Ceux qui vont mourir te saluent
disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Crowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.
Chapitre trois: le repos du guerrier
Dagur n'écouta pas un mot, il fut subjuguer par cette femme capable de combattre des créatures colossales, de se sacrifier pour lui et d'une beauté à couper le souffle... le cœur battant, les mains moites...il était amoureux! Soudain le monde changea:la lumière l'aveugla comme s'il n'avait vécu que dans le noir, les couleurs lui apparurent comme s'il n'avait vécu qu'en noir et blanc, les sons lui heurtèrent les tympans, le gout de cendres de sa bouche disparut. Et une grande angoisse le saisi: comme faire la cours a une femme comme celle là... à toute femme d'ailleurs il n'avait jamais envisagé la question mais alors une personne si différente... il verrait bien, il fallait régler le plus urgent d'abord.
Après l'euphorie, place à l'angoisse chez les défenseurs: que faire maintenant, au milieu d'un monde inconnu, sans argent, sans connaissances... August regarda Marie et lui dit ouvertement: "on fait quoi maintenant?", Marie répondit "on? je je ne sais pas ce que vous allez faire mais moi je m'en vais!" sur quoi elle tourna les talons pour s'éloigner doucement sur le sable de la plage, laissant tout le monde interloqué. Vorg déclara d'un ton bien fort "elle n'ira pas bien loin on est sur une île!". Marie se retourna avec un sourire en coin "vous ne me croyez pas capable de quitter une île... c mal me connaitre!" et elle repris sa marche. Dagur était cloué sur place depuis le début de l'échange se demandant quoi faire pour éviter la catastrophe personnelle de la voir ainsi s'éloigner. Son cerveau jusque là en ébullition cessa de fonctionner, l'instinct pris le pas sur le raisonnement, le cœur sur la raison... il s'élançant en courant, la rattrapa par la main avec un air de chien battu. August lui cria "ne fait pas ça, elle déteste être touchée!" mais Dagur s'en moquait... elle se retourna en le fusillant du regard mais il ne le pris pas comme une menace, il l'autre main dans la manche volantée pour enserrer doucement son avant bras, peau contre peau en la suppliant du regard. Elle s'apprêtait à le frapper mais fut interrompue dans son geste, quelle expression avait-il? Trop habituée à la haine et la méfiance, elle n'arrivait pas à identifier son expression... juste qu'elle n'était pas hostile, et ça faisait longtemps qu'un inconnu n'avait pas montré d'hostilité à son égard.
Le chef Parenvrille en profiter pour lancer une répartie toute prête dans sa tête: "restes, je veux dire restez, vous avez tant fait pour nous que nous vous devons bien de nous occuper de vous". Marie réfléchit une seconde avant de répondre "ok, mais si ça ne me plait pas je m'en vais". L'estomac du chef se détendit brusquement... heureusement car il était tellement tendu qu'il allait vomir. Il lui lâcha le bras à contre cœur pour la précéder sur le retour vers la jetée.
Arrivés près du groupe, tout les défenseurs la regardèrent pour savoir quoi faire, elle pris une grande inspiration: "il faut nous occuper de nos morts et leur donner des funérailles dignes" et elle ajouta: vous les autochtones commencez à vous débarrasser des cadavres des virus, sinon ils vont pourrir, amener des mouches et toutes les maladies qu'elles amènent". Se tournant vers la mer, elle se remémora les bateaux munis de catapultes: s'ils disposaient d'un tel arsenal, il devait y avoir au moins un autre peuple avec qui ils étaient en guerre. Un autre peuple qui ignorait tout de ce qui s'était passé ici... il faudrait les prévenir et leur apporter des preuves. Elle se ravisa donc, s'adressant à un groupe de Parenvrilles qui dépeçait un virus de niveau 2 elle leur lança "vous là arrêtez, prélevez deux spécimens des... créatures les plus petites parmi les moins abîmées ainsi que le gros. mettez les à part et gardez les entiers, portez les loin des habitations genre dans une grotte et laissez les y, on s'en occupera plus tard". Le groupe d'hommes se regarda avec perplexité puis interrogèrent Dagur du regard croyant qu'il surveillait les opération alors qu'il surveillait que sa bien aimée ne s'éloigne pas dans son dos. D'un négligent geste de la main il les enjoint d'obéir avant de rejoindre Marie à grands pas. Celle ci était agenouillée en silence près d'une étrange femme à la peau brune et aux cheveux crépus. il attendit qu'elle se relève pour lui demander: "que voulez faire vos morts? qu'est ce que vous entendez pas des funérailles dignes?" "je ne sais pas, on n'en a jamais discuté vu qu'on repartait avant de pouvoir nous en occuper... vous comment faites vous?" "nous sommes des viking, nous faisons des funérailles viking" dit il avec fierté. "c'est à dire" demanda t-elle d'un air blasé qui le fit se sentir honteux... "on les mets sur un bateau puis on l'embrase en tirant des flèches enflammées". "ah d'accord, si vous voulez bien nous donner un bateau on va faire ça" dit elle en se retournant pour plonger son regard à l'horizon de la mère mais en réalité perdu dans le lointain. Dagur compris qu'il n'en tirerait plus rien, il regarda autour de lui et vit les survivants auprès des morts, certains silencieux, criant ou même dansant selon leur culture.
