui faisait Bellamy. Moi c'est Jennifer !
- Eh bien je suis ravi de faire ta connaissance Jennifer !
Là-dessus, Clarke entendit le bruit d'un baiser et les gloussements de sa voisine. Donc il l'a embrassée sur la joue... Pourquoi ça me soulage autant ? Alors qu'elle regardait toujours son téléphone, elle vit, du coin des yeux, les pieds de son bel inconnu se déplacer vers elle. Il s'arrêta juste en face d'elle et s'accroupit, afin de forcer la jeune femme à le regarder dans ses jolies prunelles brunes.
- Et toi, quel est ton nom ?
- Clarke, répondit-elle sans vraiment réfléchir et en sentant le regard vexé, puis furieux de sa voisine sur elle.
Ils se regardèrent un moment dans les yeux, puis, Bellamy se releva un peu, forçant Clarke à lever la tête pour continuer leur échange, il se pencha en avant, posa sa main droite sur l'accoudoir gauche. La jeune femme sentait son souffle chaud contre ses lèvres et un frisson lui remonta le long de l'échine, mutant en chair de poule. Son cœur tambourinait tellement fort dans sa poitrine qu'elle était sûre que toutes les personnes présentes dans le compartiment l'entendaient.
Le jeune homme franchit alors la distance qui les séparait encore et posa ses lèvres sur les siennes. Le baiser fut rapide mais ce fut assez pour créer une explosion d'émotions dans tout le corps de Clarke. Elle avait l'impression que celui-ci était en feu, surtout ses lèvres sur lesquelles elle percevait encore la sensation du baiser. Celui-ci avait été aussi léger que la caresse d'une plume, aussi doux que de la soie et aussi brûlant que la lave d'un volcan.
Alors que ses joues s'étaient embrasées, elle cligna quelques fois des cils pour revenir à la réalité. Bellamy la regardait toujours, un sourire satisfait collé sur son visage.
- Je suis vraiment enchanté de faire ta connaissance, Princesse ! Dit-il d'une voix langoureuse, en insistant particulièrement sur le dernier mot.
Sur ce, il tourna les talons et se rendit vers les portes qui venaient de s'ouvrir et quitta le train. A cet instant, Clarke remarqua que, à cause de toute cette histoire, elle avait loupé son arrêt et aussi que sa voisine la dévisageait avec un air outré et totalement furieux. La jeune femme se leva et se rendit dans un autre compartiment pour ne plus devoir supporter la blonde écervelée qui, d'après les regards assassins qu'elle lui lançait, avait des envies de meurtre envers elle. Elle sortit à l'arrêt d'après et reprit le train dans l'autre sens pour sortir à son arrêt habituel. Aussitôt qu'elle mit un pied dehors, elle saisit son téléphone et appela Raven qui décrocha au bout de la deuxième sonnerie.
- Alors ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Dis-moi tout ! Tu es allée lui parler ? Je parie que tu n'as rien fait… déclara la noiraude dans un flot intarissable de mots.
- Raven ! Cria Clarke pour l'arrêter.
- Pardon, l'euphorie du moment ! Lança Raven dont la voix laissait clairement transparaître l'excitation qu'elle ressentait en ce moment.
- Ce gars est un vrai malade, un détraqué doublé d'un pervers narcissique !
- Wow… fit Raven, surprise, il s'est passé quoi ?
- Il m'a embrassée… sur la bouche ! Personne d'un tant soit peu normal ne fait ça ?!
- Je savais que… Attends, QUOI ? Hurla Raven, à l'autre bout du fil.
- Voilà la réaction que je voulais entendre ! Lâcha Clarke d'un ton blasé et en roulant les yeux.
- ...
- Raven ?
- Oui, oui… mais dis-moi, à part le fait que c'est un abruti fini, tu as aimé ?
- ...
- OH. MON. DIEU ! Piailla la noiraude.
- On s'en fout que j'ai aimé ce baiser, la question c'est que ce Bellamy est une vraie enflure ! Tempêta Clarke avant de réaliser ce qu'elle venait juste de dire.
