Voilà la suite et fin de cette petite histoire ! Merci tout le monde de m'avoir suivie dans mon délire cruel, encore une fois ça me fait vraiment plaisir. Je suis désolée pour ce chapitre, bien que je sois rarement satisfaite de ce que j'écris, je trouve que celui-ci est particulièrement pathétique mais je m'étais jurée de poster la fin avant la diffusion du 7x01 (C'est DEMAIN ! Enfin !), et de toute façon, je reprends les cours demain donc je n'aurais plus le temps d'écrire :( Et puis j'ai retourné ce chapitre dans tous les sens, mais j'arrive pas à faire mieux que ça donc j'espère que ça vous ira quand même '^^

Bonne Lecture !


Chapitre III

Il y a un adage qui dit qu'on fait du mal aux gens qu'on aime mais il oublie de dire que l'on aime ceux qui nous font du mal.

Une semaine. Une semaine que Cuddy avait entendu la confession de House dans le bureau de Wilson. Une semaine qu'elle avait mis corps et âme dans la bataille contre le conseil d'administration. Et il y a à peine 5 minutes, elle avait remporté son combat, encore une fois. Lisa Cuddy ne se laissait jamais abattre, elle trouvait toujours le moyen de riposter et de ressortir gagnante.

Finalement, en creusant un peu, la bataille n'avait pas été aussi rude que ce qu'elle aurait pu croire. En effet, le conseil d'administration n'avait, a priori, rien contre le fait qu'elle sorte avec l'un de ses chefs de services, aussi arrogant et prétentieux soit-il. Cependant, Hourani avait eu la bonne idée de trafiquer, derrière son dos, la comptabilité de ces derniers mois, montrant un trou important dans le budget. Trou causé bien évidemment par le département des diagnostiques car House, selon Hourani, manipulait Cuddy et en profitait pour faire n'importe quoi avec l'argent de l'hôpital.

Découvrant son subterfuge, Cuddy n'eut à passer que quelques appels à son comptable et à son avocat, pour que la situation soit régularisée et qu'elle ait la preuve de la manipulation d'Hourani.

Une heure avant, elle l'avait donc convoqué, ainsi que le reste du conseil d'administration, pour une réunion exceptionnelle. Une fois sur place, elle avait étalé silencieusement les preuves sous leurs yeux puis avait pris la parole calmement.

# Flash Back #

- « Vous avez sous les yeux les comptes rendus de la répartition du budget de ces derniers mois. Ils sont probablement différents de ceux que vous avez pu voir il y a deux semaines puisque ceux-ci sont authentiques et n'ont pas été modifiés par le Dr Hourani ici présent. » Elle fit une pause et vit de nombreux regard étonnés faire l'aller-retour entre elle et Hourani, tandis que celui-ci se tassait sur sa chaise.

« Si vous voulez vérifier la véracité de mes paroles, vous pouvez appeler le comptable de l'hôpital qui sera ravi de confirmer mes dires, ainsi que l'ex-réceptionniste de l'accueil que j'ai récemment renvoyée pour avoir laissé le Dr Hourani pénétrer dans mon bureau en mon absence.
Comme je le disais donc, vous pouvez voir que le budget de l'hôpital à été utilisé ces derniers mois, comme les années précédentes, de manière raisonnable, et que ma relation avec le Dr House n'a interféré en aucun cas dans mon travail. C'est pourquoi je demanderais à chacun de vous de signer ce papier nous autorisant à continuer notre relation, tant que celle-ci ne gêne pas notre travail, et sans avoir la crainte d'être renvoyé pour ce qu'il se passe entre nous en dehors de l'hôpital. » Déclara-t-elle d'une voix ferme.

Elle soupira de soulagement lorsqu'elle vit les membres du conseil acquiescer et certains d'entre eux lui sourire, alors que d'autres fusillaient Hourani du regard.
Confiante, elle s'approcha et leur fit signer le papier un par un en les remerciant d'un sourire pendant qu'eux s'excusaient de s'être mêlés de sa vie personnelle. Une dernière personne s'apprêta à signer la feuille mais Cuddy l'interrompit :

- Non, pas vous Hourani, vous êtes viré, dit-elle en sortant de la pièce avec un sourire triomphant.