Le jeune chef se dépêcha de chercher Vorg sur le champs de bataille et le trouva en train de donner ses directives au groupe qui devait épargner des carcasses pour les conduire dans une grotte isolée sous l'île avec un air dédaigneux, ne comprenant pas le but de la manœuvre...à vrai Dagur non plus n'y comprenait goutte mais il faisait une confiance aveugle dans sa sauveuse. Il expliqua le désir de donner des funérailles viking à leurs mort et lui donna comme mission de choisir un bateaux et de les aider à y installer leurs défunts pour une cérémonie ultérieure. Vorg opina de bonne grâce car ça au moins il comprenait. Il s'éloigna à nouveau en direction de la plage pour obéir aux ordres de son chef. Il eu tôt fait de choisir un spacieux navire, le second de la flotte en fait, pour faire honneur à ceux qu'il considère comme de grands guerriers tombés au combat. Chaque survivant apporta la dépouille d'un camarade, les femmes portant avec aisance et dignité une compagne tandis que les garçons peinaient à porter l'un des leur (pourtant pas bien lourds). Tous les Parenvrilles cessèrent leurs activités pour accompagner ce moment de silence et de recueillement. Une fois tous les corps à bord, Dagur signala a voix basse que la cérémonie aurait lieu à la nuit tombée. Tous alors se dispersèrent pour abattre la colossale tâche de débarrasser la plage des carcasses des créatures. Les survivantes faisaient preuve d'une force et d'une rage sans précédent, sectionnant les membres d'un seul coup, coupant les corps en alternant les coups à deux comme des bûcherons abattant un arbre. Quelques heures les séparaient de la nuit pendant lesquelles on travaillait d'arrache pieds, les survivants défenseurs travaillaient en silence sans jamais avoir à se concerter et pourtant toujours d'une efficacité redoutable... preuve qu'ils travaillaient ensemble depuis longtemps.
Enfin le soleil déclina derrière l'horizon, teintant le ciel sans aucun nuage de rose. On s'arrêta de travailler et tout le monde se rassembla sur la plage. On apporta des torches, des arcs et des flèches... Marie se tourna vers les défenseurs et proposa aux deux survivants qui avaient perdus leurs coéquipiers de tirer les projectiles enflammés, ce qu'il acceptèrent. Ils se placèrent au bout du ponton, Dagur déclama une prière rituelle adressant leur âmes au Valhala puis les deux esseulés tirèrent chacun leur flèche en prenant soin de ne pas toucher les corps. En suite une pluie de flammes s'abattit sur le bateau embrasant rapidement le tout, dégageant une épaisse fumée cachant miséricordieusement ce qui se passait sur le pont. Ils restèrent debout en silence tandis que le bateau se consumait jusqu'à la ligne de flottaison avant de couler. Dagur leur fit alors un signe de tête pour leur faire remonter la route pavée menant au village. Ils dépassèrent quelques bâtiments à usage inconnu, avant qu'il ne les invite à rentrer dans la grande salle par les immenses portes ou régnait une douce chaleur et ou flottant d'alléchantes odeurs de nourriture.