- Comment tu connais son prénom exactement ? Demanda Raven d'une voix suspicieuse. Attends, tu es chez toi là ?
- Oui, je viens de rentrer, pourquoi ?
- Ok, j'arrive ! Tu me raconteras tout dans les moindres détails. Déclara Raven avant de raccrocher.
La blonde regarda son téléphone d'un air incrédule. Elle connaissait Raven et son tempérament qui fonçait souvent - pour ne pas dire toujours - tête baissée sans trop se poser de questions, mais quand elle y était confrontée directement, elle était toujours dubitative face un tel caractère. A peine une trentaine de minutes plus tard, Raven était derrière sa porte. Quand Clarke lui ouvrit la porte, Raven n'attendit même pas d'être invitée à entrer pour poser le pied dans l'appartement, en lui tendant un pot de crème glacée en ajoutant :
- C'est un indispensable pour une soirée à parler de mecs !
Clarke la regardant en arquant un sourcil et en prenant le pot de crème glacée. La noiraude ferma aussitôt la porte, enleva ses chaussures, lança sa veste sur le porte-manteau, se rua à la cuisine pour en ressortir avec deux cuillères dans la main, un air triomphant sur le visage, prit place sur le canapé de Clarke et posa ses pieds sur la table basse disposée juste en face. Clarke l'y rejoignit immédiatement, adoptant la même position que son amie et posa le pot de crème glacée entre elles deux. Elle prit volontiers la cuillère que lui tendait Raven et, après avoir ouvert le pot, elle la plongea dedans, la ressortant bombée. Elle l'enfourna dans sa bouche et sentit le frisson qui envahit sa bouche avec délice. Elle ferma les yeux un instant, profitant de déguster la crème glacée qui fondait lentement sur sa langue et de sentir le froid qui se répandait dans son organisme.
- Alors... ton bel inconnu s'appelle Bellamy ? Demanda Raven en fourrant à son tour sa cuillère dans le pot de crème glacée.
- Yep ! Fit Clarke. Ou en tout cas c'est comme ça qu'il s'est présenté à Jennifer ! Finit-elle avec une point dégoût quand elle prononça le prénom de la cruche du train.
Cette fois, se fut au tour de la noiraude de fixer son amie avec le sourcil levé.
- Si je ne te connaissais pas autant, je penserais que tu es jalouse qu'il se soit aussi intéressé à elle ! Lança Raven avec une malice dans les yeux et dans la voix.
Pour toute réponse, Clarke lui tira la langue et détourna vivement la tête, ce qui fit beaucoup rire son amie. Quand elle se calma, Raven dit :
- Je te félicite, vraiment très mature Clarkey !
- Mais c'est quoi cette manie ? Pourquoi tout le monde veut absolument me donner un surnom ? Mon prénom n'est pourtant pas long ! S'écria-t-elle en repensant au surnom ridicule dont Bellamy l'avait affublé.
Raven observa son amie, surprise pendant l'espace d'une seconde par son changement de comportement, puis, elle comprit vite à qui elle faisait référence en disant "tout le monde" et la regarda droit dans ses yeux bleus avec insistance, jusqu'à ce que la blonde lâche :
- Princesse ! Il m'a appelée Princesse !
- Oh je comprends mieux pourquoi tu es autant colère ! C'est abominable ! Comment a-t-il osé te donner un surnom autant disgracieux ? Non, mais quel goujat, t'insulter de la sorte en public ! Déclara la noiraude en souriant.
- Vas-y, moque toi de moi ! Mais cet espèce de pervers m'a quand même embrassée sur la bouche je te rappelle !
- Vu que tu entres dans le vif du sujet, j'aimerais que tu m'expliques exactement ce qui s'est passé ! Lança Raven en la fixant d'un regard qui ne permettait aucune échappatoire.