# Fin du Flash Back #

Elle monta dans l'ascenseur pour se diriger vers son bureau et ne se rendit compte qu'une fois les portes fermés qu'il était occupé par la personne qui accaparait toutes ses pensées. Dès qu'il l'avait vue entrer dans l'ascenseur, House s'était tendu. Il avait de plus en plus de mal à la voir sans rien dire, et la proximité offerte par l'ascenseur était une véritable torture.

Cuddy de son côté ne savait pas comment réagir. Elle tenait contre elle le papier les autorisant à reprendre leur relation là où ils l'avaient laissée, mais elle savait que House ne serait pas si simple à convaincre, que les quelques minutes d'intimité dans cet ascenseur ne seraient pas suffisantes pour résoudre leur problème.
Alors malgré le fait que son odeur lui emplissait les narines, qu'elle l'entendait respirer de façon irrégulière à côté d'elle et qu'elle mourrait d'envie d'être dans ses bras, elle prit son ton le plus professionnel et dit :

- Où en êtes-vous avec votre cas ?

- Mon équipe est en train de faire des tests et s'ils s'avèrent positifs, on aura besoin de faire une biopsie cérébrale.

- Bien, répondit la doyenne en sortant de l'ascenseur aussitôt que les portes furent ouvertes.

De son côté, House en sortit plus nonchalamment. Il se détendit petit à petit et se dirigea à contrecœur faire ses heures de consultations, qui n'étaient plus aussi divertissantes depuis qu'il n'avait plus la doyenne pour lui courir après et lui faire du chantage sexuel pour qu'il obéisse.

Le reste de la journée passa de manière étonnamment lente. Toutes ses pensées étant dirigées vers une brune aux yeux bleus, son cas l'intéressait à peine et sa jambe lui faisait un mal de chien. Il décida donc de rentrer chez lui plus tôt que d'habitude, sachant que comme elle préférait l'ignorer, Cuddy ne viendrait pas lui faire de remarques.
Comme tous les soirs depuis deux semaines, il était assis dans son canapé, en tête à tête avec sa bouteille de bourbon. Comme tous les soirs depuis deux semaines, il ne pouvait s'empêcher de repenser à cette scène, sans cesse.

# Flash Back #

Il se dégoûtait. Il savait qu'il allait lui faire du mal et il se haïssait d'avance pour ça. Il était à deux doigts d'annuler la call-girl quand la sonnette retentit. Il devait le faire, se dit-il en prenant une grande inspiration. Il lui ferait du mal mais ce serait mieux pour elle au final.

- Alors, que puis-je faire pour vous ? dit la jeune fille en se débarrassant de sa veste.

- Je n'ai pas besoin de vos faveurs sexuelles, répondit-il aussitôt pour que les choses soient claires.

- Vraiment ? C'est pour ça que je suis payée habituellement, vous savez ?

- Je suis au courant. Mais j'ai besoin de vous pour autre chose. Dans quelques minutes, une femme va sonner à cette porte. J'ai besoin de vous pour lui faire croire que je la trompe, annonça-t-il, honteux d'énoncer sa pensée à voix haute.

- C'est inhabituel, dit la fille, surprise. D'habitude, les maris infidèles font tout pour se cacher de leur femme. Et vous ne voulez rien faire mais vous voulez qu'elle pense que vous la trompez ?

- C'est ça. Je veux me débarrasser d'elle. Ce sera plus facile de cette manière, répondit-il d'un ton dur, se détestant pour chaque mot qu'il prononçait.

- Vous savez ce qui serait encore plus simple ? Si vous la trompiez réellement.

Au regard noir que lui lança House, elle comprit qu'elle ne devait pas insister. De toute façon, il avait ses raisons personnelles et ce n'était pas ses oignons. Et elle n'allait certainement pas se plaindre de pouvoir gagner un peu d'argent sans sexe en retour. Elle acquiesça pour lui montrer son accord.

Une fois que Cuddy était repartie, elle s'était rhabillée en silence, observant l'homme si mystérieux qui l'avait engagée ce soir-là. Avant de partir elle se tourna vers lui, et dit tristement :

- Si je peux me permettre, je ne sais pas ce qui vous a poussé à faire ça, mais vous ne vouliez certainement pas vous débarrasser d'elle. Votre corps tout entier hurlait à quel point vous l'aimiez quand elle était là. Et j'ignore comment elle a fait pour ne pas le voir. Alors je ne sais pas pourquoi vous faites ça, mais c'est dommage, et ça n'arrangera pas les choses.