Ignorant les conventions sociales, les défenseurs restèrent debout en silence en espérant des indications mais personne ne leur adressa spontanément la parole, s'installant à sa place habituelle. Marie pris alors les choses en mains croisant le regard de Dagur qui avait un air étonné et lui demanda franchement "où devons nous nous installer?". Dagur et Vorg se regardèrent mutuellement, se trouvant bêtes de ne pas avoir pensé à leur dire. Le jeune chef s'éclairci la voix et expliqua que les invités s'installaient de l'autre côté de la table, le plus haut hiérarchiquement au bout. Marie regarda ses compagnons l'air de dire "qui s'assied au bout?" tous la pointèrent du doigt, pour son plus grand malheur. Elle prit donc place en face de Dagur, August en face de Vorg et les autres paires à leur suite. Les femmes de la cuisine passèrent avec de gros chaudrons de soupe, de ragoût de sanglier, des cotes de yaks et d'autres plats indéterminés...visiblement on sortait le grand jeu. La femme passa près de Marie et elle demanda un bol de soupe "alors on commence avec de la soupe c'est bien" "non juste un bol de soupe merci" répondit la défenseuse. "mais vous êtes toute maigre il faut manger pour vous remplumer" répondit la solide femme brune à la chevelure tressée, Dagur n'était intérieurement pas d'accord mais s'abstint de tout commentaire. August s'en mêla "c'est vraiment, tu es malade?"... ça courait sérieusement sur les nerfs de la gothique et elle répondit le plus calmement possible "je ne suis pas malade j'ai un petit appétit, ça arrive". La Parenvrille retourna mystérieusement en cuisine pour revenir avec un bol de soupe immense (surement le plus grand qu'elle ai trouvé) et une grosse miche de pain... une manière de forcer le jeune femme pâle à manger plus. Marie fulminait mais s'abstint de tout commentaire... après tout elle n'était qu'invitée. Quand tout le monde fut servi, Dagur mangeant le premier avant que tout le monde se lance, les efforts et les émotions de la journée avaient visiblement creusé les appétits. Marie mangea calmement quelques cuillères de soupe en soufflant précautionneusement dessus puis, quand le niveau eu baissé, émietta soigneusement sa miche dans la soupe avant de mélanger le tout. August y alla de son commentaire "t'as une drôle de façon de manger la soupe"... "on va vraiment m'ennuyer jusqu'au bout avec la nourriture, mon premier repas en 200 ans j'aimerais être tranquille!" mais elle répondit: "c'est comme ça qu'on la mange à la campagne... et puis est ce que je me mêle de ce qu'il y a dans ton ton assiette?". la sécheresse de la dernière partie convainquit August et tout le monde de lui foutre la paix. Elle dégusta donc doucement sa bouillie jusqu'à la moitié du "saladier" et elle se serait bien arrêtée là mais fierté oblige elle se forcerait à tout manger.
Soudain un garde entra en trombe dans la grande salle en reclapant les portes fermement derrière lui "attaque de dragon!", les Parenvrilles sortirent tous leurs armes tandis que les défenseurs échangent des regards interrogateurs. Xin May une chinoise apparié à un petit russe nommé Boris se précipita sur la porte en disant "je veux voir, les dragons porter bonheur!", Boris la suit comme à leur habitude comme si la chaîne existait toujours. Elle pousse le garde sur le garde interloqué sur le côté, ouvre grand les portes et se retrouve face à face avec un cauchemar monstrueux enflammé qui se précipite pour entrer. elle ferme la porte en criant de sa voix aiguë Boris bloque l'autre porte de tout son poids mais en un coup de butoir le dragon enragé se retrouve au milieu de la grand salle. Les Parenvrilles se préparent à l'assaut quant une cuillère à soupe traverse la salle en tournoyant pour atterrir pile entre les deux yeux du reptile cracheur de feu, qui, de surprise, s'éteint. Assise à sa place Marie lance au dragon "tu te crois ou? c'est mal poli d'interrompre le repas des gens!", tout le monde attends, figé. "allez dégages ou je me fâche" mais le cauchemar monstrueux est aussi figé que le reste de la salle... "ne me forces pas à me lever" toujours rien... elle se lève alors calmement de sa place sur le banc mais avant d'avoir pu faire un pas le dragon paniqué fait demi tour, se précipite par les portes ouvertes et s'envole dans la nuit.