Clarke soupira et lui raconta tout ce qu'il s'était passé depuis le moment où elle était entrée dans le train jusqu'à l'instant où elle lui avait téléphoné, en prenant une cuillère de crème glacée de temps à autre. Raven l'écouta attentivement, faisant de temps en temps quelques commentaires sarcastiques, tout en prenant également de la crème glacée. Quand elle finit de raconter son récit, elles restèrent un moment silencieuses puis la noiraude demanda :
- Que comptes-tu faire de ton dessin maintenant ?
- J'ai trop travailler pour le jeter donc je vais le garder ! Souffla la blonde après avoir réfléchi pendant quelques minutes.
Son amie la regarda et ne se laissa pas abuser par la phrase de Clarke car elle savait très bien que, pour elle, c'était un moyen de défense pour être quitte de devoir réfléchir à ce qu'elle ressentait vraiment. Toutes les deux étaient parfaitement conscientes que l'autre était au courant des véritables pensées de chacune, aussi Raven décida de ne pas embêter son amie à ce sujet et ne fit aucune remarque à ce sujet, ajoutant simplement :
- Non, je te demandais simplement si, maintenant que tu l'as enfin revu, tu pourrais le finir à ta satisfaction ?
Oh... Je n'avais pas pensé à ça ! Songea Clarke et, sans un mot, elle se leva, se dirigea vers le coin où elle avait rangé le portrait de Bellamy, revint dans sa grande pièce à vivre et le posa sur son chevalet. Elle l'observa attentivement, tout en réfléchissant, à la lumière de sa petite lampe qu'elle avait allumée juste après avoir placé son dessin sur son support. Et là, ce fut l'illumination ! Elle fut instantanément plongée dans sa transe créatrice et attrapa son fusain. Raven, quant à elle, s'était levée du canapé et s'était rapprochée de son amie, la regardant travailler, et vit peu à peu l'esquisse prendre vie sous les doigts méticuleux de Clarke. A peine une demi-heure plus tard, la blonde se redressa et fit quelques pas en arrière. Les deux amies se retrouvèrent l'une à côté de l'autre et fixèrent le portrait ensemble.
- Maintenant il est parfait ! Murmura Clarke
- C'est vraiment magnifique ! Déclara Raven juste après, émue par le talent de son amie.
Deux jours plus tard
Clarke poussa la porte de "The Grounders" et alla directement s'asseoir dans la deuxième salle. Comme elle était seule, elle prit son carnet de dessins qu'elle trimballait partout avec elle, le posa sur la table et l'ouvrit à l'endroit où elle s'était arrêtée. Elle sortit également une petite trousse dont, après l'avoir installée sur la table, elle sortit un crayon et commença à placer quelques traits avant d'être interrompue.
- Tu nous fais quoi cette fois ? Demanda Lincoln en regardant par-dessus son épaule.
La blonde et ce dernier avaient respectivement parlé de leurs carnets à dessins qu'ils trimballaient partout avec eux et se les montraient parfois. Lincolne était d'ailleurs la seule personne au monde à qui elle pouvait montrer ses dessins sans être totalement gênée et, à en croire le jeune homme, c'était pareil pour lui vis-à-vis d'elle. Cette dernière leva la tête et regarda son ami avec un grand sourire.
- Lincoln ! S'exclama-t-elle, j'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne t'ai pas vu ! Tu es trop occupé ces temps !
- J'ai repris mon emploi ici, mais avec un pourcentage plus bas, du coup je cours un peu dans tous les sens.
- Je vois ça ! Fit Clarke en jetant un coup d'oeil vers le comptoir.
Et juste à ce moment-là, une tête brune se retourna dans sa direction, une certaine panique dans le regard, à la recherche de quelqu'un... de Lincoln car elle fut tout de suite plus rassurée quand ses prunelles vertes le trouvèrent. Elle avait vu ce visage trop souvent pour ne pas s'en souvenir, c'était le sujet préféré de son ami. Elle tourna aussitôt la tête pour regarder ce dernier en quête de réponses. Celui-ci avait bien sûr suivi les yeux bleus perçants de la blonde et rougit quelque peu quand il comprit ce qu'il se passait dans la tête de la blonde.