- Je ne vous ai rien demandé. Au revoir, répondit-il en lui claquant la porte au nez.

Le pire, c'est qu'au fond de lui, il savait pertinemment qu'elle avait raison.

# Fin du Flash Back #

Il avait vu les yeux de Cuddy. Il avait vu la douleur qu'elle cachait par fierté. Il avait vu qu'il venait encore de lui briser le cœur. Et ça lui faisait mal. Tellement mal qu'il sentit sa gorge se serrer.

Il s'affala dans son canapé et avala un autre verre d'alcool. L'autodestruction, c'est encore ce qu'il savait faire de mieux.

Des coups à la porte. Il n'avait pas envie de se lever. Il avait mal et n'avait envie de voir personne. Encore des coups. Il lui en faudrait beaucoup plus pour qu'il ne daigne se lever. Des coups plus insistants et un « House ! ». Il se figea. Que faisait-elle là ? Sa curiosité l'emporta et il se leva du canapé. Et il devait admettre qu'il mourrait d'envie de la voir. Plaquant une expression impassible sur son visage, il déverrouilla la porte pour faire face à Cuddy.

- Qu'est-ce que vous voulez ? Lui grogna-t-il, pensant qu'elle était là pour un problème professionnel.

- J'aimerais bien que TU me laisses entrer, dit-elle d'un ton calme.

- Pourquoi ? Il ne voyait pas du tout ce qui avait pu l'amener ici et cela l'inquiétait.

- Je te le dirais une fois à l'intérieur. Et ne fais pas celui qui est en colère, parce ce que si une personne doit l'être ici, c'est moi ! Répondit-elle d'une voix dure.

Ne trouvant rien à répliquer, House s'écarta pour la laisser rentrer.
Elle faisait les cent pas, ne sachant que dire. Elle avait envie de lui hurler dessus, de pleurer, de lui sauter au cou et de l'embrasser. Amour et haine se mélangeaient.

- Tu n'étais pas venue pour parler ?

- Je ne sais pas par où commencer… avoua-t-elle. Ta stupidité ou ton manque de confiance en moi ? dit-elle en reprenant de l'assurance.

- Qu'est-ce qu'un manque de confiance en toi vient faire la dedans ?

- Je sais ce que tu as fait, dit-elle avec un regard ne laissant aucun doute sur le sujet dont elle parlait.

- Wilson…

- … ne m'a rien dit. J'ai tout entendu alors n'essaie même pas de nier.

- Comment aurais-tu pu entendre ? On était dans son bureau ! S'exclama-t-il, incrédule.

- Et j'étais sur le balcon, dit-elle, un brin honteuse. Wilson n'en savait rien, précisa-t-elle avant qu'il n'accuse de nouveau son ami.

Il s'apprêtait à faire une remarque sur le fait qu'elle se cache sur un balcon pour l'espionner avant de se rappeler qu'ils n'étaient pas en bon termes et que ça aggraverait probablement la situation.

Soudain, ne le quittant pas du regard, elle s'approcha dangereusement de lui. Il était paralysé, partagé entre l'envie de la serrer dans ses bras et l'envie de prendre ses jambes à son cou car il savait qu'elle était vraiment en colère.

Elle s'arrêta à quelques centimètres de lui seulement, si proche qu'il sentait la chaleur émanant d'elle, qu'il était intoxiqué par cette odeur bien à elle qu'il aimait tant. Son rythme cardiaque s'emballa. Il ne savait pas trop si elle allait le frapper ou l'embrasser mais il s'en fichait, son corps tout entier réclamait un contact, quelle qu'en soit la nature. A la place, elle sortit une feuille de sa poche et lui tendit.

Il lui lança un regard interrogatif puis déplia la feuille et la parcourut des yeux. Plus il allait dans sa lecture, plus l'air ahuri qu'il arborait s'intensifiait.