Marie traverse tranquillement la salle pour ramasser sa cuillère et vint se rasseoir à sa place "je peux avoir une autre cuillère?". Les Parenvrilles sont abasourdis tandis que les défenseurs recommencent à manger comme si de rien n'était. La robuste femme brune lui apporte une cuillère avec un respect et une déférence tous nouveaux. Vorg chuchote "elle fait peur", ce à quoi les garçons des défenseurs répondent d'une seule voix "pourquoi vous pensez qu'on lui obéi?" ce qui leur valu une belle taloche derrière la tête de leurs coéquipières "on obéi pas par peur mais parce qu' elle sait mieux analyser les situations!", August se permet de marmonner "elle est quand même flippante". Marie a recommencer à manger tranquillement sans prêter attention à la remarque.
Le repas fini, tout le monde est rompu et demain sera encore une grosse journée car il faudra emmener au large les morceaux de cadavres pour les balancer par dessus bord donc tout le monde aspire à une bonne nuit de sommeil. Sans solution pour loger 16 personnes d'un coup il leur propose de rester dans la grand salle, au moins il y fait chaud! Les Parenvrilles apportent spontanément des oreillers et des fourrures et le groupe s'installe pour dormir, toujours par paire... les habitudes ont la vie dure. les autochtones regagnent quand eux leurs huttes pour s'effondrer de sommeil.
Dagur se couche dans son lit, ferme les yeux et part de suite dans un merveilleux rêve: un jour lumineux avec des pétales blancs qui volent au vent, il se rend dans la carrière de cérémonie en habits blancs pour son mariage et prend place à gauche de l'ancienne du village, descend alors l'allée du village en tunique blanche (celle de sa mère) une Marie resplendissante qui vient se placer à droite en lui souriant tendrement. Ils placent leurs mains au dessus d'une épée et l'ancienne les lie avec un tissus blanc symbolisant l'union des dieux... il est sur un petit nuage... soudain surgit le "scorpion" qui transperce sa femme dans l'estomac l'emportant avec lui dans une brume rouge. Le jeune chef se réveille en sursaut et en sueur. Il allume une torche et décide d'aller s'assurer que tout va bien (et que tout ça n'a pas été qu'un rêve), il sort dans la nuit et entreprend de descendre l'allée. Un bruit sur sa droite le fait dégainer son épée et la coller droit sur la gorge de Vorg. "qu'est ce que tu fait dehors à cette heure ci?" gronda Dagur, "j'ai vu de la lumière alors je suis sortis voir" répondit son second..."et vous?". Le chef baissant son arme et répondit distraitement en s'éloignant "je vais voir si nos invités sont bien installés". Vorg presse le pas pour entrer dans le halo lumineux "moi je veux voir si ELLE est bien là et pas à roder de le village... si ça se trouve elle égorge les gens dans leur sommeil pour boire leur sang brrr!". Dagur en rit intérieurement.
Il arrivent à la grande salle et ouvrent silencieusement un porte, le jeune homme lève sa torche pour éclairer le groupe endormi. Vorg pousse un grand soupir "elle est la la vampyresse!" et il commence à s'éloigner mais Dagur entre dans la salle et Vorg revient dans l'embrasure pour demander à voix basse "qu'est que vous faites chef?", "je vérifie encore quelque chose, pars devant, je te rejoints". Vorg ne se fait pas prier pour quitter le voisinage de son ennemie et s'éloigne sur la route qu'il connait comme le dos de sa main. Dagur longe la file de corps endormis et s'agenouille près de Marie qui dors calmement sur le côté. Il tend la main pour caresser sa joue en pensant "elle n'aime pas qu'on la touche, qu'est ce qu'elle a vécu pour se sentir comme ça?" mais dans son sommeil, elle frotte doucement son visage dans la paume chaude qui la caresse. Dagur est partagé entre joie et peine "si tu me laisse faire je te ferais aimer que je te caresse, donnes moi une chance" puis il se redresse d'un bond pensant soudainement "si elle se rend compte que je la tripote pendant la nuit, je me grille tout seul". Il s'en retourne donc dans sa vaste demeure de pierres, vide, pour une deuxième partie de nuit aussi agitée que la première.
troisième chapitre et je lance le nœud du problème... oh, ça tourne à la bluette cul-cul la praline mais non, morts, mutilation, sang...il y en aura encore entrecoupés d'épisodes plus calmes :p mais comment cela va t-il se développer? oh vous saurez tout dans... disons...100 chapitres :p
Pour ceux qui lisent sans être inscrit, vous pouvez m'envoyer un petit mail à marie_yaoifan arobase hotmail point fr (faut feinter car le site n'accepte pas les mails) et je vous enverrais un petit mot quand il y aura du nouveau ;)
kisous