Aucun des deux ne dit un mot, Clarke scrutant toujours Lincoln, ce dernier évitant le regard inquisiteur de son amie. Ils furent donc surpris quand une voix légère résonna à leurs oreilles.
- Lincoln... ? Tout se passe bien ? Demanda la belle brune aux yeux verts, une légère inquiétude dans la voix.
Clarke tourna son regard vers elle et ne put s'empêcher de la dévisager. Maintenant qu'elle avait le modèle en face, elle voulait détailler chaque élément, chaque particularité du visage de la brune qu'elle n'avait vu qu'en peinture. Elle remarqua assez vite la gène de la brune face à cette inspection minutieuse.
- Excuse-moi ! Lâcha Clarke, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, c'est juste que... elle jeta un rapide regard à Lincoln qui secoua la tête de manière presque imperceptible, ... tu me rappelles quelqu'un ! On ne se serait pas déjà croisé quelque part ? Questionna-t-elle en remarquant le discret signe de gratitude qui lui lança le jeune homme.
- Ce n'est pas grave ! Fit la brune, mais, pour répondre à ta question, je ne crois pas que nous nous soyons déjà vues ! Je me serais rappelé d'une fille qui m'aurait dévisagé de cette manière ! Finit-elle en riant légèrement. Au fait je m'appelle...
- Octavia ! Cria une voix masculine derrière eux.
La brune, Lincoln et Clarke se retournèrent vers le jeune homme qui marchaient vers eux... un garçon aux belles boucles brunes, au sourire charmeur, avec de légères tâches de rousseur parsemées sur son visage au teint un peu plus foncé et aux yeux d'une magnifique couleur chocolat et à la profondeur infinie.
- Bell ! Répondit joyeusement la dénommée Octavia en se ruant vers lui et en lui sautant dans les bras.
Lincoln et Clarke échangèrent un regard pleins de sous-entendus. En effet, la blonde avait avoué à Lincoln, après son troisième ou quatrième portrait d'Octavia, qu'elle était elle aussi obsédée par quelqu'un et elle lui avait fait un dessin assez sommaire de jeune homme qui hantait ses pensées... Visiblement, mon dessin n'était pas assez sommaire pour l'empêcher de le reconnaître ! Cette situation est complètement surréaliste ! Mon obsession et celle de Lincoln se connaissent et ont l'air très proches... qui sont-ils l'un pour l'autre ?
Octavia et Bellamy revinrent vers la table où Lincoln et Clarke s'étaient figés. Cette dernière lança un regard suppliant vers Lincoln en espérant qu'il lui retourne la faveur qu'elle lui avait faite seulement quelques minutes plus tôt et qu'il ne dirait rien au sujet de son obsession. Il lui fit comprendre qu'il avait saisi et qu'il resterait muet à ce sujet. A cet instant précis, les yeux de Bellamy rencontrèrent ceux de Clarke et le temps sembla subitement s'arrêter.
Voilà enfin l'entrée en scène de Bellamy (par son prénom puisque tout le monde avait déjà réalisé qu'il était le bel inconnu du train) et également d'Octavia ! Je sais que le PDV de Bellamy n'est pas très long... et j'en suis désolée, mais je peux déjà vous dire que le prochain chapitre commencera (également) par son PDV et qu'il sera nettement plus long. D'ailleurs, celui-ci (de chapitre) est déjà commencé, je vais donc essayer d'avancer un maximum ce week-end pour pouvoir le poster dimanche.
A la base, j'aurais voulu poster ce chapitre mercredi, mais j'ai eu quelques imprévus et je n'ai pas pu le finir à ce moment-là !
Concernant la longeur des chapitres, celle-ci est complètement aléatoire, je m'arrête quand ce que j'écris m'apparaît approprié pour signer la fin du chapitre en cours.
Et n'hésitez pas à laisser une petite review, ça me fait toujours extrêmement plaisir de les lire (sérieux, vous êtes fantastiques !) et ça me motive encore plus à écrire cette histoire ^^