- Est-ce que cela veut dire…

- Que Hourani est renvoyé pour intrusion abusive dans notre vie privée et fausses informations et que le conseil d'administration nous donne son feu vert pour poursuivre notre relation. Dommage que la relation en question n'existe plus, dit-elle en lui lançant un regard plein de reproches. « Surtout quand on sait que si tu m'en avais parlé, j'aurai pu avoir ce papier bien plus tôt. Mais comme tu ne me fais pas confiance, il n'est pas utile. » dit-elle en le reprenant des mains et s'apprêtant à le déchirer.

House la stoppa aussitôt en posant une main sur les siennes en murmurant un « non » à peine audible. Ce premier contact après deux semaines passées à s'ignorer les électrisa. House était tellement troublé qu'il perdit le fil de sa pensée pendant un instant.

- Pourquoi tu nous as fait ça ?

Il baissa les yeux, honteux. Il cherchait à tout prix un moyen d'éviter la conversation.

- Je ne peux pas faire comme si de rien n'était. Je ne peux pas recommencer une relation quand je sais qu'elle sera vouée à l'échec parce que tu n'as pas confiance en nous et que tu me cache des choses importantes. Je ne veux pas subir ça une seconde fois… dit-elle doucement en s'éloignant de lui.

Elle se dirigea vers la porte, prête à partir, lorsque House la rejoignit et se posta derrière elle, passant ses bras autour de sa taille pour la serrer contre lui.
Elle essaya de se dégager mais il la serra plus fort, déposant des baisers sur ses cheveux, sa joue, son cou. Elle était contente d'être dos à lui pour qu'il ne puisse pas voir les larmes perler à ses yeux. Elle résista une dernière fois et essaya de s'éloigner mais il la retenait toujours aussi fort et finit par murmurer :

- J'avais peur. Peur que lorsque tu serais au courant, tu choisisses ton boulot. Ce que j'aurai compris, je sais à quel point il est important pour toi. J'avais peur que tu me fasses du mal. Mais c'est moi qui nous en ai fait à tous les deux finalement. Je suis désolé. J'ai été égoïste, comme d'habitude. Je voulais rester maître de la situation. Je te quittais avant que tu n'aies à le faire. Comme ça c'était moi le méchant et tu n'avais pas à t'inquiéter ou te sentir coupable.

- T'es vraiment un abruti parfois. Comme si j'allais choisir de mettre fin à la relation la plus importante de ma vie juste pour garder mon boulot, soupira-t-elle, le cœur plus léger.

- Cela aurait été un choix intelligent. Tu t'es assez battue pour l'avoir et je n'en vaux pas la peine. Cela aurait été idiot de me choisir moi.

- Tu ne t'imagines pas à quel point je peux être idiote dès que ça te concerne, dit-elle en se retournant pour qu'il voit son sourire.

Souriant à son tour, il se pencha vers elle et attrapa ses lèvres. Il approfondit rapidement son baiser, la serrant toujours plus fort contre lui, faisant passer la passion et le manque qu'il avait subit ces deux dernières semaines, à travers son étreinte.

Ils se détachèrent finalement, à bout de souffle, mais il ne la lâcha pas pour autant. Il ne voulait plus la lâcher, plus jamais. Mais ce n'était pas le genre de choses qu'il disait à voix haute, alors à la place, il sourit en lui caressant la joue.

- Où est Rachel ? dit-il finalement.

- Chez Wilson. Sam et lui ont proposé de la garder quand ils ont su que je voulais venir te parler.

- Pour le bien de l'humanité, j'espère que ça ne leur donnera pas d'idées. Non mais tu imagines, un mélange de Saint Jimmy et de la folle furieuse ? dit-il en mimant un air dégoûté.

Cuddy ne put s'empêcher de sourire à sa remarque. Son sourire se figea et un frisson la traversa lorsqu'elle vit le regard perçant de House qui la scrutait.

- Tu m'as manqué, murmura-t-il finalement en l'embrassant chastement. « Elles aussi elles m'ont manqué, » reprit-il en posant ses mains sur les fesses de Cuddy et en la plaquant contre lui.

Cette fois, Cuddy rit franchement et l'embrassa à son tour. Pour la première fois en deux semaines, elle se sentait bien. Elle l'avait enfin retrouvé.

FIN.


Une review quand même ? :)